vendredi 14 août 2009
Chronogramme de la Transition : Dadis entre deux camps opposés
Moussa Dadis Camara

On ne le dira jamais assez, le chronogramme de la transition continue de diviser les Guinéens. Pour les uns, le chef de la junte et son équipe devraient faire de l’organisation rapide des élections la priorité de leurs priorités. Pour les autres par contre, il serait plutôt sage et réfléchi de laisser au CNDD et à son président le temps nécessaire pour nettoyer la maison Guinée. Le capitaine-président Moussa Dadais Camara se trouve aujourd’hui entre ces deux camps opposés.

Depuis le 23 décembre 2008, la transition politique censée marquer le retour à l’ordre constitutionnel en Guinée, ne cesse de faire couler des flots d’encre et de salive. C’est ce jour-là en effet que le capitaine Moussa Dadis Camara et ses compagnons du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) se sont emparés du pouvoir sans effusion de sang, suite à la disparition du Général-Président Lansana Conté. Dans leurs premières déclarations, les nouvelles autorités du pays ont clairement laissé entendre qu’elles ne sont pas venues au pouvoir pour s’y accrocher indéfiniment et que leur principal objectif était d’organiser des élections libres et démocratiques pour mettre des civils aux commandes du pays. Mais de cette date-là à nos jours, force est de reconnaître que beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Lors d’une réunion au palais du peuple, le Forum des forces vives de la nation (partis politiques, organisations de la société civile, syndicats, confessions religieuses) a proposé au CNDD et à son président, capitaine Moussa Dadis Camara, un chronogramme relatif à la transition politique. Ledit chronogramme, qui prévoit entre autres l’organisation des élections au dernier trimestre de 2009, avait été accepté séance tenante par l’homme fort de la Guinée. Par la suite, des partis non membres du Forum des forces vives et des associations de femmes et de jeunes se sont prononcés, les uns après les autres, en faveur de l’organisation des élections en 2010. Les deux camps ne ratent plus aucune occasion pour étaler au grand jour leurs profondes divergences par rapport au chronogramme de la transition. De l’avis de tous les observateurs avertis, ces sempiternelles querelles intestines et mesquines auxquelles les leaders politiques guinéens semblent avoir pris goût, finiront par leur coûter politiquement cher. Les détracteurs du capitaine Dadis n’ont-ils pas commencé à lui prêter déjà l’intention de rester plus longtemps que prévu au pouvoir ? Apparemment et malheureusement, la classe politique guinéenne ne semble pas comprendre encore la nécessité de s’unir pour gagner leur combat politique dans l’intérêt supérieur de la nation tout entière. En agissant ainsi, elle donnera toujours raison à ceux qui pensent qu’elle est la plus bête d’Afrique. Les deux camps ont donc grand intérêt à aplanir leurs divergences et à parler d’une seule voix pendant cette phase critique de la vie de la nation. Face à ce qui s’apparente bien à un casse-tête politique, l’on se demande aux côtés de quel camp le capitaine-président Moussa Dadis Camara finira par se ranger.

 
Mamy Dioubaté
Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com

 

