lundi 29 mars 2010
Chimérique élection ou réalité?

Un couple dont la femme approchait de la ménopause sans avoir enfanté, priait nuit et jour le seigneur, de leur accorder au moins un enfant. Dans leur embarras, ils consultaient charlatans et marabouts de renom. Des ans passèrent et les vœux du couple n’étaient toujours pas exhaussés. Dans ce désespoir grandissant, la femme, à bout de patience dit dans une prière, “ mon Dieu, vois comment je suis malheureuse parmi mes camarades qui ont fait tôt des enfants et dont certains, déjà grands, les assistent dans les travaux. Peux-tu, mon Dieu me donner un enfant, même s’il serait bandit, pourvu que mon mari, déjà vieux, embrasse au moins un enfant de son sang avant la fin de ces jours.”

Quelques mois après, la femme conçut et enfanta un beau garçon. Quelle fut leur joie ! Les cérémonies du baptême n’eurent pas de pareille dans la contrée. L’enfant grandit normalement et fut mis à l’école. Il abandonna l’école après le primaire mais n’apprit aucun métier. Et comme vous le devinez juste maintenant, il devint voleur, voyou, bon à-rien. Le père, déjà fatigué par l’âge mourut de chagrin, laissant sa pauvre femme avec un enfant téméraire.

La femme, dans ses méditations, se rappela que dans ses prières, elle n’avait pas demandé à Dieu de leur accorder un enfant qui pourrait les honorer, soutenir leur vieillesse et ainsi, les consoler définitivement, mais, seulement un enfant; même bandit.

Cette petite histoire risque d’avoir une illustration dans la vie nationale dans notre beau pays. Que le Tout Puissant qui connait le parcours de notre peuple nous en garde!

Dans mon dernier article, "La Guinée en vente aux enchères", je mentionnais en substance, que notre dignité en tant que nation libre et souveraine est dramatiquement bafouée. On décide du sort de notre pays à l’étranger et importe les solutions qui, certes, tiennent compte de certains aspects de la situation nationale, mais négligent des éléments essentiels pour une transition réussie. Car les décideurs ont une vision sélective et superficielle des réalités locales.

Le discours programme du général Konaté et les actes qui l’ont suivi peuvent être salutaires si l’intégrisme qui les a caractérisés au départ continue à tous les niveaux tout le long de la transition.

A l’examen scrupuleux des faits courants, que remarque-t-on? Nulle mention ou nul acte pratique ne semble porter sur la révision de la constitution qui est une condition sine-qua-none de la marche vers une vie plus républicaine, incitatrice du développement socio-économique d’une nation et garante de la stabilité.

Le premier ministre issu des forces vives est nommé et son cabinet formé, le conseil national de la transition est installé, toutes les institutions sensées soutenir et réaliser le projet de retour à la vie constitutionnelle dans notre pays sont en place. On se demande par quel miracle, ces hommes et femmes d’une maturité politico-administrative certaine, unanimement se taisent sur la révision de la constitution avant les élections dont la date du 27Juin, fixée certainement à dessein par nos maîtres d’hier, d’aujourd’hui et peut-être de demain, n’est nullement objective.

En tout cas, s’ils mentionnent la constitution, se ne semble pas être avec acuité et insistance.

Ceux qui manipulent notre pays peuvent injecter de l’argent pour financer les élections, mais peuvent-ils efficacement préparer le terrain pour une élection transparente dans le délai fixé?

Je m’en doute. Les conditions financières peuvent pourvoir les matériels et payer les agents accrédités pour les élections mais ne sauraient réconcilier le peuple en si peu de temps pour une élection paisible, transparente et démocratique.

Comme les belles idées se rejoignent toujours, certaines personnes clairvoyantes ont déjà critiqué en vain la précocité des élections mais les autorités de la transition restent insensibles à cet appel pathétique, peut-être involontairement, puis qu’ils peuvent être manipulés.

UN CALENDRIER REALISTE

Organiser, c’est projeter en fonction de toutes les éventualités et occurrences possibles. Si les élections se déroulent à la date fixée et que la quatrième république voit le jour, avec quel instrument juridique va-t-elle diriger ce pays et attirer les opérateurs économiques étrangers, encourager les opérateurs économiques locaux à s’investir dans le pays?

