jeudi 29 octobre 2009
Appel de la COMIGEX à l’armée et au peuple de Guinée

La Coordination des Militaires Guinéens en Exil « COMIGEX », a suivi avec la plus grande amertume le déroulement des évènements du 28 Septembre 2009 au Stade de Dixinn, et qui ébranlent encore actuellement la vie de notre pays.

Ces évènements s’inscrivent dans une suite logique de séries de répressions de la population civile non armée dans notre pays, à l´image de ceux des mois de Juin 2006, Janvier et Février 2007 et tant d’autres qui jusqu´ici sont restés impunis.

Cette fois-ci, l´escalade de la violence s´est manifesté par des atrocités qui étaient jusqu´ici étranges à nos coutumes, nos mœurs, à plus forte raison nos cultures (viols publics, humiliation, assassinat des femmes en plus des hommes abattus par balles et d’autres blessés graves).

La COMIGEX, vient tout d’abord exprimer sa profonde désolation en se repentant devant la mémoire de ceux qui ont trouvé la mort et les blessés de nos concitoyens non armés. Aux familles éplorées, notre compassion de cœur et d’esprit aux douleurs éprouvées, et prions pour le repos de leur âme en paix, et aux blessés, un prompt rétablissement sanitaire.

La Coordination des militaires guinéens en exil, la COMIGEX rend ici, un vibrant hommage à l´ensemble des Forces Vives républicaines et démocratiques de la société civile, des syndicalistes, des politiciens, pour avoir fait preuve de cohésion, de sérénité et de responsabilité, surtout de détermination pour une même cause juste, légale et légitime que constitue l’ouverture d’enquêtes nationales et internationales, pour le rétablissement de la justice et la sanction pénale exemplaire des coupables et des complices des récents massacres et tant d’autres dans notre pays.

« Dans la vie des peuples et des nations, il y a des instants qui semblent déterminer une phase décisive de leur destin et qui, en tout cas, s’inscrivent en lettres capitales dans le registre de l’histoire marquant de manière particulière les points culminants de l’édifice humain ».

La COMIGEX se réjouit particulièrement des efforts fournis par le Groupe International de Contact (GIC) et de la mise sur pied d’une structure de médiation pour assurer une meilleure transition dans notre pays.

La COMIGEX suit avec une attention particulière toutes les initiatives et les mesures consensuelles des forces vives républicaines et démocratiques de la société civile, des sections syndicales, des institutions nationales et internationales de défense des droits Humains, les états des pays les plus démocratisés de la planète.

La COMIGEX reste tout de même convaincue que le peuple de Guinée peut encore compter sur ses fils et ses filles assermentés dans l’armée et les autres corps habillés qui sont dotés d’une bonne conscience et qui sont soucieux du respect des valeurs de la République, conformément aux attentes de chacun et de tous.

Il est bien évident que la restructuration totale et profonde ainsi que l’application des mesures radicales dans l’ensemble des corps habillés, surtout de l’armée, la réforme de l’appareil judiciaire, la répression de la délinquance économique des fonctionnaires (toute hiérarchie confondue) de la fonction publique de même que la lutte contre la corruption sont des préalables pour une transition apaisée aujourd’hui en Guinée.

Le lourd héritage des mauvaises expériences de la gestion des ressources humaines et des carrières, basé sur la création de réseaux parallèles spéciaux, illégaux et occultes fonctionnant sur le principe de deux poids et deux mesures dans l’armée, a entraîné la mise en œuvre d’une politique d’oppression, de répression et de marginalisation des uns par les autres. Le démantèlement de ces réseaux et la lutte contre ces fléaux n´est possible pour aucune classe dirigeante en Guinée sans une discipline de fer.

Il faut également savoir que le caractère commun de tous les régimes en Guinée a été de toujours légitimer les violences politiques de toute nature commises sous toutes leurs formes par l’aspect de la souveraineté nationale ayant pour argument : soit pour haute trahison, faute lourde, atteinte à la souveraineté nationale, violation de secret d’état, ou secret défense, etc.

