vendredi 1 mai 2009
Au nom de la démocratie !
Jacques Kourouma

Hitler fut élu démocratiquement, Staline aussi, Thatcher et Bush également, sans oublier Mitterrand ou Chirac. Et Sharon appartenait-il à un gouvernement démocratique ? Ignorons les gardes chiourmes des Etats africains.

 

Chacune de ces personnalités s’est présentée, lors de la campagne électorale, avec une besace pleine de promesses. Leur peuple crut en celles-ci. Une fois urnes fermées, les lendemains électoraux sont souvent sujets de frustrations, à cause des promesses non tenues. Parfois, les peuples sont amenés à sortir dans les rues pour en chasser certains élus. Les exemples ne manquent pas dans l’histoire des sociétés.

 

En France, après la première élection de Jacques Chirac, la fracture sociale, mot de campagne, fut oublié. Les Français lancèrent une immense grève qui emporta le gouvernement Juppé.

 

Récemment, ce fut la Révolution du Velours en Tchécoslovaquie. Le 17 novembre 1989, le régime communiste réprime violemment une manifestation d’étudiants, à l’occasion du 50ème anniversaire de la fermeture des universités tchèques par les nazis. En signe de protestation, la population sort dans les rues. C’est le début de la fin d’un régime communiste épuisé et lessivé par une fausse idéologie. De manifestations en grèves, le peuple tchèque s’octroie la Révolution de Velours après le rétablissement de la pluralité politique qui donna des élections libres.

 

Václav Havel, qui avait mené les négociations avec les communistes, fut élu Président de la République tchèque, le 29 décembre 1989.

 

C’est justement la promesse manquée des hommes politiques qui constitue l’essence de la démocratie, car elle oblige les peuples à renégocier leur choix avec leurs représentations.

 

Souvent aussi, au nom de la démocratie, l’humanité s’est bâtie par et sur du sang et des horreurs qui ont permis aux Hommes de réfléchir sur leurs conditions d’existence. Elle leur permet d’orienter la marche de l’histoire qui a rendu des nations fortes à base démocratie. Mais elles sont en permanence à surveiller, à renforcer, afin de répondre à l’aspiration des peuples en perpétuelle mutation.

 

C’est pourquoi, j’affirme qu’il n’existe pas de modèle démocratique, dans la mesure où l’évolution des sociétés n’est pas la même partout dans le monde. Qu’elle le serait, les animateurs n’ont pas la même culture et les populations n’expriment pas les mêmes besoins.

 

Ainsi, chaque peuple fait sa propre histoire, en concevant le mode de vie, les conditions de satisfaction de la gestion sociétale et donc, en façonnant sa démocratie. Sans cela, la pensée unique aurait dominé l’humanité. Et dans ce cas, il n’y aurait pas eu de souveraineté des nations.

 

Apparemment cette lecture de l’histoire semble échapper à bon nombre de mes compatriotes qui, au nom de la démocratie, veulent galvauder la transition en cours au pays. A telle enseigne qu’ils incitent à visiter le parcours d’autres peuples.

 

Au XIXème, l’antisémitisme prend une tournure plus dangereuse en Europe. Alors que les Juifs sont devenus citoyens français en 1791, certains catholiques et toute la droite leur reprochaient d'être trop fidèles à la République. Des journaux contre les Juifs furent publiés, en particulier par Drumont.

 

Que reprochait-on alors aux Juifs ?

 

S’ils étaient : 


Riches : c’étaient des "profiteurs" "qui aiment l'argent" et dépouillent les Chrétiens, selon leurs détracteur.s

 

Pauvres : ils étaient considérés comme des "parasites", et qualifiés de "sales, pouilleux..."

Patrons : c’étaient des capitalistes qui exploitent le peuple.

Révolutionnaires et anticapitalistes : ils étaient perçus comme des organisateurs de révolution, qui sèment le trouble.

C’est dans ce climat nauséabond de suspicion qu’intervint l’affaire Dreyfus, en1895, en France.

 En effet, un capitaine de l'armée française, Alfred Dreyfus, est accusé d'espionnage. Il est Juif, donc coupable. L'armée refusera pendant des années de reconnaître son innocence, allant jusqu'à faire relâcher le véritable coupable et fabriquer de fausses preuves contre lui. Il y eut aussi un combat courageux des "dreyfusards".

