samedi 12 décembre 2009
Ce que nous devons changer en Guinée
Moussa Kanté

La société nous donne souvent l’impression que nous la connaissons parce que nous finissons par nous familiariser à elle à travers ses manifestations. Un sociologue doit en réalité se dire qu’il ignore autant la société que le biologiste doit reconnaître ignorer la biologie ; c’est le fondement même de la recherche.

Nous devons toujours admettre notre ignorance du passé à cause de sa complexité. Pour donner son avis aujourd’hui sur les phénomènes de société, l’individu doit tenir compte de l’opacité du passé et mener une recherche de longue haleine sur ces phénomènes à travers leurs diverses formes de manifestations et faire une étude en lien avec ses prédécesseurs.

La nature est étrange et les phénomènes qui la constituent sont complexes ; d’où la nécessité de toujours se situer en chercheur et non en connaisseur. Prendre la décision d’ignorer est une force de caractère qui prend valeur de précaution. Elle nous permet de prendre du recul pour mieux observer les phénomènes de société dans leurs manifestations essentielles. C’est seulement au prix de cette qualité qu’on arrivera à distinguer ce que l’on sait de ce que l’on ne sait pas. 

La Guinée : de quoi avons-nous besoin aujourd’hui ?

Je me refuse de rentrer dans la polémique dans laquelle, nous nous sommes consciemment ou inconsciemment engagés désormais.

Au nom de l’amour pour notre chère Guinée, nous nous insultons, nous nous traînons dans la boue. Pour la prise ou pour l’abandon du pouvoir, nous retirons à certains leur droit d’exister, de penser et d’agir, et à d’autres, nous refusons une partie de l’humanité en exerçant sur eux la barbarie sous toutes ses formes.

Nous refusons de reconnaître notre égalité devant la douleur et le bonheur. Nous refusons de reconnaître notre ignorance ou nos limites de compréhension pour faire passer nos désirs sans aucun autre fondement. Nous refusons le droit pour chacun d’apporter sa contribution à sa manière à la construction d’une Guinée meilleure. Enfin, nous refusons d’admettre que notre peuple n’aspire aujourd’hui qu’à des aspects rudimentaires du bonheur c'est-à-dire : de dormir librement, de se réveiller librement, de se soigner, de se nourrir à sa faim et de sortir de l’obscurantisme sous toutes ses formes. Par nos agissements au quotidien, nous empêchons à nos morts le repos éternel. Ils sont souvent secoués par nos cris. Nos injures, nos mensonges, nos inutiles verbiages, nos accusations et aussi, malheureusement nos pleurs et nos lamentations.

La polémique dont je parle se fait très souvent sur le Net à travers les sites que des compatriotes ont créés et alimentés pour que nous pussions communiquer entre nous. Nous refusons là aussi, de reconnaître que ce formidable outil de communication libre de scrupule, de pudeur et de sentiment est devenu par l’usage que nous en faisons actuellement, une arme porteuse d’un redoutable venin : celui de la peur d’une existence pacifique, harmonieuse et dubitative. C’est pour cela que nous, qui avons de la pudeur, du scrupule et des sentiments, devons apprendre à le dompter, à le maîtriser et à l’utiliser pour l’unité nationale et non comme arme de déchirure du tissu social déjà très fragile et éprouvé.

Le peuple a une force dont aucun homme qui le constitue ne dispose : c’est le fait qu’en vieillissant, au lieu de mourir, il se régénère et cela d’une façon permanente. C’est pour cela qu’il faut l’aider à se séparer de la haine, de la méchanceté et des rancœurs. C’est cette impétueuse mission que chacun de nous, que chaque citoyen guinéen notamment les intellectuels, les leaders politiques, la société civile et toutes les forces de défense doivent accomplir. C’est cela notre devoir. Aucune existence n’est innocente à moins qu’elle ne soit qu’inefficience et inessentielle. Chaque homme soumis au processus dont je viens de parler, laissera derrière lui une trace sur cette terre. Naïvement, l’histoire l’enregistrera non pas pour la vengeance, la pitié ou l’honneur mais pour la morale et la mémoire. 

