jeudi 6 mai 2010
Alpha Ibrahima Sila Bah, Pdt du PGRP : « Il ne peut y avoir de rédemption pour les prédateurs »
Alpha Ibrahima Sila Bah

Ancien fonctionnaire de la Banque Mondiale, Alpha Ibrahima Sila Bah a quarante ans de carrière derrière lui. Aujourd’hui président du PGRP (Parti Guinéen pour la Renaissance et le Progrès), ce vieux routier du développement estime que la Guinée doit saisir les élections du 27 juin pour marquer une rupture définitive avec les travers du passé. Avec à la clé un réquisitoire sévère contre la mal gouvernance. Lisez.

L’indépendant : Pouvez-vous nous retracer à grands traits votre carrière ?

Alpha Ibrahima Sila : Je m’appelle Alpha Ibrahima Sila Bah. J’ai commencé mon cursus scolaire à Dalaba qui est ma ville d’origine. Ensuite, j’ai fréquenté le Collège Technique de Conakry, le Lycée Maurice Delafosse de Dakar, l’Ecole Spéciale des Travaux Publics de Paris. De là, je suis allé faire une Licence et une Maitrise en Génie civil aux Etats Unis d’Amérique. C’est dans le Gouvernement Fédéral Américain à Washington que j’ai commencé ma carrière professionnelle d’ingénieur chargé notamment de la conception et de l’entretien des infrastructures routières et ouvrages d’art de la capitale fédérale. En 1973, j’ai été recruté par la Banque Mondiale où j’ai passé 24 ans, c’est-à-dire, le meilleur de ma carrière professionnelle comme expert, Responsable des opérations de la Banque dans plusieurs Pays d’Afrique. J’ai assumé des responsabilités diverses, en qualité soit de Conseiller en politique des transports, Ingénieur chargé des infrastructures, Chargé de Développement Agricole, ou Chargé de l’ensemble du portefeuille de la Banque dans plusieurs pays dont la Côte d’Ivoire, le Togo, le Bénin, le Niger, la Centrafrique, la Sierra Leone, le Congo, le Cameroun. J’ai eu en particulier, l’occasion de travailler au sein de la mission Régionale de la Banque Mondiale à Abidjan pendant six ans, où nous couvrions l’ensemble des opérations agricoles et de développement rural dans la sous-région Afrique de l’Ouest. Plus tard, j’ai été détaché au Benin à la demande du Président Nicéphore Soglo pour y impulser le développement des infrastructures de base. C’est à cette occasion que nous avons lancé de grandes opérations de pavage des rues et assainissement de Cotonou et de Parakou, avec une agence appelée AGETUR, qui a créé beaucoup d’emplois. Autour du président Soglo, nous étions une vingtaine de Conseillers parmi lesquels il y avait l’actuel président du Bénin Dr Yayi Boni. Après ce séjour béninois, je suis retourné au siège pour deux ans au terme desquels j’ai décidé de prendre ma retraite pour venir apporter mon expérience au service du développement socio-économique de mon pays.

A quoi avez-vous consacré votre temps depuis votre retour en Guinée ?

