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“ Ni prolétaire, ni bourgeois ! Mais démocrate. Qu’est-ce donc qu’un démocrate, je vous prie ? C’est là un mot vague, banal, sans acception précise, un mot en caoutchouc. Quelle opinion ne parviendrait pas à se loger sous cette enseigne ? Tout le monde se prétend Démocrate, surtout les aristocrates. ” (Auguste Blanqui, juin 1852)
En accédant aux vœux de plusieurs internautes, admiratifs ou non de ce M. qui me fait regretter William Sassine, cet imitateur aux saillies de qui, je ne m’abaisserai point aujourd’hui, voici une petite rectification. Ici, je suis seulement guidé par des raisons purement pédagogiques, inciter notamment les unes et les autres, à élever le débat, en faisant l’effort d’agencer plusieurs idées pour en faire un article. Plusieurs fois, j’ai été justement « rectifié » par plus jeunes que moi. Je l’avais accepté de bon gré. MM Toutankhamon et Bengaly Traoré peuvent en témoigner.
C’était un lapsus calami qui m’avait fait confondre Maryama Ba et Aminata Sow Fall, la première à tort comme auteure de La grève des battu écrite par la seconde (précision de M. Traoré), et Monenembo Renaudot 2009 et non 2008, comme me le faisait remarquer justement M. Tuthankamon.
Mais voilà, les dernières interpellations dont je suis l’objet à nouveau, avec les commentaires aussi malveillants que récurrents qui ressemblent fort à des ascenseurs qu’on se plaît à se renvoyer, m’amusent.
Le moment venu, et il est proche, le compte-rendu de notre réunion de Bruxelles aidera les internautes de bonne foi à démêler la vérité des pétards mouillés. La conviction, de ma collusion vénale ave Le chef de l’Etat dont certains internautes attendent de moi des réactions et des preuves de mon innocence, indique bien le malentendu qui mine le débat de nos « intellectuels ». Je croyais que c’était à l’accusateur d’apporter la preuve de ses allégations contre l’accusé, présumé innocent, jusqu’à preuve du contraire. Principe élémentaire, mais universel de droit.
J’avais parlé des divagations de ce « transfuge » du Lynx dans un précédent article, en lui conseillant bien amicalement de ne pas faire du sous-Sassine et même de ne pas faire du tout du Sassine et de faire plus court, en faisant du soi-même. Simplement. Il n’a pas tout à fait suivi mon conseil. S’il semble renoncer à ces « A Fa coudou » qui n’appartiennent qu’à William Sassine, il n’a toujours pas compris que Sassine passait des nuits blanches à trouver le mot juste.
Voyez ce qu’écrit ce fossoyeur, lourdement affublé du masque de Sassine, s’adressant à son Koto (Ibrahima Sampiring Diallo) autrement plus cultivé, qui a dû « rougir » de ce « mignan » ignare de nos humanités bien colo :
« Tu as sûrement lu Blanqui, un révolutionnaire français du 19ème siècle et qui n’aimait pas du tout la démocratie.. »
Au risque de blasphémer, moi-même, je pense que cette ânerie en est une. Je ne sais pourquoi je pense à La Blessure du nom propre. (1) Presque un massacre.
Question : de quel Blanqui parle-t-on ? D’Adolphe, son frère qui prônait le libéralisme, ou de Louis-Auguste, socialiste, « qui joua un rôle important lors de la Commune... et dont les idées lui valurent de passer 36 années en prison et inspirèrent le syndicalisme révolutionnaire de la fin du siècle » ?
Quel est l’écolier même coco lala de nos classes tropicalisées qui ignore la grande révolution de la Commune de Paris, qui fut peut-être plus radicale que la Révolution de 1789 sous bien des angles ?
Qui ne connaît le rôle du Blanqui socialiste et donc démocrate (le stalinisme et la dictature du prolétariat seront inventés plus tard) ?
Mais pour moi ; c’est « Mission : Impossible », pour reprendre le titre d’un blockbuster (2). Comment s’en tenir à l’information comme l’exigent des internautes de bonne foi, quand celle-ci est souillée par des allusions sanieuses où il est difficile de démêler la première des dernières ?
J’accepte de ne pas répondre aux dernières, à la condition chers internautes d’en tirer les conséquences logiques. Confondre Blanqui et Blanqui, c’est pire que de la désinformation quand cette dernière est puisée dans la souille du grand bluff de l’imitation facile.
Mais que ceux qui se planquent dans l’ombre du baobab nain se le tiennent pour dit. Je suis dramaturge et un peu romancier. C’est dire que je suis prêt à descendre dans la grande souille où l’on suggère que sont vautrés des troubadours qui usurpent un grand patronyme guinéen du Fouta. Nous nous envelopperons, cette grande famille et moi, dans la Toile qui tend à devenir un torchon à cause des souillons qui la polluent.
Si les authentiques porteurs de ce nom, un nom propre dont sont fiers ses authentiques fils, laissent faire les troubadours maîtres-chanteurs et monnayeurs de faux témoignages, en se laissant entraîner dans un cul-de-basse-fosse.
Je le répète, je ne crains que le Tout Puissant et non les allusions de cet avorton du Camp Boiro. Cela aussi, je l’ai déjà dit ailleurs, chacun de nous plus ou moins inconsciemment, cache dans un pli de son cerveau, comme une âme damnée.
Pour finir, je reconnais qu’il n’est pas facile de faire la différence entre Blanqui et Blanqui. C’est comme chercher à faire la différence entre lafidi et coco lala.
Au risque de pointer injustement un doigt accusateur sur le « Guinéen de l’Intérieur », comme me le reproche une formule vicelarde de cet ectoplasme sans visage, en bras-dessus bras-dessous avec les larves en goguette qui ne prospèrent que sous le pourrissement des feuilles tombées du Fromager, triste Père des Pères vénérable symbole de nos traditions de respect , aujourd’hui ployant sous les vents délétères de cette déliquescence automnale de la pensée guinéenne qui dure depuis cinquante ans.
Une larme pour Le Lynx délocalisé qui n’est pas seulement devenu borgne, il est rendu aveugle !
Quiconque veut bien m’appeler « koto », Je dis au besoin, et sans hauteur, « mignan », travaille un peu plus, peut-être qu’un jour tu pourras, en montrant une face d’ange à la place de cette ombre sans qualités (3), dire avec plus d’assurance, et sans triturer les fait et l’Histoire, A facoudu, comme l’inoubliable Sassine.
Wa Salam
Notes (1) Abdel Kébir Khatibi, Ed. Du Seuil ( ?)
(2) Film hollywoodien à gros budget, avec Tom Cruise.
(3) Voir l’Homme sans qualités, de Robert Musil, Ed., Du Seuil
El Hajj Saïdou Nour Bokoum pour www.guineeactu.com
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