vendredi 27 mai 2011
Cœur ouvert aux patriotes guinéens
Saïdou Nour Bokoum

Bhi fouss foussaï leïdi, fouyantè bè dougou tchi (1)

 

Pourquoi y a-t-il l’Etant et non pas plutôt Rien ? (Heidegger, philosophe allemand)

 

Wal fajri et par mes fétiches !

Le trictrac du fichier est joué

Vos cris de chouette je n’en ai cure

Je jure par la Sagesse et par la Sagem !

 

Les diabèrès sont cuits et dissous

Dans la marmite qui bout

Comme une assemblée fantoche

C’est dans la poche une majorité dissolue

 

Le recensement sans apprêt

Débutera au plus tard fin Mai

Les élections auront lieu après.

Par la triche et par la trique

 

Par le miel et par le mâlé

Le fiel de vos sites

Lesté par la rumeur de vos cités

S’adoucira au pied de ma pugnacité

 

Ouvrez votre boutique ou fermez-la !

Qu’importe le ressassement pleurnichard

Des enfarinées du linceul légal

Le recensement scélérat se fera

 

Et ce sera la mise sous scellés par ces enfoirés

De l’arme fatale du dernier crime électoral

C’est décidé, ça m’est égal et je m’en fiche

Le fichier électoral sera revu

 

Rébus jeté à la foire du rebut de l’humanité.

En trinquant la ciguë avec le gone

De la geôle contiguë

J’ai relu mes humanités

 

Dans un palace cinq étoiles sis à Coronthie

C’était juste après Piné

Mes épinards arrosés de pinard :

Segetti le poisson pourrit par la tête 

 

Sorti d’ici je leur ferai la fête !

J’ai dit

Que cela soit écrit, que ça pète

Chanté par Balla Fasséké, ce sera la fête

 

Woa sèguè fassaï !

Dansez Dansokos et donsos

Séguèti ! Le poisson pourrit par la tête !

Kolon kalan !

 

A vous les Nko et les Niankoye

Et les Tanam ?

Sans commentaires mes frères

Mais Comment taire

 

Ce qui fait tourner la terre ?

Signé au nom du Père

Qu’importe, "les non dupes errent"..

Suis tout-contre les mendiants errants

 

Les gnagagnagas de Ouaga

Je m’en tape

Comme de « cette retape  indigène »

Née pour faire guili guili

 

Amuser la galerie

Et animer le macadam de la mondialisation

Pub et Putes de haut vol

C’est Bonnet blanc et Blanc bonnet

 

Les accords de quoi quoi ?

Entre mères-maca et maquereaux ?

Dealers, junkies, condés-keufs, courtiers

Chevaliers du mitan

 

Corsaires devenus pirates et coxers de peuples 

Les peuples ?

Une bulle non cotée en Bourse

On en trouve des éclats

 

Sur la Côte des Mascareignes

Celle des esclaves

Non loin des Rivières du Sud

Guili guili Guinè Guinè

 

Ko na kîri

Konakrimes,  Konacris, c’est kif kif

Donc la Constitution ?

Souci de mes deux

 

D’ailleurs laquelle  des deux ?

Celle du grabataire qui m’a précédé

Ou celle qui a été descendue,

Flinguée  par cette gourgandine

 

Elle s’appelle comment déjà ?

Qu’en pensent les acteurs politiques ?

Qui ça ?

Ces pieds nickelés de la dernière nique ?

 

Eternels pique-assiette des pique-niques électoraux

Erémistes, RSA, rogatons, cendres

Emportés par le vent

Gone with the wind

 

Depuis Gorée, Ouidah et Boffa

Vendus par la Niara Béli

Siamoise des Signara de Saint-Louis

Parenté fortuite

 

Comme entre Yansané et Dionsanna

Pardon Phiraouna

Je suis en quête du Phénix,

Le Bois d’ébène de Bolibana

 

Jeté dans la mangrove de l’Ogooé

Ressuscité par le Saint de Touba

Avant d’être débité en contreplaqués,

Brûlés, lynchés, devenus cendres

 

Comme le  Forum des forces vives ?

Je suis Prof mais pas crétin

Je préfère Pétain à De Gaulle

Je vais signer l’armistice

 

Et saigner l’âme des damnés

Du coq à l’âne

Sans états d’âme

Je pense beaucoup à ces chômards

 

Ces smicards de la stratégie politique

Quelques  allocs à ces CNtétards

Des jetons aux CESessards

En voilà en veux-tu aux CNcessards

 

Comme aux beaux temps de la tripatouille

Janvier février une révolution dans la souille

Et c’est dans la poche tas de clochards !

Mandialladji, djikrillah

 

Qu’Allah so ! 

Annabi so..

C’est en langue nko

Des mendiants

 

Le peuple de Guinée ?

C’est qui ça ?

