 |
 |  |
 | Jean Marie Doré et Alpha Condé |
Après avoir fini d’étaler son nationalisme antédiluvien en tapant sévèrement sur la France et les chefs d’Etat africains, Jean-Marie Doré, selon des rumeurs persistantes, aurait remis au goût du jour ses inimitiés avec le pouvoir de Conakry. Résultat : il serait interdit à l’ancien chef de gouvernement de sortir du territoire national. Du coup, ses documents de voyage auraient été saisis. L’interdiction de sortie du territoire national est certainement subordonnée au passage catastrophique de Doré et compagnie à la tête de l’Etat et non à sa sortie médiatique qui n’en est apparemment qu’un adjuvant.
En attendant d’en savoir beaucoup plus sur le développement de cet autre front (s’il se révèle) ouvert par le pouvoir en place contre l’opposition et dans une large mesure contre les présumés prédateurs qui ont géré la transition, notamment avec El tigre, nous revenons sur la sortie médiatique de Jean-Marie Doré, en début de semaine. En effet, si Conakry est apparu plutôt mou par rapport au dossier ivoirien en l’occurrence l’intervention militaire française – fut-elle sous mandat de l’Onu –, le leader de l’UPG a déclaré sur Rfi, qu’en sa qualité d’ancien Premier ministre il regrette que « les chefs d’Etat d’aujourd’hui ne soient pas des héritiers des pères fondateurs (…), je suis convaincu que si ces événements (NDLR, la guerre en Côte d’Ivoire) s’étaient déroulés en 1959 ou 1960, des voix illustres telles que celles de Kwamé N’Nkrumah, Nasser ou Julius Nyerere, pour ne citer que ceux-là, s’y seraient opposés, auraient pris la décision, si c’est nécessaire, que l’Afrique elle-même, règle les problèmes entre ses Etats. » De l’avis de JMD, la France est en train de « prêter son aviation, ses légionnaires, pour aller tuer toutes les populations ivoiriennes qui subissent aujourd’hui la mort du fait des armes étrangères. » Cette France « qui proclame en tout temps et en toutes circonstances qu’elle est la patrie des droits de l’homme » est donc dans le collimateur de l’ancien PM guinéen. Qui, lui-même est dans le collimateur d’Alpha Condé.
Konaté, lui s’est déjà défendu la semaine dernière et ce, depuis Niamey, arguant que son souci n’était pas de tout contrôler et de contrôler tout le monde. Avant de conclure avec un goût vraiment amer : « Je suis mal récompensé et sers de bouc émissaire. Nous devons distinguer l’essentiel de l’accessoire au lieu de s’acharner à remuer le couteau dans la plaie (…) seulement pour nourrir des frustrations et imposer une logique de confrontation gratuite. » Succulent !
L’œil de Guineeactu.com
|
 |