vendredi 26 novembre 2010
Arrestations d’enfants, violences sur des innocents : analyse des images et des faits

Il apparaît de face, assis sur le sol, les jambes allongées et les bras au dos, liés sans aucun doute. Il est entouré d’hommes en uniforme, qui, de temps à autre, lui donnent de petits coups de pied en guise d’ordre, pour redresser sa position par exemple. Il est calme. Puis on dépose un objet sur ses jambes. C’est un grand couteau industriel, un coupe-coupe, en fait. On l’interroge sur l’instrument en question : l’arme qu’on l’accuse de détenir au moment de son arrestation. C’est à partir de là que les paroles sont saisissables.



 

http://www.youtube.com/watch?v=eIukEyqOYqc&feature=related


« C’est pas moi ! »
dit l’adolescent. Mais on insiste pour qu’il dise où il a pris la redoutable arme blanche. Il persiste qu’il ne sait pas d’où vient le couteau. Les questions se multiplient, sur son identité et, bien sûr, sur l’arme posée sur ses jambes. On comprend qu’il s’appelle Mamoudou Bah, qu’il est chauffeur de camion et qu’il réside à Dabondy. Il déclare qu’il était assis dans son domicile quand on est venu l’arrêter.

Alors intervient une femme, un peu à l’écart. Elle veut l’aider, puisqu’elle est femme :

« Si tu dis la vérité, moi, je suis femme, je vais prier mes collègues [en ta faveur] ; mais si tu ne dis pas la vérité, billâhi, nous te ferons souffrir ! »

De son côté l’enfant persiste : « Au nom de Dieu, je revenais juste des toilettes. J’étais assis dans la maison quand ils sont venus m’arrêter. » Il insiste qu’il ne sait pas où ils ont pris l’arme, en tout cas, ce n’est pas avec lui. Mais ses interrogateurs n’en démordent pas. À peine le laissent-ils parler d’ailleurs. Pour dire les quelques mots ci-dessus, il a été interrompu à quatre reprises : « Hakkude an … Hakkude an e Allah [Entre Dieu et moi] … » l’entendait-on répéter, pendant que ses interrogateurs rejetaient déjà ce qu’il voulait dire, avant même de l’avoir entendu.

Tel est le résumé d’un des trois clips que nous avons analysés dans cet article, pour mieux informer le peuple de Guinée et l’opinion internationale. Ici, le plus important est « la vérité » que réclame la femme qui veut « aider » le détenu. C’est comme la « Vérité du Ministre » dont parle Abdoulaye Portos Diallo dans son livre, à propos de sa propre interrogation par le Comité révolutionnaire au Camp Boiro. C’est, en fait, comme la Vérité du Responsable suprême de la Révolution.

Lorsque des innocents étaient jetés au Camp Boiro, on les faisait effectivement souffrir (comme dit la femme) tant qu’ils ne disaient pas « la vérité ». Convaincus de leur innocence, certains parvenaient à écrire au Responsable suprême de la Révolution pour dénoncer les actes de barbarie et d’injustice qu’ils subissaient. Évidemment ils ne savaient pas que tout le système de la Révolution travaillait ensemble, de la même manière, de la base au sommet : les réponses qu’ils recevaient du Responsable suprême de la Révolution les frappaient de stupeur. Dans l’une d’elles, lue dans le témoignage d’Alsény René Gomez, un autre survivant de Boiro, on voit ceci :

« Dis-nous donc toute la vérité si tu veux vivre… »

N’ayant pas dit cette vérité, le détenu qui a reçu la lettre cessa effectivement de vivre, en moins d’un mois, soumis à une diète noire après les interrogations.



 

 (Source : Camp Boiro : Parler ou périr par Alsény René Gomez)

Venons-en au second document. Dans un clip de 2 minutes 40 secondes, on voit un groupe de jeunes personnes, chétives pour la plus part, trimballées par des agents en uniforme. On les fait asseoir, leur ordonne d’ôter les chaussures, les chemises, puis les pantalons. Dès le début on entend les injures. C’est avec le cœur serré que nous transcrivons ces injures mais, pour pérenniser la vérité, nous sommes tenus de transcrire fidèlement ce qui a été dit. Voici, entre autres, ce qu’on entend dans ce document :

« Nyanngamadî ! Bâtard ! Bhottèrè maa ! … Vous allez comprendre !... Chien ! » (voir la vidéo à la 2e minute et 8 secondes)

L’agent en uniforme qui proférait ces injures, s’adressait à l’un des détenus pour lui ordonner d’ôter son pantalon. Apeuré, le torse nu, le jeune esquisse même un signe de garde-à-vous, pour symboliser sa soumission, puis se hâte d’exécuter l’ordre donné : enlever le pantalon.



