vendredi 20 juin 2008
Bah Oury, SG/UFDG: « Nous voulons des alliances crédibles »
Bah Oury

Pour savoir comment l’UFDG (Union des Forces, Démocratiques de Guinée) de Cellou Dalein Diallo prépare les élections législatives qui se profilent à l’horizon malgré les crises socio-politiques que traversent actuellement le pays, nous avons rencontré le Secrétaire général du parti, M. Bah Oury.

L’Indépendant : Bientôt les élections législatives de 2008. Où en est votre parti dans les préparatifs ?

Bah Oury : Bon par rapport aux élections législatives il va de soi que l’UFDG considère que c’est une action prioritaire très importante pour permettre au pays d’avoir une nouvelle Assemblée Nationale qui pourrait être représentative de l’ensemble des populations guinéennes. Cela conférerait à l’instauration d’une véritable légitimité dans la mesure où les élections seront transparentes et crédibles. Cela permettra d’envisager une nouvelle issue pour la sortie de crise dans laquelle le pays sombre depuis un certain nombre d’années. Le parti a pris le taureau par les cornes pour implanter des structures sur l’ensemble du territoire national et aussi à l’étranger. Nous sommes en train de faire en sorte que des congrès locaux puissent se tenir pour la désignation de nouvelles structures sur une base purement démocratique. Ce, pour participer d’une part au renouvellement de la classe politique, d’autre part pour assurer une assise beaucoup plus profonde à l’UFDG. Ce travail est actuellement en train d’être correctement fait par les militants et militantes du parti. De l’autre côté ça nous permet aussi d’engager une action de formation et de sensibilisation de nos responsables sur le processus électoral et les modes d’organisation du parti. Ce qui nous permet d’évoluer vers une préparation de l’ensemble de nos bases pour le recensement électoral qui est aussi un facteur important pour les élections qui profilent à l’horizon. Car c’est ce recensement qui permettrait d’avoir un nouveau fichier qui pourrait assurer une représentation de l’ensemble de la population électorale. Et sur ce, nous nous donnons les moyens pour que la grande majorité des populations guinéennes se fasse recenser pour participer à l’élection des prochains députés.

Pouvez-vous nous dire aujourd’hui si l’UFDG est implantée sur tout le territoire national ?

L’UFDG est aujourd’hui implantée sur l’ensemble du territoire national. Nous avons des implantations plus solides, ici comme à l’étranger. Je crois sur les 33 préfectures et les 5 communes de Conakry, l’UFDG se porte bien. Je pense donc que c’est une action d’envergure qui est engagée depuis quelque mois par l’UFDG et qui est en train aujourd’hui de payer. En plus nous sommes en train de faire en sorte que les comités de base de chaque quartier élisent leurs responsables au niveau des sections. La semaine dernière par exemple, on a présidé l’élection de responsables de section à Sangoyah Mosquée et à Sangoyah marché. Ce qui nous a permis de voir l’élection de nouveaux responsables à la base qui sont des cadres d’une grande envergure. Je pense ainsi qu’avec cette allure l’UFDG va contribuer à réconcilier une partie de nos populations, notamment l’élite et les cadres guinéens, avec la politique. Ce qui est extrêmement important pour un changement profond dans notre pays.

L’UFDG est aujourd’hui implantée sur l’ensemble du territoire national. Nous avons des implantations plus solides, ici comme à l’étranger. Je crois sur les 33 préfectures et les 5 communes de Conakry, l’UFDG se porte bien. Je pense donc que c’est une action d’envergure qui est engagée depuis quelque mois par l’UFDG et qui est en train aujourd’hui de payer. En plus nous sommes en train de faire en sorte que les comités de base de chaque quartier élisent leurs responsables au niveau des sections. La semaine dernière par exemple, on a présidé l’élection de responsables de section à Sangoyah Mosquée et à Sangoyah marché. Ce qui nous a permis de voir l’élection de nouveaux responsables à la base qui sont des cadres d’une grande envergure. Je pense ainsi qu’avec cette allure l’UFDG va contribuer à réconcilier une partie de nos populations, notamment l’élite et les cadres guinéens, avec la politique. Ce qui est extrêmement important pour un changement profond dans notre pays.

Comment sont aujourd’hui vos rapports avec les autres partis, notamment l’UPR et l’UFD ?