Dreyfus sera innocenté au début du XXe siècle, mais le mal était fait.

Hitler va donc reprendre cet antisémitisme et lui ajouter des théories farfelues et fumeuses, qualifiées de "scientifiques." Elles proclamaient la supériorité d’une certaine « race aryenne » (avec les Allemands au dessus de tout le monde entier) sur la « race juive ».

Voilà les racines du nazisme qui va exterminer une bonne partie des Juifs et provoquer deux guerres mondiales. Ce fut le fait d’un élu démocratique.

 

Joseph Vissarionovitch Djougachvili Staline, doté d’une réputation d’homme médiocre et peu cultivé, fut pourtant le modernisateur de l’URSS. En dépit de la terreur généralisée qu’il instaura dans son pays, il est resté aux yeux de son peuple le gardien du marxisme-léninisme face aux élites intellectuelles...

Ariel Sharon (né Ariel Scheinermann), simple ministre de la défense, s’exprima démocratiquement dans deux camps de réfugiés palestiniens : Sabra et Chatila. Malgré ce massacre, ses défenseurs louent son « pragmatisme» et sa stature de « grand homme d'État», tandis que les critiques qui lui sont destinées, évoquent sa « logique de guerre » et les crimes qui lui sont « attribués ».

Margaret Thatcher, "la dame de Fer", se décida démocratiquement à démontrer que l'Angleterre n’avait pas enterré son credo :"Britannia rules the waves". Elle le raviva loin, très loin de la terre britannique, en Argentine dans l’archipel des Malouines. Il y a vingt sept ans,  de cela. Encore une fois, au nom de la démocratie, l'Angleterre entreprit cette opération militaire.

François Mitterrand n’eut cure d’envoyer des gendarmes de la République française en Nouvelle Calédonie, dans le « jardin » des indépendantistes Kanak à l’Ouvéa. L'assaut donné par l'armée française, le 5 mai 1988, s'était soldé par la mort de dix neuf kanaks  (Chiffre officiel), mais dans quelles conditions ?

 

Toujours au nom de la démocratie, on tua !

 

Georges Bush, ce 43ème président de la première puissance mondiale, usa de la démocratie pour tromper le monde entier devant l’assemblée de l’ONU. Il fit ainsi un mensonge démocratique qui lui permit de mettre à sac, à feu et à sang, l’Irak de Saddam Hussein, lequel finira au bout d’une corde, également démocratique. Sous son règne, le terrorisme a prospéré et l’équilibre mondial s’est fragilisé.

 

Ces quelques exemples pour dire à mes compatriotes, que la démocratie est un idéal. Il n’a pas de modèle. Chaque société humaine aspire vers ce point de mire, sans que les générations l’atteignent parfaitement et pleinement. Ce sont ce rêve et cette utopie qui donnent la force aux stratèges politiques de confiner la majorité dans cette fiction bien attirante.

 

Elle est au service des puissances économiques, si bien que nous, Africains, oublions généralement que notre continent  a produit de grandes civilisations, nourries de démocraties. Ces civilisations ont donné de courageux rois tel que Moussa 1er qui découvrit l’Amérique, le premier, même si ses traces ont été vite  effacées au profit d’un certain Christophe Colombe.

 

Voilà des Guinéens s’inscrivant dans une démarche, on ne peut similaire à celle qui fut appliquée aux Juifs. Au sujet de Dadis et ses compagnons, ils distillent, ici et là, des mensonges, propagent l’ethnicisme, font l’éloge de la vanité « intellectuelle », pour leur dénier toutes qualités, sauf l’incompétence. Pourtant, nous avons tous à gagner en mettant, en cette phase de notre évolution, notre intelligence, notre génie et nos compétences, ensemble, pour aider la Guinée.

 

Si les nouveaux tenants du pouvoir échouent, c’est la Guinée qui perd, et avec elle, tous les Guinéens. L’expérience du demi-siècle passé, devait nous éclairer et substantifier autrement notre réflexion sur le nouveau destin à écrire.