Guinéennes et guinéens, nous saluons l’empressement vers les élections qui ne sont qu’un élément de nos ambitions actuelles. Mais il faut craindre un nouveau pouvoir avec une constitution doublement falsifiée ou qui nous serait encore dictée de l’extérieur. En ce moment, la Guinée cessera d’appartenir aux guinéens.

En mon humble avis, de Juin à Aout 2010, le Général Sékouba Konaté, le premier ministre Jean Marie Doré et toute l’équipe de direction de la transition devraient s’atteler à la révision rapide mais judicieuse de notre constitution par des juristes confirmés et patriotes, sensibles à l’intérêt supérieur de la nation et non d’un homme, au cours de leurs travaux.

Les élections présidentielles, si elles ne devraient pas suivre les législatives du fait de l’empressement, pourraient raisonnablement se dérouler entre Novembre et Décembre 2010.

Je pense qu’un tel calendrier des événements n’est pas de nature à freiner le processus de retour à la vie constitutionnelle, mais plutôt à le faire réussir pleinement dans un délai raisonnable. Il serait souhaitables que les autorités compétentes revoient ce calendrier et éviter à notre peuple une élection chimérique qui n’apportera pas la stabilité nationale tant recherchée.

Guinéennes et Guinéens, l’avenir républicain que nous ambitionnons pour notre pays ne peut voir le jour et nous donner la consolation si nous n’acceptions pas une patience objective. “Rien ne sert de courir, il faut partir à point”, a dit La Fontaine. Nous avons supporté 50 ans de dictature. Ne pouvons- nous pas supporter le temps minimum qu’il nous faut pour préparer tous les outils de la vraie démocratie?

Si on prie Dieu pour quelque chose qui nous manque ardemment, demandons-lui le meilleur pour que notre satisfaction soit totale, sans regret. Ce n’est pas seulement un président démocratiquement élu que la Guinée a besoin, mais un ordre constitutionnel vrai , non illusoire dans le pays pour garantir les intérêts individuels et publics, réconcilier notre peuple avec lui même d’abord et avec la communauté internationale enfin.

Comme le couple de mon introduction, demandons à Dieu une vie démocratique forte, inébranlable et durable, pouvant nous consoler définitivement des siècles de colonisation et de dictature. Une vie républicaine qui nous éloignera de la dictature et de l’instabilité politico-sociale, nous évitant ainsi de la guerre civile qui fait le rêve de nos ennemis.

Vive la vraie démocratie en Guinée et non à la précipitation dans l’instabilité permanente!


