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A la fleur de l’âge, le tout puissant Allah a décidé de retirer à notre affection, Aïcha Sylla, fille de Baba Sylla (Moscou) et de Fanta Touré. Cette perle qui est née le 11 novembre 2006 nous a quittés le 14 novembre 2010 par suite d’un accident de voiture.
En effet, M. Baba Sylla et ses deux enfants ont été fauchés par un chauffard devant leur maison quand Moscou tentait d’ouvrir la porte. Le conducteur n’était ni ivre ni fou. C’est à la suite d’une dispute avec sa copine dans la voiture qu’il a perdu le contrôle et son véhicule a heurté de plein fouet Aicha contre le mur. Baba Sylla et le garçon plus solide ont été projetés sur les marches de l’escalier. Le père se relève, cherche ses enfants. Le grand frère, Tidiane Sylla, étalé juste à côté de lui retrouvera ses esprits plus tard après deux points de suture sur le crâne. Aïcha, quant à elle, ne se réveillera plus malgré l’effort prométhéen qu’ont fourni les médecins de l'Hôpital Long Island Jewish.
Ainsi à quatre ans, Aïcha Sylla s’en va et laisse toute une famille dans le chagrin. Comme pour dire que les personnes que nous aimons tant nous quittent toujours plus tôt que prévu. Mme Sylla Kadiatou Touré, brave femme, tente de calmer un père qui était tellement attaché à sa fille que rien ne les séparait désormais dans la maison.
Face à la compassion et au soutien des proches, les familles Sylla, Touré, Kaba, Diallo, Bah, Camara, Barry, Condé, Bangoura et Traoré remercient tous ceux qui ont compati à leur douleur. Aussi, remercieront-elles la communauté juive qui n’a ménagé aucun effort quant à son assistance morale et matérielle. D’ailleurs, c’est le lieu de le dire, ce fut une occasion de créer un pont entre les communautés juive et musulmane.
Autant dire que les fidèles du Masdjid Aboubakr and Communauty Center et les compatriotes d’autres états n’étaient pas en reste. Massivement mobilisés le vendredi 19 novembre 2010, ils ont voulu assister à la prière rituelle sur le corps de notre chère Aïcha avant de l’accompagner à sa dernière demeure.
Encore une fois, cette douloureuse occasion a prouvé que les Guinéens constituent la même famille. Puisque le jour des obsèques, toutes les divergences politiques et sociales étaient larguées au second plan. Que soient remerciés tous les Guinéens de New York et ceux qui étaient venus des autres états pour soutenir la famille éplorée.
Certes Aicha Sylla est partie avec ses bons souvenirs, mais les meilleurs resteront toujours en nous. Car elle nous manquera chaque jour davantage : aujourd’hui plus qu’hier, encore moins que demain.
Le vide qu’elle a laissé autour de ses deux grands frères, Tidiane Sylla et Mohamed Sylla, ne sera jamais comblé.
Que son âme repose en paix !
Rédaction de Guineevision.com
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