 

Pendant cinquante ans, il y a eu des opposants carriéristes. Leur moisson, en matière de changement, a été insignifiante, sinon qu’elle a aidé les deux dictatures dans leurs crimes.

 

Cela n’ayant rien apporté de positif au pays, une autre stratégie ne serait-elle pas à expérimenter ? Celle-ci consistera, par exemple, à additionner nos expériences diverses et variées pour servir le pays, parce qu’il n’est ni la propriété du CNDD, ni d’un quelconque groupe, mais le bien à tous les Guinéens. Cela est encore possible, si nous acceptons de créer l’espace nécessaire et les conditions favorables.

 

Les jeunes patriotes ont jusqu’à présent prouver qu’ils veulent remettre le pays sur le droit chemin. Les Guinéens qui vivent leur gestion au quotidien, même altérée de couacs et erreurs de parcours, sont majoritaires à reconnaître l’aspect positif de l’effort fourni.

 

Que voulons-nous alors, de la Guinée ou pour elle, chers compatriotes ?

 

La démocratie ?

 

Elle n’est pas une marchandise que l’on importe dans un pays ! Il n’existe pas, non plus,  de modèle à plaquer à l’évolution des peuples et des sociétés.

 

La démocratie est d’une époque, et surtout, l’œuvre de toutes les composantes, sinon de la majorité de citoyens d’un pays qui marche en convergeant vers un idéal, un objectif.

 

Pourquoi certains pensent-ils que la démocratie est seulement intellectuelle et civile ?

 

La démocratie s’enracine dans l’amour de la patrie, accompagnée de l’adhésion de la majorité au principal pouvoir, avant toutes autres considérations. C’est pourquoi, le CNDD doit légitimer son pouvoir, en créant les conditions d’épanouissement de chaque citoyen guinéen à travers le travail. Celui-ci viendra du lancement des grands chantiers devant relever la Guinée. De l’abondance, qui en découlera, naîtra la liberté qui produira la démocratie guinéenne, parce que l’homme qui a faim ne sera jamais libre et ne saura porter un choix libre pour qualifier son destin en meilleur.

 

 

Paris, le 1 mai 2009

 

 

