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La Journée mondiale de l'environnement, célébrée tous les ans au mois de juin, est un des principaux véhicules par lesquels les ONG et les Institutions Internationales sensibilisent l'opinion mondiale aux problèmes environnementaux et suscitent l'attention et l'action politiques. Elle est une occasion pour ces organisations de donner une dimension humaine aux questions de l'environnement ; de donner à chacun les moyens d'avoir un rôle dans le développement durable et équitable ; de promouvoir l'idée que les communautés jouent un rôle primordial en ce qui concerne le changement d'attitude envers les problèmes de l'environnement ; et de prôner des partenariats qui garantiront, à tous les pays et à tous les peuples, un avenir plus sûr et plus prospère. Pour répondre aux objectifs du millénaire, le continent africain par le billet des décideurs doit nécessairement se fixer des objectifs très précis. Ces objectifs du Millénaire pour le développement, qui vont de la réduction de la moitié de l’extrême pauvreté à l’éducation primaire pour tous, en passant par l’arrêt de la propagation du VIH/sida, et ce à l’horizon 2015, constituent un schéma directeur pour l’avènement d’un monde meilleur.1- La réduction de l'extrême pauvreté et de la faim qui est la réalité quotidienne de 1 milliard d’êtres humains qui vivent avec moins de 1 dollar par jour. Disette et malnutrition se répartissent presque également : plus de 800 millions de personnes dans le monde n’ont pas assez à manger pour satisfaire leurs besoins quotidiens d’énergie.Dans le cas des jeunes enfants, ce déficit peut être dangereux parce qu’il retarde leur développement physique et mental et menace leur survie. Plus du quart des enfants de moins de 5 ans des pays en développement sont mal nourris. Il est bien possible de surmonter la pauvreté et la faim. 2- Assurer l'éducation primaire pour tous, c’est l’éducation qui permet de choisir la vie que l’on mènera et de s’exprimer avec confiance dans ses relations personnelles, son milieu et son travail. Les 115 millions d’enfants d’âge à être scolarisés dans le primaire qui ne sont pas scolarisés se voient refuser l’exercice d’un droit fondamental. Il s’agit surtout d’enfants de familles pauvres, dont la mère, le plus souvent, n’a pas fréquenté l’école non plus.3- Promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes, l’égalité des sexes, qui est inscrite dans les droits de l’homme, est au cœur de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. Sans elle, on ne pourra vaincre ni la faim, ni la pauvreté, ni la maladie.C’est dire que l’égalité doit être réelle à tous les niveaux de l’enseignement et sur tous les lieux de travail, et que la maîtrise des ressources et la représentation dans la vie publique et politique doivent être également partagées. Parvenir à la parité dans l’enseignement à l’école primaire et au-delà, est une condition préalable à la pleine participation des femmes à la vie sociale et à l’économie mondiale. Donner aux femmes un pouvoir égal d’intervention dans les décisions qui influent sur leur vie, du sein de la famille aux instances les plus élevées du gouvernement, c’est leur donner la clef de leur autonomie. Or, bien que leur représentation dans les parlements nationaux augmente régulièrement depuis 1990, elles n’occupent encore que 16 % des sièges parlementaires dans le monde. 4- Réduire la mortalité infantile, La mort d’un enfant est toujours un événement tragique. Près de 11 millions d’enfants meurent chaque année (c’est-à-dire 30 000 par jour) avant d’atteindre l’âge de 5 ans. Ils vivent pour la plupart dans des pays en développement et meurent d’une maladie ou d’un ensemble de maladies qui auraient pu être prévenues ou guéries à peu de frais avec les moyens dont on dispose déjà. Parfois, ces décès sont dus simplement au manque d’antibiotiques pour soigner une pneumonie, ou de sels de réhydratation pour mettre fin à une diarrhée.La malnutrition est présente dans plus de la moitié des cas. La mortalité des enfants est étroitement liée à la pauvreté : les progrès des taux de survie des enfants de moins d’un an et de ceux de moins de 5 ans sont les plus lents dans les pays pauvres et dans les tranches les plus pauvres de la population des pays riches. La solution du problème passe par l’amélioration des services de santé publique, notamment les équipements d’adduction d’eau et d’assainissement. L’enseignement, notamment quand il touche les filles et les mères, est aussi un moyen de sauver des vies d’enfant. 