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Historique :
La République de Guinée, après les accords de Ouagadougou qui ont succédés aux évènements tragiques du 28 septembre, à la tentative d’assassinat du Président Dadis CAMARA, à la nomination du Premier ministre de transition le 15 septembre 2010, à la mise en place d’un gouvernement le 15 février et enfin à la nomination des membres du CNT, les Guinéens ont découvert leurs propres insuffisances en matière de nationalisme et de tolérance. Ils ont découvert la nature nauséabonde de leur environnement politico- socio-économique. Les Guinéens ont compris aussi les raisons de leur incompréhension suite à la proclamation des résultats du premier tour des élections présidentielles du 27 juin 2010. Les fraudes massives notamment celle du 29 juin qui ont émaillé ce premier tour, sont les témoignages éloquents de la supercherie et de l’ignominie de certains hommes politiques guinéens.
Le constat était sans appel et c’est pour cela d’ailleurs que presque tous les candidats même les pires fossoyeurs de la justice et de la probité intellectuelle ont eux aussi exprimé des objections sur la véracité des résultats et sur l’honorabilité du déroulement du scrutin.
La CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) était disqualifiée pour conduire en l’état le deuxième tour. Mais comme le ridicule ne tue pas, nos contradictions au relent d’ethnocentrisme nous ont amené à faire appel à un fils de l’Afrique en provenance d’un pays très voisin, pour ne point nommer, le Mali pour assurer la présidence de la CENI. Ainsi le général Siaka Toumani Sangaré fut nommé à ce prestigieux poste le 19 octobre 2010.
Après plusieurs reports, le deuxième tour a eu lieu le 7 Novembre 2010.
Entre ces deux tours, la Guinée fut secouée par trop de violences urbaines dont les victimes étaient encore et toujours les jeunes. Les conflits ethniques jusqu’ici susjacents ont éclaté à ciel ouvert et ont rapidement atteint leur paroxysme. Nous étions alors au bord de l’effondrement de notre beau pays.
Les deux candidats en liste pour le deuxième tour ont rapidement occupé l’espace sociopolitique du pays avec des alliés venus à leurs côtés pour des raisons multiples et variées. Pour le camp de l’Arc-en-ciel, suite à des consultations de leur base, des partis politiques sont venus nombreux pour soutenir le professeur Alpha CONDE. Son projet de société et son histoire personnelle, c'est-à-dire : la lutte contre l’impunité, la construction d’un Etat de droit et un meilleur partage des richesses nationales, correspondait aux attentes de la majorité des Guinéens. Voilà en trois mots ce projet si captivant ! C’est justement l’engouement suscité par ce projet de société qui a abouti à la naissance de l’alliance Arc-en-ciel.
C’est bien cette alliance qui a conduit le professeur Alpha CONDE à la présidence de la république avec un score de 52,52% des voix exprimées. Cent cinquante mille voix de différence avec son adversaire en la personne de monsieur Cellou Dalen DIALLO.
L’objet de mon appel :
Mon appel est un rappel à l’Arc-en Ciel de son impérieux devoir de soutenir sa propre victoire par un accompagnement sans faille du projet de société du Président de la République. Cette alliance doit se transformer en un véritable mouvement politique pour accompagner ce projet devant l’Assemblée nationale. Cela veux dire que tous les partis qui adhéreront à cette Arc-en-ciel version nouvelle doivent remettre en cause leur existence en tant que parti politique au profit de cette mouvance présidentielle qui pourra par exemple s’appeler « Le parti Arc-en-ciel pour le Changement et le travail » : le (P.A.C.T.) avec à sa tête le professeur Alpha CONDE Président de la République de Guinée.
Je sais, que ce que je demande n’est pas simple mais c’est la meilleure solution et la voie la plus sûre pour gagner les élections législatives qui sont les conditions sine qua non pour une réussite du professeur Alpha CONDE dans sa mission de changement qu’il a promis.
Je sais aussi que le choix que je demande de faire nous impose de perdre l’autre mais vue l’importance de ce choix sur l’avenir de notre pays, je crois qu’il faut le faire. L’échec du professeur Alpha CONDE à la tête de notre pays, remettra en cause notre désir de justice, de démocratie et d’unité nationale, valeurs sur lesquelles reposent le partage et la tolérance.
Moussa KANTE
www.guineeactu.com
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