Cette perversion dans la gestion des affaires de l’armée a abouti à la création d’un climat social nauséabond et d’une carence dans le fonctionnement administratif.

Le soutien de tous ces fléaux par la politisation de l’armée et la corruption (voir le mode de recrutement et d’avancement dans l’armée) a accéléré les conditions économiques d’insolvabilité paupérisant davantage les couches défavorisées de l’armée, et de création de conditions de travail indécentes, de frustration, d’humiliation des cadres intègres et intellectuels, ceci, dans un climat de méfiance et de manque de confiance entre les uns et les autres.

Il est vrai que la Démocratie ne se construit pas toujours de la même manière dans toutes les régions de la planète, de même qu’il n’existe pas de modèle unique préétabli de démocratie, mais elle doit être adaptée à l’identité de chaque pays selon ses réalités.

Selon la COMIGEX, nul ne peut non plus assigner un individu ou un seul gouvernement à s’avouer comme étant les seuls et uniques responsables ou coupables des malheurs et/ou malédictions de la Guinée et des Guinéens, au risque de les vouer à une pénitence perpétuelle qui ne serait pas non plus juste, ni raisonnable, ni logique.

Ceci étant, la COMIGEX affirme sans abus que la responsabilité incombe à l’ensemble des Guinéens et les culpabilités sont à partager.

La COMIGEX aimerait bien rappeler ici que : l’Honneur et la force de la Tradition d’une Nation se prouvent par la sagesse et le courage de ses dirigeants de dénoncer et reconnaître leurs propres erreurs, sans pour autant perdre la fierté de sauvegarder leur dignité. Seule cette attitude pourrait nous conduire sur le vrai chemin de la paix.

A l’ensembles de toutes les forces vives de la nation, des syndicalistes, des politiciens et du peuple de Guinée, les militaires guinéens en exil expriment ici leur total soutien et leur ferme volonté de participer à tout programme de réconciliation nationale et de recherche d’une paix durable dans notre pays pour lequel nous avons consenti assez de sacrifices, et ce, malgré les charges retenues contre nous dont les qualifications nous manquent par rapport aux charges retenues par le peuple de Guinée et l’Histoire contre nos accusateurs.

Il faut savoir que le temps est arrivé pour un changement total et radical des époques qui ne doivent plus être que révolus de la vie de notre pays.

De nos jours, les débats ne doivent pas se trouver entres les gens qui se mentent en niant les faits réels, mais tout au contraire, ils doivent se situer entre les gens qui sont à mesure de se regarder en face pour se dire la vérité en reconnaissant les faits prouvés.

C’est comme ça, et seulement comme cela que la justice peut être établie et le pardon acquis auprès de qui de droit.

C’est de ce fait, que la COMIGEX veut une Guinée qui, désormais, sera faite de Guinéens capables et voulant construire cette Guinée, en apportant les réponses concrètes, précises et des résultats efficaces, visibles, aux problèmes, aux soucis et aux inquiétudes des Guinéens d’aujourd’hui, et en préservant l’avenir et les intérêts des générations futures dans la paix et la quiétude morale.

Pour la COMIGEX, l’écriture d’une Histoire vraie et lisible de la Guinée à léguer aux générations montantes reste un devoir absolu afin de leur éviter de reproduire les mêmes fautes.

Ce travail ne peut être élaboré que dans un esprit de tolérance, de sagesse et de sérénité par des Guinéens aux mains propres et avec la conscience propre.

La réussite de cette étape dans notre processus de réconciliation durant la transition constituera les véritables bases d’une paix durable et de l’amorce d’un développement social, politique national équilibré et harmonieux qui nous facilitera un rattrapage et une émergence économique à court, moyen ou à long terme.

Quant à l’armée, il faut remarquer que c’est la malveillance des chefs des unités d’élites spécialisées et de ceux des instances du haut commandement militaire qui a facilité aux éléments d’autres unités qui avaient eux aussi leur état d’âme et d’esprit certainement affecté, de s’emparer du pouvoir.