Ainsi, j’ai été Conseiller du Premier ministre Sidya Touré. Mais très rapidement, j’ai plus ou moins décidé qu’il fallait que je sois un peu plus libre dans mes actions. C’est sur ces entrefaites que la Banque Mondiale m’a demandé d’aider à concevoir et coordonner la préparation du PACV (Programme d’Appui aux Collectivités Villageoises), qui marquait un tournant décisif par rapport aux actions antérieures de cette institution dans les infrastructures. L’idée force de ce programme était de promouvoir la bonne gouvernance locale par la mise en œuvre de petites infrastructures gérées à la base par les populations pour les amener progressivement à se prendre en charge. A cet égard, nous avons reçu l’expression officielle de satisfecit de la Banque Mondiale pour le PACV qui a été reconnu par cette institution comme modèle d’appui à la décentralisation, non seulement pour la Guinée, mais qu’elle allait diffuser et appliquer dans le monde entier. Après le PACV, la Banque Mondiale m’a retenu comme Consultant pour la réhabilitation du secteur de l’eau et de l’énergie en Sierra Leone entre 2000 et 2003, et en 2004, la Banque Islamique de Développement (BID) m’a commis comme son Représentant Sous-Régional chargé de la gestion de son portefeuille de projets en Guinée et en Sierra Leone. Cette institution qui reste toujours à l’écoute de la Guinée en ces moments difficiles, a notamment financé les groupes électrogènes de Tombo 3 et 5 à la demande du gouvernement guinéen, ainsi que le barrage de Garafiri. Sur notre proposition, cette institution bancaire a également financé la réhabilitation du réseau électrique de Matoto pour qu’il puisse supporter la production énergétique, additionnelle. Par ailleurs, la Banque Islamique de Développement est devenue le premier pourvoyeur de fonds pour l’agriculture en Guinée (près de $ 80 millions), à travers la mise en place de plusieurs PDRI (projets de développement rural et intégré). C’est par exemple le cas des PDRI Fouta Djallon, Mali Yembéring, Haute Guinée Ouest, Beyla-Kérouane, Kakossa, Dubréka et Télémélé. Ces projets s’articulent non seulement autour des aménagements hydro-agricoles de bas fonds, mais ils sont aussi liés à la santé des populations par la construction de centres et postes de santé, C’est dans ce cadre aussi qu’il y a eu la réhabilitation de l’Hôpital de Donka, la construction de l’Ecole des sages femmes de Kindia. Dans le domaine de l’éducation, il y a eu quatre opérations avec la construction et l’équipement de plus d’un millier de salles de classe.

Dans le domaine des infrastructures routières, il y a la construction de la route Kankan - Kouremale, Labe - Madina Gounass, et en prévision, Labe - Kédougou, et Labe - Tougue - Dinguiraye - Siguiri, pour désenclaver toute cette région nord de la Guinée. Il faut ajouter une action de micro finance qui a été logée dans trois institutions locales sous l’égide de la Banque Centrale. Il s’agit du PRIDE-Guinée, du Crédit Rural et du 3AE Entreprise. Au niveau bancaire, nous appuyons également la Banque Islamique de Guinée (BIG) pour la promotion des PME. Cette banque a fait l’objet de plusieurs recapitalisations et elle doit prochainement recueillir une ligne de crédit qui va lui permettre d’appuyer davantage les Petites et moyennes entreprises.

Promettre le développement aux Guinéens est un effet de mode pour les politiciens de ce pays. Si vous étiez élu président de la République, comment comptez-vous matérialiser ce développement ?

Il est vrai que tous les leaders politiques vont vous parler de développement, mais ce que je pense apporter à la Guinée, c’est quarante (40) années d’expérience dans le domaine du développement. J’ai observé et pratiqué le développement dans plusieurs pays. En Guinée, pendant 12 ans, j’ai pratiqué les populations à la base dont je connais les besoins. Je suis particulièrement à l’aise dans la formulation des programmes qui sont utiles à la base. J’ai vu comment le manque de bonne gouvernance peut saper la portée des projets. Je pense que je pourrai faire la différence dans ce domaine. Je ferai en sorte que les populations à la base aient les moyens financiers et techniques d’exécuter des projets qui sont les leur.

Apparemment, vous avez beaucoup foi en la décentralisation…

La décentralisation est cruciale pour le développement de nos pays. D’abord, elle rapproche le focus décisionnel de la base, qui peut se prendre en charge. Ainsi, à travers des programmes annuels de développement qui sont conçus par les paysans et validés par les CRD (Communautés Rurales de Développement), on fera en sorte que chaque communauté ait un budget de développement. Il y aura un mécanisme de transfert des ressources du sommet vers la base pour que la base puisse exécuter son propre programme. Ce mécanisme sera similaire à celui du PACV qui fonctionne partiellement avec un fonds d’investissement local géré par les communautés rurales elles-mêmes. Je m’emploierai à ce que les ressources de l’Etat puissent être transférées d’une manière régulière et légale vers les communautés de base. Notre politique sera une politique de responsabilisation au niveau des régions où nous mettrons en place des Conseils régionaux qui répondent à leur base. Ainsi, les Conseils régionaux vont contrôler ce qui se passe au niveau des CRD. Bref, c’est sur le tissu des ONG et autres intervenants à la base que nous allons nous appuyer pour réaliser le développement de la Guinée.