Ce que je vois sur le Net, émanant de la plume de certains de mes compatriotes à l’extérieur comme à l’intérieur du pays, est à l’opposé de ce que je remarque en Guinée auprès des modestes citoyens. Les choses se passent là-bas, comme si nous ne parlions pas de la même Guinée et du même peuple. Là-bas, ils sont peut être dix ou douze millions que sais-je, mais ils vivent dans une absolue précarité en ignorant complètement toutes nos empoignades.

Notre perfidie est de taille : quand certains comptent leurs biens en millions de francs guinéens ou en devise, d’autre trouvent à peine de quoi manger une seule fois par jour. Certains voyagent pour le simple contrôler du plombage de leur molaire en occident quand d’autres sont entrain de mourir d’un excès de paludisme. J’arrête là, les comparaisons pour ne pas faire ce que je combats.

Malgré cette inégalité criarde qui résulte de nos disfonctionnements, je trouve après tout, qu’à l’intérieur de la Guinée, les guinéens, toutes ethnies confondues, toutes obédiences confondues, se marient entre eux, font des enfants, s’éduquent, s’entraident et se soignent. Cette réalité est observable de l’Est à l’Ouest et du Nord au Sud du pays. Ils s’efforcent de se comprendre ou en tout cas ils font tout pour s’aimer fraternellement. Ils vivent dans l’harmonie comme s’ils sont dans une autre Guinée différente de celle dont nous les détenteurs de moyens multi média parlent. Je ne cesserai de parler de mon émerveillement devant les outils multi média d’ailleurs je pense en être émerveillé parce que je les ignore et je le sais bien. En République de Guinée, il n’y a pas un besoin de réconciliation mais plutôt, un réel besoin de dialogue, d’écoute de l’autre et de partage pour qu’enfin tout le monde détienne la même version des faits que nous reprochons les uns aux autres. La Guinée est certainement une famille ; j’en suis convaincu et, c’est pour cela que j’invite tous les guinéens à participer au lavage du linge sale en famille.

La vérité ? 

De quelle vérité s’agit-il ? De quelle vérité nous voulons parler puisque personne ne la connaît. Notre pays à raté un rendez-vous majeur le jour où la deuxième république est née. Autant la sagesse à conduit les opérations du changement à se faire sans effusion immédiate de sang, autant notre équipement juridique à fait défaut pour nous aider à comprendre ce qui s’était réellement passé. Ce rendez-vous manqué à donné naissance à la gabegie financière, à l’instauration d’un système pseudo démocratique sans apporter la vérité tant attendue. Soyons prudent, l’histoire n’est écrite que par les vainqueurs et puisque les vainqueurs c’est en premier chef les vivants ou les survivants, c’est bien eux seuls qui ont la liberté absolue de mettre tout sur le dos des morts. C’est bien ce que je crains chaque fois qu’il sera question de parler de la vérité en Guinée.

En ce qui concerne les périodes douloureuses que notre pays a connues mais aussi, je dirais la même chose pour les périodes heureuses, il manque crucialement au chapelet de notre histoire quelques anneaux qu’il aurait fallu égrener pour bien comprendre ce qui s’est vraiment passé.

Nous avons raté un rendez-vous le jour où nous avons constaté que les dignitaires du premier régime n’étaient plus de ce monde. Chacun décrit leur fin à sa manière. Nous avons appris tantôt qu’ils ont été passés aux armes, tantôt qu’ils sont morts suite à une diète ou simplement de vieillesse ou de maladie. Les seules réalités observables dans cette situation à ma connaissance sont qu’ils n’ont pas bénéficié de procès équitable et qu’en majorité, ils ne sont plus sortis de leur prison. C’est à dire que nous leur avions fait, ce que nous leur avions reproché.

