lundi 30 août 2010
Appel pour le maintien de la paix civile en Guinée à l’occasion du second tour de l’élection présidentielle du 19 septembre 2010

Chacun se souvient de la lutte menée pour le Changement en février-mars et juin 2006, en janvier-février 2007 ainsi qu’en septembre 2009 en vue de l’instauration d’un Etat de droit, de la justice, de la sécurité et pour le retour à l’ordre constitutionnel dans notre pays.

Au cours de toutes ces mobilisations et de ce combat démocratique, les Guinéens et Guinéennes se sont levés comme un seul homme sans distinction d’appartenance ethnique et de région.

C’est cette dynamique unitaire, conduite pour une grande part par le Forum des Forces Vives de Guinée, qui a permis, au prix de très lourds sacrifices, d’innombrables pertes en vie humaine et d’exactions barbares contre les femmes, d’aboutir pour la première fois à une élection présidentielle ouverte et libre dont le premier tour a eu lieu le 27 juin dernier.

Ce vote est un pas essentiel vers la démocratie et le changement tant souhaité par la population, mais c’est un grand pas encore non totalement franchi. Le principal reste à faire, c’est-à-dire maintenir le cap du processus électoral et aboutir dans des conditions acceptables par tous à l’élection, parmi les deux candidats en lice, du futur Président de la République de Guinée.

La Guinée est l’un des rares pays de la sous-région ouest-africaine qui n’a pas subi l’épreuve de la rébellion, de la guerre civile, de conflit ethnique malgré les régimes politiques autoritaires et les coups d’Etat qui se sont succédés. Cela est dû notamment aux valeurs culturelles de notre société, car la Guinée reste « une famille ».

Par ailleurs, l’adage ne dit-il pas que « Dieu donne le pouvoir à qui il veut » ? Cela ne vaut donc pas la peine de s’entredéchirer. Il y aura forcément un Président élu au second tour. Or, que veut le Guinéen aujourd’hui ? C’est que ce Président réalise sans tarder le bonheur de tous dans la paix civile et sociale. Dès à présent, chacun doit se faire à l’idée qu’il y aura un Président élu, c’est la règle du jeu démocratique. Se détourner de cet objectif serait faire le lit d’un nouveau coup d’Etat et faciliter une fois encore l’installation des militaires au pouvoir en Guinée.

Même si la campagne électorale s’avère âpre et la compétition difficile entre les deux camps politiques des candidats en lice, personne ne doit perdre de vue qu’il s’agit d’adversaires et non d’ennemis. Chaque camp doit agir dans le respect de l’autre et inversement. Il convient de ramener le débat d’idées au premier plan et de privilégier les échanges au sujet des programmes de gouvernement des deux candidats, plutôt de se cantonner dans des considérations ethniques stériles et dangereuses pour le pays.

Un vibrant appel est donc lancé à tous les acteurs politiques et aux citoyens guinéens sans distinction, pour préserver la paix civile. Pour cela les organes de la transition ( le gouvernement, le CNT et le président par intérim ) doivent observer une rigoureuse neutralité entre les deux candidats . De même, cet appel est lancé au Groupe international de contact pour la Guinée (GIC-G), en particulier à la CEDEAO, l’Union Africaine, la Francophonie, les Nations Unies et à l’Union Européenne notamment à la France, pour assurer la sécurisation de l’élection au second tour et pour prévenir un conflit électoral et post-électoral.

C’est l’occasion ici de remercier le GIC-G pour tout ce qu’il a accompli sans relâche depuis 2009, afin qu’il maintienne ses efforts et appuie la Guinée jusqu’au retour effectif de l’ordre constitutionnel.

Quel que soit le résultat, il faut que chacun accepte le verdict des urnes, sinon le risque de perdre les acquis de ce premier tour et de retourner en arrière est énorme.

Que la Guinée soit préservée de toutes les dérives prévisibles et qu’elle continue sa marche vers un avenir solide et paisible.


Pour le Bureau du Forum des Forces Vives de Guinée section France
Bakary Diakité


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Mick mac CAMARA, jeudi 2 septembre 2010
Les forces vives unt interet à communiquer sur la paix. Tout se bordel, nous le devons à nos soit disante FV. Aujourd`hui tout le pouvoir transitionnel se trouve dans vos mains et vous ne savez pas vous en servir. Gare à vous! nous vous tiendrons pour responsable en cas de dérapages. Montrez nous que vous etes capables de faire autre chose que de foutre le bordel. Forces vives de mes deux...
Sinkefara Bomba, mardi 31 août 2010
Tiens! ça existe toujours ce machin, sorte de consortium de forces contradictoires qui s`est fait appeler "forces vives" pour abuser l`opinion guinéenne et internationale afin de mieux placer ses représentants dans les hautes sphères du pouvoir. Au plus fort de la crise du 28 septembre 2009, j`ai dénoncé l`hypocrisie des membres influents de ces "forces mortes" et je continuerai à faire aujourd`hui. Après avoir assumé la complicité avec la France dans l`organisation de la manifestation du 28 septembre, ces leaders politiques et syndicaux ont accedé au pouvoir après les accords de Ouaga qui sont en réalité un vrai coup d`Etat. Les postes occupés aujourd`hui par ces gens ou par leurs représentants dans le gouvernement, le CNT, la CENI et d`autres institutions nationales sont comme le prix de leur forfaiture après avoir sacrifié cyniquement des dizaines voire des centaines de guinéens en organisant une manifestation interdite ce 28 septembre 2009. Oui, avec la bénédiction de la communauté internationale, ils ont fait un coup d`Etat à l`occasion des accords de Ouaga et se sont emparé du pouvoir qui, en réalité, n`est pas du tout detenue par le naïf Konaté. Maintenant s`affrontent au deuxième tour deux authentiques leaders des "forces mortes" et dévoilent à la Guinée la véritable nature de cette organisation: un instrument pour satisfaire la soif de pouvoir des hommes. Car chacun de ses deux hommes s`est entouré de dangereux extrémistes qu`ils encouragent implicitement à pousser la Guinée vers la guerre civile. S`il vous plait, ne nous faites pas regretter Dadis Camara; sinon, il est encore bien vivant et il peut revenir au pays.
Majesté, lundi 30 août 2010
Si vous étiez capable de joindre à ces voeux pieux le vrais comportement démocratique, ce pays allait aller de l`avant. De quelle force vive vous parlez ici, quant vous n`êtes même pas capable de vous unir pour un mois. Pour quoi ces mort si deux candidats des mêmes forces vices ne sont pas capable de s`enttendre pour sortir le pays de la dictature militaire. Pourquoi organiser un 28 Septembre 2009 et ne pas être capable de vous monterz à la hauteur de l`espoir porter en vous au lendemain de ces tragiques évènements??? Vous montrez à l`opinion nationnale et internationnale noseulemnt votre égoîsme, mais aussi amaturisme politique. Alors collez nous la paix farces vives de Guinée. Quelle honte.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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