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Vos commentaires
ABDO P, samedi 15 août 2009
Article puéril dénué de toute objectivité, en contradiction avec la réalité du terrain. Qui est con pour croire a de tels amalgames. Voyons cette réalité en face, corrigeons le mal a temps avant qu’il ne gangrène. Rajoutez que l’équipe a eu suffisamment de temps pour faire éviter la dualité( s’il yen a) ,a laquelle vous faites allusion. C’est par les critiques constructives que nous changerons la donne au bénéfice même de l’équipe en place.
Ollaid, vendredi 14 août 2009
Soyons sérieux! Nous ne sommes pas des nigauds et arrêtez d`insulter notre intelligence! Pourquoi Dadis a permis tant de partis politiques sans respecter les critères déjà existants à votre avis? Pour qu`il n`y ait pas "consensus"(pour ceux qui ne comprennent pas la politique). Combien de temps voulez vous laisser à Dadis et pour faire quoi alors qu`il n`arrive même pas à compléter un seul chantier comme celui de la drogue ou des audits (commencés mais sans dénouement). Le chronogramme, si Dadis était de bonne foi, il aurait restructuré la CENI et lui donner les moyens de faire son travail et qu`elle propose à la fin de l`enrôlement des dates pour les elections. Entre temps, le CNDD et quel que soit le nom de la structure, retoucheraient la Constitution. Voila! Il ne faut pas compliquer la situation qui est rendue "galimatiesque" par Dadis pour se maintenir au pouvoir (élémentaire !): ne soyons pas naïfs à ce point! Surtout qu’il y a eu des précédents en Cote d`Ivoire par exemple et même en Guinée avec les différents gouvernements depuis Kouyaté: on ne fait rien pour rester le plus longtemps possible en espérant désespérément que le destin va être en notre faveur. Ce serait vraiment honteux pour nous que Dadis nous trompe aussi après que Conté nous ait sorti tout le registre d’attrape nigauds : de menace de guerre civile jusqu’à l’invasion de rebelles, en passant par l’arrestation de Alpha Condé basée sur des mensonges pour l’éliminer. Eh, les Guinéens !!
A.Nassirou, vendredi 14 août 2009
Le paysan le plus fruste sait que si une carte d`électeur ne sert pas à féliciter ou à sanctionner un dirigeant, rien de sérieux ne peut arriver à ce pays. En Guinée, il y a malheusement deux forces. Les forces positives ( les forces vives et la communauté internationale) et forces négatives ( les pseudo-partis, le gouvernement Komara, certains membre du CNDD comme Moussa Keita, Wade qui veut placer ses deux fils en Guinée et au Sénégal, kadaffi, Biro Diallo, bref tous ceux ce que la Guinée a comme intrigants, affairistes, égoîstes et opportunistes). Mais la force est dans la vérité. Le bien triomphera toujours contre le mal. Deux camps, celui de Dieu et celui du diable. Il y a des partis qui n`espèrent pas remporter les futures élections, mais qui sont favorables au retour rapide à l`ordre constitutionnel. Car ils savent que c`est seulement en démocratie qu`un politicien peut peser dans la conduite des affaires de la nation. Avec la démocratie, ils peuvent toujours espérer. Mais par contre dans la dictature... C`est une question de bon sens et de patriotisme. Heureusement, les choses ont changé. MAINTENENT LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE PARLE LE MEME LANGAGE.
Vassoko, vendredi 14 août 2009
Comme les Forces vives ont pratiqué l`exclusion de ceux qui n`étaient pas du même avis qu`eux, ils ont renforcé ce courant contraire. Tout le monde se dit démocrate et chacun se considère majoritaire, il suffisait d`accepter tous les courants et par des jeux démocratiques internes dégager une position vis à vis du CNDD. Maintenant Dadis a le choix. Choix que la communauté internationale a renforcé en suspendant toute aide au Gouvernement. En déclarant suspendre son aide à la Guinée pour 2 ans, l`Union Européenne a donné un délai de 2 ans à la transition. Dadis n`a plus de pression de ce côté. Ceux qui crient au loup en Guinée et sur le net n`ont qu`à s`en prendre à eux-même pour leur agitation tout azimut au lieu d`oeuvrer pour la cohésion nationale. Je dirai à Dadis en répetant ce que nos jeunes compatriotes du Sénégal sont venus lui dire : NOUS NE LUI PARDONNERONS JAMAIS S`IL LAISSE LE POUVOIR DANS LA PRECIPITATION A DES CADRES MALHONNETES OU ETHNOCENTRISTES.
Taniko, vendredi 14 août 2009
Il n`ya pas de camps opposés.Le CNDD c`est du conté sans conté.Et les pseudos intellos malhonnetes et profiteurs qui ont peur de compétir jouent aux larbins du CNDD pour tout simplement perpetuer la misère des Guinéens.IL faut donner au pays des dirigeants légitimes et legaux.Ce Bissaou a pu faire je ne vois pourquoi nous nous ne le ferons pas.Mais l`interet des "parrains de Dadis"c`est de voir la Guinée dans l`impasse et tirer les ficelles via des pantins locaux appelés leaders de partis.Guineens soulevés vous contre le CNDD!
Alphady Sy, vendredi 14 août 2009
Pour l`Amour du ciel arrêtons la démagogie pour une fois! Il n`y a pas deux camps (de Guinéens) opposés par rapport à l’organisation des élections libres et transparentes. Les Guinéens dans leur écrasante majorité à travers les forces vives en ont assez des dictateurs et veulent exercer le pouvoir à travers les urnes. Il est vrai que le CNDD et ses complices veulent faire croire en l’existence de deux camps par rapport aux élections mais sachez que ça ne marchera pas. Continuer à jouer à la diversion c’est faire courir à notre pays des risques incommensurables. La Guinée est isolée pensez vous que le pseudo-Etat va pouvoir continuer à payer tous les fonctionnaires Guinéens à ce rythme ? Sachez que les écrits resterons et l’histoire retiendra les noms de tous ceux ou celles qui travaillent à l’installation d’une 3 éme dictature dans notre pays. Moussa Dadis Camara le président autoproclamé règne grâce aux bandes armées qu’il dirige. Pour installer sa dictature il encourage la création de « partis politiques cabines téléphoniques » qui vont s’opposer aux vrais partis politiques (RPG, UPR, UFR, UFDG...) aux syndicats et à la société civile. 52 ans de misère, ayez pitié du bas peuple ! Arrêtons d’encourager les dictateurs. Cordialement.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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