mercredi 9 juillet 2008
Baccalauréat 2008 : L’échec d'Ousmane Souaré !

Du 30 juin au 4 juillet s’est déroulé le Baccalauréat unique, session 2008, sur toute l’étendue du territoire national. Ils étaient 87.743 candidats à prendre part à ces examens. Toutes les dispositions avaient été prises pour que le bac se déroule dans la rigueur et le sérieux, à l’image de l’année 2007, selon le ministre de l’Enseignement pré universitaire. Mais, les choses se sont passées autrement, avec des dérapages enregistrés, dans certains centres d’examen.

« Comme en 2007, la lutte contre toutes les formes de fraude et de tricherie (…) sera renforcée », avait prévenu le ministre de l’Enseignement pré universitaire et de l’Education civique, à la veille du lancement des examens nationaux. Cette déclaration du Dr Ousmane Souaré visait à dissuader les candidats et les surveillants, contre toute velléité de fraude, durant ces examens nationaux. Ces propos dissuasifs sont tombés dans des oreilles de sourds, au niveau de la plupart des centres d’examen, surtout à Conakry, où on a signalé des cas de fraudes. Il y aurait eu des fuites de sujets, dans la plupart des épreuves soumises aux candidats, mais également la surveillance aurait pêché par son laxisme. La présence des agents de sécurité devant les centres d’examen n’aurait pas empêché des gens à accéder aux lieux, pour glisser des bouts de papiers à des proches. Au deuxième jour du bac, le 1er juillet, nous nous sommes rendus dans un centre d’examen dans la commune de Matoto, où nous avons vécu nous même les faits. Nous avons pu ainsi entrer dans la cour pendant que les élèves étaient en pleine évaluation, sans aucune difficulté. A la pose, un candidat nous a confié que certains élèves avaient le sujet traité dans la salle. Il s’agissait de l’épreuve de Physique. Il en fut de même pour l’épreuve de Mathématiques, qui était connue de la plupart des candidats la veille. Il faut signaler aussi l’indélicatesse de quelques agents de forces de l’ordre qui, moyennant des espèces sonnantes et trébuchantes, faisaient parvenir le traité des sujets à des candidats. Des pratiques qu’on croyait pourtant révolues. Dans un centre d’examen, les candidas ont cotisé pour gagner la faveur des surveillants. « Moi j’ai payé 1000 francs guinéen et d’autres ont donné plus. C’est ce qu’on fait chaque matin pour donner aux surveillants, afin qu’ils nous laissent communiquer », révèle un candidat, visiblement content, après l’épreuve de Théologie. Ce constat nous amène d’ores et déjà à penser au retour de l’ancien système.

Samory Keïta
Le Démocrate, partenaire de www.guineeatu.com

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Vos commentaires
Ib, jeudi 10 juillet 2008
Laissez Souare tranquille. Vous n`etes jamais satisfaites. Band de malades
Mohamed, jeudi 10 juillet 2008
Samory, Analysons en INTELECTUEL. Dr Souaré avait promis et réalisé des examens PROPRES en 2007 avec le Gouvernement d`alors. Cette année, c`est à la veille des examens que l`équipe de Kouyaté a été renvoyée. Donc les FAUCONS des Services Examens en ont profité pour ventiler les sujets. Certains oublient que le renvoi d`une équipe à certains moments entraine forcement des DERAPAGE. Tel a été le cas des examens de cette année. Dr Souaré seul ne pouvait rien après la cassure de l`élan de changement avec le renvoi de Kouyaté. Alors soyons OBJECTIF. Il a été victime du système, ce démon qui dormais après les évènements de janvier et février 2007 s`est réveillé et commence déjà OPERER.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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