samedi 11 avril 2009
Bordeaux : Semaine culturelle sur la Guinée

Une leçon de patriotisme et d’organisation a été mise sur la place publique à Bordeaux. Un défi extraordinaire, consistant à mobiliser des moyens humains et matériels sur toute une semaine, a été levé avec succès à Bordeaux !

 

Cette réussite est le fruit de la collaboration intergénérationnelle car, les étudiants et élèves guinéens de Bordeaux avaient impliqué leurs parents et amis, à tous les niveaux de l’organisation de la semaine culturelle en question.

 

Le cinquantenaire de l’indépendance nationale nous a contraints de mesurer l’ampleur du retard pris par notre pays dans tous les domaines. C’est ce constat qui a décidé  la jeunesse guinéenne à prendre ses responsabilités, avec la ferme  volonté de s’emparer du levier de son destin.

 

Le diagnostic étant un préalable à tout traitement efficace, la jeunesse a voulu, à travers des conférences-débats et semaines culturelles, non seulement  présenter la Guinée sur le plan géographique et culturel,  mais aussi, savoir ce qui n’a pas marché dans son pays au cours des cinquante dernières années.

 

C’est, entre autres, dans cet esprit que l’association des étudiants et élèves guinéens de Bordeaux a pris l’initiative d’organiser cette semaine culturelle, afin de mettre les guinéens autour d’une table pour des échanges fructueux et constructifs.

 

Les autorités guinéennes étaient représentées au plus haut niveau par son excellence madame  Makalé Camara, ambassadrice de la Guinée en France, accompagnée de madame Sylla, consul de la Guinée en France, monsieur Arouna Camara, 1er chargé des affaires financières et  du consul honoraire de la Guinée à Bordeaux, en la personne de monsieur  Stéphane Lecoque de Kerland, qui a activement participé à l’organisation de cette semaine culturelle sur la Guinée.

 

Les hommes de culture guinéens étaient aussi au rendez-vous, parmi lesquels,  on peut citer M. Moussa Kanté (écrivain), M. Alpha Ousmane Diangolo Barry (écrivain),  M.Thierno Monénembo (écrivain), M. Doura Barry (auteur compositeur et interprète), sans faire abstraction de la présence de M. Thierno Dia, professeur de cinéma à l’académie de Bordeaux.

 

La présence de beaucoup d’intellectuels guinéens et africains a été remarquée, tels que M. Moustapha Diop (socio-anthropologue), madame Dominique Bangoura (politologue), M.Khadra Malick  Diaby (Juriste fiscaliste), M. Dioubaté Badara (économiste), M.Makanera Ibrahima Sory (juriste d’Affaire et d’Entreprise), le président du mouvement des jeunes guinéens de France MJGF, monsieur  Cheick Amadou Seck (relations internationales) ainsi que des intellectuels gabonais, sénégalais, congolais, etc…

 

Pour vous livrer un bref aperçu sur les faits marquants de cette semaine culturelle sur la Guinée, nous vous résumons les activités dans l’ordre chronologique de leur déroulement.

 

Le mercredi 1er avril 2009 : début de la semaine culturelle, entre autres, par l’exposition de l’art guinéen, dans la bibliothèque universitaire de Bordeaux. Exposition qui a connu beaucoup de succès.

          

Le jeudi 2 avril 2009 : projection d’un film de notre compatriote M. Cheik Fantamady Camara (BE Kunko), suivi d’un débat animé par M. Thierno Dia, professeur de cinéma à l’académie de Bordeaux.

 

Le vendredi 3 avril 2009 de 12h à 14h : dégustation d’un plat guinéen (mafé) au restaurant universitaire de Bordeaux. Accompagnée de la danse traditionnelle, sous fond de percussion. Ce moment de dégustation a vu partir 450 plats, en seulement une demi-heure.

 

De 18h à 20h : débat très enrichissant autour du livre de M. Ousmane Diangolo Barry (les racines du mal guinéen) et ceux de M. Kanté  Moussa (une soupe d’éléphant pour un nouveau né…).

  

Le samedi 4 avril 2009 : conférence-débat sur la situation politique et économique de la Guinée de 1958 à 1984, puis de 1984 à 2009,  animée par des conférenciers dont les noms suivent :

 

M. Dioubaté Badara (économiste) : la trajectoire de l’économie guinéenne de 1958 à nos jours.

 

M. Moustapha Diop (socio-anthropologue) : le problème foncier de 1958 à nos jours.

 

Mme Dominique Bangoura (politologue) : les problèmes politiques et institutionnels de la Guinée de 1958 à nos jours.

 

M.Makanera Ibrahima Sory (Juriste) : les conditions d’une élection démocratique en Guinée et la situation des institutions étatiques actuelles.

 

M.Khadra  Malick  Diaby (Juriste fiscaliste) : les conditions d’éligibilité des Guinéens de l’extérieur dans les élections nationales.

 

Cette conférence-débat était de très haut niveau. Les exposés des conférenciers ont, à plusieurs reprises, été interrompus par des applaudissements très nourris de l’auditoire.

 

La satisfaction exprimée par son excellence madame l’ambassadrice de la Guinée en France était partagée par nos frères africains présents dans l’une des amphithéâtres de l’université de Bordeaux.

 

 

Association des étudiants et élèves guinéens de Bordeaux
pour www.guineeactu.com 
 

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Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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