 

http://www.youtube.com/watch?v=JAlrIMS0YYg


Ils étaient environ une demi-douzaine dans le lot. Dans le document on n’entend que les quatre noms suivants, tous d’une même ethnie :

- Mamadou Djouldé Diallo

- Mamadou Pathé Diallo

- Thierno Mamadou Saïdou Barry

- Thierno Abdoulaye Diallo

Dans l’une ou l’autre des vidéos, on ne voit pas le visage des interrogateurs. Il semble que tout a été fait sur plan. On montre seulement les détenus, pour effrayer les populations, et on parle en soussou, pour que ce soit des agents de cette ethnie qui commettent les exactions. Il faut aussi noter que les vidéos ne montrent pas la suite de l’interrogatoire. « Les minutes qui ont suivi, ces enfants déshabillés, ont été battus à sang », disait un témoignage.

Le troisième clip, de 2 minutes 50 secondes, est très difficile à regarder. Il commence avec des coups de feu et l’image de deux véhicules : un grand camion militaire et une camionnette. À la 41e seconde, on voit un homme en uniforme transporter un corps apparemment sans vie sur ses épaules. Il vient laisser tomber le cadavre près du camion. Puis on voit un groupe d’agents en uniforme tirer le corps pour, apparemment, le charger dans le camion. On entend des voix d’observateurs en cachette dire en poular : « Heh ! Bhè fellî kadi goddho ! Bhè fellî goddho gô kadi ! » (1e minute et 6 secondes) autrement dit : « Ils ont tiré encore sur un autre ! Ils ont tiré sur un autre, encore ! » Ceci indique qu’ils avaient donc tiré sur une autre personne, voire plusieurs autres personnes, chose qui se comprend d’autant plus qu’on ne voyait pas l’intérieur du camion : d’autres corps pouvaient bien y être déjà. On distingue en tout quatre hommes en uniforme, dont un avec le T-shirt bleu de la FOSSEPEL, qui s’affairent quelque temps entre les deux véhicules….



 

http://www.youtube.com/watch?v=RWkoebcHYJ8


Signalons qu’en plus de ces arrestations et meurtres à Conakry, divers autres crimes on été commis à l’intérieur du pays. Rappelons le témoignage authentique –
déjà publié dans un de nos articles – d’une personne qui explique l’ampleur de la persécution à l’intérieur du pays :

« Je viens de parler à ma mère à Labé, qui m’a confirmé les viols des femmes par les militaires. Hier ils en ont enterré une qui est décédée à l’hôpital. Les enfants aussi meurent comme des mouches, suite à la bastonnade qu’ils reçoivent aux fesses avant d’être enfermés au camp. À Dalaba, les personnes arrêtées et bastonnées sont amenées à Mamou et enfermées comme des chiens. J’ai eu l’impression que nous sommes revenus au temps de Sékou Touré. Ma maman m’a dit, au téléphone : "Il ne faut pas qu’on m’entende". J’ai dû couper et la rappeler une deuxième fois. Elle me dit que c’est la première fois de sa vie que Labé n’a pas pu faire la prière pendant la fête du Tabaski à la mosquée. Les personnes qui étaient venues pour mettre les tapis de prière le jour de la fête ont toutes été arrêtées, bastonnées à mort. Un jeune a été tué le jour de la fête : il mettait le tapis de prière pour que sa maman puisse prier sur leur terrasse. »

Le fait que ces violences sont dirigées contre une population ciblée de la Guinée est maintenant hors de doute. La question que l’on se pose est ceci :



Que faire maintenant ?

Chacun de nous doit apporter son élément de réponse en tenant compte de tout le sérieux du moment. Nous répétons, encore une fois, l’enjeu du moment.

Si rien n’est fait, la Guinée souffrira comme jamais, car la ségrégation entre les ethnies sera comme elle ne l’a jamais été avant, pas même du temps de Sékou Touré. Si à un moment donné Sékou a indexé une ethnie, dans l’ensemble il n’a pas limité ses exactions à cette ethnie. On le sent d’ailleurs au nom du destinataire de la lettre dont nous parlions plus haut, qui demandait à ce détenu de dire la vérité, s’il voulait continuer à vivre.