5- Améliorer la santé maternelle, Une naissance devrait être un motif de réjouissance mais plus d’un demi-million de femmes meurent tous les ans pendant la grossesse ou l’accouchement. Elles sont 20 fois plus nombreuses à être atteintes de lésions ou d’invalidités graves qui, si elles ne sont pas soignées, peuvent être sources de douleurs et d’humiliations pour le restant de leurs jours.La mort d’une mère peut être particulièrement tragique pour les enfants qu’elle laisse plus exposés à la pauvreté et à l’exploitation. Les pays qui affichaient déjà des taux de mortalité maternelle faibles ont fait encore des progrès. Cela ne suffit pas. Faire baisser ces taux dans les pays où ils sont le plus élevés exige des ressources supplémentaires pour que la majorité des accouchements se fasse en présence de médecins, d’infirmières ou de sages-femmes capables de prévenir et de déceler les complications obstétriques et d’y faire face le moment venu. Lorsqu’un problème se présente, il faut que la mère puisse gagner à temps un centre médical bien équipé. L’universalisation des soins de santé génésique, y compris de la planification familiale, est le premier préalable à la santé maternelle. Il est particulièrement important de pourvoir aux besoins des jeunes gens, qui sont 1,3 milliard à entrer dans la phase reproductive de leur vie. À l’heure actuelle, 200 millions de femmes manquent de services de contraception sûrs et efficaces. 6- Combattre le VIH/sida, le paludisme et d'autres maladies, Depuis le premier cas de sida, il y a 25 ans, le virus est devenu la cause principale des décès prématurés en Afrique subsaharienne, et la quatrième cause de décès dans le monde. Plus de 20 millions de personnes sont mortes depuis le début de l’épidémie et on estime à 39 millions le nombre de personnes vivant avec le VIH à la fin de 2004. Outre les souffrances impossibles à chiffrer qu’elle a imposées, l’épidémie a effacé des décennies de développement dans les pays les plus touchés.Les pays qui ont échappé au fléau sont très rares. Mais il y a des pays qui se battent, et qui gagnent. La Thaïlande et l’Ouganda ont montré que la volonté des dirigeants et une vision stratégique du problème permettaient de faire reculer les taux d’infection. Ils sont des exemples pour les autres pays qui sont la proie du virus. 7- Assurer un environnement durable, signifie exploiter intelligemment les richesses naturelles et protéger les écosystèmes complexes dont dépend la survie de l’humanité.Cet objectif ne peut être atteint avec les schémas de consommation et d’exploitation d’aujourd’hui : les terres se dégradent à un rythme alarmant; les espèces animales et végétales disparaissent en nombre record; les climats changent, entraînant des risques de hausse du niveau des mers et d’aggravation des sécheresses et des inondations; les poissons et la ressource marine sont surexploités. Les populations rurales pauvres sont les plus directement touchées par ces phénomènes parce que leur vie quotidienne et leurs moyens de subsistance dépendent souvent des ressources que fournit leur milieu. Si l’exode vers les villes a réduit la pression qui s’exerçait sur les terres arables, il a grossi la population qui vit dans des taudis insalubres et surpeuplés. Dans les villes et en dehors, des milliards de gens n’ont ni source sûre d’eau potable ni sanitaires. L’élimination de ces obstacles et la solution des autres problèmes écologiques supposent que l’on s’intéresse davantage au sort des populations pauvres et que l’on renforce la coopération mondiale à un niveau sans précédent. Les initiatives prises pour empêcher la couche d’ozone de continuer à s’appauvrir montrent que les progrès sont possibles si la volonté politique existe. 8- Mettre en place un partenariat mondial pour le développement, l’idée que la lutte contre la pauvreté est collective et que tous les pays ont intérêt à y participer est au cœur des objectifs du Millénaire pour le développement. Ce sont les pays en développement qui portent la responsabilité de la réalisation des objectifs, mais le soutien international est crucial aussi, surtout pour les pays les plus pauvres et ceux qui souffrent de leur isolement géographique.Dans une économie mondialisée, il faut également ouvrir les perspectives qui, en matière d’échanges, de stabilité financière internationale et de transfert de technologies permettront aux pays en développement de saisir les occasions de s’engager dans un développement soutenu et de l’accélérer. Pour que ce partenariat ait un sens, il faut qu’il réponde aussi aux besoins des pays en développement en matière de technologie, de moyens médicaux et d’emplois, notamment à l’intention des cohortes de jeunes de plus en plus nombreuses. Amadou S Diallo, Washington DC, USA pour www.uineeactu.com
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