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On savait qu’ils œuvraient dans l’ombre, qu’ils étaient prêts à passer par tous les moyens – même marcher sur des cadavres – pour placer leur homme au pouvoir ; mais on ne savait pas qu’ils oseraient pousser leurs manœuvres à ce point. Maintenant que c’est fait, ils méritent une réplique magistrale qui les ramènera à la réalité, celle-ci précisément : la vérité doit triompher sur le mensonge. Cette réplique ne viendra pas des seuls ressortissants d’une région ou de ceux qui parlent une même langue : cette discrimination n’a pas de sens. Ce sera la réplique de toutes les Guinéennes et de tous les Guinéens qui aspirent à une vraie démocratie, chose qui se matérialise par des élections justes et non des semblants d’élections, où tout le système œuvre en faveur d’un candidat.
On pensait, en effet, que le général Sangaré était l’homme qu’il fallait pour diriger la CENI ; qu’il aurait été à la hauteur de sa responsabilité ; qu’il aurait été neutre. Mais il n’a pas tardé à montrer le contraire : il n’est en fait qu’un autre élément du même système. La légèreté avec laquelle il a réagi à la préparation et l’affichage des listes parallèles (fait qui devrait normalement aboutir à des arrestations, voire à la disqualification du candidat qui a commandité l’acte), la hâte qu’il a montrée à publier les résultats provisoires, sans examiner les réclamations qui ont été introduites, entre autres, en font foi.
En effet, dire, comme il l’a fait, que « certaines des réclamations soumises à la CENI relèvent de la compétence de la Cour Suprême » revient à dire que d’autres relèvent effectivement de la compétence de la CENI. Dès lors, la CENI devait examiner, méticuleusement, toutes les réclamations qui relèvent de sa compétence avant de publier des résultats provisoires. Après avoir attendu quatre mois entre le premier et le second tour, on pouvait et devait attendre quelques jours de plus afin de séparer le vrai du faux. Évidemment pour le faire il eût fallu que l’on ait voulu le faire. C’est justement parce qu’on ne voulait pas le faire que l’on a invoqué la contrainte du temps.
Quoi qu’il en soit, et lui Sangaré, et l’autre général, Konaté, et leur protégé, Condé, doivent s’attendre maintenant à une réplique magistrale qui les sortira de leur illusion et dont on se souviendra jusqu’à la fin du monde. L’Alliance des Bâtisseurs, ses militants et sympathisants doivent se poser la question suivante : « Avons-nous des preuves irréfutables qu’on nous a trichés dans cette élection ? » Si la réponse est « Oui ! » alors, rien ne doit les arrêter dans cette réplique, jusqu’à ce que la Cour Suprême rétablisse la vérité !
Encore une fois, ce n’est pas une question d’ethnie ou de région, mais une question d’honnêteté, de civisme, de patriotisme. Toutes les femmes et tous les hommes épris de justice en Guinée (de la Forêt, de la Haute Guinée, du Foutah, et de la Basse Côte) doivent s’impliquer dans ce mouvement de réplique et d’en faire leur priorité. Toute la Communauté internationale est demandée d’apporter son soutien au mouvement, jusqu’à son aboutissement.
Enfin, de quoi s’agit-il dans cette réplique ? Point de description : on doit le savoir au résultat ! Chacun sait ce qu’il doit faire. Il n’y a pas une minute à perdre. Il est demandé à chacun de faire ce qu’il doit faire et dès ce mercredi, avec la coordination de l’UFDG, pour que le droit soit respecté au niveau de la Cour Suprême. Ni les crimes d’intimidation en cours ni les menaces d’autres crimes ne doivent constituer un obstacle. Il s’agit de la vie de toute une nation, donc c’est de deux choses l’une : soit la vérité est rétablie naturellement par la Loi, soit elle est rétablie en contraignant la Loi à le faire.
Il n’y a plus de place pour la peur ou le compromis. Il faut se décider et agir, mais alors agir jusqu’au but ! Que l’adversaire et toute l’Histoire se souviennent de cette réplique ! Quels que soient le temps à mettre et le prix à payer, justice doit être rendue !
Guinéeactu.com
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