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Le président de l’UFD (Union des Forces Démocratiques), candidat malheureux à la présidentielle fait enfin son choix entre les deux belligérants du second tour. Mamadou Baadikko Bah a choisi de se "parachuter" à l’UFDG et d’allonger ainsi la liste de "l’Alliance Cellou Dalein président". C’était le 10 septembre dernier.
Le président de l’UFD et cinq autres partis politiques ont scellé, la semaine dernière, une alliance avec l’UFDG. Il s’agit notamment de l’UDPG (Union pour la Démocratie et le Progrès de la Guinée), du PPDG (Parti pour la Promotion de la Démocratie en Guinée), du PERGUP (Parti de l’Espoir pour la Renaissance d’une Guinée unie et Prospère), du FRODG (Front Démocratique de Guinée) et de GUD (Guinée Unie pour le Développement).
Ces cinq (5) derniers partis, selon leurs leaders respectifs, ont décidé ainsi de soutenir le candidat de "l’Alliance Cellou Dalein président" pour la similitude de leurs projets de société à celui du président de l’UFDG. En outre, ils estiment que les compétences qui se retrouvent autour de cette alliance constituent une garantie pour le développement socioéconomique de la Guinée, et un remède contre les maux dont souffre le commun aux Guinéens.
Baadikko dit qu’au-delà des compétences concentrées en cette alliance, il choisit l’UFDG pour d’autres motifs, non les moindres : « Nous sommes d’abord attachés à travailler avec des gens qui ont longtemps eu l’attachement pour l’avenir du pays. Ensuite, le président Cellou a fait preuve de flexibilité et de compromis au cours des négociations », déclare-t-il. Pour Baadikko, ce sont des qualités qui sont indispensables pour le développement harmonieux du pays. En tout cas pour le président de l’UFD, le futur président de la république doit avoir un "esprit d’écoute et un sens de la flexibilité" pour bâtir une Guinée unie et prospère. Car indique-t-il, le contraire serait l’avènement d’une autre "dictature" qui briserait le rêve des Guinéens dont le tissu social est encore très fragile. Cela suite à la coloration ethnique du débat politique.
« Il y a des menaces sérieuses sur la paix et même sur le caractère unitaire de la Guinée », avertit-il.
Il poursuit sur les raisons de son choix en défendant la méthode de campagne de Cellou : « Nous n’allons pas répondre à la provocation par la provocation, mais nous allons faire valoir les principes de l’Etat de droit. Car c’est ce qui nous permettra de traverser la grande tempête dans laquelle nous sommes actuellement engagés avec des gens qui refusent ouvertement le principe démocratique universel de "un homme une loi". Il faut savoir que ni l’apartheid ni l’exclusion ne passera désormais. Nous sommes surtout condamnés à travailler ensemble… ».
C’est par la signature des paraphés que cette cérémonie a pris fin.
Samory Keita Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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