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 | El Hadj Saidou Nour Bokoum |
La levée du préavis de grève consentie ou arrachée aux syndicats est une défaite due pour l’essentiel à la crise de l’intellectuel guinéen, elle même s’enracinant dans la profonde crise de leadership où est plongée la transition pour le changement en Guinée. Dès lors, on peut se demander quand la Guinée verra-t-elle le bout de cet interminable tunnel ! Comment être prophète en son pays ! Dès qu’on anticipe à propos de la Guinée, on se plante comme on dit. Voyez ces rendez-vous manqués : 1958 a mené au Camp Boiro 1984 ? On ne nous aura pas sortis du Camp Boiro, tant qu’il n’y aura pas Vérité, Réconciliation et Devoir de Mémoire. D’ailleurs où est passé le corps du Guide qui nous a menés au Camp Boiro ? Où se cachent les tortionnaires dont certains sont vivants, hommes aux mains ensanglantées ? Janvier-février 2007, malgré ses deux cents martyrs et des milliers de blessés, nous a conduits à Janvier 2008, c’est à dire : - la cacophonie au sommet de l’Etat qui continue de plus belle depuis 2006 ( affaire Cellou/Fodé Bangoura ), - au sein des syndicats, - entre les Partis politiques, et surtout, - au sein des masses populaires qu’on a réussi disperser.. Je sais, j’entends dire : « le retrait du préavis de grève a vraiment amené le soulagement des populations ». D’abord qu’est-ce qu’on en sait ? Les sondages de micros-trottoirs ne sont pas des statistiques. La satisfaction des boutiquiers et des tenants de conteneurs, de la petite « cansinière » ou de la « sougoudo mousso » ? Mais ces dernières ont toujours vendu leurs « kobocobos » et autres petits légumes défraîchis pendant les journées chaudes de janvier-février ! ( entre 17h et 19h ), mais cela on ne peut pas le voir depuis les rives de la Seine à Paris ou du Potomac à Washington. En revanche, c’est certain, c’est la satisfaction au sommet et pour les prédateurs qui, au volant de leurs voitures clando, vont trois jours sur cinq, monnayer leurs signatures dans leurs bureaux. Cela a commencé depuis 2006 voire 2005, quand le paysage social s’était considérablement assombri avec l’augmentation surréaliste du prix du carburant. Les deux Lansana peuvent dormir tranquilles. Le Premier ministre peut être content d’être débarrassé d’un collaborateur trop fidèle ? ( Pourquoi ne démissionne-t-il pas ?). Le second content d’avoir administré une gifle retentissante à tous ceux qui voulaient se dresser contre lui. Ne parlons pas des institutions républicaines, des prélats et des imams. Tout baigne, dans la paix. Ah oui, j’oubliais la satisfaction des « intellocrates ». Tous sur le Net, sauf deux ou trois dont votre serviteur, (hélas ou heureusement, qui vivra verra), ont majoritairement appelé la levée du préavis, même sous le manteau pour certains que je ne nommerai pas. Et voici les raisons invoquées. - Pas une goutte de sang à verser pour Kouyaté, disent les uns la main sur le cœur, - On ne va pas sortir les masses pour un ministre, entend-on comme en écho, - Les syndicats ont- avaient- trahi, et de surcroît, ils sont sortis de leur rôle avec cette histoire de décret qui était un acte souverain, présidentiel, disent des « juristes » qui étaient en villégiature en Papouasie, entre 2007 et 2008 quand l’accord était signé ! Toutes les autres raisons peuvent découler de celles évoquées ci-dessus. Tout compte fait, il y en aurait une autre, sourde, nauséabonde : A l’intérieur du trio, ou du quatuor syndical, les va-t-en guerre ( El-Hadj Ibrahima Fofana ), rouleraient pour une certaine ethnie, et les tièdes, faut-il mettre ce terme au féminin singulier, (je n’ai pas nommé Hadja Rabiatou Diallo..), pour