Jacques Kourouma
pour www.guineeactu.com
 

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Vos commentaires
Me LAMAH Dakar, mercredi 6 mai 2009
Merci M.Jacques de votre reflexion et du rappele des grandes histoires qui ont emaillées l`humanité. Je confirme autrement que la démocratie n`est pas seulement organisée les élections et élir un civil, non c`est le comportement de respects des valeurs démocratiques et de liberté du citoyen. Ce n`est pas le Président de la République qui fera la démocratie ni la consacration de l`Etat de droit. La démocratie sera pleine avec sa fille liberté quant les guinéens accptent le changement.
Amadou Diouldé BAH, lundi 4 mai 2009
Au terme des 100 jours de l`avènement du CNDD le président DADIS était très populaire.Mais son projet de démolition de bâtiments a commencé à effriter cette ferveur. Je pense que c`est une bavure de s`attaquer aux acquéreurs qui disposent de tous les documents officiels réquis, regulièrement établis sans dédommagement. Ne dit-on pas que l`administration est une continuité? Je crois qu`on devrait plutôt interpeler les fonctionnaires véreux qui ont sciemment vendu l`invendable! Que DIEU guide les pas du président DADIS pour ne pas rétablir la justice avec l`injustice.
Barry A., lundi 4 mai 2009
« Prenons le temps nécessaire pour observer et constater les actes du C.N.D.D… » Mr A. BAH, vous avez besoin de combien de temps pour « observer et constater » que les vols à mains armées sont perpétrés par des bérets rouges dans l’impunité la plus totale ? Pour voir l’ampleur des destructions d’habitations de citoyens guinéens ? Pour constater ce qui vient de se passer au marché de Belle vue ? On détruit des magasins et boutiques pour laisser ériger des tentes dans la boue afin d’étaler dessus des aliments qu’on mange crue. Nous avions espérer que le CNDD allait parfaire ce qui existe, pas de casser ce peu là. A Pita par exemple, au bord de la nationale, il y a de belles maisons qui sont marquées de la fameuse croix. Y a-t-il un projet d’élargissement de cette route à l’immédiat ? Pourquoi cette précipitation à la destruction pour augmenter le nombre de malheureux ? Nous voulons savoir si la Guinée manque d’espaces à tel point. Arrêtons cette méchanceté ! Cet égoïsme ! Cette jalousie négative. C’est exactement de telles attitudes qui ont conduit Sékou Touré et Lansana Conté à minimiser le peuple de Guinée. On est très facile à instrumentaliser. C’est comme si on a déjà oublié l’état dans lequel on a fêté le cinquantenaire de « l’indépendante dépendance » du pays. C’est comme cela que nous tirons les leçons ? C’est pitoyable !
A. BAH, dimanche 3 mai 2009
Chers frères et chères sœurs, La démocratie n’a pas besoin que des intellectuels bardés de diplômes de grandes écoles comme Harvard, Standford, Yale, Sorbonne, Cambridge, etc soient au pouvoir; elle a tout simplement besoin de patriotes engagés, volontaires et pragmatiques. La démocratie c’est tout simplement le pouvoir exercé par le peuple. Ne nous cramponnons pas toujours derrière les expressions émises par les occidentaux. Nous pays africains, nos réalités sociale, économiques et politique sont différentes de celles de l’occident ; ALORS CREEONS NOTRE PROPRE MODELE DE DEMOCRATIE EN EVITANT DE FAIRE DU COPIER COLLER. Cher frères et chères sœurs, je ne cesserai jamais de vous le dire, LE RESULTAT ATTENDU N’EST – IL PAS L’AMELIORATION DES CODITIONS DE VIE DU GUINEEN ? Ceux ( allusion faite aux leaders de partis politiques) que les uns et les autres croient pouvoir résoudre les maux dont souffre la Guinée pourraient se révéler décevants une fois arrivés au pouvoir. ALORS, DONNONS NOUS LA CHANCE POURQUE LES MEMBRES DU C.N.D.D PUISSENT METTRE EN ŒUVRE LES BASES D’UN DECOLLAGE SOCIO – POLITICO – ECONOMIQUE DE LA GUINEE. Notre souhait est que cette belle Guinée soit un pays émergent. En effet le forum sur le Conseil National de la Transition est également de la Démocratie car c’est le peuple qui va directement et librement exprimé ses opinions. SEUL L’OPINION DU PEUPLE EST LEGITIME. Prenons le temps nécessaire pour observer et constater les actes du C.N.D.D et après le peuple aura toujours le dernier mot. JE CROIS EN LA VOLONTE DU PRESIDENT MOUSSA D. CAMARA DE SERVIR CETTE BELLE GUINEE DANS L’INTERET DE SON PEUPLE. Soyons patients et ne cédons pas aux pressions ni des partis politiques, ni de la communauté internationale. D’après le Général De gaulles « Un pays n’a pas d’amis, un pays n’a que des intérêts. ». ALORS METTONS D’ABORD LES INTERETS DE LA GUINEE EN AVANT. Bien de choses à nous tous. A. BAH depuis Bamako/MALI
Lamarana Diallo, Londres., samedi 2 mai 2009
