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 | Centre de recherche agronomique de Foulaya |
C’est un ancien de l’Institut de Foulaya, Mady Sissoko, qui lance un cri du cœur aux autorités pour sauver ce qui peut l’être encore de l’Institut. Il est propriétaire d’une plantation d’agrumes dans les confins de Dubréka, à Gbérérié. Concernant l’état de délabrement de l’institut de Foulaya, il est nostalgique de l'endroit qui était réputé pour être le lieu de formation des agronomes guinéens. Et de lancer un appel : « Foulaya, édifié par Sékou Touré, voit sa réputation battre de l’aile aujourd’hui. Autrefois, les chercheurs venaient de partout pour y mener des expériences. J’ai la mort dans l’âme chaque fois que je passe par là pour me rendre à Kindia. On est surtout marqué par l’errance désespérée des étudiants, mais aussi par le délabrement très avancé des bâtiments. En Guinée, on n’a pas le mérite de préserver les acquis que le régime défunt nous a légués, et cela est catastrophique pour l’avenir des recherches dans notre pays ». La rédaction de guineeactu.com à Conakry a joint des étudiants de Foulaya qui ont confirmé les dires de Mady Sissoko. Ainsi, nos interlocuteurs, qui ont requis l’anonymat par peur de représailles des autorités du campus, ont aussi déploré la rétractation des médiateurs du syndicat des professionnels de l’éducation chargés de pousser les autorités universitaires à trouver une solution à leurs conditions difficiles d‘études. « La récente manifestation des étudiants de Foulaya n’a pas eu l’effet escompté. Et au lieu de sérieusement plancher sur les problèmes de l’éducation, les médiateurs se sont rangés dans le camp des autorités universitaires, qui n’ont aucune bonne foi à prendre à bras le corps la situation difficile des étudiants » se lamente l'un d'entre eux. « Avec une bibliothèque inadéquate dénuée de tous les outils didactiques modernes, et des délestages intempestifs d’électricité rendant difficiles les conditions de révision, le campus de Foulaya, à l’instar des autres instituts de formation du pays comme Labé ou Dubréka, sont laissés pour compte par les autorité universitaires. Et sont loin d’être considérés comme des priorités du ministère de l’Education nationale » affirme Souleymane Barry Il faut dire que l'enseignement Supérieur dans son ensemble traverse une crise profonde et on constate des mouvements de grève un peu partout en Guinée. Notamment à l'école Nationale des Instituteurs de Conakry. Ces "enseignants-élèves" réclament de l'argent à leur autorité de tutelle. Une chose est sure : Dr Souaré, le Ministre de l'Enseignement Supérieur a du mal à maîtriser la situation. Mohamed Diallo, de Conakry pour www.guineeactu.com
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