Selon une source proche de la Commission Electorale nationale Indépendante ‘’CENI’’, dans la nuit du lundi 18 au mardi 19 octobre, 17 ordinateurs configurés par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), pour la réception et le traitement des données relatives aux résultats du second tour de l’élection présidentielle ont été volés. Selon la source, la CENI a déjà enregistré un autre cas de vol d’ordinateurs à son siège et ce, malgré un dispositif sécuritaire impressionnant que tout visiteur arrivé à la porte de cette institution peut constater.
Ainsi, il est évident que cet acte « immoral » commis dans une Institution aussi responsable que la CENI, est de nature à causer un préjudice au bon déroulement du processus électoral en cours et surtout au second tour du scrutin présidentiel, pense un observateur de la scène politique guinéenne.
En tout état de cause, les décomptes des résultats du second tour attendu dans la soirée du 24 octobre 2010, se feront désormais exclusivement de manière mécanique, c’est-à-dire par un comptage manuel, comme si le pays n’avait pas encore découvert l’ère des nouvelles technologies d’Information et de Communication NTIC.
En conséquence, même si ce vol n’aura pas une incidence directe sur la tenue du deuxième tour prévue pour le 24 octobre, aux dires de certains responsables des départements techniques de la CENI, cela risque tout de même de causer assez de retard dans les opérations de tri, de décompte, de traitement et de publication des résultats provisoires par la CENI, au lendemain du vote.
Lansana Camara
L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com