Dans un jugement primesautier des faits, nous dirons qu’ils ont mérité ce qui leur est arrivé. Mais dans un jugement des valeurs, nous sommes là aussi, largement en dessous de ce que le monde civilisé et les droits de l’homme attendraient de nous. Encore je demanderais le dialogue et non une confrontation stérile qui ne nous avancera pas et qui se fera accompagner naturellement de son cortège de morts et de blessés comme en ce jour du sinistre 28 septembre 2009.

Nous devons être des citoyens «post-It » c’est à dire des femmes et des hommes qui savent se coller et se décoller de leur histoire sans faire mal. Ceux qui utilisent l’internet pour évoquer les douleurs que leurs compatriotes vivent dans leur chair d’une façon permanente, ne font du bien à personne. On ne peut, on ne veut et on ne doit pas oublier les morts; c’est pour cela qu’il faut les laisser reposer en paix. Chaque fois à travers un discours ou un écrit incendiaire qu’on éveille en nous les circonstances gravissimes de la disparition d’un être qui nous a été cher, on éveille aussi en nous par la même occasion, un sentiment de révolte et de haine. Comment alors parler de cette ou de ces périodes de barbarie sans heurter notre quiétude collective ? Comment dire les choses en préservant la paix sociale ? En respectant la mémoire des disparus et en réhabilitant la dignité de leurs ayants droit ? Voilà la nouvelle pédagogie que nous devons apprendre ensemble. Nous devons dire ce que nous savons sans commentaire. Nous devons avoir la sagesse de ne dire que ce que nous savons en acceptant notre ignorance du reste. La recherche que nous devons faire pour retrouver toutes les pièces qui nous manquent pour faire jaillir la vérité, devrait être une de nos préoccupations majeures. L’Internet, cet outil merveilleux, peut y contribuer pour la bonne cause.

Le pardon :

De quel pardon s’agit-il ? Qui doit pardonner quoi, à qui ? Je pense que tous les guinéens aujourd’hui savent, qu’il s’est passé des choses d’une très rare gravité dans ce pays. Heureusement, avec le temps, cette question est à moitié résolue ou du moins circonscrite. Avec le temps, les uns ont appris à vivre avec les autres dans une certaine forme de tolérance collective. On ne distingue point les bourreaux des victimes. Ils ont réussi là où nous les intellectuels ou prétendus intellectuels avons échoué. Là-bas au pays, la Guinée se conjugue au singulier et les guinéens s’efforcent de sauvegarder la notion de famille. A lire certains de nos compatriotes, on se demanderait s’ils veulent éteindre ou allumer le feu pour brûler ce pays ? On peut exiger de l’autre le pardon dans la courtoisie, dans le respect, et dans un projet dynamique de sauvegarde de nos liens ancestraux.

Le pardon n’est pas forcement l’émanation de la vérité, le pardon c’est d’abord un état de souveraineté interne et une force exceptionnelle de capacité à pouvoir aimer et encore aimer sans préalable.

 Les internautes guinéens à travers le monde, ont une obligation morale qui est de dire que la vérité et de s’abstenir d’écrire chaque fois qu’ils n’ont pas toutes les preuves de leurs déclarations. C’est le mensonge ou l’expression de nos sentiments personnels qui agitent aujourd’hui la paix sociale dans notre pays.

« Si vous chercher une main secourable, elle se trouve au bout de votre bras ».