Guineeactu.com

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Vos commentaires
barry amadou, mardi 15 février 2011
Que Dieu punissent ces criminels et leurs complices,je régrette fort la honte que certains hommes attribuent à notre population et à l`armée
Tanou Lelouma, mercredi 1 décembre 2010
NOUS EXIGEONS QUE LA LUMIERE SOIT FAITE SUR CES JEUNES: Qu`est il advenu d`eux? ONT ILS ETE EXECUTES??? Voila la question fondamentale...
diallo, mardi 30 novembre 2010
Alajicece j`aurai voulu que tu emplois le même effort pour que le slogan tout sauf un peulh soit anéanti,vivre ensemble c`est s`accepter,c`est être tous égaux devant la loi.Cela je ne le vois pas dans la rpblique de guinée. Notre humiliation a trop duré dans ce pays:peulh traitre,peul empoisonneur nous voulons être libres et citoyens d`un Etat qui nous accepte.
alajicece, mardi 30 novembre 2010
Diallo... Comme toi je partage la peine de tous ceux qui ont perdu des biens et des vies lors de ces tragiques événements. Je compatis à leur souffrance, mais sans distinction de race, puisque chaque mort est un mort de trop, qu`il soit peulh, malinké, soussou ou forestier. Le pays n`est pas à sa première crise, souvenons nous, il en a connu et en connaîtra encore si Dieu en a décidé ainsi, mais la GUINÉE reste. Elle reste une oeuvre humaine, une oeuvre non parfaite que nous devons tous améliorer et rendre vivable. Partant, je ne crois pas que l`idée de partition du FOUTAH et le repli identitaire que tu prônes soient la meilleur des solutions. Soyons sérieux. Que comptes-tu faire quand le commerçant peulh, dans son besoin d`espace géographique plus vaste pour exercer son art, lui qui réussit si bien en dehors du Foutah, demandera à s`exiler de son terroir. Souviens-toi: Les commerçants malinkés se sont massivement repliés lors des événements du 4 juillet. Sont-ils pour autant restés en Haute-Guinée? Non! Alors comme eux, les peulhs reviendront là où ils ont investi et prospéré. Ensemble trouvons donc les mots et les moyens de faire savoir à tous que la GUINÉE appartient à chacun de nous. Le REPLI IDENTITAIRE qui tu encourages n`est pas la solution... Wassalam
sangare, mardi 30 novembre 2010
Notre pays est signataire de la convention de washington sur la protection des enfnats. D`après les images diffusées par des sources indépendantes,il y a péril en la demeure par conséquent il y a lieu d`interpeller les autorités guinéennes pour que cesse imméditement la maltraitance des mineurs. Ces cas de violences envers les enfants peuvent relever de la compétence de la CPI.
d., lundi 29 novembre 2010
Je viens d`apprendre avec stupeur que la junte au pouvoir viennent de fermer toutes les frontières du pays. Des désaccords au sein même de l`armée serait à l`origine, des rumeurs circulent selon laquelle dadis pourrait être de retour.Qu`en pensez-vous?
diallo, lundi 29 novembre 2010
Bangoura c`est le foutah sans peulh qui est guinéen? nous verront bien.
Youssouf bangoura, lundi 29 novembre 2010
Diallo, La guinée a existé avant toi et, elle existera après toi . Rien, mais absolument rien ne divisera ce pays. Le Fouta reste et demeure guinéen .
diallo, lundi 29 novembre 2010
Rira bien qui rira le dernier.Pour moi la Guinée n`existe plus.Même si elle existe c`est sans le foutah et ses fils. très bientôt vous verrez.
BARRY Ditinn, lundi 29 novembre 2010
FIDEL mon frère tu n`es pas le seul à faire face à l`inquisition. BARRY Ditinn aussi se trouve dans les liens de la censure, bien que je sois un digne fils du FOUTA. Eh oui, que veux tu mon frère, nos vérités ne plaisent pas à toutes les oreilles!!!!! A bas la censure, vive un débat franc pour que triomphe enfin la vérité.
FIDEL, lundi 29 novembre 2010
ça me fait rire même ce pamphlet de Rene Gomez. Il est capable de reproduire la lettre de Sékou Touré alors que son propre PV manque dans son propre livre. Tu ne peux pas écrire un livre d`un tel volume sans dire les raisons de ton arrestation à tord ou à raison. Le mensonge est votre chasse gardée!!! Fidelito
baldé, lundi 29 novembre 2010