Je crois qu`il est important de rappeler a Mr Kouroumah que le seul modele que la guinee a jusque la experimente est la Dictature. C`est dans cette culture que vos amis du cndd ont grandi. Donc, le seul modele qui reste a experimenter chez nous est la democratie. Alors, si vous pouvez pas contribuez a cela, au moins ne noyer pas le poisson.bien a vous.
Amara Lamine Bangoura, samedi 2 mai 2009
Bel expose de faits historiques connus de tout esprit Superbe chronique d`evenements historiques connus de tous.Mais,l`auteur s`obstine, a tenir un discour assez virulent a l`egard du systeme politique democratique,depuis sa genese.Or pourtant,il n`y a pas d`element de survivance social,d`emblee,au sens negatif.Autrement,loin de la perfection,la democratie demeure,le mode de gouvernement le plus equilibre et partant le plus transparent.L`histoire de l`evolution des societes nous enseigne,qu`il n`existe point de schema preetabli,applicable a toutes.Loin d`etre lineaire,les mutations carecterisant les communautes,s`operent plutot en spirale.Sans equivoque aucune,les vertus de la democratie bien comprise ,dans un contexte adequat et adapte,sont incommensurables.Pretendre,a l`image de cet autre Jacques,que la democratie est un luxe pour l`Afrique,ou ,de ce Generale qui,jusqu`au jour de son arrestation,clamait haut et fort que la democratie est incompatible avec nos us et coutumes,releve d`un manque de discernement inadmissible.Quoi qu`il en soit,une democratie balbutiante finira par se consolider,car expression de la volonte majoritaire,tandisque,un regime d`exception,n`aura jamais de legitimite,puisque synonyme d`usurpation,de confiscation.J`ai l`ultime conviction que,le peuple de Guinee,malgres les strategies ethniques et regionalistes ,de certains pretendus intellectuels en manque de reperes,fera encore,une fois de plus,preuve de maturite,en dejouant les manoeuvres sordides des marchands d`illusions et autres pyromanes de tous les bords.vivent les elections libres et transparentes, facteurs de devoloppement durable et de cohesion nationale renforcee.Non,il n`y aura pas de Tsunami!A.L.B-Birmingham,AL-U.S.A
balde, samedi 2 mai 2009
Nous Guinéens, continuons de subir les barbaries des régimes que nous mêmes fabriquons. Après le régime sanguinaire applaudit aveuglement par tous pendant 26 ans sans rien comprendre, malgré toutes ses atrocités, il y a eu celui de la grande gabegie, de la médiocrité ignoble que nous avons également accompagné durant 24 ans sans rien comprendre. C’est maintenant un autre régime, plus dangereux que nous sommes entrain de préparer, à travers nos anciennes habitudes (soit par des écrits, des louanges, ou par des applaudissements…). Un régime militaire issu du précédent que nous croyons disparu qui brada tous nos domaines publics, toutes nos petites unités de production où plusieurs familles gagnaient tranquillement leur vie sans voler. Ces militaires qui clament leurs innocences dans ce bradage. Et pourtant, chaque propriétaire détient des papiers justifiant ses droits, papiers signés par ces mêmes militaires (donc preuves irréfutables de leur culpabilité). Ces mêmes militaires qui se croient au dessus de la loi. Ces mêmes militaires que nous glorifions aujourd’hui encore montrent des signes évidents révélateurs d’un futur régime destructeur des édifices qui font la fierté de la Guinée. Il semblerait qu’ils envisagent de détruire, dans toutes les villes du pays, plus de la moitié des réalisations. Au lieu de construire, eux, ils détruisent. Sinon, la Guinée a de très grandes brousses pour implanter toutes sortes d’infrastructures que l’on veut. Mais tant que le peuple de Guinée ne comprendra pas qu’un régime doit rendre compte de ses actes, nous seront dominés, brutalisés, expropriés et maltraités, des victimes sans justice, tant que les guinéens ne comprendront pas donc, ces militaires continueront de nous terroriser. Guinéens frères, arrêtons de glorifier des gens qui n’ont rien fait pour nous, arrêtons de les venter sans aucun résultat positif. Laissons nos dirigeants lutter durement pour accéder au fauteuil. Ne les transportons pas dans nos bras pour les introniser.
Ismael Souare, samedi 2 mai 2009
