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La France, ses cigales et ses perroquets se demandent si "Ouagadougou est la destination finale ou un transit pour Moussa Dadis Camara".
Qu'en dites-vous chers amis ? Pourtant le diagnostic du Negrier Dr "Couche-Nerfs" et son maitre de l'Elysée donne le Président Dadis Camara pour amnésique devenu, et pour quelqu'un de qui "on ne peut rien tirer", pourquoi s'agitent-ils désormais à savoir quelle serait sa destination finale ? Pourquoi ne laissent-ils pas notre "amnésique" rentrer au pays!
Certains néo esclaves de Guinée (on trouve ces néo esclaves dans toutes les anciennes colonies françaises) on même affirmé, à nous esquinter les méninges, que Dadis ne partirait pas du Maroc, lorsqu'ils n'ont pas simplement vomi des élucubrations du genre "le CNDD préparait le terrain et les conditions de la succession avant d'annoncer officiellement la mort de Dadis Camara ".
Objecteriez-vous, si j'affirmais que Dadis serait exactement revenu mort s'il eut été évacué dans un hôpital occidental ?
Merci aux médecins marocains d'avoir sauvé la vie de Dadis Camara et d'avoir donné une nouvelle leçon aux dictateurs qui infestent l'Afrique. Les Edouardo Dos Santos, ou autres Deby retiendront au moins qu'en période de lune de fiel avec leurs maitres actuels, ils pourront aller se la faire "gratter" à Rabat.
Pour rester dans le vif de ce dossier, nombreux sont certainement surpris d'apprendre a travers l'article d'Alpha Barry que les sœurs jumelles RFI et France 24, avec la permission leur oncle Kouchner et leur père Sarkozy, avaient déjà nommé un nouveau président en Guinée, en la personne de Sékouba Konaté.
En effet, c'est depuis le 4 décembre que la France, par l'entremise des jumelles RFI et France 24, avait commencé à courtiser Sékouba Konaté en vantant des mérites académiques et comportementaux qui le mettaient aux antipodes de Dadis Camara.
A travers cette flagornerie envoutante, la France avait réussi de mettre une grenade dégoupillée dans la main de Sékouba Konaté. Celui-ci a essayé à maintes reprises de faire parler l'engin encombrant, mais sa conscience a chaque fois démontré qu'il se trouvait bien lui-même dans le champ de destruction, donc risquant d'encaisser les premiers éclats de la déflagration. C'est aussi un mérite qu'il faut reconnaitre à Idrissa Cherif d'avoir réussi le marquage strict de l'autre homme fort de Conakry, toute chose ayant maintenu allumée la flamme du soutien Pro-Dadis Camara.
L'épisode "funny" de ce corps-à-corps est la dernière visite à Rabat des deux hommes. Car, il semble que le séjour de Sékouba Konaté et les vacances de Sarkozy Nicolas dans la capitale chérifienne n'étaient pas une pauvre petite coïncidence. Un simple hasard de calendrier. Les plus "alarmistes" disent même qu'il y avait en dessous une rencontre secrète pour un pacte secret ?
La vérité que nous connaissons et qu'on nous révélera un jour que Sékouba Konaté a dit un non feutré à la France, pour privilégier l'esprit de groupe CNDD. Il n'y a que l'ambassadeur du Sénégal en Guinée et Sekouba lui-même pour nous rafraichir la mémoire avec cette "infoxication" de l’évacuation sanitaire urgente du Général Sékouba Konaté à Dakar.
Certes, "le Général adore avoir le coude en l'air", comme affirment certains de ses détracteurs qui ajoutent qu'ils revenait d'un voyage sanitaire, lorsqu'il est rentré brusquement pour sécuriser le pouvoir du CNDD, mais la vérité est que cette accélération française devant un feu rouge cachait le renversement de Sékouba qui ne veut pas officiellement prendre le pouvoir pour tourner la page Dadis.
Et c'est ici que la grenade dégoupillée que le Général tient dans sa main depuis le 4 décembre a failli exploser.
Les Guinéens devraient tirer de grandes leçons de cette crise, car ce n'est pas la France qui leur donnera une destinée.
Nos compatriotes de Guinée voudraient bien entendre encore ceci: Si la France avait contrôlé le remplacement de Lansana Conté, on n’aurait pas vu des militaires guinéens retourner leurs armes contre leurs compatriotes.
Si la junte au pouvoir avait fait allégeance à la France, Dadis ne se serait jamais fait caresser la nuque par la cartouche de son ombre, Toumba Diakité.
La France a beaucoup trompé certains Africains, certaines fois, mais elle ne trompera pas toujours tous les Africains toutes les fois.
Je ne veux pas faire un procès contre la France dans des situations où les Africains ont leur part de responsabilité, mais Paris, Kouchner, RFI et France24 ont poussé leur index trop loin dans le nez de la Guinée pour que quiconque qui a des yeux pour voir et un cerveau pour réfléchir, reste indifférent.
Que les Guinéens sachent que la France sait créer des guerres en Afrique, mais elle est toujours la "moins chère" sur la liste des grandes nations donatrices. Elle vient en 14e position, loin derrière des pays comme le Japon (2e), Suède, Pays-Bas ou Norvège qui visiblement ne financent aucun massacre de populations africaines.
La même France, quoique la plus offrante (sur place, chez elle) de l'asile entre 2003 et 2005, parmi les 36 pays industrialisés qui collaborent avec le HCR, n'a jamais envoyé de missions de réinstallation en Afrique depuis des décennies.
Chers compatriotes africains de Guinée, n'attendez pas de marcher avec des baluchons sur les têtes ou de vous réveiller sur des cendres, dans une fumée noire comme un deuil éternel, pour comprendre à quel carrefour le destin de votre pays se trouve.
Demandez aux Congolais de Brazzaville, aux Centrafricains, aux Tchadiens, aux Ivoiriens et aux Malgaches qui ont connu récemment des guerres ou des conflits dans lesquelles la main bleu-blanc-rouge de la France est visible à distance, ils vous diront combien ce pays aime l'Afrique. Il fabrique des réfugiés et des déplacés de guerre puis se cache, attendant que les USA, le Canada, l'Australie, la Nouvelle Zélande, la Hollande, la Norvège, la Suède ou le Danemark ramassent ces "pauvres africains" pour leur garantir un retour à une vie digne. Mais, le plus souvent, les vraies victimes de ces guerres et ces conflits souffrent leur douleur très douloureusement sur le continent Africain, sans espoir de refaire leur vie, ni même de faire celle de leurs progénitures.
Achille Ngoma Journaliste-Chercheur
www.guineactu.com
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