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« Ce que je dis à qui veut l’entendre à ce sujet, c’est qu’il faut faire preuve de souplesse. La Guinée est fragile, elle sort de vingt-six ans de régime militaire, il faut être prudent, ne pas jeter des paroles en l’air », a notamment recommandé Alpha Condé dans une interview accordée récemment à JA.
Il évoquait, on a dû le comprendre, les démêlés judicaires qu’a Dadis Camara, ex-chef de la junte avec la CPI, suite aux sauvages massacres d’opposants dans un stade à Conakry, le 28 septembre 2009. Toujours prudent sur ce dossier agaçant, Alpha Condé avait dit entre les deux-tours, « Si je gagne, je donnerai à Dadis ses droits d’ancien président. Maintenant, il y a la CPI, mais jusqu’à présent, elle n’a rien dit. Donc on verra bien. » Si donc, à l’époque cette déclaration, tout comme d’ailleurs celle faite par Dalein Diallo, avait été prise comme astuce de campagne, à ce jour, elle trouve une autre signification qui se résume en : Prudence et adresse.
C’est certainement au nom de cette prudence que le président guinéen tente de ménager le chou et la chèvre en rendant visite quasi-assidument à l’homme de la "Transi-zion Oury Baldé". La dernière visite en date, remonte au 7 avril. Sans donc trop savoir ce qui se tisse, des groupes de personnes, sous une supposée bannière de Dadis Camara, nous dit-on, s’agitent pour réclamer le retour au pays de l’homme qui n’était pas un "assoiffé du pouvoir". Leur démarche est vite battue en brèche par Condé : « Beaucoup de gens parlent à la place de Dadis. Il n’a émis aucune exigence de ce type et je n’ai aucun problème avec lui. Il y a peu, certaines personnes ont voulu créer un mouvement pour le retour de Dadis Camara en Guinée. Savez-vous ce qu’il m’a dit ? "Il faut les faire arrêter, ils ne me représentent pas !" »
L’œil de Guineeactu.com
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