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Dans le cadre du dernier tour des éliminatoires combinées CAN-Coupe du Monde, le Burkina-Faso a battu la Guinée sur le score de 4 buts à 2 sur le Stade du 4 Août de Ouaga, hier samedi 28 mars 2009.
C’est dans un stade archi comble que l’arbitre central de la rencontre engagera les hostilités entre Burkinabés et Guinéens. Ce sont les premiers évoluant sur leurs propres installations, qui auront l’initiative des opérations.
Dès la 11e minute, sur un débordement de l’ailier gauche Moumoune Dagano qui joue à Al Khor au Quatar, le Burkina obtiendra un corner dont l’exécution aurait fait mouche si le poteau droit des montants gardés par Moussa Yattara, ne déviait pas ce passement de jambe de Bakary Koné.
Petit à petit, les hommes du Portugais Paulo Duarte prendront les choses en main. En l’absence de Kamile Zayatte, ils domineront le combat du milieu et maitriseront leurs sujets. Cette légère domination portera ses fruits à la 22e minute quand le capitaine des Etalons, Mahamoudou Kéré (Charleroi, Belgique), récupère une balle dans la surface, suite à un coup franc de Charles Kaboré et bat lamentablement le « goal keeper » guinéen.
Au moment où les poulains de Nouzaret ont pris d’assaut le camp burkinabé pour revenir à la marque, Charles Kaboré, la bête noire du Syli, hérite d’une balle de son libero, sert après un excellent travail dans l’axe central, l’avant-centre Alain Dribril Traoré entre deux défenseurs guinéens, qui n’aura aucune difficulté de catapulter le balon au fond des filets de Yattara, c’était la 28e minute de jeu.
A moins d’une demi-heure de jeu, les Guinéens ont pris deux buts qu’ils pouvaient éviter avec un peu de vigilance en défense. Mais comme nous le savons, seule l’équipe guinéenne peut encaisser des buts dans toutes ses rencontres contre le cours du match. Autant dire que ce deuxième but a été d’une facilité déconcertante.
Touché dans son orgueil, le Syli national multipliera des attaques pour au moins reduire le score avant la pause, mais les attaquants guinéens échoueront devant une défense burkinabè bien regroupée. C’est à ce niveau qu’on ressentira l’absence de Mansaré, d’Ismaël Bangoura et d’Ibrahima Yattara. Et finalement c’est sur ce score de 2 à 0 que l’arbitre central conduira les 22 protagonistes dans les vestiaires pour non seulement le repos, mais aussi permettre aux entraîneurs de revoir leur tactique de jeu.
Curieusement à la reprise, le chrono du stade ne fonctionnait plus. Les Burkinabés reviendront avec la même détermination et augmenteront la mise dès le début de la deuxième mi-temps par Moumouni Dagano.
A 3 buts à 0, la cause était déjà entendue. Mais les Guinéens se ressaisiront et obtiendront un penalty qui sera transformé par le capitaine Pascal Feindouno.
Après ce penalty, les hommes intègres accéléreront pour aggraver le score. Ainsi sur une passe d’Alain Djibril Traoré, Moumouni Dagano marquera le 4e but des Etalons. L’équipe guinéenne n’aura un peu dynamisme au milieu du terrain qu’après la rentrée de Kamile Zayette (Hull City, Angleterre). C’est d’ailleurs lui qui réduira la marque à la 87e minute de la partie.
Apparemment fatigués, les burkinabés subiront le jeu des Guinéens dans les arrêts de jeu, mais le score de 4 buts à 2 restera inchangé jusqu’au dernier coup de sifflet final de l’arbitre algérien.
La défaite de ce samedi lève ainsi le voile sur les carences d’une équipe qui déçoit chaque jour davantage. Avec une défense fébrile, un milieu de terrain inerte et une attaque maladroite, comment le Syli pourra enregistrer des victoires ? La dernière défaite contre les Lions Indomptables en France n’était-elle pas un signal fort pour Nouzaret ?
Désormais des solutions urgentes s’imposent pour rehausser le niveau de cette équipe guinéenne.
D’abord, les autorités sportives doivent trouver un grand entraîneur qui ne doit pas être forcément un étranger. La Guinée possède des anciennes gloires qui ont besoin d’un petit stage pour diriger cette équipe : Morlaye Soumah, Chérif Souleymane, Papa Camara, Petit Sory, Djibril Diarra, Titi Camara, etc.
Logiquement, qu’est ce que l’actuel entraîneur fait d’extraordinaire ?
Plus de trois ans à la tête du Syli, Robert Nouzaret n’a toujours pas d’équipe type et n’a proposé aucun système de jeu à ses poulains. Tous les buts du Syli interviennent soit sur un coup de pied arrêté, soit dans un cafouillage. L’équipe est incapable d’aligner quatre passes successives sans donner le ballon à l’adversaire.
Ensuite les autorités guinéennes doivent prendre leur responsabilité pour éviter de saper le moral des joueurs avant les rencontres capitales. Créer toutes les conditions : payer leurs primes, régler les factures des hôtels, assurer l’approvisionnement en matériels sportifs, etc.
D’ici la prochaine journée qui aura lieu les 6 et 7 juin 2009, l’entraîneur doit colmater les brèches, imposer un système de jeu à son équipe et organiser des matches de préparation. Car pour la suite des éliminatoires, le Syli National est condamné à battre les Éléphants de Côte D’Ivoire à Conakry le 7 juin, s’il veut rester dans la course pour le mondial 2010 au pays arc-en-ciel.
Bangaly Condé « Malbanga » pour www.guineeactu.com
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