Votre vision de la décentralisation recoupe certains réaménagements qui sont prévues par la Constitution élaborée par le CNT. Alors, souhaiteriez-vous que cette Constitution soit adoptée par référendum ou par ordonnance ?

C’est une question très importante. A mon sens, nous sommes à la croisée des chemins et il ne faut absolument pas que nous rations ce virage. Nous avons besoin d’un changement radical dans la manière d’opérer dans ce pays. Est-ce qu’il faut se précipiter et aller aux élections en juin 2010? Ou alors faut-il prendre le temps de soumettre la Constitution à un référendum et corriger les diverses imperfections du mécanisme électoral? La réponse pourrait être très ambivalente. D’un côté, nous pensons qu’il y a des risques importants que le pays court si on devait avoir une transition longue. Les gens risquent de s’enraciner. Et autour du pouvoir, les forces occultes qui ont mené le pays à la ruine sont toujours actives. Elles ne veulent pas qu’il y ait un changement. Plus on attend plus ces forces-là s’enracineront davantage. Cela mériterait donc que l’on aille immédiatement vers les élections. De l’autre côté, une Constitution doit refléter la volonté populaire. Les populations doivent approuver les textes qui vont gérer le futur du pays pour les années à venir. A mon sens, il y a d’autres menaces dont des risques de division dans le pays. Si nous prenons toutes ces préoccupations en ligne de compte, je crois que le moindre mal serait d’aller vers des élections rapides. Il est vrai qu’il y a un apurement qu’il aurait fallu faire dans la gestion du processus électoral, mais je réalise qu’il y a d’autres dangers qui imposent que l’on aille de l’avant.

Certains observateurs seraient curieux de vous entendre plaider pour les élections du 27 juin, alors que votre formation politique est de création récente. Cela sous entend-il que M. Bah est réellement prêt pour la bataille électorale?

Je crois que les problèmes du pays ont priorité par rapport aux problèmes de parti ou personnels. Nous mettons en place un parti qui à notre humble avis pourra apporter la différence. Malgré notre entrée tardive en politique, nous pensons que notre parti n’est pas aussi mal implanté qu’on le pense car nous sommes connus sur la scène, et nous nous appuyons sur un tissu d’acteurs à la base qui sont impliqués dans le développement socio-économique du pays depuis années. Nous avons pratiqué tout le pays et nous savons que si nous lançons une action, nous aurons une réponse très rapidement. Notre politique est celle du paysan qui veut améliorer ses conditions de vie. Bref, nous ne sommes pas de simples observateurs qui venons leur dire au dernier moment de voter pour nous. Ils savent que nous sommes impliqués depuis des années dans ce processus. Le moment venu le peuple pourra choisir soit de souffrir de la gabegie et de la prédation de l’Etat, soit d’avoir des hommes nouveaux qui ont l’intention de servir plutôt que de se servir, le souci de sortir le pays de la pauvreté, par leur expérience, la rigueur dans la gestion de la chose publique, la confiance qu’ils inspirent et les appuis dont ils peuvent bénéficier.

Vous avez quarante ans de carrière derrière vous et vous parlez d’hommes nouveaux. Alors, à votre avis, ceux qui parlent de rupture générationnelle dans la politique ont-ils tort de miser uniquement sur la jeunesse ?