l’ethnie en face. D’ailleurs ce dernier « argument » est enrobé dans une autre rumeur : « tous pourris ! » Vendus. L’un n’avait-il pas voyagé avec Mamadou Sylla (qui l’aurait auparavant hébergé dans un palace de SOFITEL à Paris, après Genève), et l’autre aurait bouffé le pognon versé au titre de la solidarité aux grévistes et aux victimes ? Mamadou Sylla qui s’était vanté d’avoir été le sauveur qui a arrêté une certaine grève, le jour même de son arrivée ce triste vendredi, si ma mémoire est bonne.. Tout cet argumentaire fait désordre. Malgré l’apparence de cohérence politico-humanitaire dans laquelle il baigne. Reprenons le chapelet des contre : « Il ne faut pas envoyer nos jeunes à la boucherie, pour des raisons opportunistes. » Je dis, il y a grand danger lorsque le désordre intellectuel conduit l’action politique. Et les dictatures sont souvent machinées par des intellectuels. Quand eux-mêmes arrivent au sommet du Pouvoir, c’est encore pire ! Je ne donnerai pas de nom parmi les vivants. Leur première tare, c’est que ce sont de faux intellectuels. Exemples Sékou Touré, Staline, Hitler, etc.. Les plus nocifs sont ceux qui réfléchissent à la place des futurs dictateurs. Je parlais de désordre intellectuel. Je vais être lapidaire. 1- De quelle science infuse infère-t-on l’idée, qu’appeler les masses à continuer l’élan de janvier 2007 confortera le futur présidentiable du « traître Kouyaté » ? Si l’élan populaire consistait à amener le changement du système qui perdure malgré Kouyaté, selon justement les tenants de cet argument, comment ne voit-on pas que le système emportant avec lui Conté, emporterait du coup Kouyaté ? Désordre ou contradiction dans les termes, je vous dis. 2- « On ne va pas appeler un peuple à sortir, à se mettre debout pour un ministre, qui de surcroît, est l’homme de main de ce Kouyaté. » Ah bon ? A-t-on oublié qu’il est « pire » que cela : il est son porte-voix, hélas ! N’est-ce pas, dire porte-parole conduirait à reconnaître le désordre dont souffre ce deuxième argument. En effet ce n’est pas JMJ qu’on a débarqué, c’est tout le gouvernement qui est au chômage technique : JMJ était porteur d’une parole, celle du Gouvernement. Pas plus, pas moins ! Seulement, les « porte-parole » de cet argument vaquent à leurs occupations ou sont dans des bureaux, drapés dans leurs fonctions et nous avec eux, installés dans un confort moral ou intellectuel, somme toute trouble : une équipe politiquement débarquée, mais honteusement restée aux commandes de quoi, de qui ? Oublions les vilains attributs et restons dans le souci de l’efficacité des arguments. Un Machiavel nous apprend que gouverner est un art, l’art de manier le cynisme. Seule manière de faire bouger ce qui est enfoncé dans l’inertie de la matérialité. Donc nous serions satisfaits intellectuellement, psychologiquement, avec un gouvernement aussi politiquement diminué, moralement émasculé ? 3- « Les syndicats ont trahi (en complicité sournoise avec Kouyaté), ils sont sortis de leur rôle corporatiste pour empiéter sur le domaine des Politiques ». Je n’ai pas tellement envie de développer ce point, l’argument me semble tellement faible : - Mamadou Sylla continue à se balader en Hummer ou dans des classes affaires, à défier l’Etat de droit. Je ne parle même pas des milliards publics et des appartements planqués ou plantés à l’Etranger. Avec lui et ses comparses, l’Etat guinéen est majoritairement privatisé et délocalisé. - Le fameux décret qui fâche, divise les « intellocrates », fait que Sam Soumah, Issa Condé ne sont pas que des ministres. Ils se partagent la primature avec un autre ministre : Kouyaté ! Le reste du gouvernement, des zombis. Si nous ne sommes