mercredi 23 décembre 2009
Anniversaire du putsch dans un contexte "difficile"
Moussa Keïta

Le premier anniversaire du coup d'Etat en Guinée sera fêté mercredi, dans toutes les casernes du pays, dans un contexte "difficile sur le plan économique et social", a admis mardi un membre de la junte, trois semaines après la tentative d'assassinat du numéro un du régime.

Tous les membres du Conseil national pour la démocratie et le développement (junte) se sont réunis mardi au Palais du peuple, siège de l'Assemblée nationale dissoute. A la télévision d'Etat, il a ensuite été annoncé que mercredi serait férié

L'armée avait pris le pouvoir le 23 décembre 2008, quelques heures seulement après l'annonce officielle du décès du "général-président" Lansana Conté, mort à 74 ans des suites de maladies, après avoir dirigé le pays pendant 24 ans.

"Nous fêtons l'an 1 de cette prise du pouvoir dans un contexte un peu difficile, difficile sur le plan économique et difficile sur le plan social", a déclaré mardi midi à la radio nationale le ministre secrétaire permanent du CNDD, le colonel Moussa Keïta.

"Notre président bien aimé (...) est aujourd'hui convalescent", a-t-il poursuivi, en souhaitant qu'il revienne "dans les conditions les meilleures pour (...) réaliser le rêve des Guinéens qui est le bonheur tant attendu".

Le capitaine Moussa Dadis Camara, hospitalisé au Maroc, n'a fait aucune déclaration ni apparition depuis qu'il a été blessé à la tête, par balle, le 3 décembre, par son aide de camp, toujours en fuite.

Des sources officielles assurent que le chef de la junte "va bien", "se repose un peu" et "rentrera bientôt". Mais, selon un proche du régime, un ministre a rapporté samedi, après une visite à Rabat, que le capitaine était dans "un état assez déplorable" et "n'arrivait même pas à s'alimenter".

L'Union européenne a décidé mardi de durcir ses sanctions à l'encontre de la junte, en imposant "un gel de tous les fonds et ressources économiques qui appartiennent aux membres du CNDD". L'UE va également interdire toute fourniture à la Guinée d'"équipements susceptibles d'être utilisés à des fins de répression interne".

La Commission d'enquête internationale sur le massacre du 28 septembre au stade de Conakry vient de rendre de son côté un rapport accablant pour les plus hautes autorités guinéennes, accusées de crimes contre l'humanité.


AFP
/ 22 décembre 2009


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Vos commentaires
kagbadouno Tamba, dimanche 27 décembre 2009
Si, jusqu’avant la publication de ce rapport, les discussions avec le CNDD pouvaient s’expliquer, aujourd’hui, RIEN ne peut légitimer ces discussions. En effet, Dadis, Konaté, Toumba, Pivi, Keïta, … sont interchangeables ! Nous ne pouvons comprendre que certains membres de l’opposition et des forces vives veulent croire un instant que Konaté est différent de Dadis ! Il s’agit de Miliciens et non de militaires qui ont pour seul objectif pas de défendre une IDEE ou Idéologie mais, l’objectif inavoué par ces voyous de miliciens déguisés en militaires est l’appât du GAIN ! Tous les grades de cette « armée » qui est en fait une milice sont attribués sans aucun mérite. Cela explique en partie, l’anarchie au sein de « l’armée ». Il faut que nos compatriotes comprennent que depuis 1971, en Guinée, l’armée a disparue pour laisser la place aux milices. A l’arrivée de Conté au pouvoir, il a fait la même chose que son mentor le sanguinaire Sékou Touré : il a créé sa milice et aujourd’hui Dadis fait la même chose que Conté ! Nous ne pouvons comprendre que les Forces vives restent silencieuses devant le rapport de la commission d’enquête de l’ONU car, il est accablant pour la junte ! Nous pensons que les négociations de Ouagadougou sont caduques, car, nous ne pouvons négocier avec des individus accusés de « crimes contre l’Humanité » et il est temps d’organiser la désobéissance civile d’une part, et de chasser du pouvoir ces voyous en kaki qui sont Dadis, Konaté, Toumba, Pivi, Keïta, Chérif… et les traduire devant le Tribunal Pénal International (TPI). Si une fois encore nous avons le malheur de laisser a Konaté le pouvoir, nous allons bientôt le regretter car, nous allons voir fleurir : « les comités de soutien aux actions de Konaté », des « Konaté ou la mort »… Le fait d’obliger les militaires à retourner dans les casernes ne veut pas dire qu’un civil est forcément un « démocrate » ou un « Républicain » ! La plus grande dictature sanguinaire que nous avons connue en Afrique notamment en Guinée était le fait d’un civil : le sanguinaire Sékou Touré. Nous pensons que ce qui est fondamental c’est d’avoir des Institutions solides et trouver un mécanisme qui permet aux locataires de ces institutions d’être démis dès qu’ils ne font pas leur travail. Nous pensons à l’attitude du Président de l’Assemblée Nationale et celui de la cour suprême au temps de la dictature de L.Conté et aujourd’hui, nous savons tous que même si Dadis arrivait à s’en sortir médicalement, il n’aura plus la capacité intellectuelle et physique d’être Chef d’Etat car, il s’agit d’une charge de travail qui exige une grande capacité physique malgré tout, les Guinéens attendent encore ! Nous avons perdu cinquante et une année (51 ans) de nos vies parce que nous n’avons pas voulu nous battre contre le sanguinaire Sékou Touré, contre L.Conté et aujourd’hui Dadis ! Les Guinéens qui vivent en Guinée sont tous privés de TOUT y compris ceux qui volent dans les caisses de l’Etat ; en effet, dès qu’ils ont un petit problème de santé, ils sont obligés d’aller à l’extérieur de la Guinée (Côte d’Ivoire, Sénégal , Europe ou Amérique du Nord) pour se soigner parfois pour un problème bénin ! Ils ne suivent jamais l’éducation de leurs enfants dans la mesure où ces derniers vivent à l’Etranger loin de leurs parents et sont livrés à eux-mêmes et sans oublier que ces enfants vivent dans un environnement hostile. Les Guinéens qui vivent à l’extérieur sont aussi malheureux que ceux qui vivent en Guinée ! Ils sont malheureux d’une part, de savoir que leur mère, sœur, frère, père, amis manquent de TOUT et d’autre part, même si pour eux personnellement, ils ont un bon travail, ils aimeraient au moins finir leurs derniers jours en Guinée mais, ils ne peuvent pas dans la mesure où ils n’ont pas l’environnement minimum (eau, électricité, hôpitaux pour au moins les premiers soins etc..). Allons-nous continuer à laisser des irresponsables gâchés nos vies et ceux de nos enfants ? Qu’attendent les Forces Vives pour se lancer à l’assaut de cette junte ?
Guineen en Guinée, mercredi 23 décembre 2009
Bonsoir, Je trouve que les sites qui parlent de la Guinée, seuls quelques uns qui nous donnent la vérité et vous , vous, voous faites partie des informateurs Toute l`actualité de la Guinée : http://www.guineeactu.com

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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