Je pense que nous n’avons pas de rapports conflictuels avec ces partis politiques. Nous respectons les vues et les positions de chaque parti, au-delà de l’UPR, l’UFD et autres. Par ailleurs nous nous avons nos propres ambitions. Je pense qu’au moment venu, en fonction des réalités du terrain, on n’est pas fermé à envisager des alliances avec n’importe quel autre parti politique sur des bases qui permettront de sauvegarder l’intérêt mutuel de chaque formation politique. Ce n’est pas une position fermée elle peut concerner ou l’UPR, ou l’UFR, le RPG et d’autres formations politiques. Nous n’avons pas à ce niveau une préférence. Nous sommes pour une grande ouverture, et nous voulons des alliances profondes et crédibles.

Quelle lecture politique faites-vous de cette situation qui prévaut actuellement dans le pays?

Je pense que c’est assez triste de voir la situation de notre pays se dégrader de jour en jour. Il faut voir que la révolution de janvier et février 2007 avait suscité beaucoup d’espoirs et malheureusement ces espoirs ont été déçus. L’équipe qui avait été mise en place par l’ex PM Lansana Kouyaté n’a pas été en mesure de satisfaire les espoirs et les attentes des populations guinéennes. La situation économique au lieu de s’améliorer s’est dégradée de plus en plus. Un sac de riz qui valait à peine 85 mille francs guinéens en fin 2006 se négocie aujourd’hui à 230 mille avec des niveaux de salaire très bas. Et le pouvoir d’achat s’est détérioré de manière vertigineuse ces 18 derniers mois. Le nouveau PM Ahmed Tidiane Souaré hérite d’un problème extrêmement épineux qui doit être pris en compte par l’ensemble de la classe politique guinéenne pour voir comment empêcher la descente aux enfers. Parce qu’au-delà d’une question gouvernementale c’est la question de la stabilité du pays et de la cohésion du tissu social qui est en jeu. Donc, je pense que tout le monde doit conjuguer les mêmes efforts pour une réconciliation.

Pensez-vous que ces crises à répétition risquent de compromettre le calendrier des élections législatives de cette année ?  

Je crois que c’est tout cela qu’il faudra prendre en compte au niveau de la définition du pacte social. Il faut prendre en compte les vraies contraintes du pays et les enjeux fondamentaux, ces enjeux sont principalement de deux ordres : la tenue des  élections législatives dans les meilleurs délais et la poursuite du programme avec le Fonds Monétaire international (FMI). A côté, il y a des revendications de tous ordres pour lesquelles il faudra voir dans quelle mesure les ressources nationales pourront permettre de régler certains aspects. Je pense que ça nécessite une concertation entre les principaux acteurs de la vie nationale. Notamment le gouvernement, les forces sociales, les forces armées et les syndicats pour voir à court terme comment se donner les mains pour sortir le pays de cette crise.

Nous venons d’assister à la restructuration des départements ministériels. On se retrouve avec 33 ministères et 3 secrétariats généraux. Quelle est votre réaction par rapport à cette restructuration ?

Je pense que pour le moment il est prématuré de donner un point de vue sur la question. Mais je pense aussi que le nouveau PM a pris en compte certains enjeux fondamentaux de la société guinéenne. Entre autres, la nécessité de la réconciliation des Guinéens, de l’emploi des jeunes de montrer à l’ensemble des catégories sociales que leurs préoccupations ne sont pas forcement des préoccupations gouvernementales. Je pense que ce sont tous ces éléments qui sont pris en compte pour proposer une nouvelle structure. Et si vous regardez bien la dénomination du ministère de la sécurité et de la protection civile c’est tout un programme. Je pense que c’est pour dire qu’il y a une volonté de changement.

Propos recueillis par Samory Keïta
L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com

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Vos commentaires
diallo alpha oumar, dimanche 22 juin 2008
pour moi la guinee na pas encore d`oposition digne de ce nom pour chasser le clan conte . cette oposition qui n`est toujour pas uni la avec sehaine raciste?
diallo alpha oumar, dimanche 22 juin 2008
pour moi la guinee na pas encore d`oposition digne de ce nom pour chasser le clan conte . cette oposition qui n`est toujour pas uni la avec sehaine raciste?
Bouba, vendredi 20 juin 2008
Je crois qu`avec une alliance forte entre les partis d`opposition on pourrait gagner aux legislatives prochaines.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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