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Le Conseil national de transition (CNT) et le conseil religieux seraient froissés par la nomination de Monseigneur Albert Gomez, juste pour étoffer l’effectif des membres de la CENI, après le décès de Ben Sékou Sylla. Pour ces deux entités, Albert Gomez ne saurait être un simple figurant au sein de la CENI.
Bien de gens continuent à penser que la nomination de Monseigneur Albert Gomez en remplacement de Ben Sékou Sylla à la CENI, ne serait en réalité qu’un tremplin pour hisser l’homme d’église à la tête de cette institution chargée d’organiser les élections en Guinée. Vu que Louncény Camara ne fait pas l’unanimité au sein des états-majors des deux candidats. Cependant, le remplacement du président de la CENI passe absolument par une élection ; ce qui ne rassure pas outre mesure le CNT et le conseil religieux, qui rechignent à le voir en concurrence avec un autre membre de la CENI, pour le fauteuil de président. Le CNT et le conseil religieux ont fait savoir leur position commune suite à des réunions tenues le lendemain de cette nomination.
Et pour prévenir toute querelle de leadership, une correspondance aurait été adressée dans ce sens au président de la transition, pour qu’il sache que MGR Albert Gomez ne siégera pas à la CENI. Celui-ci devant poursuivre sa mission à la direction du CNT, dont il est le premier vice-président, dit-on.
Il appartient maintenant à la présidence de la république de tirer les leçons de ce refus (quoique poli) du CNT et du conseil religieux et de décider du maintien de Monseigneur Gomez à la CENI ou de son retour au CNT.
De son côté, le candidat de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) Cellou Dalein Diallo a réitéré son rejet de la nomination de Louncény Camara comme président de la CENI. Ce, malgré l’ouverture de la campagne électorale ce lundi.
Et certains observateurs se demandent bien si ce climat politique vicié par des surenchères électorales est propice pour la tenue du deuxième tour le 24 octobre.
DB L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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