 |
Dans le but d’établir une concertation plus constante et ouverte avec la presse, la délégation du CICR a organisé un déjeuner de presse dans un réceptif hôtelier de la place. La rencontre a eu lieu le 24 juin dernier.
Créer un dialogue et rendre la collaboration plus étroite avec la presse, c’est l’objectif de ce déjeuner de presse qui a connu la participation de quelques cadres du CICR dont entres autres Isabelle Bourges, Perine Louart chef de délégation du CICR et M. Amadou Barry, chargé de communication.
D’entrée de jeu, Perine Louart a révélé le motif de la rencontre : « Nous sommes heureux de rencontrer les journalistes puisqu’il est important d’avoir des échanges de points de vue avec eux. Notre souhait est de restaurer les relations de confiance avec la presse et créer des rencontres périodiques pour des échanges d’informations. » Dans son allocution, le chef de la délégation du CICR a situé la responsabilité des médias dans la gestion des conflits armés. Elle a exhorté la presse qui constitue le quatrième pouvoir a une prise de conscience dans le traitement des informations au moment des conflits.
L’oratrice s’est également penchée sur les risquent qui courent les journalistes. Pour elle, l’espionnage, les accusations gratuites, les menaces sont autant de maux qui pèsent sur les journalistes. Par rapport à la liberté de la presse, Perine Louart dira que « ce n’est pas la richesse d’une nation qui fait la garantie de la liberté de la presse ». Et d’ajouter : « la France avec toute sa richesse occupe la 35ème place dans le classement mondial ». Quant Amadou Barry, il dira tout d’abord que la CICR compte 16 expatriés et 86 employés guinéens, avant de mettre en exergue le rôle du CICR en Guinée. « L’activité du CICR en Guinée est de visiter les prisons, soutenir les détenus, approvisionner la population en eau, promouvoir le droit international humanitaire (DIH) auprès des forces armées et la police », a-t-il souligné.
Au titre des conflits, les conséquences de la guerre et l’attitude qu’un journaliste doit adopter dans le traitement des informations, Isabelle Bourges s’est longuement expliquée. Selon elle, la première chose à changer en temps de conflit est « l’environnement ». Ceci entraîne, à ses dires, la restriction du droit à l’information et aux réunions, la circulation des rumeurs avec le danger que cela comporte. Selon elle, cela a pour conséquence le déplacement de la population avec en prime la séparation des familles, les accusations, la propagande, le chaos et les confrontations qui rendent le contexte sécuritaire dangereux, les victimes étant dans l’impossibilité d’attirer l’attention sur leur besoins.
Pour Isabelle Bourges, face a un tel chaos, le journaliste doit donner une information impartiale, informer l’opinion sans l’affoler, fournir les informations vitales pour les civils afin de rappeler au monde les conflits oubliés pour mobiliser l’aide pour la protection et l’assistance, contrer la culture de l’impunité pour permettre aux acteurs extérieurs de préparer leurs réponses humanitaires.
A-t-elle conclu. En définitive, ce déjeuner de presse a été une occasion pour les uns et les autres d’échanger leurs points de vue pour favoriser une meilleure collaboration entre la presse et le CICR.
Mohamed 2 Camara
Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
|
 |