Cécé Jacques Monémou
, USA

www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Laure K., vendredi 2 avril 2010
Frère Cécé Jacques Monémou, vous posez des problèmes de fond. Je vous trouve cependant trop optimiste. La Guinée a déjà cessé d’appartenir aux Guinéens, il ne s’agit plus d’un futur possible ou probable. Et ce sont les Guinéens eux-mêmes (essentiellement leurs cadres et leur élite depuis la fin de la 1re République, car le peuple, lui, est impuissant) qui sont les premiers responsables de ce qui arrive à notre pays. Je ne parle pas d’individualités (tel ou tel) ; je parle de la classe dirigeante politique civile et civilo-militaire en tant que corps, que groupe. Elle reste la même, par son indifférence au sort de la majorité de ses compatriotes, qu’elle a plongé dans la misère, les trafics en tous genres et l’indignité, pendant qu’elle s’enrichissait avec la complicité de l’extérieur (et d’ailleurs de façon médiocre, en accumulant voitures et autres objets de consommation ; sa richesse n’a jamais servi à créer d’autres richesses dans le pays). Je suis d’accord avec « Fidel comme Castro », sauf que sur le point de la réconciliation, je pense que la réconciliation se fera d’elle-même si le peuple (tout le peuple guinéen dans ses composantes) arrive un jour à récupérer le pouvoir qu’il n’a jamais exercé. Si nous n’avons jamais entendu nos prétendus « démocrates » aujourd’hui installés à la transition, parler des vrais problèmes du pays –la corruption généralisée, la constitution qu’il faut et les dispositifs pour la rendre applicable, les moyens (par les ressources de l’Etat) de créer du travail, s’occuper de la santé, de l’éducation, etc..), c’est que cela ne les intéresse pas vraiment. La « démocratie » dont ils nous disent que ce sont les élections qui l’apportera, leur avez-vous demandé en quoi concrètement elle consiste ? À l’issue des élections, nous aurons tout simplement un nouveau dictateur…civil, entouré de son clan, et les observateurs diront que les élections ont été « crédibles…. ». Les « investisseurs », s’ils investissent, serviront à crédibiliser cette mascarade pour faire croire qu’il y a progrès, les ONG et les organisations internationales assureront « l’aide humanitaire » pour que les bonnes affaires et le pillage puissent continuer en toute tranquillité ! Les bonnes affaires semblent d’ailleurs avoir déjà commencé sous notre Transition ! Donc, selon moi, Il ne suffira pas de faire réviser la constitution, il faudrait changer complètement de mode de gouvernement, avoir une vision globale de ce que l’on veut faire, un plan d’action, enrayer la corruption pour dégager des ressources et mettre l’essentiel des ressources du pays dans l’essentiel pour les Guinéens, réformer l’armée sans léser aucune région pour en faire une armée nationale au service du pays, formée sur place, et sans ingérence extérieure. L’un des vecteurs de la dérive de notre pays me semble être le fonctionnement actuel des partis politiques : il faudra casser leur dynamique « ethnique » et non démocratique ; ils ont leur part de responsabilité dans la situation actuelle. En somme, il faut rétablir l’autorité de l’Etat et lui faire assumer ses responsabilités de développer le pays et de protéger ses ressortissants, et créer ou recréer une classe dirigeante responsable. En somme encore, il faut retrouver la Nation, dans son sens de souci pour l’intérêt général et de fraternité positive, sans laquelle aucun pays n’a jamais résolu ses problèmes. Ce ne sera pas facile, il y a même beaucoup de chances pour que ce soit douloureux. Ce rêve est très loin du chemin – le même que l’ancien - que la Transition prend aujourd’hui. Il ne sert à rien de lui adresser des « appels pathétiques » ; elle a autre chose en tête. Elle « mange ».
Petit JOE, vendredi 2 avril 2010
Mille fois merci a Monsieur MONEMOU!!!! En l`absence de la Mère,on se contente de la Grand-Mère. A force d`avoir une femme parfaite,idéale,on risque de rester célibataire durant toute sa vie. God will give to guinea a clean President.
GOMBO, vendredi 2 avril 2010
Pertinente analyse d`un Homme sage!!Mille fois merci Mr Mounèmou! Mais l`hypocrisie nous menera loin mon cher car les temps passent mais ne se ressemblent pas pourtant.
Julienne LAMA, vendredi 2 avril 2010