Ah oui, lui seul compte

C’est pour cela que je vais le compter,

 

Après Conté c’est le moindre fricfrac

Venant d’un Condé confondu avec un malfrat

C’était à Piné

Où un pandore a ouvert la Boite de Pandore

 

Où tient tout un peuple

Que je tiens à compter

Un à un jusqu’à mon dernier souffle

Quand j’aurai cent ans et quelques.

 

Donc les élections auront lieu,

En deux mil et, et.. et quelques..

Tchôboti quelque chose n’a ka pan

Pour que tout va wonsonkron

 

Bhi fouss foussaï leïdi !

Vous n’avez rien compris ?

Moi non plus

Mi wadhan  ma dho lonkun

 

Niari hounkoun ari metti

Dawakounkou ari metii

Niari kili kili

Sali koutioun diabhi tétékoun

 

L’ombre pour la proie

Noyés dans un sac de nœuds

Anisi salivent ces têtes de noix

L’homme, un tas de petits secrets..

 

 Nko angbansan 

Non et non !

Won tanara !

Niamas et Niamous Gwa tonno ni,

 

Tanam godhoum èn fof ko èn gôtoum !

Forts de l’Unique,

Debout comme un seul !

Stop à la « résistible ascension »

 

D’une petite frappe en goguette

Un as en grimpette

Avant qu’il n’use et abuse de nos rites

Mister Hyde docteur Mabuse

 

Hurlant Heil, j’ai kill them right!

Pour abattre le mur inique de la pensée unique

Dressé par la dictature rampante

Entre l’étoile filante et les feux de la rampe..

 

Wa Salam,

 

Saïdou Nour Bokoum

 

Lexiquête :

1) Le rejeton du néant ne peut que néantiser une cité (feu El Hajj Baïla Ly grand sage de Dinguiraye) et adage bambara

2) angbansan = angbansan

3) won tanara (soussou) = gwa tonno ni (en "niankoye")= èn fof ko èn gotoum (pular), etc. = nous sommes tous un = contraire de angbansan.

 

