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Le fameux Printemps arabe que nous connaissons depuis la fin de l’année dernière et qui s’est déroulé avec succès en Tunisie et en Egypte, ce vent de la liberté et de la démocratie finira bien par souffler en direction des versants sud du continent.
Ceci par bien des faits et des influences divers qu’on voudra bien lui attribuer. La raison est simple : faut-il le rappeler, nous somme bien en 2000 plus 11 de l’ère moderne, n’en déplaise aux tenants des lignes dures, des conservateurs, ceux qui pensent que l’Afrique est condamnée à emprunter l’unique voie de la misère, des dictatures, des guerres, de l’exploitation, au sens propre du terme, de l’écrasante majorité du peuple par une très petite minorité qui se croit investie de tous les droits et possédant tous les pouvoirs sur l’immense majorité restante de la population. Ces faits terrifiants que l’on constate tous les jours un peu partout en Afrique continueront tant que les peuples concernés se laisseront faire et l’accepteront ainsi. Cette comédie de mauvais goût prendra fin le jour où le peuple décidera comme une baguette magique d’y mettre fin de ne plus se soumettre, de se laisser berner, en exigeant pour eux-mêmes ce qui est le mieux pour eux. Les exemples récents de la Tunisie et de l’Egypte sont là pour nous le rappeler. Parce que tout simplement c’est insupportable, inacceptable et il ne pourrait en être autrement encore pour longtemps.
Aucune puissance au monde, aucune armée, aucun marabout ne pourra rendre ce processus irréversible si le peuple le décide. Même balkanisés et de petite taille, dans les micro Etats africains, le rapport de force reste en faveur de la majorité de population. Ce qui laisse une marge d’espoir énorme pour l’avenir de nos différents pays.
L’immense majorité des populations africaines sont encore sous le joug de manipulateurs, de corrupteurs, de dictateurs qui bafouent et confisquent les libertés élémentaires. Les intimidations et les violences sont les actes et les crimes les plus partagés et redistribués par la petite minorité régnante.
En effet comment expliquer qu’en ce début du 21e siècle, des cinq continents au monde, aujourd’hui, seule l’Afrique reste en marge de la démocratie, de la procuration du minimum de bien-être pour ses populations, à être privée des avancées actuelles dans les domaines de l’éducation, des sciences de la santé, bref d’être à la traine dans tous les domaines. Ne pas le dire et le dénoncer, en continuant l’autosatisfaction à laquelle nous ont habitués nos élites et nos dirigeants corrompus et de mauvaise foi, c’est être complice d’un crime contre l’humanité.
En réalité tous aspirent à une liberté et à un minimum de bien-être, mais presque partout en Afrique, les changements sont bloqués et découragés, encore une fois, par un petit groupe qui s’est accaparé du pouvoir, a mis le pays en question en coupe bien réglée en corrompant et pillant les ressources avec l’aide de la force publique dont ils disposent. Et ainsi, pire, favorisant la fuite des cerveaux et des personnes compétentes qui dans leurs majorité ne demandent qu’à évoluer et travailler dans leur pays respectifs. Les bonnes initiatives les énergies sont ainsi embastillées et bloquées, la jeunesse est sans espoir, le résultat ne pourra être que la misère pour tous sauf … cette petite minorité qui vivent de manière éhontée comme des Pachas et sans gène.
Convenons-en, ceci est la règle presque partout en Afrique, et le quotidien de millions d’Africains.
La vigilance devrait être de mise pour ne plus accepter ces faits insupportables plus que condamnables. En effet bien avant le « printemps Arabe », l’on se rappelle en avril 2005, à l’élection contestée de Faure Eyadema au Togo, l’actuel Président du Sénégal Wade avait publiquement déclaré que Faure ne devrait pas avoir peur d’organiser des élections car, lui conseillait-il alors, je le cite « il a avec lui l’armée, le pouvoir et l’argent ». Très intéressants analyse et conseil de Wade qui sont appliqués aujourd’hui un peu partout en Afrique. Ca été le cas pour les élections présidentielles au Sénégal en 2007, au Gabon en 2009, en Guinée en 2010, cette année au Burkina et tout récemment le mois dernier au Bénin avec Yayi Boni … et si on n’y prend garde cette triste liste risque de s’allonger pour le plus grand malheur de l’Afrique et des Africains.
L’équation MAIV que je déchiffre ainsi : manipulation, argent, intimidation et violences, devrait être étudiée de plus prêt afin d’y faire face en plus de la donne des opposants « historiques » devenu hystériques. Ces opposants, une fois arrivés au pouvoir, font tout le contraire de ce que l’on attendait d’eux (les exemples de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et de Guinée sont là …) Cela suffit, que ces faits dénoncés ici deviennent tout naturellement inacceptables et les choses iront pour le mieux pour TOUS.
Thierno Rampnoux Diallo, Izmir, Turquie Président de Horizon Afrik
www.guineeactu.com
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