pas ici dans la sphère politique, sur quelle planète sommes-nous alors ? Aller contre cela, si les politiques ne le font pas, qui devrait le faire ? Qu’importe qui ou quoi (syndicats ou société civile) le ferait, pourvu qu’on nous épargnât ce cirque politique qui n’est pas étranger aux circonstances qui ont mené au cafouillage sanglant de janvier-février ! - « Les syndicats auraient dû associer les Politiques à leur nouveau préavis ». Mais où étaient-ils ceux-là en 2007 ? Et ce défaut d’esprit de partage ( répartition des rôles ), avait-il empêché les évènements de cette année-là ? On n’a pas beaucoup entendu ces cris d’orfraie, des tenants de cet argument en 2007,qui chantaient d’ailleurs l’air bien connu, ( ils ne chantaient pas faux du reste ), quand ils disaient - « ce sont les militants des Partis politiques et tout le peuple qui étaient l’acteur principal de l’insurrection ». Peut-être cette année, les Partis attendaient-ils des invitations de V.I.P. ! D’ailleurs on les a beaucoup entendus (à l’exception du R.P.G.), sur les antennes, en train de mobiliser les troupes, afin qu’elles restent tranquilles. Ensuite on a beau jeu de dire, en brandissant des micro-trottoirs, que « cette fois, les jeunes n’auraient pas été massivement mobilisés » ! Incroyable ! - Si nous avions le temps, nous passerions le film Charlie chaplinesque de leurs chamailleries devant le Protocole d’Etat, quand les syndicats et Babanguida les avaient invités à participer à la désignation des candidats au poste de.. Kouyaté.. 4- Considérant les « contradictions internes au sein des Centrales syndicales », autre argument. Ces contradictions n’existaient-elles pas déjà en 2007, voire depuis l’avènement de la deuxième République ? Oublie-t-on d’où elles venaient, quand les centrales ont cessé d’être entièrement des courroies de transmission du « discours du maître » ? Donc quand des forces se battent, vous dites : « Al yé kélékè, gnè tabani fo » ! « Battez-vous, je vais frapper le tambour ! ». Au lieu d’appeler à l’unité, on jette l’huile ou plutôt l’eau, en la circonstance, sur le feu ! N’est-ce pas là, la racine de la défaite annoncée tambour battant, c’est le cas de le dire ! L’échec de la pensée. Il faudra, pour les plus jeunes, commencer par lire l’histoire des conférences nationales des années 90. Mais avant, il aura au moins fallu survoler celle des peuples qui ont repris en main leur destin. J’ai dit ailleurs que la chute du mur de Berlin n’a pas fait disparaître les bienfaits et les méfaits de la contradiction. Le communisme après 74 années de braise, s’est effondré comme un château de cartes. Certes. Mais Karl Marx et Lénine ont fait tomber le tsarisme qui régnait sur un immense territoire, après des siècles de pouvoir sans partage. C’est cela l’essentiel à retenir pour l’intellectuel guinéen qui réfléchit à la disparition du système qui perdure et qu’on voudrait remplacer par un Etat de droit. Et après, me direz-vous ? Je réponds : est-ce que ceux qui ont réfléchi à la chute du communisme avaient d’abord songé à « fabriquer » Gorbatchev, puis Boris Eltsine, Poutine ? Qui connaissait Amadou Toumani Touré avant le fameux Vendredi noir de Bamako, à la suite duquel A.T.T. et une fraction de l’armée ont décidé de dire « ça suffit M. Moussa Traoré ! ». On ne refondera pas la République sans un vaste débat national. Les cinq conférences nationales de la sous-région n’ont pas toutes abouti à des refondations, certaines, et la majorité, je l’avoue, n’ont abouti à rien du tout, ou presque. Mais toutes choses par ailleurs égales, si nous comparons le fonctionnement de nos institutions à celui du Bénin, du Togo, du Mali, etc., nous verrions la