 www.nrgui.com, partenaire de guineeactu

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Vos commentaires
Abdoulaye Diallo, Rotterdam, samedi 4 juin 2011
Le doyen Ansoumane Doré a su dire en quelques mots l`essenciel de ce qui nous manque en Guinée et pourtant des potentialités ne manquent pas. Saïdou Nour Bokoum est un exemple...
Ansoumane Doré, vendredi 3 juin 2011
Inlassable Saïdou,je souhaite seulement que ta large culture profite à un grand nombre de lecteurs.La culture même élémentaire (citoyenne)est une chose qui fait encore défaut dans notre pays et ce manque complique bien des situations. Et pourtant, les hommes de ce pays ont des potentialités de cultures importantes.
Saïdou Nour Bokoum, lundi 30 mai 2011
Mon cher M. Saliou Bah, vous vous trompez encore, il n’y a pas d’incompréhension entre nous : il y a que vous êtes têtu, moi aussi. Ce n’est pas mauvais, au contraire, c’est cela le débat sain. Et il n’est pas obligé qu’on finisse par s’entendre, nécessairement, le débat resterait simplement ouvert ! Le problème est inhérent à l’espace du débat : les commentaires ; quand c’est trop long, c’est ennuyeux, trop court, c’est la confusion, la frustration chez certains, cela tourne au pugilat ! Or vous posez des questions graves, les Kafs, les « échecs » successifs au fil des générations ! Chacune de ces interrogations mérite un bouquin, vous ne vous en doutez certes pas. Un avant-goût : les individus « échouent », jamais les générations, dont la « mission » est calée dans des circonstances historiques déterminées. La notion d’échec est subjective, voire morale, elle n’est pas productrice de sens. En bref, elle relève du jugement et non de l’explication, etc. Quant aux Kafs, ce n’est donc pas Mombeya mais Thierno Sadou mo Dalein. Dont acte. Mais le débat au plan où vous le situez n’a qu’ une valeur anecdotique, il effleure le côté « diurne » (Hamapâtè Bâ) de la connaissance. Alors qu’El Hajj Omar et thierno Sadou s’expliquaient au sens « nocturne ». Il s’agit des Kafs des lettres lumineuses du saint coran et de leur valeur opératoire. J’en ai déjà trop dit.. Wa Salam.
mamadou saliou bah, lundi 30 mai 2011
Mr Oumar bah ! Tout a fait : KAAYHE , KOOYHE E KOLOU ....DIBBHE , DI E , E DIINA . En fait je voulais juste signaler que , malgre toutes ses " predictions " , notre PEUPLE n`etait pas condamne a une "certaine fatalite " : Souffrir ! je pense que si on s`entraidait , Dieu nous aiderait et s`en sortirait . C`etait toute mon intention . Bien a vous et Amities yo Mussiddho !
Oumar Bah, lundi 30 mai 2011
Monsieur Saliou Bah, je crois plutot El Hadj Oumar avait dit " KA-KO-KOL" et il fut repondu par Thierno Sadou mo Dalein par " DA-DA-Doun."
mamadou saliou bah, lundi 30 mai 2011
Mr Bokoum ! Que d`incomprehensions entre nous ! Je suis a "l`affut " de vos textes , parceque , les meilleurs a m`apprendre qque chose qui me tient tant a coeur . N`y voyez aucune MALICE ou AFFRONT . C`est juste peut-etre que je ne sois pas bon communicateur . Mon intention a tjs ete de chercher a mieux vous comprendre en posant qques questions . C`est ennuyeux que ca ne passe pas . En fait , compte tenu de la conclusion du poeme ( si les jeunes veulent bien) je voulais juste relever que pour cette fois peut-etre, il depend des AINES de faire en sorte que les JEUNES accedent a leurs aspirations ,en ne leur faisant pas ombrage ou en ne s`appropriant pas leur mouvement . Leur lacher la bride et les " accompagner " parcequ`ils sont l`avenir . Je voulais juste que vous consideriez cet aspect(parceque meilleur communicateur et plus ecoute que bcp d`entre nous ) et que vous voiyiez quelle en est la faisabilite . Loin de moi tout autre chose . Amicalement !
Saïdou Nour Bokoum, lundi 30 mai 2011
Merci pour les réactions. Juste pour préciser que ce texte est à lire avec le cœur et les oreilles. Les explications de M. Barry devraient satisfaire la curiosité de ce jeune lecteur (oury Bah ?). Je dois ajouter à ce propos que Cheick Ahmadou Bamba, fondateur de la grande confrérie mouride au Sénégal, vers 1900, avait été exilé au Gabon, le colon voyant d’un très mauvais œil l’allégeance massive de ses disciples qu’il craignait maladivement voir obéir éventuellement à quelque mot d’ordre subversif du saint homme qui était pourtant une parfaite incarnation du pacifiste spiritualiste. Le grand Wali, de son bateau de prisonnier, avait « vu » que la Guinée et non seulement Conakry, allait connaître de grandes souffrances. Je dis à M. Saliou Bah, fidèle à lui-même, toujours à l’affût de mes textes, que c’est peine perdue de vouloir m’entrainer sur le terrain glissant de l’hagiographie qui n’a pas sa place ici. S`agissant de cette anecdote entre El Hajj Omar et Thierno Mombeya (?) à propos des Kaf, Toucouleurs et Peuhls du Fouta distillent la version qui leur semble valoriser leur « champion » en ésotérisme. Le Fouta a d’autres chats à fouetter en ce moment. Vous vous trompez cependant sur le nombre de Kafs et sur l’identité de celui qui disait en maîtriser les secrets.
Joofo, lundi 30 mai 2011
A Paul Thea Je vous felicite d avoir pris l initiative de creer le comite de soutien a Nafissatou Diallo. J ai quelques modestes suggestions a vous faire. Mon adresse mail est gootogooto@yahoo.com Comme vous l avez deja remarque mon clavier ignore les accents. Desole . Et a bientot
mamadou saliou bah, dimanche 29 mai 2011