Il faut noter que l´incapacité de toutes les forces confondues de s´opposer radicalement et définitivement jusqu´à la mise en déroute de l´ancien régime, justifie de nos jours l´aspect d´un remplacement de personnes pour la continuation d’un système et non pas un changement de régime en Guinée. D´ailleurs, c´est suite à tous ces questionnements que les Guinéens aussi bien de l´intérieur que de l´extérieur s´obligent à l´évaluation de l´état des lieux, afin de savoir où sommes nous, où allons nous, avec qui et avec quels moyens ?

Il faut savoir que le phénomène de l´armée engendre deux problèmes bien distincts que sont :

1.   le conflit interne entre les différentes hiérarchies des différents corps, entre les classes sociales des différentes générations au sein de l´armée et tant d’autres inégalités,

2.   le conflit que constitue le mode de conduite (comportement) des corps habillés au sein de la société civile, et tant d'autres dispositions non pas des moindres à prendre comme :

  • le rétablissement de la justice par l´incorporation et l´intégration professionnelle des jeunes volontaires pour une égalité des chances,
  • la réhabilitation de la mémoire et le payement des primes et pensions des militaires morts en mission et les soins des blessés sur les fronts de combat et sur les places de travail (chacun en fonction de son statut au moment de l´exercice de sa fonction au moment des faits),
  • les victimes de la répression et la réparation des dommages physiques, moraux et matériels qui leur sont causés,
  • les outils de travail adéquats pour une meilleure efficience dans le travail,
  • des traitements équilibrés et harmonisés selon les corps et les hiérarchies, etc.

La résolution de ces problèmes doit s´élaboré sur trois axes fondamentaux que sont :

1.      Les générations

2.      les compétences

3.      la discipline

Il faut savoir qu’une armée bien structurée doit envisager :

  • des moyens adéquats,
  • du personnel,
  • des connaissances,
  • de la rigueur,
  • de la discipline,
  • la prévoyance,

et doit toujours viser l’excellence et la réussite dans ses missions.

En vue d’assurer une transition politique et administrative fiable et viable, la COMIGEX pense que, la souscription à un code de conduite civile et militaire individuel et collectif dans l´exercice des fonctions, serait un outil ayant pour but de libérer d’avantage la justice, afin qu’il soit plus facile à l’état de répondre aux problèmes par des lois, aux dirigeants et aux citoyens de répondre aux lois par des actes et à la justice de répondre aux actes par des lois.

Considérant :

  • que, dans toute structure bien organisée le respect des droits facilite l’exécution des devoirs et la reconnaissance des obligations,
  • que l’armée constitue la force motrice garantissant la souveraineté nationale par la défense de l’intégrité territoriale, la sauvegarde des intérêts majeurs du peuple, le maintien de la paix et la sécurité dans le pays,
  • dans le souci de réconcilier l’armée avec son Peuple qui a aussi le cœur meurtri par une vie de galère, de misère de tristesse depuis plusieurs décennies, alors que la mauvaise gouvernance a affecté profondément les rapports entre ces deux entités.

En ma qualité d´ancien détenu en Avril 1993, arrêté et torturé pour des faits jamais prouvés jusqu´à nos jours,

En tant que membre du commandement (en charge de la section de la protection physique) du 1er contingent guinéen de la première force d´interposition ECOMOG / ECOWAS de la CEDEAO pour le maintien de la paix au Liberia en 1990,

En tant qu’instructeur en Droit International Humanitaire (DIH) et spécialiste en règlement des conflits,

Au nom de la COMIGEX, et en mon nom personnel, j´aimerais exhorter tous nos frères d´armes et l´ensemble des corps habillés, l´ensemble des forces vives Républicaines et Démocratiques, l´ensemble des Leaders d´opinion politique, l’ensemble des sections syndicales et l´ensemble de toutes les parties connues et inconnues en conflit, de faire preuve pour une fois encore de sagesse et de sérénité en faisant une auto critique de soi-même et de ses actes dans la vie de la nation, afin de pouvoir s´orienter et conduire le peuple sur le chemin qui lui semble être le plus honorable, le plus légal, légitime et surtout utile pour accomplir la lourde tâche qui l´attend qu´est la responsabilité du destin d´une nation et de tout un peuple que chacun prétend aimer.