L’essentiel est que le pays se développe. Peu importe qu’il se développe sous l’égide d’une personne âgée ou d’un jeune. C’est le résultat qui importe. Celui-là qui peut apporter ce résultat, il faut le mettre à la tête du pays. Je suis particulièrement soucieux de voir la jeunesse prendre le pouvoir dans ce pays. Mais, la jeunesse a besoin aussi de l’apport des ressources intellectuelles et morales que les aînés peuvent lui apporter. C’est un travail qui n’est pas exclusif. Il n’y a pas de conflit de générations. Nous avons tous l’objectif commun de créer une Guinée nouvelle et prospère.

En cas de nécessité d’une alliance, lequel des partis politiques pourriez-vous rallier?

D’emblée, je dirais que nous n’allons pas nous allier avec ceux qui ont été des prédateurs reconnus de l’économie de ce pays, ceux qui ont contribué à la déchéance de la Guinée. Cela exclut déjà un certain nombre d’alliances. Mais, tous ceux qui veulent une Guinée extirpée d’ethnocentrisme, de régionalisme et de tous les « ismes » que vous connaissez sont de potentiels alliés. Notre parti milite pour une Guinée débarrassée de la corruption, des détournements de deniers publics et de la drogue. Nous tendons la main à tous ceux qui mettent en avant les jeunes et les femmes en particulier, qui sont les abeilles ouvrières de notre économie.

A vous entendre parler, vous donnez l’impression de ne rien attendre de ceux qui ont déjà montré leurs limites dans la gestion de ce pays…

Je ne pense pas qu’il puisse y avoir rédemption pour ces prédateurs. Il y a des habitudes qui sont acquises et dont on peut difficilement se départir. Il y a des intérêts qui tournent autour de ces personnes. D’ailleurs, vous n’avez qu’à voir les sommes faramineuses que ces personnes jettent dans les rues de Conakry et les campagnes. Nous, nous n’avons ce type de moyens, et surtout nous pensons que les idées valent mieux que ces tonnes de billets, et de surcroît d’argent mal acquis.

Un message clé à l’endroit du peuple de Guinée?

Je dirai au peuple de Guinée de rester confiant et vigilant. Nous devons savoir que nous avons intérêt à ne pas manquer ce virage important de notre histoire. Il ne faut pas rater la chance que nous avons aujourd’hui d’amorcer et impulser un changement positif en Guinée. Il faut qu’on se mobilise parce qu’il y a des dangers qui pointent de toutes parts, y compris des velléités de se perpétuer au pouvoir. Les mafias qui se sont formées au fil des années veulent également se perpétuer. Il y a des ambitieux qui pensent venir mettre sous coupe ce pays et continuer la gabegie que nous avons vécue toutes ces dernières années. Il faut que le pays soit très vigilant dans le choix qu’il va faire. C’est le fin mot que je lance aux Guinéens. Si nous ratons ce virage, ce sera grave pour ce pays. J’ai une confiance absolue dans les capacités de la Guinée.

Ce pays pourra être un rapidement un pays émergent, à l’instar des pays asiatiques. La Guinée dispose à la fois des ressources physiques et intellectuelles qu’il faut pour réussir cela. Il faut que nous nous organisions pour cela. Donc, je demande le soutien de la population pour la cause pour laquelle nous militons.


Interview réalisée par
Talibé Barry
L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
 

