 |
Monsieur pseudo Nasser, vous connaissez mal ceux à qui vous tentez d’exhiber vos biceps ramollis, pour impressionner et intimider alentour. Allez faire admirer votre torse ratatiné, tout en tronc sec, à vos semblables ; ils vous croiront, eux, peut-être. Si vous pensez qu’il suffit de dire que « ceci est faux » et «cela est nul » pour qu’il en soit ainsi, vous feriez mieux de vous taire et de laisser les professionnels du métier s’aventurer dans cet exercice, dans lequel on vous a abandonné à votre sort. Il y a des règles à tout. Ne vous l’a-t-on jamais appris à l’école ? Je ne relèverai pas toutes les contradictions qui émaillent votre récit, décousu de confidences empressées de Assiatou. Vous êtes si déstructuré dans votre esprit qu’on a peine à vous suivre ; il vous arrive même de dire le contraire de ce que vous pensez ! Vous livrez tout ce qui vous passe par la tête en vrac, sans doute pour éviter d’oublier ce que vous avez pu glaner ici et là, avec un complexe si affligeant de pathos à étaler votre infériorité, dans le genre « vous n’êtes pas seul à bien manier la plume ». Mais qui vous dit du contraire ? Redressez-vous de votre courbure ! De vous épater, nous n’en avons aucunement la prétention. Nous sommes tous, toujours à apprendre de la vie, même si, dans vos incohérences, vous vous réclamez des gens accomplis, de la classe des premiers militants, que vous nous déniez. Qu’importe d’être le premier ou le dernier, l’essentiel étant de bien assimiler les règles du jeu ! Vous êtes assurément un cas qui intéresserait bien un psy. Soumettez-vous, si l’envie vous taraude, à une telle analyse ; elle vous débarrassera de vos phobies ! Elle vous aidera à lever le masque encombrant. Même taillé sur mesure, vous jouez très mal votre rôle de larbin apprivoisé. J’en ai encore un fou rire à tordre les tripes. Calmez vos nerfs ! Qui vous a envoyé au front tester votre talent de piètre comédien et importuner notre capacité à réagir ? Allez vous ébrouer dans les coulisses de sales besognes, de dénonciations et de dénigrements en tous genres ! Vous auriez été utile à la révolution : les agents secrets se cachaient, à l’époque, sous des traits d’emprunt, croyant servir une cause. Vous progressez dans votre raisonnement avec la logique d’un individu en mal de reconnaissance, souffrant de complexes accumulés votre vie durant. En voici un : « Tolomsè de Créteil un parfait inconnu, complètement détaché des réalités guinéennes. » Pour une fois que vous pouvez déverser votre bile sur quelqu’un qui vous fait de l’ombre, profitez-en. Vous serez libéré d’un poids qui compresse votre ego. Du reste, qui vous a dit qu’il a besoin de célébrité ? Pour votre information, je passe les vacances en Guinée tous les ans, depuis l’ouverture politique ; mes titres de séjour en font foi. Je vous déçois, n’est-ce pas ? Dévoilez-vous au moins, comme nous autres l’avons fait, vous qui pensez être si important dans votre nouveau parti politique, dit de la Fronde ! Vous qui êtes célèbre en Guinée, de quoi avez-vous peur ? Ou bien alors, personne ne vous connaît encore de votre nom, non plus. Barry Nasser ! Nous sommes quitte. En souffrez-vous tant ? Vous vous inventez, sans cesse, dans votre récit, un nouveau personnage. A qui voulez-vous faire croire de votre antériorité supposée de militant à l’UPR ? Vous y croyez, vous, vraiment ? Vous n’avez aucune conviction politique, cela se sent. Vous ressemblez plutôt à un gamin de quartier, qui roule des mécaniques, pour reconquérir un territoire perdu de petits copains. Vous êtes un de ces pique-assiette, qui naviguent entre la société civile et la politicaillerie guinéenne, scrutant les signes d’une embellie qui pourrait leur profiter. En attendant, arrogance et stupidité réunies, que dites-vous de vos « déclarations insensées », qui vous empêchent de « gaspiller votre encre pour me répondre », débitées au nom de Assiatou ? Qu’est-ce qui vous retient ? C’est parce que votre interlocutrice n’avait plus rien à vous dire, au bout de quelques heures de bavardage inconstant et stérile à répétition, qui transparaît dans vos propos, tellement fades et puérils, que je me surprends à éprouver de la pitié pour vous. Et puis, vous vous étonnez que l’ancien Ministre Kassory Fofana ait invité son parent Chérif Sékou Fadiga à passer quelques jours avec lui et de vieux potes aux USA. Mais Barry, les deux personnalités se connaissent depuis toujours, dans leur région natale de Forécariah. Ah oui ! Vous ne le saviez pas. Elles ne partagent sans doute pas les mêmes convictions politiques, mais qui y a-t-il de mal à s’entendre sur d’autres choses, qui soutiendraient une amitié, au-delà de tout ? Vous auriez dû compléter notre information par ce détail-ci, embarrassant et croustillant pour vous, en notant que votre protectrice, à bouts de nerfs, avait, elle aussi, sollicité « l’élément peu fréquentable » en question, pour récupérer son terrain spolié par des gens sans foi ni loi, qui écument Conakry. C’était, il est vrai, juste un court instant pour elle de vivre en paix à Paris, débarrassée de ce souci domanial, avant que tout ne soit remis en