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Depuis l’élection du pseudo professeur Alpha Condé, les Guinéens assistent au piétinement de la Constitution par ce dernier et au mépris qu’il affiche pour l’avènement d’un Etat de droit dans notre pays.
Par un récent décret, le Président de la République vient de créer une Commission nationale des droits de l’homme et d’en nommer son Président, un rpgiste pur jus afin de se donner bonne conscience avant sa visite officielle en France. C’est le travail de nombreux mois des Organisations des droits de l’homme, du bureau du Haut commissariat des Nations Unies pour les droits de l’homme et du Conseil national de la transition, pour doter la Guinée d’une Commission nationale des droits de l’homme répondant aux principes de Paris qui est foulé au sol par le nouveau Président
Dans cette manœuvre de mise en place du « faux Etat de droit », le pseudo professeur est aidé par l’Organisation internationale de la Francophonie, qui joue un rôle trouble en Guinée. En effet, monsieur Abdou Diouf, actuel président de cette organisation et son délégué à la paix, à la démocratie et aux droits de l’homme, se sont mués en « conseillers droits de l’homme » d’Alpha CONDE après avoir été « conseillers électoraux ». Pour ces derniers, après le holdup électoral pour favoriser leur poulain, il faut aujourd’hui aider monsieur CONDE à maquiller le nouvel Etat de droit en construction. Mais quand on sait les liens unissant les trois personnages, rien d’étonnant. Messieurs Diouf et Alpha se connaissent depuis près de trente ans à travers l’internationale socialiste dont leurs partis respectifs font partie. Quant au délégué paix, démocratie et droits de l’homme de l’OIF, monsieur Hugo Sada, leurs relations datent de l’époque de leur appartenance au Parti socialiste français. Alpha CONDE est affilié à la section du parti socialiste du 13e arrondissement de Paris et Hugo Sada dans le 5e arrondissement. Les deux ont milité au sein de la Commission Afrique du PS dirigée alors par un certain Gui Labertit, le Foccart rouge du PS, aujourd’hui dans l’entourage du président Gbagbo.
C’est monsieur Hugo Sada qui a organisé le holdup électoral de 2010 en Guinée en y envoyant leur ami commun, monsieur Siaka Toumani SANGARE avec l’assentiment de DIOUF. Monsieur SANGARE est envoyé à Conakry dès 2007 comme expert en matière électorale par monsieur Hugo Sada avec une mission précise, celle de piloter le travail de la CENI pour organiser la victoire d’Alpha CONDE. Les autres leaders et candidats n’ont rien vu venir tellement le scénario était bien huilé. Aujourd’hui, c’est encore monsieur Sada qui conseille le président CONDE pour mettre en place une Commission des droits de l’homme et une Commission vérité justice et réconciliation aux ordres pour se donner bonne conscience vis-à-vis de la communauté internationale.
De nombreuses personnes travaillant au sein de la délégation paix, démocratie et droits de l’homme que nous avons interrogées sont révoltées par l’attitude de leur chef en l’occurrence monsieur Hugo Sada. Ce dernier agit sur ordre de son Président. Des bureaux de la délégation, l’OIF contrôle toutes les élections en Afrique francophone à travers son pseudo expert en matière électorale, monsieur Siaka Toumani SANGARE. Ce dernier a piloté les élections à Haïti, au Togo, en Centrafrique avec les résultats que l’on sait et demain à Madagascar avec partout pour objectif d’y favoriser le candidat de l’OIF.
Il est temps aujourd’hui que l’opposition guinéenne, s’il en existe encore une, se lève pour dire halte aux manœuvres de l’OIF en Afrique francophone en général et en Guinée en particulier.
Oury Baldé, France Etudiant
www.guineeactu.com
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