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La publication des résultats provisoires du scrutin du 27 juin a donné lieu à des contestations dans certains états-majors des candidats. On a ensuite assisté à des manifestations de rue et à la démission du conseiller juridique de la CENI. De quoi susciter des remous au sein de l’organe chargé de l’organisation des élections.
Le chargé de communication de l’institution est aussitôt monté au créneau pour défendre la maison contre les critiques acerbes qui fusent de partout contre Ben Sékou Sylla et compagnie.
C’était lors d’un point de presse animé ce mardi à la Maison de la presse à Coléah. Thierno Saidou Bayo a voulu éclairer la lanterne des uns et des autres, pour commencer par rapport au fameux article 162 du code électoral, qui suscite beaucoup de commentaires, par rapport à l’annulation ou à l’acceptation de certains procès-verbaux issus du décompte des suffrages.
Cet article 162 stipule qu’« au vu de tous les procès-verbaux des commissions administratives de centralisation, la CENI effectue le recensement général des votes. Si au cours du recensement général des votes, il apparaît que l’incohérence des résultats figurant dans les procès-verbaux est entachée d’un vice substantiel affectant la sincérité de leur rédaction, le président de la CENI, après vérification des procès-verbaux de vote, en prononce la nullité par décision formelle. Dans ce cas, le nombre d’inscrits sur les procès-verbaux déclarés nuls n’est pas pris en compte dans la récapitulation générale, le président de la CENI dresse un procès-verbal qu’il transmet sans délai à la Cour constitutionnelle ». Au terme de cette disposition, le chargé de communication de la CENI se demande s’il faut annuler le vote d’une centaine de personnes parce que tout simplement une seule personne a refusé de signer un document de vote.
Thierno Saidou Bayo reconnaît qu’il y avait sur certains procès-verbaux une seule signature, celle du président de la commission de centralisation au niveau de la préfecture. Sur d’autres procès-verbaux explique-t-il, il y avait deux signatures. Le chargé de la communication de la CENI estime que sur les cinq (5) membres du bureau de vote, deux (2) ou trois (3) personnes peuvent signer un procès-verbal. Il a ajouté que par erreur commise à la confection de la fiche, certaines fiches n’ont pu être signées par la CENI. Ce qui fait que la fiche a été du coup transmise à la CENI pour qu’elle soit signée par le président.
Le conférencier se décharge en affirmant que la CENI ne fait que donner les résultats provisoires, et qu’il revient à la Cour suprême de les valider ou de les rejeter s’il y a lieu. « Nous n’accepterons pas qu’on dise que la CENI a changé un résultat de qui qu’il soit. Les résultats que nous avons reçus sont affichés dans toutes les préfectures. Nous n’avons fait que notre travail, celui de recevoir les procès-verbaux, faire le calcul et diffuser les résultats provisoires conformément à la loi », a-t-il souligné, parce que certaines femmes ont été instrumentalisées pour insulter le président de la République et que ce dernier n’a rien imposé pourtant à la CENI.
Bayo reconnaît que peu avant la publication des résultats, le président de la CENI avait rencontré le chef de l’Etat pour, dit-il, lui faire part de la fin des travaux au niveau de la CENI.
Aly Badara Condé L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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