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Vos commentaires
BAH Thierno Saigon, jeudi 13 mai 2010
1958 ~ 2010 : 52 ANS ! Si nous faisons le bilan de ces 52 années d’indépendance de notre pays, la Guinée, le constat est alarmant. Quelque soit le secteur d’activité examiné, c’est l’échec qui prévaut. Citons par exemple : • _ Dans le domaine de l’éduction : L’on observe une déliquescence totale du système éducatif. L’école Guinéenne n’est plus que l’ombre d’elle-même (pas d’infrastructures digne de ce nom, niveau d’enseignement très faible par rapport aux standards internationaux, absence de centres de formation professionnelle) ; bref, la majorité de notre jeunesse est livrée à elle-même sans éducation, sans repères, sans perspectives d’avenir. • _Dans le domaine de la santé : Il suffit de voir le nombre de nos compatriotes qui, lorsqu’ils sont malades, cherchent par tous les moyens à se rendre au Sénégal, en Côte d’Ivoire ou au Maroc (pour les moins aisés), en Europe ou aux USA (pour les pus nantis). Les hôpitaux guinéens sont devenus de vrais mouroirs avec une absence totale de toute forme d’humanité. • _Dans le domaine des libertés démocratiques : Comment peut-on parler de liberté et de démocratie lorsque la vie quotidienne du guinéen moyen est faite de violence, de corruption et d’insécurité ? Bref ! Les artisans de ce gâchis sont connus. Certains ne sont plus de ce monde (paix à leur âme malgré tout le mal qu’ils ont fait) .Certains de ces prédateurs sont toujours parmi nous et, bien qu’ayant participé à tous les gouvernements successifs en tant que pilleurs, tentent, par tous les moyens, de se maintenir au pouvoir pour continuer à voler et à affamer le peuple. C’est pour que ce système, basé sur le clientélisme et la corruption cesse, que nous avons besoin d’hommes nouveaux aux mains propres, animés de la seule ambition de servir et non pas de se servir. Voilà pour quoi nous espérons que cette fois-ci, les guinéennes et les guinéens auront la sagesse d’élire des personnes qui s’engagent sur la base de programmes clairement exposés, programmes qui seront mis en œuvre par des gens compétents et à la probité exemplaire. Dieu sait que la Guinée, malgré sa longue traversée du désert, possède ces personnes. Alfa Ibrahima Sila Bah est de celles-là. Puisse Dieu aider la Guinée, en faisant en sorte que les guinéennes et les guinéens fassent le bon choix le 27 juin prochain.
Lamine Balde, dimanche 9 mai 2010
je n`ai rien contre cet monsieur, mais en le lisant, je vois qu`il est un vrais Guinéen. Qu`est un vrais guinéen dans la mojorité, c`est un egoiste, et un vantare. Il fait voir dans la jeunesse guinéenne les 2pak, les bocandé, bob marley et autre. Chacun veut avoir des titres meme s`il ne merite rien. A cet rythme avant dix an il y`aura autant de parti politiques que de familles en guinée. On peut servir sans forcement etre president. Si tous les nouveaux arivant etaient de bonne fois, ils auraient pu au moins se regrouper ensemble pour nous proposer une vrais alternative aux force vives ( Alpha, Sydia, Cellu, Fall, Kouyate etc...). Ou rejoindre un de ces partis pour apporter leurs savoirs faires.C`est á cause de ces miltitudes de partis, que les partis politique utilsent des slogans ethnocentriques, de la demagogie et des mansonges, pour pouvoir attirer le plus de cons dans leurs camp. Car en faite la presque totalité des partis politiques n`ont aucun programme serieux. Leurs seules programme c`est comment faire pour etre president ou etre ministre ou deputé ou á defuat de tous cela etre bien connu pour la prochaine fois.Obesrver seulment dans sorte d`election en guinnée ou dans communoté guinéenne á l`etranger, les candidat sont des enemis dans le vrais sens du terme, mais pas de simples concurants. En Guinée critquer un chef devant lui ou en son absance c`est crime impardonable. Changeons mes freres un peu pour notre bonheur.
Bah, dimanche 9 mai 2010