cher gouba desolé q la matiere grise n soi pa si dvelopé ché vous.c`est qoi un demi-citoyen?c`est pa pr qlq personnes q`on doit jeter l opprobe sr un nom.si de dadis g retien une parole sage c`est q `personn n va au marché pr choisir sè parent`. c qi è sur tt cè nom q vs enumerez dans la liste des movais se trouve aussi dans celle dè bon.
FIDEL, lundi 29 novembre 2010
Fidel est pris en otage par guineeactu. Je ne peux plus parler, ah la democratie quand tu nous manque!!! Fidelito
kalil diallo, lundi 29 novembre 2010
depuis 1954 chaque fois qu´on parle des crimes commis par les assains malinkés ils disent 1985 ,mais ils ne disent jamais le reste comme si le camp boiro etait un lieu de pelerinage ,voyant la verité en face ,ils se cahent derriere cet evenement pourne pas qu´on dise jamais on les a fait quelque chose et que c´est eux toujours qui massacrent les peuhls ,si vous aviez des coeurs vous auriez dit ce qui s´est passé pendant les 26ans deU GENOCIDAIRE FASCISTE SEKOU TOURE mais puisque pourvous la verité est rien que vous et vos actes continuez a mentir a faire croire aux gens que les fils des victimes ne lisent rien et ils doivent vous remercier comme au temps de sekou .pour les crimes commis .
Gandhi, dimanche 28 novembre 2010
Cher Traoré, je ne veux rien d`autre que la clarté. C`est vous qui comparez la situation actuelle à Juillet 1985 : n`inversez pas les rôles. Je n`aime pas les sous-entendus. Si vous êtes un habitué de ce site, vous savez que je ne me cache pas et que je dis ce que je pense. Donc si j`ai bien compris, vous dites que les enfants (essentiellement peuls) qui sont tués actuellement, et qui probablement n`étaient pas nés en Juillet 1985 sont responsables des tueries de cette époque, et qu`à ce titre ils doivent payer aujourd`hui de leur vie. Si vous avez le courage de vos opinions, écrivez le clairement et vous verrez que si tout est permis en Guinée, il y a eu des changements dont vous n`avez pas encore pris la mesure. A l`inverse si vous n`êtes pas en Guinée, le révisionnisme ou la réécriture a posteriori de l`histoire entraîne de sérieux désagréments, dont vous verrez les effets beaucoup plus rapidement.
Bangaly, dimanche 28 novembre 2010
Gandhi veux tu que Traoré dise que c`est les soussous qui ont tué les malinkés? C`est malhonnête de ta part. Tout le monde connait la responsabilité des officiers peuhles dans ce coup. Donc on se tourne contre les vrais coupables. Traitres!
lamine dia, dimanche 28 novembre 2010
sans vouloir dementir rene gomez qui a du surement imiter l`ecriture de AST pour afficher dans son livre.qui peut me dire quand est la Guinee est devenu republique populaire revolutionaire de Guinee? c`etait avant 1974.contradiction entre Gomez et la realite.
Magna Conde, dimanche 28 novembre 2010
Guinéens de toutes les quatre régions naturelles, donnons-nous la main pourque l`avenir de nos enfants ne soit pas sacrifié comme le nôtre, travaillons et developpons notre pays sans haine, ni ethnocentrisme, ni régionalisme. Bonne chance à la Guinée consciente
Amara Lamine Bangoura, dimanche 28 novembre 2010
Effectivement Ben Fripo,ils existent plusieurs similitudes entre les recents evenements graves survenus et un certain jeudi 4 juillet 1985.A quelques details pres,et abstraction faite du contexte,il n`aurait pas ete exagerer de parler de situation identique.Heureusement que la Haute Guinee n`avait pas menacee de secession.Decidement,l`edification d`une nation au sens propre du terme, au pays des rivieres du Sud,peine a se realiser.Il est inadmissible que les droits elementaires des citoyens de ce pays continuent a etre ignores par ceux la meme qui ont pour mission de les proteger.La tenue d`un colloque du type verite-pardon-reconciliation, pour debattre sans passion de l`histoire politique de la Guinee, aura le merite d`une part, de retablir la verite historique a l`intention des nouvelles generations,et de reconcilier les Guineens avec eux meme d`autre part .Sooner or later the tru will prevails.Never give up or loose hope.A-L-B-Birmingham,AL-USA>
Ibrahima M`Bemba SOW, samedi 27 novembre 2010