Allez aussi souvent que possible en Guinée ; allez voir les Guinéens à l’intérieur du pays et discutez avec eux ; vous constaterez qu’ils ne parlent ni de complot peulh, ni de l’agression du 22 novembre, ni de la chefferie traditionnelle. Ils ne parlent même pas de Soussou, de Malinké, de Peulh, de Toma ou de Kissi et que sais-je encore ? En Guinée, ils n’ont rien oublié mais ils se sont pardonné pour avancer ensemble ; c’est pourquoi là-bas, ils ne parlent essentiellement que de leurs conditions de vie qui sont très insupportables : pas d’eau, pas d’électricité, pas de bonnes écoles, pas d’hôpitaux, pas de nourriture etc.…

Puisque je vous disais plus haut qu’ils vivent en harmonie là-bas, je vous assure aussi qu’ils ont appris à partager leur douleur et leurs maigres joies. La preuve éloquente de ce que je vous dis là se trouve dans la révolte des femmes contre la police économique sous la première République ; les grandes grèves de 2006 et 2007 sous la deuxième République et aussi, les multiples grèves qui jaillissent de tous les côtés depuis 2008 et qui sont souvent réprimées par la violence dans la douleur.

Mes chers compatriotes, la paix sociale est entre nos mains. Nous pouvons nous inscrire dans une autre lutte en abandonnant celle que nous sommes en train de faire actuellement qui n’est que de la délation et de la calomnie et dont les effets pervers renforcent ce que nous pensons combattre : la haine.


