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Plus le temps passe, mieux l'opinion publique découvre les visages des '' putschistes '' du mois d'avril 2009 contre le Capitaine Moussa Dadis Camara. Après les capitaines Sâa Alphonse et Abdoulaye Touré, le colonel Mohamed Camara, l'amiral Aly Daffé, ancien chef d'état major de la marine nationale, c'est le tour du colonel Aboubacar Sidiki Camara, alias Idi Amin, de se faire arrêter sans problème ce jeudi 7 mai 2009 à son domicile de la minière à Conakry par des éléments de la garde présidentielle.
Le Colonel Aboubacar Sidiki Camara avait été libéré après 24 heures de détention au Camp Alpha Yaya Diallo, à la suite de son installation au palais du peuple à Conakry, au poste de Ministre Secrétaire Permanent du Conseil National pour la Démocratie et le Développement, le lundi 26 janvier 2009, sans l'onction du Capitaine Moussa Dadis Camara, qui l'avait conseillé la patience, en attendant que les problèmes que sa nomination a suscité, trouvent leurs solutions.
« La victoire a beaucoup de parrains, l'échec est orphelin ! » Ainsi parlait le Lieutenant Colonel Aboubacar Sidiki Camara au Président de la République le Capitaine Moussa Dadis Camara, 48 heures après son limogeage du gouvernement pour « faute lourde », avec la complicité du Commandant Biro Condé et Bambo.
Ces arrestations s'opèrent au moment où les officiers et hommes de rangs du Bataillon autonome des troupes aéroportées et du Bataillon spécial et l'ensemble des garnisons militaires de la capitale réitèrent leur engagement à servir loyalement le président du CNDD et son ministre de la Défense, lors des cérémonies insolites de prestation de serment en ces termes : « Je jure sur le Coran et la Bible de rester fidèle au peuple de Guinée, de ne jamais trahir le drapeau, de rester fidèle au président de la République, le capitaine Moussa Dadis Camara et son ministre de la Défense, le général de brigade Sékouba Konaté, de ne jamais brigander, ni voler, ni violer les lois de la République, de ne jamais être ethnocentrique ni raciste, de protéger la population civile et leurs biens. Je le jure, je le jure et je le jure !»
En attendant un procès équitable vivement attendu par l'opinion nationale et internationale, les différents bagnards méditent sur leur sort dans les geôles de Moussa Dadis Camara, au quartier général de la junte à Conakry et sur la fameuse île de Kassa, laissant familles, amis et connaissances dans l'anxiété et la peur d'une purge qui ne dit pas son nom.
Aboubacar SAKHO, Pays-Bas
pour www.guineeactu.com
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