Mr Bokoum ! Serigne Amadou avait dit " MOUNAKIRI " . El Hadj Oumar , lui avait dit ( du Fouta Jallon ) "KA- KA- KA " . Tres metaphysique . Je n`entre pas dans les details ( comme tjs ). Mais ,quand j` observe un peu l`evolution de "l`acteur principale " en Guinee , je constate ceci: Votre generation (les jeunes ) avait soutenu ses enseignants en 1961 . La grande majorite de ces aines avait " trahi ". La notre a soutenu la votre ( R G E , O L G ). La majorite d`elle a " trahi " . La notre , semble (ce n`est que mon point de vue )"trahir " le soutien des moins jeunes que nous . Je me demande si ce n`est pas a SYSYPHE que notre peuple joue ou si Serigne et el hadj n`avaient pas raison. Si oui comment conjurerer le sort ? Vu l`etat d`esprit qui prevaut actuellement chez nous ( Etnie ,Etnie ...Etnie) j`ai peur pour "l`acteur principal" . Evidenment ,ENTRAIDONS NOUS , DIEU NOUS AIDERA .
balde, dimanche 29 mai 2011
Mon vieux ! C`est excellent, c`est magnifique, c`est rigolo (c`est-a-dire ca amuse la gallerie), c`est profond, c`est éducatif, ca résume toute la vie de notre Nation. C`est un conseil, un avertissement et je repete que c`est encore excellent. Seulement le texte est destiné à une majorité analphabète. Rare qui comprendront le fond de ce poème.
Vrai Guinéen, samedi 28 mai 2011
Le fichier doit être reviser,il est mal fagotté. L`opposition (y compris le parti communautaire) doit être associée au processus pour la transparence de l`operation et des legislatives a venir. Il serait suicidaire pour le RPG et ses alliés d`aller aux legislatives sans avoir reglé ce probleme au préable. Nous savons tous que la CENI etait truffée des barbouzes du parti communautaire,n`eut été la vigilance de AC,l`UFDG était sûre de faire un hold-up dès le 1er tour lors dernières elections.
Oumar Bah, samedi 28 mai 2011
conter a nous autres jeunes cette histoire de Samory et Amadou Bamba. Merci.
saïdou Nour Bokoum, samedi 28 mai 2011
Merci mon cher Barry pour « Professeur ». Le sens du pullaku m’oblige à ne pas vous faire mentir. Il n’y a qu’une mince pellicule de datte (je pourrais écrire date) qui me sépare de ce titre ; rien qu’une petite formalité à laquelle je vais me soumettre pour la « gloire » puisque j’ai pris ma retraite depuis le premier janvier 2011. Reste que je pouvais et peux encore enseigner à Harvard ou à Princeton voire même à l’Institut polytechnique de Conakry, si je le voulais, comme j’ai enseigné près d’une décennie à l’université de Paris 8. J’ai un diplôme qui me le permet, comme un « sorti de l’ENA » peut faire tout et n’importe quoi, surtout devenir président de la République alors qu’il pourrait n’être que « Bac plus 4 » ! Cela dépend du diplôme, du prestige de l’Ecole (doctorale) où l’on a obtenu le diplôme, etc. Mais plus important, c’est vous ici le Professeur. Vous avez su extraire la substantifique moelle de ce poème, notamment cette affaire de Samori et du grand Sérigne Touba, Cheick Ahmadou Bamba ! Qui avait écrit « Conakiri, Munakiri/Pays de souffrance, dès 1900, abordant le port de Conakry, en partance pour son exil dans cette île du Gabon. Sékou Touré n’était pas né, ni Lansana Conté, ni Dadis, ni Alpha Condé ! Pourtant la Guinée n’était pas la seule colonie soumise aux travaux forcés ! Cette récurrence de la souffrance de ce petit pays riche, quasi métaphysique n’est pourtant pas une fatalité. On en a eu la preuve en Janvier et Février 2007. « L’acteur principal », le peuple,(Félicien Eboussi Boulaga, philosophe Camerounais), comme un seul homme s’est mis debout, a mis le pouvoir par terre, les « leaders » ont lâchement trahi. Et voilà que ça recommence. Mais ce coup-ci, si les « jeunes » le veulent, on ira jusqu’au bout, in chââ Alla ! Et il ne s’agira nullement de brûler le pays. Wa Salam.
Taniko, samedi 28 mai 2011
Moi aussi j`ai compris Doyen Bokoum,"ko Bhi Fousse wodhi fousse,ko fousse foussata leydi"C`est cela la Guinée.Wa salam
Barry, samedi 28 mai 2011
Si je comprends bien les vers du Pr Bokoum,je pense pouvoir ainsi les resumer en prose:Peuple de Guinee,notre pays a toujours choisi un foutu petit morceau de petit intestin a la place d`un petit morceau de viande(salii kouthioun,diabhi tetekoun). Que notre pays se dirige avec la vitesse d`une etoile filante vers la catastrophe.Qu`il faut comprendre qu`il est dangereux pour nous tous de ne pas voir l`origine fluoe et minable de la personne qui dirige notre pays et que de pareilles personnes ont la traditionnelle propriete de detruire tout sur leur passage.Qu`il est grave pour nous d`avoir choisi pour chef non pas un homme digne et competent mais plutot un vaurien,un(fouyan) un professeur en grimpette,mais tres mediocre meme dans cet art parceque s`etant fait cueillir par un meilleur grimpeur que lui depuis Pine pour se faire loger a la prison de Coronthie a Conakry. Que la Guinee est en perdition car meme le fichier electoral est entrain d`etre modifie,le dictateur et ethno stratege actuel va ainsi effacer les traces de la fraude qui l`a porte au pouvoir tout en noyautant le corps electoral de notre pays.Le Pr Bokoum nous donne des exemples illustrant la niaiserie de la race des minables petites gens(bhii fouss)par le rapatriement de Samory Toure,transforme en cendres et mis dans un placard,alors que il avait rcu une sepulture honorable car c`est Ahmadou Bamba en personne qui avait dirige son enterrement apres avoir prie sur sa depouille. Le Pr Bokoum invite tous les guineens a se mettre debout comme un seul homme pour faire dans notre pays une revolution avant que cela ne soit trop tard.
Paul THEA, samedi 28 mai 2011
wow wow wow just fantastic

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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