M. Diallo K2, qui semblez avoir bien "compris ce monde là", pensez-vous que ces actes de violence sur des jeunes, souvent mineurs et tous peuls, sont motivés par des soucis d`unité nationale? Lorsque les mêmes forces de sécurité qui laissent des populations peuls se faire massacrer par des extrémistes RPGistes en Haute-Guinée et en Forêt, s`acharnent contre les partisans de l`UFDG au Foutah et à Conakry, on ne peut pas parler d`ethnocentrisme peulh et encore moins de victimisation. Si vous êtes peulh et connaissez bien la Guinée, vous ne pouvez pas insinuer que les Peuls ont le monopole de l`ethnocentrisme. Une ethnie qui se croit au-dessus des autres, ne serait pas également aussi représentée parmi les cireurs de chaussures, les domestiques, les banas-banas, les dockers, les wali wali, les charretiers, etc. Allez donc à Conakry, Mamou, Kindia, Freetown, Libéria, Dakar, Banjul, etc, vous verrez partout comment des Peuls ont parfois complètement adopté les langues et modes de vie des autres communautés ethniques. A l`inverse, pouvez toujours chercher à Conakry, Labé Kankan, ou ailleurs, le nombre de Malinkés, Soussous, Forestiers, Wolofs, Créols léonais, etc, mêmes mariés à des peules, qui parlent Peul. Par contre, je suis de votre avis qu`il faut éviter les ravages du régionalisme entre les Peulhs instamment. Il faut VOIR que les violences actuelles (par exemple) ne font aucune différence entre un Peul de Mamou, Pita, Labé, Ratoma, Boké ou Télimélé. Il faut donc plutôt cultiver de l`unité au sein de la communauté désormais. Car les horribles violences ciblées que l`on voit actuellement n`auraient jamais pu se faire si les autorités guinéennes traitaient toutes les ethnies sur un pied d`égalité constitutionnel. C`est, je crois, ce qu`il ne faudra plus oublier mon frère Diallo... Ce qu`il faut surtout arrêter, c`est cette auto-flagellation morale qui nous colle à la conscience depuis les années 50. Nous sommes des guinéens à part entière et contribuons peut-être même plus activement que certains à l`essor socioculturel et économique de ce pays. Les petites idées de "Blancs" ou de "Juifs" relèvent des relents moqueurs que le terme "Foulè dii" auxquel notable, pauvre, riche, jeune ou vieux, le Peul n`échappe (presque) jamais en Pays soussou par exemple.
Mamady Conté, samedi 27 novembre 2010
Bangaly, Si ton papa est Diarra sache que c’est le GRIMPEUR qui l’a dénoncé à Conté en disant qu’il préparait un coup d’état contre le Conté Mamady Conté
LaNouvelleRepublique, samedi 27 novembre 2010
Diallo k2 cesse de nous mentir car je jure la main sur le coran que tu n`est pas peul,on dirait que tu as deja peur de vos consequences que vous etes en train de faire subir aux peuls,mais ne t`inquiete pas car pour nous la guinee c`est deja fini, la fosse que vous avez creuser entre nous ne pourra plus etre refermer,a vous votre republique des angbansanles ainsi que vos amis de la foret et a nous nos montagnes,vive la REPUBLIQUE DU FOUTAH DJALLON
Diallo k2, samedi 27 novembre 2010
Chers freres guineens et guineennes me revoila encore au chevet de ce qui n`ont jamais compris ce monde là,puisque quand je vois certains freres qui veulent courte et courte que nous ressemblons aux juifs ça m`equeure,parceque depuis fort longtemg nous preferions toujours nous accrocher soit aux blancs ou juifs,c`est une grosse erreure et qui nous elloignes toujours de notre ethique guineenne.je l`ai dit lors de certaines de mes interventions sur ce site que c`est une erreure de se fier toujours aux blancs etant donné que le monde a changé avec les donnes aussi,si nous voulons reussir en Guinée: a)-Evitons de faire des campagnes a base d`ethnocentrisme b)-Evitons le regionalisme c)-Allons vers les autres ethnies d)-Arretons de nous victimiser e)Pensons que nous ne sommes pas au dessus de personne. Tant que nous n`enlevons pas tous ces critères dans nos tetes on ne reussira jamais vu que notre ethnie a elle seule ne pourra jamais elure un président en Guinée.Merci et bonne lecture a tous
GilBlack, samedi 27 novembre 2010