différence entre la nuit et le jour. Dès aujourd’hui, les acteurs du changement social et politique devront se mettre autour d’une table. Tous. Une fois n’est pas coutume. Ce sera déjà une manière d’autocritique. Mais les critiques, c’est assez ! Cependant cette table ronde ne suffira pas. Elle devra très vite être suivie d’un vaste débat national, où Zo, Baro, Koundara, Yambéring et pas seulement Conakry, Labé ou Kankan, seront représentés. Pour mettre à plat tous les problèmes, toutes les questions qu’il est inutile d’égrener ici, que tout le monde connaît. Il faudra que l’on se regarde en face. Que nous cherchions dans les plis de notre cerveau, les tous petits camps Boiro que chacun traîne avec soi depuis l’âge de raison ou un peu plus tard, qu’on soit à Paris, avant l’érection du camp Boiro ou qu’on n’ait jamais quitté Dinguiraye ou Bissikrima. Ensuite, ils devront convenir d’une Plate-forme des voies et moyens pour abattre le système qui a aggravé la misère des populations depuis janvier-février 2007 ! C’est tout de même le bouquet, d’affirmer malgré cela : « Le peuple est fatigué, les gens doivent reprendre le travail ». Quel travail ? Et qu’est-ce qui fatigue le peuple ? Demain ce sera encore plus difficile de faire bouger les masses à cause de cette défaite que nous avons préparée avec nos plumes que nous avons dégainées en tirant sur tout ce qui voulait bouger ( W. Sassine ). La panthère aura eu le temps de panser ses blessures de 2007. Et puis elle a fait des petits, également blessés. Et l’on croit savoir que, depuis, il n’y aurait plus qu’une seule mouvance qui se dispute l’appareil d’Etat, c’est même là l’origine de la récente crise au sommet de l’Etat. Kouyaté n’aurait-il pas amassé des milliards, puisque cela fait partie de l’argumentaire « pas de grève, tous pourris ! » ? Il y a des limites au désordre de la pensée. Aggravation de la crise de leadership L’autre grave problème, c’est la crédibilité des Partis politiques, qui n’ont retrouvé une quasi-unanimité (hormis le R.P.G.), que pour désamorcer la crise. Même perplexité pour les syndicats. Quelle crédibilité ? On aura creusé, approfondi la crise de leadership dans ce pays ces dernières semaines plus qu’on ne l’a fait depuis que les Partis se sont assis sur les bancs d’une assemblée née après ces fraudes historiques de 1995. Mais il y aura certainement mouvement, l’histoire ne s’arrêtera pas pour autant. Les mêmes causes entraînant les mêmes effets. Malgré la crise de leadership, la conscience que les populations ont de leur force est intacte. Elles savent que pour que ça change, il faudra se remettre debout. C’est à dire rester tranquilles dans les entrées-couchers à l’ombre pâle des bougies (qui a dit qu’il fallait envoyer les jeunes à la boucherie ?). En Guinée, on a vendu plus de bougies pendant les journées de grève que lorsque les actifs (les prédateurs ?) allaient au « travail » ! Donc tant qu’il y aura la misère, et tant qu’on ne désespérera pas le peuple avec le désordre de la pensée, dès qu’on retrouvera un leadership moins travaillé par une certaine soif du pouvoir, légitime en elle-même, mais polluée quand « c’est moi ou le chaos », bref quand la pensée se sera dressée vers l’objectif commun et provisoire qui est d’abattre ce système, afin de procéder à des élections libres, transparentes, seules critères d’implantation des Partis, et donc de procéder pacifiquement au combat pour la prise du pouvoir, l’histoire reprendra son cours normal et la pensée se relèvera du trou où elle est tombée ces temps-ci. Les populations qui n’ont plus rien à perdre, sauf cette affreuse paix dans les affres de la misère, ont la preuve que quand elles se lèvent, l’autre est prêt à offrir sa chemise et que si elles demandent le reste, il va le leur offrir ! On reprendra la fameuse mélodie qui a bercé les Anciens dont je suis : « Sans chemise et sans pantalon » . Saïdou Nour Bokoum Ecrivain, signataire du Manifeste Guinée 2010, Odyssée de l‘Impasse.
