Dans le cadre du dernier tour des éliminatoires combinées CAN-Coupe du Monde, le Syli National rencontre, ce samedi 28 mars, les Etalons du Burkina-Faso, au Stade du 4 Août à Ouagadougou.
Pour cette rencontre, que de soucis pour l’encadrement technique !
Même si l’entraineur du Syli confirme que tous les joueurs ont répondu à l’appel, on ne peut rester sans inquiétude quant au moral du groupe.
Et d’’abord, le refus d’Ibrahima Yattara de répondre à l’appel. Qui, il faut le reconnaitre, est devenu ces derniers temps, un peu capricieux. « …C’est toujours la même histoire, ils pleurent quand on ne les prend pas et quand on les prend, ils font des caprices, parce qu’on ne les a pas pris le match d’avant. Mais là, Yattara va être suspendu… », a martelé l’entraîneur.
Le deuxième regret de Nouzaret, c’est la présence de beaucoup de ses meilleurs joueurs à l’infirmerie. Kamil Zayette est sorti sur une civière le week-end dernier, dans le championnat Allemand, Fodé Mansaré est blessé à la cuisse et donc, ne pourra pas jouer les 90 minutes, Ismaël Bangoura ne souffre plus, mais manque de compétitions dans les jambes.
Enfin, l’autre grand souci du staff, c’est l’aspect financier : le règlement de la facture de l’hôtel, le payement des primes des joueurs avant le match et des factures de matériels à régler.
Qu’à cela ne tienne, certains joueurs rassurent : le maître à jouer, Pascal Feindouno en pleine forme, jure de ramener la victoire à la maison, malgré l’indisponibilité partielle de son virevoltant ailier gauche, Fodé Mansaré.
Quant au colosse de la défense guinéenne, Dian Bobo Baldé, il confie que cette rencontre ne sera pas une partie de plaisir, vu le parcours exceptionnel des Etalons du Burkina, lors du précédent tour : premier de son groupe devant la Tunisie, il va falloir surmonter les petits problèmes et bomber tube, pour arracher les trois points de ce match.
Un autre atout du Syli, c’est l’arrivée de l’ex international Morlaye Soumah, comme adjoint du coach dans le staff technique.
En effet, admiré par tout le public sportif guinéen pour sa discipline et son sérieux, Morlaye saura apporter un plus à l’équipe, en remontant le moral des joueurs et en créant un climat de convivialité entre eux.
Aussi, les autorités guinéennes doivent-elles, non seulement, payer les primes des joueurs, mais aussi, régler tous les petits problèmes avant la rencontre. Il ne faudrait pas, comme le Syli en a l’habitude, que nous négligions ces premiers matches de groupe et être à la fin, dans des situations difficiles à gérer, comme ce fut le cas lors des éliminatoires de la dernière CAN. Il faut prendre des points dès le départ, pour espérer se qualifier.
En tout cas, si le Syli National souhaite être parmi les équipes qui représenteront l’Afrique à la prochaine Coupe du Monde, au pays de Nelson Mandela, il doit obligatoirement glaner quelques points à l’extérieur et gagner tous ses matches « at home ».
Sans nul doute, c’est cette stratégie que les Eléphants de Côte D’Ivoire, qui jouent ce week-end contre le Malawi, adopteront, avant d’affronter la Guinée, très prochainement à Conakry.
Bonne chance aux poulains de Nouzaret !
Bangaly Condé « Malbanga »
pour www.guineeactu.com