C`est horrible mais au juste,rien d`étonne sur ce papier.Pour preuve,mon jeune frere (lyceen de la 12eme A) m`avait telephonné le 18 Novembre 2010 pour me dire qu`il a ete victime de ces bobars en uniforme.Il m`a dit qu`il était environ 17H45 lorsque ces hommes descendus dans le quartier.Lui était assi devant la maison entrain de manger.Delà,il fut violemment tabassé et déposé dans un fossé non loin sans la moindre question de la part de ses agresseurs armés jusqu`aux dents.Il m`a fait savoir qu`il n`a pas ete la seule victime ce jour.Un ami de promotion m`a confirmé que ces hommes sont des inconscients,des bandits et anciens voleurs incorporés dans l`armee a cause de l`echec edicatif de leurs parents.Des vols de portables et autres signalés.Et qu`ils(militaires) n`ont meme pas honte de se demander chacun le lendemain de leur forfaiture ceci "combien de portables as-tu gagné hier...".Le domicile d`un autre citoyen a ete la cible d`un groupe de militaires venus saccager,casser les vitres et autres bastonnades...Reglement de compte?Qui sait?De si tot informé des plaintes de ce citoyen,le fameux gouverneur et bras armé de Sékouba Konaté et Alpha Condé en occurrence Boureima Condé y est allé presenter des excuses.Etat d`urgence en Guinee,des soldats en trouvent occasion et font irruption dans des concessions pour du n`importe quoi.Voilà les agissements de notre armée nationale réformée.Ça fait honte et c`est vraiment pitoyable!On dirait que rien n`est fait encore-là.NB: Etat d`Urgence (En droit, régime provisoire qui accroît les pouvoirs de police des autorités civiles en cas d`atteinte grave à l`ordre public ou de catastrophe naturelle).Au regard de ce qui precede,quel trouble ou atteinte grave dans ce quartier justifierait ces actes?Je n`y vois absolument rien.Vive la DEMOCRATIE guineenne!
Gandhi, samedi 27 novembre 2010
Mr Traoré, pourriez-vous être plus précis dans votre commentaire. Dois-je comprendre que ces évènements n`ont aucune importance puisqu`il y a eu Juillet 1985 ? A qui attribuez-vous les évènements de Juillet 1985 ?
Souch, samedi 27 novembre 2010
Alpha Konde n`est pas un guineen et c pas un role exemplaire.Il n`est as maries.Soon pere est bourki Nabe et de mere Malien. Se ga la n`est pas Guineen ....comment voulez vous k`il est pitie des guineens ?
Lamine Sow, samedi 27 novembre 2010
Ce qui se passe chez nous a de quoi ébranler la foi. Disons nous que le tout puissant ne se préoccupe pas de nos affaires terrestres, sinon il ne laisserait pas faire ce qui se fait de si grave. Nous devons réunir le maximum de preuves pour poursuivre tous ces criminels devant la justice.
Gouba, samedi 27 novembre 2010
Voila depuis sekou touré,les Soumah,Conté ,baldé et diallo sont des demis citoyens!Maintenant ce sont ceux-là qui vendent leur ame à l`arc en enfer de RPDG de Alpha kaboré condé"
Maimouna Tall, vendredi 26 novembre 2010
Je suis triste, malheureuse, je suis en larmes pour ces adolescents. Où est le dieu, où est dieu ???
Mariam Camara, vendredi 26 novembre 2010
kan j ai vu les images du 28septembre je ss tombée malade.Connaissant l armée guinéenne ces pauvres vont être traités comme des animaux ke dieu aide la Guinée ,avec tout ça la communauté internationale surtout européenne ,mr JEAN PING nous dise no problème.Cè grave très grave j ai mal très mal.Prions ke dieu maudisse tous ceux ki nous humilie .En guinée maintient de l ordre c est vol viol assassinat ,pauvre de nous.
Bangaly Traoré, vendredi 26 novembre 2010
La violence n`a pas commence aujourd`hui en guinée,mais c`est dépuis 1954.Aucune différence entre ces évenements et les évenements du 4 juillet 1985.
Bah, vendredi 26 novembre 2010
Je n`ai pas pu retenir mes larmes en lisant cet article. Allah, maitre de l`authorite absolue. Libere mon ethnie des mains de ces criminels comme tu avais libere les juifs des mains du pharaon, et bien d`autres avant et apres eux. Nous croyons en toi et tu es le detenteur du pouvoir absolu.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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