Un grand merci à vous M. Monemou pour votre article si pertinent et coulé de la plume du patriote que vous êtes. Comme le dit un proverbe de chez nous "IL EST DIFFICILE DE REVEILLER QUELQU`UN QUI NE DORT PAS". Ces acteurs de la transition savent bien ce qui se passe mais leur inertie me donne vraiment à réfléchir: sont-ils là pour conduire le pays vers un meilleur lendemain ou pour créer une situation qui leur profite y compris leurs amis? Après plus de 50 ans de souffrance, les Guinéens n`ont plus droit à l`erreur, alors ne soyons pas naïfs pour penser que la solution à nos problèmes viendra de l`extérieur. Et surtout restons vigilants face aux marchands de rêve. Soyons acteurs de notre destin et non de simples spectateurs.
Me LAMAH Dakar, mardi 30 mars 2010
Merci M.MONEMOU de votre texte très réfléchi. Je partage votre position mais hélas notre pays est fait de la consécration de la médiocrité. Les paroles intelligentes sont combattues par tous moyens au profit des initiatives rétrogrades. Les guinéens sont sensés mieux vivre la situation guinéenne qu`un groupe de contact international qui apprécie sur papier. N`avons-nous pas la même réalité politico-administrative que les pays cités en exemple (Guinée-Bissau, Niger première version)par le groupe de contact international pour aller à des élections précipités. Que Dieu nous sauve.
FIDEL, mardi 30 mars 2010
Mr Cécé Jacques Monémou, respect, respect et respect. Je te tire trois fois chapeau, vous parlez sans passion ni haine. Vous défendez des positions rationnelles sans aucune passion, j’aime ça. Vous touchez en plus à tous les points sensibles du problème guinéen car il faut savoir lire entre les lignes. Certains de nos compatriotes pensent que l`argent est la solution de tout. Donc les grands donateurs sont les guides: la main qui donne, la main qui dirige. Or, les donateurs ne sont nullement concernés par le problème interne, qui est essentiellement de réconcilier le peuple. Sans réconciliation pas de démocratie. Nous devons nous réconcilier avec nous-mêmes ; et aussi avec le pays dont nous parlons la langue. La Guinée ne doit appartenir qu’aux guinéens, cette règle est d’ailleurs évidente pour toute nation qui se respecte. Nous devons restés ouvert à tout le monde mais pour ce qui est de la gestion interne de la Nation guinéenne, les décisions doivent naitre de l’intérieur. Tout doit partir du Peuple, nous devons tenir compte de la réalité du terrain, du peuple de GUINEE. On ne peut pas compter sur l’étranger pour nous développer. C’est comme un homme dans une famille, tu prendras soin de toi toi-même et les autres t’aideront dans ce sens. Un pauvre a toujours besoin d’aide certes, mais pour un peuple conscient, toute aide qui n’arrive pas à nous passer de l’aide est à rejeter. Et ce n’est point à cause d’une aide, qu’un homme doit perdre sa personnalité. Merci Mr Cécé une fois de plus, bon courage au Gouvernement de transition aussi. Fidel comme Castro
TAOUZINE, mardi 30 mars 2010
Belle analyse de Monsieur MONEMOU.Quant a moi, je suis moins pessimiste. Je me dis que pour une fois que le tenant du pouvoir (de surcroit Militaire)decide de passer la main aux civils, profitons en et le plus rapidement avant qu`il ne change d`avis. Le reste, on le verra apres. Merci Monsieur MONEMOU pour votre analyse et que Dieu protege la Guinee. TAOUZINE, taouzine2006@yahoo.fr
Sékou Oumar Camara, mardi 30 mars 2010
La petite histoire introductive de Mr Monémou, à la façon Amadou Hampâté Ba, m`a fait cogité et me souvenir qu`aux pires moments de la mal-gouvernance du Gl Lansana Conté, beaucoup de guinéens, y compris moi-même, formulions le vœu que Dieu mette à la tête de la Guinée un "fou" pour mettre un peu d`ordre dans la pétaudière...Et vint Dadis et compagnie et leurs "œuvres". Tous comptes faits, on ne peut pas dire que Dieu nous ait écouté d`une oreille distraite. Qui a dit: "l`homme propose, Dieu dispose?"
balawora, mardi 30 mars 2010
Cela est tres important quand on reflechi avant de demander au bon Dieu,ainsi je vous demande d`envoyer ce message a tous les leadeurs politique pour qu`ils pensent et faire rediger leurs discours afin qu`ils lient et relient pour eviter des discours ,des prieres et des demandes qu`on formule aupres du bon Dieu, car n`oublier pas et nous ne devons pas nous en vouloir a personne sauf sekou toure qui avait demander au Bon Dieu la liberte dans la pauverete au lieu de demander la liberte dans la prosperite et l`unite de ce que je demanderai au future leadeur de faire devant le Bon Dieu car il est temoin de tout.
Ansoumane Doré, mardi 30 mars 2010
C`est un texte de réflexion qui aurait mérité toute l`attention des autorités mais celles-ci semblent intéressées par d`autres préoccupations que de problèmes constitutionnels. Telle semble être la réalité mon cher Monémou.Compte tenu de la lourdeur des appareils mis en place pour une transition qe quelques mois bien entamés, j`ai l`impression qu`on s`achemine (consciemment ou inconsciemment) vers le modèle ivoirien de reports d`élections sans d`ailleurs toucher à des problèmes essentiels qui demeurent posés.