Quel est ce dial diallo qui ose se faire nommer bah qui prétend que son cellou est"constructeure" de la Guinée.Oui c`est vrai qu`il s`est approprié d`une belle villa réservée au hauts fonctionnaires guinéens. Ce n`est qu`un petit exemple parmi tant d`autres.
Traore, dimanche 9 mai 2010
Les militants`de mr kassory Fofana l`ex-ministre de l`economie et candidat ont fait un accident de circulation dont plusieurs blesses,voila les consequences de leur gestion pendant 24ans,pas de route,le systeme de sante n`existe pas sans oublier le secteur de l`education etc.Les anciens ministres voleurs ne merite pas d`etre candidats avec l`etat sombre de notre pays
bah, samedi 8 mai 2010
ce mec parle de cellou mai sellou ce constructeure de guinee et toi sila tu fait quoi poure la guinee tc quoi il que tu a il prendre ta retraite
Diallo Alpha Oumar, samedi 8 mai 2010
Mais c`est bizarre ça! tous les petits pretendus candidats pour les presidentielles nous parlent de predateurs de l`economie guineenne, pourquoi? Une raison très simple! tout simplement parcequ`ils n`ont aucun programme de société susceptible de convaincre la majorité des guineens. Je pense, qu`à mon avis, nous ne sommes plus dans le temps oportun pour revenir à la gestion de Sekou, Conté et puis la Majesté dadis, mais plutot le moment de trouver les leviers susceptibles de faire de la Guinée democratique et economiquement emergent. Nous avons perdu des ressources humaines plus importantes que celles economiques( colonel kaman Diaby premier grand aviateur de l`Afrique de l`ouest, Diallo Telly, premier de l`OUA, capitaine Lamine Kouyaté,kissi Kaba Keita, Les Barry III et Diawadou....... La liste est infinie!). Vive la juste et la liberté! Vive la Guinée!
ZULU, samedi 8 mai 2010
DJAKHABY RESTE TRANQUILE ARRETE DE FAIRE TON MAMAYA .RIEN NE PEUX ARRETER LA MACHINE DE CELOU DALEIN SE LE FUTURE PRESIDENT DE LA GUINEE
Saliou Diakaby, samedi 8 mai 2010
A bas C. Dalein diallo Grand voleur et ethno,. A bas Kassory Grand voleur ,A bas Sydia Petit Voleur, A bas Mamadou Sylla Grand voleur, A bas Fall Grand Drageur, mais mains propre .A bas. Mamadou Sylla : Grand voleur & Analphabète chronique Cellou DALEIN DIALLO grand voleur aucune chance tant que pas de reconciliation avec Ousmane Bah UPR ça ne sera quede l’utopie Ousmane Bah , petit soutien de Dadis, mais mains propre ABE SYLLA : L’homme aux mains propres, mais Mythomane pas présidentiable Kassory Fofana. Kassory est la victime comme son ami Dalein Alpha Condé : Mr aux mains propres. Pour les occidentaux Alpha Condé est président si les élections ont lieu le 27juin 2010
Alhousseny, vendredi 7 mai 2010
Moi je trouve que les guinéens sont si faciles à rouler dans la farine; ils sont tellement émotifs. Il suffit que n`importe quel bonhomme vienne d`ailleurs et fasse son "story telling" pour que tout le monde dise tout de suite que c`est l`homme qu`il nous faut alors même qu`ils ne savent de lui que ce qu`il leur dit. Un peu d`esprit critique, les gars. C`est à peine si ce Monsieur ne nous fait pas croire qu`il est à l`origine de toutes les réalisations de la Guinée. Et il a une façon si ambiguë de citer les choses sans vraiment qu`on ne sache quel rôle il a joué. Oser citer à son actif des réalisations comme les infrastructures routières de la Guinée qu`il cite dans son interview, c`est juste sidérant. Last but not least, il se permet même de donner des leçons aux anciens ministres et premiers ministres. Eh bien, notez-le bien, mes amis, que cela nous plaise ou pas, les réalisations faites en Guinée sont bien à mettre au profit des ministres concernés parce que ce sont eux qui ont eu la maîtrise d`oeuvre de ses réalisations. Ce serait mesquin de vouloir mettre cela au crédit de Lansana Conté parce que tout le monde sait que Conté ne s`est directement impliqué que sur les questions de défense et de sécurité; dans tous les autres domaines, il n`y connaissait rien et avait au moins la sagesse de ne pas faire semblant et laissait les ministres agir. Ce sont donc les ministres et premiers ministres qui engageaient la Guinée sur tout projet ne relevant pas du ministère de la défense. Et contrairement à ce que ce Monsieur veut faire croire, les décisions engageant la Banque Mondiale sont prises à Washington par le conseil d`administration; les représentants sur le terrain ne sont là que pour apporter leur expertise. Donc si ce Monsieur a travaillé, c`est bien pour la Banque mondiale qu`il a travaillé et non pour la Guinée.