Vive la République !


Paris le 29 Octobre 2009

Madice KEITA, Suisse
Capitaine Ingénieur d’Aviation


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Souleymane Condé, vendredi 6 novembre 2009
Ce COMIGEX n`est que l`embryon d`un mouvement de rebelion car ces membres sont d`anciens fuyards de la junte au pouvoir depuis 2006.Il ne faut donc pas les prendre au serieux . Ce sont des gens deja comdannés en Guinée pour vols a main armée ou tentative de subversion.Sinon un militaire en exil ? c`est du theatre pour nous divertir.Et s`ils existent quelque part Dadis et lArmée Nationale les attend .
Alpha Sidoux Barry, jeudi 5 novembre 2009
Capitaine Madice, Ce document de la COMIGEX est d`une portée exceptionnelle. Je l`approuve totalement. Il faudrait faire reconnaître officiellement la COMIGEX par l`Union Africaine, l`Union Européenne, les pays membres du Conseil de sécurité des Nations Unies et les Organisations internationales de défense des droits de l`Homme. La COMIGEX peut constituer l`ossature des autorités de la Transition en Guinée, en y intégrant les cadres civils choisis pour leur compétence professionnelle et leur probité morale. Cette ossature doit nécessairement être dirigée par un organe civil car l`autorité militaire doit être régie par une autorité civile plus compétente, pour éviter l`arrivée au pouvoir d`un nouveau "César" en Guinée. Alpha Sidoux Barry
Marga, dimanche 1 novembre 2009
Militaires guinéens en exil? pourqoui? Ho, tésez-vous sinon rentrez nous aidez à nous débarasser de Dadis si non wouss.
Bangaly Traoré, samedi 31 octobre 2009
L`armée en guinée n`a plus de valeur,l`armée=criminels,voleurs et bandits sans formation ni conscience et sans foi.NB:Nous voulons la fin de ce régime criminel dans notre pays sans condition,car Dadis est fou et criminel.
Keoulenba, vendredi 30 octobre 2009
L’auteur a été très clair et je l’en remercie. Cette armée qui viole et tue les femmes et les enfants, n’a pas été montée ou fabriquée par DADIS, mais par toute les familles qui ont même payé de l’argent pour y réintégrer leurs rejetons, qu’il ne pouvait plus gérer. Il se peut que des femmes avaient payé de l’argent ou avaient même usé de leur charme pour engager leurs enfants dans l’armée. Ce sont ces enfants qui sont revenu certainement contre elles. Dans leur démarche machiavélique vers le pouvoir, certains leaders guinéens ne trouvent comme solution que de débarquer DADIS et son équipe. Le débarquement de DADIS n’arrangera rien, nous sommes des guinéens, nous sommes cupides, nous savons comment nous nous sommes comporté avec Sekou Touré, puis avec Lansana Conté. Combien de dictateurs avons-nous laissé mourir tranquillement en nous disant non… C’est Dieu ! Maintenant ce n’est pas Dieu c’est le pauvre DADIS, l’héritier d’une situation compliquée avec un réseau de bandit appelé armée. Mes frères, ces gars au pouvoir ne sont pas des idiots. Ecoutons les conseils et acceptons de partager les responsabilités de ce qui nous arrive. C’est ensemble, que nous trouverons la solution. Si nous passons par les armes, cela durera 10 ans minimum et nous chanterons la paix plus longtemps qu’en côte d’ivoire. Car dans tous les cas, DADIS et son équipe, ne sont pas tombés du ciel. Si nous comptons sur l’Amérique, nous nous trompons gravement ; juste une rétrospective : Le Vietnam, la somalie, l’Irak etc. Nous voudrions faire la rebellions ? Pensons au Liberia et à la Sierra leone. Femmes de Guinée, leaders, sages, rappelons nos enfants à la maison et parlons avec eux, il ne s’agit pas de rejeter les responsabilités sur les autres. « Lève toi, je vais m’asseoir cela ne se discute pas »