Moussa Kanté


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Mamadou Cellou BAH, mardi 15 décembre 2009
Mr Kante, Je vous felicite pour cet article plein de sagesse et d`instruction pour tout guineen patriote et soucieux de l`avenir de son pays. Je reagis rarement sur le net mais quand un ecrit me seduit comme le votre, je ne puis m`empecher de commenter. Que Dieu aide notre cher pays a sortir de cette situation critique et nous permette d`aller de l`avant dans la justice, le pardon et surtout la justice. Merci a vous
Modibo Traore, UK, lundi 14 décembre 2009
Mon Frere Moussa. Je me dois de vous felliciter pour cet article, tres brillant et riche d`enseignements. L`histoire te donne raison. En 1915, les Armeniens furent victimes d`un genocide de la part des turcs. Ces deux peuples se sont parles et se sont reconcilies recemment. Si la reconciliation a ete un succes c`est parce que de part et d`autres, des efforts ont ete consentis. En Afrique le meilleur exemple des vertus du pardon et de la reconciliation est fourni par l`Afrique du Sud. Aucun peuple, aucune communaute sur le continent Africain, n`a soufffert de crimes de repression de et de racisme que les Noir de l`Afrique du Sud sous le regime de l`Appartheid. SOus ce regime, des activistes et leaders d`opinion comme Steve Biko furent tues dans des conditions inhumaines. Les noirs pouvaient etre abbatus comme des chiens galeux. Une simple manifestation pouvait amener a des milliers de morts. Des siecles durant, le noir fut esclave et n`eut pas droit aux memes privileges (sur le plan de l`education de l`habitation de l`acces a la sante etc) que son homologue blanc. Le crime etait institutionnalise, racialement motive. En 1970, ce fut de milliers d`enfants impuberts (ages de moins de 12 ans)qui furent massacres a coups de canon, a Soweto. Mandela passa 27 annees de sa vie en Prison, privee de sa liberte, de sa famille, de sa jeunesse et de sa carriere. Mais a sa sortie de prison, il put conduire les noirs a pardonner leurs bourreau de la minorite blanche. ALors que beaucoup a sa place aurait voulu exiger des poursuites judiciaires et des condemnations. Mais les Mandela et les sud Africains ont compris qu`en lieu et place d`une justice qui ne servira pas l`interet superieur de la nation, il faut accorder le pardon. C`est au prix de ce pardon que les plaies se cicatrisent en Afrique du Sud , aujourd`hui. L`Histoire de la Guinee a ete emaillees d`episodes douloureuses. Les faits vecus par les temoins de l`ancien regimes sont relates, leurs consequences sont encore visibles en Guinee. Mais sur les racines des maux du pays et les circonstances qui ont conduit aux exactions qui ne sont pas bien elucides, et celles la sont bcp plus complexes qu`on ne l`imagine. Oui Mr Kante, la Guinee a rate une excellente occasion en 84 -85 pour resoudre le probleme si bien que le pardon demeure la seule option possible pour reconstruire la nation. et Je crois que le moment venu, les Guineens sauront mettre l`interet de la Guinee au dessus des leurs, comme les Sud Africains, pour qu`en fin la Guinee puisse avancer. En tout cas merci de cet article que j`imprimerai et garderai pour moi meme.
Diallo Samba, dimanche 13 décembre 2009
Une bonne analyse qui va dans le sens de l`apaisement des relations entre Guinéens. Il y a une différence entre ce qui se dit sur le net, principalement par des Guinéens qui sont à l`extérieur et qui ont accès à l`information et ceux qui sont restés en Guinée par ce que ces derniers n`ont malheureusement pas le droit à la parole. Et comme vous dites, la recherche de satisfaction des besoins primaires prime sur celui d`information. Les moyens d`information notamment publics à leur disposition sont à l`image du fonctionnement général des "pseudo-institutions" de ce pays. Pour mieux comprendre le sens de notre histoire et connaître la "vérité" au lieu d`attendre que les acteurs, bourreaux ou victimes disparaissent, les outils des NTIC peuvent contribuer à la récolte et à la conservation des informations qui pourront nous aider un jour à mieux dialoguer entre Guinéens.Je pense que parler de pardon sans au préalable dialoguer, savoir qui a fait quoi durant les pages sombres de notre histoire me semble difficile. Vu la période actuelle, le dialogue sur l`histoire de ce pays ne semble difficile. Il serait plus adapté d`agir dans l`immédiat pour faire face aux situations urgentes et en même temps préparer un dialogue futur pour un pardon. Même si aujourd`hui les Guinéens vivent apparemment de manière harmonieuse, c`est par ce que l`Etat qui est sensé leur apporter la sécurité en sens général du terme est la première source d`insécurité. Même si l`on arrive à faire disparaitre cette menace qui pèse tous les jours sur la vie des Guinéens, les pages sombres de notre histoire reviendront. A ceux qui se considèrent comme victimes de nos gouvernants, garder des traces de tout ce qui un jour aidera à la manifestation de la vérité. Mais l`urgence actuelle est bien entendu le dialogue pour trouver une solution de sortie de crise.
tiekourani, dimanche 13 décembre 2009
Tant que nous oublierons notre doulereu passé nous continuerons de compter nos morts.Pour ce passé nous voulons vérité et justice afin que cette spirale de violence s`arrête.