Ce que vous ne semblez pas comprendre, cher M. Sow, c`est que pour M. Jacques Kourouma, il serait de mauvaise foi, de soutenir qu`un régime militaire incompetent et sans formation intellectuelle ne puisse pas démocratiquement diriger la Guinée. Il suffit de lire attentivement cette question qu`il pose, pour s`en convaincre: "Pourquoi certains pensent-ils que la démocratie est seulement intellectuelle et civile ?" La période de transition? il n`en a cure! Pour lui, « le CNDD doit légitimer » un pouvoir, que personne ne lui a donné, en lançant « des grands chantiers devant relever la Guinée. De l’abondance, qui en découlera, naîtra la liberté qui produira la démocratie guinéenne ». Tout un programme !, Bref pour ce Monsieur, il n’y a pas de période de transition. Les militaires ont pris le pouvoir et doivent le garder Pourquoi voudrait-on qu’ils soient coute que coute civils et intellectuels pour en avoir le droit ? Voilà sa lecture de la transition. Le drame dans tout cela, c’est qu’il n’est pas de bonne foi ! Voilà en effet, un homme qui s’égosille au nom de la démocratie et des droits de l’homme, tout en cherchant à faire l’impasse sur : 1 - Les résultats d`enquêtes effectuées par une coalition regroupant huit ONG de défense des droits de l`homme et faisant état de "186 morts et près de 1.200 blessés entre janvier et février 2007" de "940 arrestations suivies de détention et tortures, 611 pillages, 202 incendies, 1 disparu et 28 viols. 2 - Le rôle joué par certain membres du CNDD dans le massacre de policiers en 2008 3 - Les décentes ciblées et musclées chez certains citoyens, en violation des règles les plus élémentaires du domicile privé 4 - La propension à l’irrationnel qui consiste à faire prêter des serments de fidélité à deux hommes du CNDD… Comme le disait M. Ibrahima S. Makanera, « L’un des problèmes difficilement surmontables de notre peuple est que la notion du bien et celle du mal n’ont pas une définition objective, mais plutôt subjective. Un ancien ministre est bien parce qu’il appartient à notre parti politique, à notre région ou à notre ethnie. Un autre ancien ministre est mauvais parce qu’il n’appartient pas à notre parti politique, à notre région ou à notre ethnie. Voilà le drame de notre peuple.” Méditons-y !
Barry A., vendredi 1 mai 2009
« C’est pourquoi, le CNDD doit légitimer son pouvoir, en créant les conditions d’épanouissement de chaque citoyen guinéen à travers le travail. Celui-ci viendra du lancement des grands chantiers devant relever la Guinée. De l’abondance, qui en découlera, naîtra la liberté qui produira la démocratie guinéenne,… ». Donc, selon vous, nous devons attendre la création de la richesse avant d’avoir droit à la démocratie. Nous nous pensons à l’inverse. On m’a toujours appris que la démocratie est universelle. Globalement nous voulons la démocratie véritable. Il y avait au temps de la révolution, des gens qui soutenaient que le pouvoir de Sékou Touré était démocratique. A partir des années 93, on n’a pas arrêté de nous chanter que la deuxième république est fortement démocratique. Démocratie à la guinéenne, ça suffit. « Pourquoi certains pensent-ils que la démocratie est seulement intellectuelle et civile ? » Ah Jacques, quelle acrobatie !!! Pourquoi pensez-vous que la force est seulement militaire ? On vous a largement compris, « le CNDD doit légitimer son pouvoir ».
BALDE MS, vendredi 1 mai 2009
Moi aussi n`etant pas bien lettreR, je ne vois pas une relation entre toute cette Histoire avec la Guinee, qui est fatiguee DE DICTATURE...Votre DADIS si on lui donne la chance, il sera pire Staline, ce Mr la semble etre derangeR, je vous refere a sa video, sur diamano tv. On veut un leader, pas un fou
sow, vendredi 1 mai 2009
Mr Kourouma,Qu`est ce que vous voulez défendre dans cet article?Je ne comprends rien. La démocratie est t-il un mauvais système?.Je pense que non. Vous avez choisi de mauvais exemples pour etayer votre thèse surtout quand vous comparez le systeme qui a permis à hitler d`accéder au pouvoir aux autres systemes. Nous devons tous aider le cndd à se désengager le plus vite car la simple volonté ne suffit pas. Il faut une vision, une stratégie et des compétences pour faire en sorte que la guinée ressemble à un pays normal.La volonté de Dadis est réelle mais est ce que ces compagnons veulent le suivre et partagent son idéal. Je pense que non. Sans compter que la volonté ne suffit pas. Il faut une stratégie, une organisation et des ressources humaines. Casser les maisons n`est ni une priorité ni une stratégie. Le marché de belle vue a été detruit et après? Pourqoui n`avoir pas demandé aux promoteurs de payer le domaine à son juste prix et rétrocer ces ressources à la population de belle vue. Qu`est ce que les habitants de belle vue vont faire d`un terrain nu?Il faut que les guinéens arretent les reflexes jaloux ou envieux et évitent la mediocrité.Quatre Priorités:préparation des elections, lutte contre la criminailité,eau et electricité.Wa salaalam

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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