cause par les mêmes crapules et, néanmoins associés dans la Fronde. Au lieu donc de demander des précisions d’un autre ordre à Fadiga, avec une arrière-pensée de mauvaises intentions, pourquoi ne chercheriez-vous pas à apprendre de votre présidente le bilan de ses quatre ans de vice présidence. Demandez-lui si elle a réuni, une seule fois, la communauté guinéenne de France ; si en sa qualité de Vice-présidente, elle s’est présentée, de son initiative, aux Fédérations voisines du Benelux, d’Allemagne ou de la lointaine Amérique. A-t-elle une fois pris la décision de se rendre dans les fédérations de Haute Guinée, de la Guinée Forestière, de celles de Basse Guinée, de celles proches de Labé ? Arrêtez Barry Nasser, ne jouez pas à ce jeu d’enfant qui cherche à se faire aimer ou pardonner par ses parents, en inventant des histoires. C’est Assiatou qui aurait besoin des militants de l’UPR, au lieu d’attendre d’eux des comptes rendus détaillés des séances. Car un mouvement politique ne tire sa force que de l’engagement de tous, ensemble, et non d’une combine à être aux aguets des faux pas des autres, un gourdin à la main. C’était au temps de la révolution que cela se passait. Non ! Je ne dois pas vous faire que du tort, si telle est l’idée que vous vous faites de moi. Magnanime et fair-play, je le suis aussi, modestie mise à part. Vous avez juste raison sur une seule chose, mais l’ennui c’est que vous tombez aussitôt dans vos travers. En effet, je conviens avec vous que Lémy et Thierno Oumar, frères de Siradiou Diallo, ne doivent pas se réclamer, à eux seuls, de la légitimité de l’UPR. Une telle vue est bien loin de leur intention. Je n’ai aucun doute sur leur engagement et leur probité politiques. Mais alors, de quel autre droit Assiatou revendiquerait-elle cette légitimité ? Par quelle contorsion en êtes-vous arrivé à vous le faire croire ? Aussi, si vous ne le saviez pas, mon « vieux militant » (puisque tel est votre vœu), l’UPR n’appartient à aucun de ses militants en particulier, même pas à notre regretté Siradiou, mais à l’ensemble de ses membres, au service du meilleur de la Guinée. Et là, je ne crois pas trahir cette idée généreuse de notre premier président du parti, qui anime les militants. Rassurez-vous, même si cette démarche ne vous arrange pas, nous sommes tous amis et beaux-frères de Assiatou, dans nos cœurs, en dehors de ses errements politiques. Nous sommes loin de trahir ses secrets. Mais nous combattrons ses manières de procéder dans le parti, jusqu’à la faire revenir à la raison, la raison qui invite à la démocratie, au dialogue clairvoyant. Normal donc que nous la dérangions, à Paris où elle passait le plus clair de son temps (elle n’y fera peut-être plus que de courts séjours !) comme vous dites, de jour comme de nuit, par nos appels téléphoniques répétés. Elle est la Vice-présidente de l’UPR, censée être au service des militants. De ces appels au téléphone, qu’est-ce que vous avez dû en souffrir, mon pauvre, et en mourir de jalousie lorsque vous ne parveniez pas à la joindre ! C’est donc vous, Barry Nasser de votre surnom, qui avez besoin « d’être dans ses bonnes grâces », vous que le fumet du gain, que vous pressentez des services rendus à la cause commune, titille déjà les narines. Vous cherchez à vous placer en bonne place de la liste de cooptation, puisque la fronde se défend d’utiliser les méthodes qu’elle condamne, par ailleurs. Sachant désormais de vous, que « la politique est un sale et dangereux métier », seule leçon de mauvais goût que vous avez retenue de la politique révolutionnaire, je ne vous ferai plus l’honneur de répondre à vos commérages, érigés en règle de conduite. Seulement, pour tout vous dire, votre première sortie de porte-parole attitré est une copie bâclée, à refaire : vous avez raté votre prestation, que vous vouliez pourtant originale et dissuasive. Vous êtes resté scotché à « la voix du maître ». Pour ça, vous ne vous en prendrez qu’à vous-même : vous avez cherché à être, trop tôt, un vrai « loup lâché » dans la bergerie, pour une tâche qui ne sied pas à votre corpulence. Vous êtes encore si maigrichon d’esprit et de corps, qu’il vous faudra engloutir tout le pactole mis à la disposition du clan, et vous refaire la peau décatie de loup affamé. A force, vous réussirez à enraciner vos crocs mollasses et jaunis de loup en errance, que vous êtes toujours resté, et apprendrez à obéir et à bien mordre les morceaux choisis. Mais si, malgré tous les efforts de vous adapter à votre nouvelle situation, vous ne retenez rien de la leçon de l’échec programmé, il ne restera plus qu’à désespérer de votre cas. A votre passage, on aura raison de clamer après vous : eh, boboti boti oto ! Assiatou, entêtée, tu l’es et je le sais. Tu fais une bêtise. Mais en plus, ce Barry Nasser-là et d’autres marchands d’illusions, profiteurs de ta naïveté, qui découvrent subitement en toi des qualités insoupçonnées de leader et de grand penseur, te perdront, à coup sûr. Or de cette faune, il n’en manque pas, sous le ciel ombrageux de Conakry et de Guinée. Tolomsè CAMARA pour www.guineeactu.com Créteil, le 30 avril 2008
|
 |