Aminata bah, dimanche 13 décembre 2009
Vous êtes un guinéen patriote. je ne dis pas que c`est le meilleur article que j`ai lu sur le net mais c`est l`un des meilleurs. Vous avez bien compris le problème guinéen et merci pour votre analyse. Si vous étiez 100 en Guinée nous aurions déjà décollé mais helas. Merci encore.
ALPHA OUMAR BARRY, dimanche 13 décembre 2009
Mr. Moussa Kanté, je voudrais apporter un rectificatif sur le 1er. point de votre article tout en vous remerciant de sa clarté et de son apport.Cependant , la vision péremptoire du rôle de notre histoire dans le dévellopement de notre société guinéenne me laisse abassourdi parce que très reducteur de notre vision à long terme . Voyez.vous, reduire , faire ignorer l`histoire d`un peuple , lui refuser la possiblité de revisiter son histoire, c`est l`endormir et affaiblir sa vigilance dans le contrôle de la gestion des choses del`Etat.En d`autres termes, on lui suprime la lecture de son histoire et on peut gouverner sans craintes. En Guinée,c`est la raison de l`inèxistance de l`instruction civique dans nos programmes d`études, ceci aidant dans la falcification de notre l`histoire par les élites .En empêchant au peuple le rendez-vous avec sa véritable histoire. Affamée la population guinéenne, est empêchée de penser et d`écrire son histoire. Conséquence, le politique peut asseoir son autorité et sa domination, exploiter les ressources minières, parce que le peuple est occupé à se chercher à manger, donc de penser à la marche des choses de l`Etat.La pensée devient en ce moment le privilège de la nomenclature et de ses proches. Lire son hostoire, la vraie, c`est revisiter les erreurs et abus passé et veiller à ne plus les repéter dans la gestion et la defense des interêt du pays. C`est le sens que nous donnons à notre combat de tous les jours. Les cadres qui n`ont pas suivi l`evolution de l`histoire politique du pays ou qui l`ont sciemment ignoré, sont desarmés face au devoir national, et contribuent ainsi à l`affaiblissement des strutures de l`Etat. Ils sont la proie toute indiquée des sociétés étrangères , parce qu`elles peuvent exploiter sans vergognes les ressources du pays. Puisque l`Etat est faible et les cadres coruptibles ,les institutions sont faibles, car elles ne peuvent assurer un contrôle efficace des bénéfices du pays.Et pour parfaire cet ignominie, elles ont recours à la vente d`armes et de munitions, à la création de rebélions armées et se spécialisent dans les coups d`Etat visant à déstabiliser le pays.La question est pourquoi ses cadres se laissent.ils corrompre, parce qu`ils n`ont pas la maturité politique,leur ignorance de la morale, de l`histoire et de l`instruction civique de leur pays.Voilà l`origine de notre sous-develloppement,qui n`a donc pas été et n`est pas une fatalité. Il est un instrument, une nécessité politique utilisé par nos gouvernants pour asseoir dans la durée leur autorité.J`ose comprendre que donnant un sens à ton article nous nous donnerons la main pour consolider l`édifice commun: notre pays.
Amadou, dimanche 13 décembre 2009
Ben Daouda Touré est bien servi, reste à savoir s`il va consommer.
issa, dimanche 13 décembre 2009
voilas le bon patriote mon frere Moussa bravos vraiment si on avais des personne refflechient comme vous le probleme Guineen aurais trouve` solution a l`heure ou je vous ecrit mais helas.Que dieu nous protege du courage mon cher frere l`avenire vous donnera raison
Boubacar Diallo, dimanche 13 décembre 2009
Mon frère Kanté, je me demande si vous dormez en parlant ou parlez en dormant. Me limitant ici à un seul exemple----«Nous devons toujours admettre notre ignorance du passé à cause de sa complexité.» Je suis des ceux qui pensent que seul le passé est connu. Bien sûr, à condition de l’avoir vécu ou étudié. Seul l’empire des idiots refuse de se référer au passé pour se bâtir un présent meilleur. Ce qui est certain, c’est que les Guinéens savent ce que la Guinée a vécu 51 années durant. Ce qui leur manque, ce sont des gens qui acceptent de reconnaitre ce calvaire vécu et se servir des connaissances du passé pour les aider à construire une nation, enfin juste, au bénéfice de tous.
Thierno A Bah, dimanche 13 décembre 2009
Pourquoi nos auteurs se sentent-ils parfois contraints d’affiner leurs écrits pour faire plaisir à certains lecteurs? Essayer de réduire au silence des voix discordantes, est le pire à craindre dans une société en quête de liberté. Il ne faut pas imposer le silence ou la censure aux gens qui ne pensent pas comme vous, à mesure que les propos n’incitent pas à la haine ethnique ou à la révolte populaire car tout le monde est sous tension. En outre, en démocratie il ne faut pas faire confiance à la parole d’une seule personne, même à celle du chef de l’Etat. La coalition d’idées, même discordantes, est un signe de maturité sociale. Si nous réclamons la démocratie, nous devons en adopter les comportements. Tolérance, Inclusion, Compassion, Respect, Unité, Justice, Liberté = Développement

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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