diallo, vendredi 30 octobre 2009
Mon capitaine; Des mots, de beaux mots, merci Etant militaire, mettez nous une stratégie de nous débarrasser de cette bande de voyuox. Informez la diaspora de votre initiative, le financement nous prénons en charge. Dadis et sa bande partira d`une maniere ou d`une autre. Les militaires en exil, nous comptons sur vous et comptez sur nous pour le financement
GONOTA, vendredi 30 octobre 2009
Le commentaire des uns et les auttres sont consacrés à l’idée d’une guerre.Pourtant,l’auteur a bien situé et partagé la responsabilité des uns et des autres que ça soit civils ou militaires.Vous croyez restez uniquementconvaincus que le problème majeur d’aujourd’hui en Guinée est l’armée.OUI.Mais SVP,c’est tout un système de fonctionnement qui nous a conduit jusque là par ce que dans le régime qui a initié cette anarchie et indiscipline dans le fonctionnement administratif de tous les corps confondus ont pour responsable les personnalités civiles et militaires qui ont eu la chance de diriger un service de sa compétence à vain. Je pense que l’auteur a été claire et précis quant à la préservation de l’unité nationale et la paix basé sur la reconciliation nationale mais j’ai vu le commentaire de gens qui n’ont aucune pensée que de déposer ce régime.Comment cela peut-il se faire sans la violence dont l’auteur tente d’éviter par sa proposition très noble à mon avis ?Au contraire,je ne peux pas lire dans la pensée de l’auteur en question,mais qu’en cela ne tienne,toutes autres mesures hors d’une NEGOCIATION et d’un DIALOGUE,concourent inévitablement à la force.Comme disait l’autre’’Partout ou le DIALOGUE manque,c’est la force qui prend le dessus’’fin de citation.Il faut donc dans cet esprit bien préparer une force pour venir attaquer les nouvelles autorité et de cela chacun pourra endeduire les conséquences incalculables. (La balle ne trie pas). A bon entendeur salut.
DIALLO, jeudi 29 octobre 2009
Merci Mr Keita pour votre intervention mediatque. Mais je crois qu`en tant que soldat vous auriez mieux fait d`intervenir autrement que par simple écrit car en tant qu`officier de cette bande de voyou qui se dit "armée", vous êtes tous responsable. La Guinée et les Guinéens n`ont plus besoin d`armée mais plutôt une simple police et peut être de gendarmes pour assurer la protection de la population car avec des intellectuelles au pouvoir, la Guinée n`attaquera jamais et ne sera jamais attaquée par qui que se soit. Une bonne diplomatie vaut mieux que toutes les armées du monde réunie pour assurer la sécurité et l`intégrité territoriale d`un Etat. DIALLO.
laya condé,belgique, jeudi 29 octobre 2009
L`armée guineenne reveuillée vous et prenez le courage maintenant , dadis est entrein de former des milices pour venir vous combattre et vous tuez, arretez dadis et sa milice sinon c`est dadis et sa milice ki vont detruire en guinée.
Lewru DJEARREA, jeudi 29 octobre 2009
«La souveraineté nationale, la défense de l’intégrité territoriale, la sauvegarde des intérêts majeurs du peuple, le maintien de la paix et de la sécurité dans le pays» peuvent bien être garantis par une gendarmerie nationale de 6.000 personnes bien formées et équipées de façon appropriée; et une police nationale d’un effectif semblable avec des moyens conséquents. De l’“Armée”? Les Guinéens n’en ont plus besoin: elle coûte chère (plus de 30% du Budget National) et, elle ne rapporte rien à l’Économie Nationale. Quand aux moyens d’assurer sa mission classique, l’Économie Nationale actuelle de la Guinée (fortement dépendante de l’aide extérieure) n’est pas en mesure de lui en fournir. Par conséquent, pour ne pas continuer à être un perpétuel