barry djénabou belgique, vendredi 7 mai 2010
une nouvelle chance s`offre aux guinéens. Voici enfin le profil du candidat qui mérite de prendre les commandes de ce pays. A mon avis, cet expert, ancien fonctionnaire des grandes institutions internationales, avec de la compétence à revendre mérite ce choix que je préconise. Je crois qu`en ce moment, notre pays a besoin de technocrates expérimentés, honnêtes et intègres pour enfin mettre ce pays sur la voie du développement qu`aspirent tous les guinéens.
bah, vendredi 7 mai 2010
dommage que la plupart des guinéens n`aient pas accès à internet pour lire cet article.A mon humble avis c`est l`un des meilleurs candidats à la présidentielle .
Saliou Diakaby, vendredi 7 mai 2010
Il a le profil d’un vrai PRESIDENT. Mains propre, pas mythomane comme certains candidat venant de US
Bangaly Traore, vendredi 7 mai 2010
La corruption est la raison fondamentale de l`etat actuel de notre pays,c`est que le pays a ete gouverne par les personnes incompetentes et qui ont manque de vision et de rigueur dans la gestion.Les resultats des audits publics sont catastrophiques pour le pays,des individus sont alle aussi loin que de demanteler le chemin de fer du pays cen toute impunite,certains ont detourne en plein jours des dizaines de millard.pourquoi les resultats des audits ne sont pas publie,nous voulons la verite et la justice en guinee,notre pays a besoin d`un niveau sang pour une guinee nouvelle,mais pas les memes voleurs de la republique depuis 25ans.
Actabiou Diallo, vendredi 7 mai 2010
La vérité finie toujours par triompher.Cellou Daleien a toujours clamé qu`il est le père de la route Kankan-Kourémalé.C`est son refrain dans toutes ses chansons.Et bien voilà qu`il est prouvé qu`il n`a été,par hasard,qu`un simple EXECUTANT.Il n`y a que les esprits légers pour croire qu`au temps de Lansana Conté qu`un ministre avait les coudées franches pour concevoir et faire exécuter un projet,s`il ne collait pas avec les intérets politiques et financiers du PRESIDENT.Pour entretenir le flou,pas de communication,donc les vrais acteurs de bons actes restent dans l`anonymat.Et les Cellou et consort en tirent les profits ,financiers et aujourd`hui ,politiques.Beaucoup de guinéens,surtout mes co-régionaux,restent aveugles et sourds.Hélas.
Ibou, vendredi 7 mai 2010
Vous pouvez etre un bon 1er ministre ou ministre des TP.
GilBlack, vendredi 7 mai 2010
Personnellement,je ne connais pas ce Monsieur mais a travers ses lignes et son parcours,il est l`un des Hommes dont notre pays a grandement besoin. Ces bandits a col-blanc pensent que tout est fini.Ils meritent le meme sort que les criminels.Ils sont plus graves d`ailleurs puisqu`un voleur vole et tut en meme temps.Pas d`Hopitaux(trop d`evacuations sanitaires vers d`autres pays africain et des morts),pas de bonnes routes(trop d`accidents graves,des journalistes qui meurent dans des coffres de vehicules),pas d`Eau,Electricité... Cellou,Kassory,Sylla Patronat,Kouyaté,Idriss Thiam,Souaré, et tant d`autres doivent désormais se preparer pour la maison centrale.Pour certains criminels,leur sort est desormais cellé. La Guinee a besoin d`un souffle nouveau pour finir avec cette misere absolue malgré la richesse du pays et les aides ainsi que les endettements colosaux. Bon chance a tous ceux qui aiment leur Patrie!

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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