Sékou Oumar Camara, lundi 29 mars 2010
Mr Monémou, votre texte est plein de sagesse et de bon sens. Mais, que voulez-vous, si justement la raison et le bon sens ont abandonné ceux qui "dirigent" notre pays? En Guinée, ce n`est pas seulement la pyramide des valeurs qui s`est renversée. Même les dieux y ont perdu la tête!
Junior, lundi 29 mars 2010
Analyse et reflexion tres pertinentes. Elles devraient inspirer tous ceux qui sont soucieux de l`avenir de notre guinee natale. Chapeau mon frere.
sam, lundi 29 mars 2010
Votre analyse est tout a fait sage et juste. Par contre,vous auriez du la faire a titre preventif. C est a dire attirer l attention des decideurs au moment ou Ben Sekou Sylla a fixe la date du 27 Juin pour le premier tour des elections. Faire marche arriere maintenant, entrainerait des troubles encore plus graves, car l opinion taxerait l equipe chargee d assurer la transition de vouloir se maintenir au pouvoir. Ce qui rappelerait le syndrome Dadis Camara. Mais a present, je pense que trop tard a joue son role. Prions maintenant pour que tout se passe sans heurts.
Marie José YOMBOUNO, lundi 29 mars 2010
Merci Monsieur MONEMOU pour la justesse dans votre analyse pour l’intérêt supérieur de la nation. Vos inquiétudes sont fondées car la démocratie qui est un processus et multidimensionnelle ne se résume pas au seul passage aux urnes. Sans bases solides avant le 27/06/10, compte tenu de la situation fragile que traverse notre pays due à la pauvreté, à l’ethnocentrisme, au népotisme, clientélisme, aux discriminations sociales, à la corruption, l’impunité face aux différents crimes de sang et économique, la démocratie naissante après les élections présidentielles risque d’être menacée. Que le (Tout Puissant) bénisse la Guinée. Amen!
Olémou Cécé Michel Hervé, lundi 29 mars 2010
M. Monémou, je partage votre inquiétude qui me parait fondée. Dans un pays comme la Guinée qui n`est pas un modèle en matière d`organisation d`élections (c`est un euphémisme), un délai plus long devrait permettre de faire les choses comme il se doit. Nous courons cependant le risque de voir les membres des organes de la transition prendre goût au pouvoir. Ils verseront alors dans le dilatoire en trouvant des arguments plus ou moins fallacieux au nom d`une prétendue recherche de la perfection. Il faut donc considérer ce court délai comme une pression nécessaire sur ces organes. Le moment venu, on pourra aviser et décider éventuellement d`une prolongation avec la même pression. A mon sens, si un travail intensif est fait, les délais sont plus ou moins tenables. Mais le rythme actuel n`incite pas à l`optimisme. Comme le dit M. Doré ansoumane, les appareils de la transition sont lourds. Or, "lourdeur" et "rapidité d`exécution" ne font pas bon ménage. Avec tous ces organes de conception et d`exécution pléthoriques qui s`apparentent à une "armée mexicaine" croyez-moi Monsieur Monémou, vos voeux seront exaucés mais pas tout à fait dans le sens que vous souhaitez. Je ne pense pas que ce grand nombre de personnes choisies conçoivent leur mission comme une opération à exécuter à court terme. Pour être positif, arrêtons de jouer les Cassandre et prions Dieu pour qu`il éclaire nos dirigeants afin que nous ayIons dans un délai convenable des élections libres, transparentes et crédibles.
Ansoumane Doré, lundi 29 mars 2010
C`est un texte de réflexion qui aurait mérité toute l`attention des autorités mais celles-ci semblent intréssées par d`autres préoccupations que de problèmes constitutionnelles.Telles semble être la réalité mon cher Monémou.Mais compte tenude la lourdeur des appareils en place, j`ai l`impression que la transition sera plus longue (au moins dans l`esprit des acteurs) que le temps prévu, pour faire quoi?...
André Loua, lundi 29 mars 2010
Monsieur Monémou, votre analyse est tout à fait responsable et juste. Il s`agit bien, évidement, de l`avenir de notre Nation qui se conjugue au présent de l`indicatif. Il ne s`agit plus d`une course de vitesse, mais bien d`une course de FOND. Ce pays mérite mieux. À l`allure où ont vont les événements, il est fort à craindre que l`irréparable se produise si on ne fait pas attention. Les petits sorciers sont à oeuvre. Et le destin national risque de basculer.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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