Post-scriptum : A propos de la hiérarchie des normes, des lois ; la valeur de l’accord, ses rapports avec la loi fondamentale. Depuis février 2007,jusqu’en janvier 2008, l’accord n’a pas changé de nature entre temps. Il ne saurait y avoir de rétroactivité à l’envers. Je ne suis pas spécialiste en droit, c’est le gros bon sens qui me guide. Le Parlement, le gouvernement, le Président de la République peuvent être à l’origine de lois. Mais aucun n’en est, en dernière instance, la source. En France, les tribunaux rendent la justice en disant « Au nom du peuple français ». C’est le peuple guinéen qui a imposé l’accord tripartite à tous les Pouvoirs, les trois pouvoirs. Et nul n’est au-dessus du peuple. Naturellement, il n’est pas dans la vocation des peuples de créer tous les jours des lois ou des constitutions. Moussa de Côte d’Ivoire dit brillamment que « quand deux camions se trouvent à un croisement, c’est le plus gros qui a la priorité ». Eh bien, c’est la même chose en période révolutionnaire. Je ne dis pas que l’accord tripartite prime la loi fondamentale, je dis seulement qu’en janvier-février, il était passé en force, malgré la loi fondamentale, malgré le Premier magistrat du pays. Je ne vois nul acte juridique qui l’eût invalidé entre février 2007 et janvier 2008. En tout cas, pas cet étrange décret où un secrétaire, aurait-il le rang de ministre, contrôle l’action d’un PM. Décret au demeurant dont la source est toujours douteuse. Notre Loi fondamentale n’est pas une charte octroyée comme au temps des monarchies de droit divin en Occident. La légitimité du Président, celle de la loi fondamentale, celle de l’assemblée nationale, procèdent de la volonté populaire. Cette dernière est souveraine quant aux voies par lesquelles elle procède : élections, référendum (périodes normales) ou accords (périodes révolutionnaires, comme les accords de Grenelle en Mai 68 en France). Quand deux lois entrent en conflit, ce qui d’ailleurs n’arrive généralement qu’en cas de violation par l’un des organes sources des lois ou à la suite d’une médiocre interprétation par d’aucuns, eh bien c’est la dernière qui prime, puisqu’elle abroge d’emblée toute autre, contraire. Exception faite de la volonté populaire manifestement exprimée. Pour les plus exigeants, je les renvoie à leurs classiques ou à notre confrère Makanéra qui dit en termes plus appropriés tout ce qui précède. Un dernier mot. En France, la déconcentration fait que le Maire par exemple, en ses attributions administratives, est soumis au pouvoir réglementaire du ministre et même du préfet. Il n’a ici qu’une délégation de signature. En revanche, tous les actes qu’il prend dans le cadre de son mandat d’élu, ne sauraient être annulés même par le Président de la République. Ici il est question de délégation de compétences par l’Autorité centrale, du fait de la décentralisation. C’est cette délégation de compétences dont jouit le Premier ministre guinéen et qui procède de l’accord tripartite. N’en déplaise au Bâtonnier de l’Ordre (maintenant devenu ex). Ce fameux décret remis à M. Issa Condé par M. Sam Soumah, (autre détournement de procédure ), même s’il était avéré qu’il émane du Président, n’est pas un acte émanant d’un souverain de droit divin. Après Dieu le vrai souverain, c’est le peuple. Jusqu’à nouvel ordre. Le reste, n’est que mal de tête.
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