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En partenariat avec l’Institut International pour l’agriculture tropicale en Afrique (IITA) le Nepad est en coursde lancement de l’Initiative PanAfricaine sur le Manioc (IPM) afin d’optimiser le potentiel et les opportunités de cette culture vivrière principale de l’Afrique. L’IIFA est l’une des institutions de premier Plan au service dela recherche pour le développement dans le cadre global des Centres Internationaux de Recherche. Ce Partenariat sera également axé sur les Partenaires nationaux et sous-régionaux y compris COMESA,CEA, SADEC et CEDEAO. Le développement socio économique de l’Afrique est principalement agricole. Environ 70% de sa main d’oeuvre et 80% de ses populations subissant la pauvreté s’adonnent directement ou indirectement à l’agriculture, vivent en milieu rural et dépendent d’une agriculture de subsistance. L’Agriculture demeure la base principale de l’Economie de la plupart des états africains, cependant selon les statistiques quelque 200 millions (soit 25% de la population Africaine) sont frappés d’une famine chronique. Au titre des facteurs accentuant cette situation préoccupante au niveau continental figurent : La démographie galopante entraînant une forte demande en produits agricoles, les catastrophes naturelles et celles causées par l’homme (sécheresse, Inondations, dégradation des sols) ainsi que les foyers de conflits. De ces conséquences découlent la montée en flèche des importations et l’accroissement de la dépendance de l’aide alimentaire de la part de la majorité des pays Africains causant ainsi l’énorme problème de l’insécurité Alimentaire. Les chefs d’Etat et de gouvernement Africains, lors du sommet de l’Union Africaine, à Maputo-Mozambique en Juillet 2003, sont convenus de placer l’agriculture en tête des priorités et d’accroître les allocations budgétaires en faveur de l’agriculture d’au moins 10% des dépenses publiques pendant cinq ans. Ils ont également invité à la mise en œuvre accélérée du programme détaillé d’Agriculture Africaine Intégrée (CAADP) ainsi que son Plan d’action. Parmi les principales cultures mentionnées dans le Plan d’Action du CAADP figure le Manioc. Expérience Positive du Nigeria. Le manioc constitue un puissant Levier de lutte contre la pauvreté en réduisant le coût de la consommation alimentaire pour des millions d’êtres. A titre d’exemple au Nigeria, lors de la période de vulgarisation intensive de la production variétale du manioc de l’IITA) de 1984 à 1992, les coûts d’ajustement de l’Inflation grâce au cours des ventes du manioc se sont chiffres à environ 40% par rapport au niveau des prix des années 1971 et 1983. Cette reproduction notoire du prix réel du manioc représente un important accroissement du revenu des millions de foyers tant en milieu rural qu’urbain ou le manioc constitue l’aliment de base essentiel. Notons les avantages supplémentaires suivants : • Source calorifique à moindre coût parmi tous les aliments de base en Afrique et de culture facile. • Large couverture culturale en Afrique et pratiquée par un grand nombre d’exploitants agricoles en plusieurs zones écologiques et survivant dans les zones presque arides. • Le manioc est l’objet de plusieurs applications. Outre sa place de deuxième produit alimentaire d’Afrique après le mais en terme de valeur calorifique, il sert, à une large échelle, de production de la colle, et des formes d’amidon. De cette expérience Nigériane se profilent les mesures visant la réduction des coûts de production, de récolte, de transformation et de commercialisation du manioc au bénéfice du secteur des activités génératrices de revenu pour des millions d’hommes et de femmes des secteurs : agricoles, de manufacture, du commerce et de l’industrie tout en contribuant à la réduction des charges y afférant. L’initiative panafricaine sur le manioc (IPM) considère à juste titre ce produit comme l’élément de lutte contre la pauvreté en Afrique et permettant de mobiliser les énormes potentialités dans le secteur de culture du manioc associés à toute la gamme des efforts du succès de l’œuvre plus au plan humain que lucratif. Parmi les pays illustrant le rôle du manioc dans la lute contre la pauvreté figurent: le Nigeria, le Ghana, la Tanzanie et le Malawi. En tant que matière première pour l’industrie il suscite un marché croissant. La réduction de la pauvreté en Afrique ne saurait se réaliser sans une croissance agricole accélérée. Les expériences antérieures s’étaient avérées inadéquates. L’Afrique demeure la seule région du monde aux économies en développement ou la production agricole par tête d’habitat a enregistré un déclin au cours des 40 dernières années. Le sceptre de la faim persiste : quelque 200 millions d’africains souffrent de ses effets chroniques, 300 millions nécessitent une aide d’urgence alimentaire et agricole chaque année. En effet en 2003 environ 14 millions d’habitants dans la seule région de la Communauté Economique d’Afrique Australe (SADC) étaient sur le seuil d’effondrement pour cause de famine. De 1998 à 200, plus du quart de la population africaine souffraient de sous-alimentation chronique (soit 202 millions). Les prévisions affichent un accroissement du nombre de cette couche affectée allant de 180 millions en 1995/97 à 184 millions d’ici 2015. Ce tableau est en contraste frappant aux objectifs de développent du millénaire (ODM) visant la réduction de la faim et de la pauvreté de moitié d’ici 2015. Deux conférences du Nepad sur l’agriculture ont eu lieu en Afrique du sud, l’une organisée conjointement par l’initiative pour le développement et l’équité en matière d’agriculture Africaine (IDEAA) en août 2003 et celle tenue en Décembre 2003 à l’issue de laquelle la promotion de la culture du manioc a été fortement exprimée en tant que moyen de lutte contre la faim au niveau continental à la faveur de la mise en œuvre de l’Initiative panafricaine sur le manioc (IPM). Il a été recommandé que cette initiative soit fondée sur la stratégie de transformation avec un accent sur de meilleurs marchés, une meilleure organisation des collectifs de producteurs pour plus d’efficacité de prestations et une contribution plus dynamique du secteur privé et de toutes les parties prenantes aux fins d’un d’appui financier effectif. La même recommandation invitait la soumission de cette proposition par voie de processus consultatif dans les régions culturales du manioc en Afrique. Objectifs. Le Processus Consultatif se propose de recueillir les expériences réussies, d’identifier les défis et d’élaborer des recommandations en matière de stratégie de transformation de tout le secteur du manioc en Afrique. Les objectifs visent à : • promouvoir le manioc comme élément de lutte contre la pauvreté • Identifier les fosses dans le domaine de production du manioc et élaborer des moyens de • prises en charge de ces écarts. • articuler et intégrer les opinions des couches régionales africaines concernant l’Initiative • panafricaine du NEPAD sur le manioc. • s’inspirer du Processus Consultatif régional tenu en février 2004 aux niveaux des diverses • communautés Economiques Régionales (CER) y compris Abuja (Nigeria) pour l’Afrique de • l’Ouest, Kampala (Ouganda) pour l’Afrique de l’Est et Malawi pour l’Afrique Australe. • réaliser l’ensemble des stratégies ayant pour but le développement du secteur du manioc. • recommander la mise en place des structures de gouvernance et de gestion permettant • l’évolution du processus allant de la réduction des coûts aux profits en faveur des • agriculteurs et des consommateurs du manioc et de ses dérivés en Afrique. Par : Dr. Edwin Ijeoma, Spécialiste Chargé de Recherche et coordonnateur du projet, Initiative panafricaine sur le manioc Secrétariat du NEPAD Source : NEPAD Communications and Outreach & The MMI Group
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