obstacle au développement socio-éconmique de la Guinée; ou, du moins, une source permanente d’insécurité pour les populations civiles, la sagesse voudrait qu’on s’en débarrasse! Et, le plus tôt serait le mieux. Il faudrait absolument que les Forces vives sortent de leur léthargie habituelle et inscrivent ce point en lettres rouges dans leur priorité. Elles doivent demander au Conseil de Sécurité des Nations Unies de monter une Force Internationale de Dissolution de l’Armée Guinéenne (FIDAG), armée qui est devenue depuis longtemps un repaire de bandits sans foi ni loi. Cette force doit cantonner les militaires dans leurs casernes respectives et procéder - selon un programme pré-établi - à leur démobilisation en tenant compte de tous les facteurs socio-économiques entrant en jeu dans le cadre de telles opérations. Sans quoi, ça sera un éternel retour à la case départ; car, aucun régime ne pourra venir à bout de cette véritable boîte de pandor et faire en même temps face aux multiples défis du développement qui l’attend.
alseny camara, jeudi 29 octobre 2009
La persuasion morale comme solution alternative à la crise guinéenne. Considérons que nous guinéens, faisons au maximum 10 millions de personnes, que dans les conditions normales tout ce beau monde doit pouvoir gagner un travail, un revenu pour subvenir au minimum vital de sa famille (nourriture, habillement, santé, scolarité et éducation, bien sûr l’eau potable et l`électricité etc). Mais que dans la situation actuelle, après 24 années de règne militaires, les jeunes-adultes militaires veulent proroger l`échéance de cette dictature et le peuple, dominé par les jeunes de moins de 22 ans, demande non à la gestion militaire. Suggestions: Faire comprendre à nos frères militaires que le peuple peut pardonner la barbarie de janvier-février 2007, du 28 septembre 2009; que le peuple abritera son armée dans les casernes avec les conditions de vie d`un bon militaire. En réponse que nos frères militaires déposent les armes et demandent pardon à la Nation. Qu`ils nomment immédiatement un Président civil pour assurer la transition et le retour à l`ordre constitutionnel. Bien s^r le Président Dadis aura tous les droits d`un ancien Président et s`il le veut pourra continuer sa carrière comme conseiller militaire. Dans la situation actuelle nous avons besoins de Lois et des Institutions fortes et cela passe forcement par le retour à l`ordre constitutionnel. Arrêtons de tirer sur l`arme ethnique car pour rappeler feu "Enfant noir" l`Ethnocentriste est toute personne n`ayant pas atteint la plénitude de ses capacités intellectuelles. C-à-d un malade. Alseny Camara depuis Lola-Guinée.
BALDE, jeudi 29 octobre 2009
Merci mr Keita, J`espere que vous savez que nous n`avons plus d`armee? Si vraimant vous voulez aider ce pays, alors merci de bien vouloir deposer Dadis et sa bande de criminels, ensuite nous parlerons du reste. Nous gardons en bonne place toutes ces propositions mais elles ne s`appliquent que si et seulement si Dadis et le CNDD ne sont plus aux commandes. Je vous remercie. balde.labe@hotmail.com
Sidiki Koumbassa, Texas, jeudi 29 octobre 2009
Merci M.Keta , il faut ke l`armée nationale prend de conscience, s`il font pas leur travail en arretant dadis et sa bande de milice la guinée va sombrer dans la guerre comme le liberia et la sierra leonne,si la guinée tombe dans la guerre il n`ont qu`a savoir savoir ils ont leurs familles laba ,il faut ke l`armée prend le courage pour sauver le peuple dans les mains des assasins avant ke ça sois trop tard.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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