Aliou Barry, le plus jeune des candidats à la magistrature suprême en Guinée, a engagé la bataille présidentielle depuis le 17 avril dernier.
Sa candidature s’ajoute à de nombreuses autres déjà exprimées, ce qui traduit la volonté des Guinéens, qui ont acquis un savoir, une expérience, de mettre ces capacités au service de la Guinée, de son développement économique, social et culturel. C’est là, au-delà du fameux scandale géologique, le principal atout, le véritable outil du progrès humain de notre pays.
Aliou Barry a mis au centre de son engagement, la reconnaissance, la prise en compte, comme acteurs et citoyens à part entière, des millions (3 à 4 millions, selon certaines estimations) de Guinéens actuellement installés à l’étranger. C’est une démarche intelligente, c’est une position politique productive, tant cette diaspora peut et a à donner à notre pays :
- Son expérience
- Son ouverture sur l’extérieur
- Son attachement viscéral au pays, au village d’origine
- Ses ressources matérielles et financières qu’elle met et mettra au service de projets économiques et sociaux pour le mieux-être et le mieux vivre des populations de nos villes et villages
- Ses relations, ses réseaux de sensibilisation à nos problèmes qu’elle peut mobiliser.
Ce sont tout simplement des Guinéens à part entière, co-décideurs et co-acteurs du développement de leur pays, dans la paix et la solidarité.
Aliou Barry le sait ; il a raison d’inscrire la mobilisation de la diaspora dans son projet de reconstruction nationale.
En cela, les Guinéens vivant en France et en Europe se félicitent de sa candidature à la prochaine élection présidentielle.
Il saura, mieux que quiconque, exprimer notre aspiration à tendre la main à nos compatriotes de l’intérieur pour sortir notre pays de l’impasse dans laquelle il se trouve depuis 50 ans.
Pour le Comité de soutien à la candidature d’Aliou Barry
www.guineeactu.com
Biographie d’Aliou Barry
Mamadou Aliou BARRY est né le 15 juin 1954 à Dalaba en Guinée. Après ses études secondaires, il s’exile en France pour y poursuivre ses études universitaires et échapper à la dictature de Sékou TOURE.
En 1978, après son diplôme universitaire de technologie de l’Institut universitaire de technologie de l’université de Paris XI, il réussit le concours d’entrée à l’Ecole Militaire du Corps Technique et Administratif de Coëtquidan Saint-Cyr (EMCTA), d’où il sort avec le grade de lieutenant.
A sa sortie des écoles de Coëtquidan, il opte pour le service de santé des armées comme officier d’administration. Durant sa carrière militaire, il occupe différentes fonctions de gestionnaire des hôpitaux des armées. En 1995, il participe activement à la professionnalisation des armées comme officier-conseil.
En 2000, après près de vingt ans de carrière militaire et le grade de commandant, il bénéficie de la loi 70.2 qui permet aux officiers d’entamer une seconde carrière dans la fonction publique. C’est ainsi qu’il rejoint en 2000, le Ministère de la Justice où il occupe les fonctions de directeur administratif et financier des services pénitentiaires de l’outre-mer et en 2004, il rejoint le Cabinet du Ministre de la Justice.
En 2008, il choisit de se mettre à la disposition du Gouvernement guinéen comme conseiller auprès du Premier ministre. Depuis, Il a mis en place l’Observatoire national de la démocratie et de droits de l’homme, Institution publique chargée de protéger et de promouvoir la démocratie, les droits de l’homme et les libertés fondamentales en République de Guinée et d’assurer auprès du Gouvernement et des Institutions républicaines un rôle de conseil dans le domaine des droits de l’homme, du droit humanitaire et des libertés publiques.
Parallèlement à sa carrière professionnelle, il a poursuivi ses études universitaires. Il est aujourd’hui titulaire de nombreux titres universitaires en droit et en économie notamment un doctorat de droit international public de l’Université Paris VIII, avec mention très honorable, un diplôme d’études supérieures spécialisées en Défense et Sécurité de l’Université Toulon-Var, mention bien, un diplôme d’études approfondies en sciences économiques et sociales de la santé de l’Université Paris V.
Spécialiste des questions de défense et de sécurité des pays africains, il est l’auteur et coauteur de nombreux ouvrages sur :
- La Prévention des conflits en Afrique de l’Ouest, éditions Karthala, avril 1997, 208 pages ;
- Guinée : L’alternance politique à l’issue des élections présidentielles de décembre 2003, sous la direction de Dominique BANGOURA, décembre 2004, 336 pages, éditions l’harmattan ;
- Enjeux et défis démocratiques en Guinée (février 2007-décembre 2010) sous la direction de Dominique BANGOURA, novembre 2007, 252 pages, éditions l’harmattan ;
- Le Contrôle du commerce des armes en Afrique : utopie ou réalités? novembre 2005, 196 pages, éditions l’harmattan ;
- Guerres et Trafics d’armes en Afrique : Approche géostratégique, juillet 2006, 405 pages, éditions l’harmattan ;
- Le Commerce moderne des armes en Afrique, données chiffrées, acteurs et circuits, septembre 2008, 208 pages, éditions l’harmattan.
Il a obtenu en avril 1997, le prix du Maréchal LYAUTEY pour la publication d’un article sur la problématique d’une défense commune en Afrique de l’Ouest, dans la presse militaire « Frères d’armes ».
Il a participé à la réflexion sur la réorganisation des armées africaines. Il est en outre chercheur collaborant à l’ESID (Etats, Sociétés, Idéologies, Défense), Unité mixte de recherche 5609, CNRS/Université de Montpellier III.
Il est aujourd’hui Président de l’Observatoire national de la démocratie et des droits de l’homme en Guinée. Président d’honneur et fondateur du Forum mondial de la paix, membre de l’ONG Guinée-Solidarité chargée d’initier et de suivre des projets de création de centres de santé et d’écoles en Guinée. Il coordonne aussi les activités d’associations communautaires en Guinée dans le cadre du codéveloppement.
Agé aujourd’hui de 54 ans, il est marié et père de trois enfants (deux garçons et une fille) âgés respectivement de 21 ans, 19 ans et 14 ans.