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Afakoudou! l'émission affadie et sans saveur de Eugénie Djécki à Africa n°1 est en train de devenir la caisse de résonance de politicards guinéens en mal d'audience.
Le repoussant dans cette émission, c'est la nullité des questions qui poussent souvent l'auditeur critique à soupçonner des dessous de table qui siphonnent les poches des invités au micro.
Le lundi 6 juillet aux environs de 9h 40, Eugénie reçoit, sur son plateau d'Africa n°1 à Paris, Diawara, le secrétaire aux affaires politiques du club politique de Diahannama Kouyaté.
Africa n°1 "propagande" en direct sur ses ondes Diahannama Kouyaté.
D'entrée de jeu, Diawara commence par annoncer avec pompe l'arrivée à Paris du cador de leur club pour le lundi 6 juillet. Il déclame ensuite le sigle ronflant de leur cercle politique. Et Eugénie ne trouve pas plus mordant et intelligent que de lui demander le pourquoi du choix des mots "espoir" et "développement" dans leur sigle.
Diawara bachote et parle alors des manques criards d'eau potable, d'électricité, de téléphone en Guinée. Il serine un catalogue de généralités genres: "La priorité des priorités c'est le développement" et "Le développement est en amont de tous les problèmes que connaissent les africains, les Guinéens."
Quel parti politique de notre ère dit le contraire dans ce monde de mondialisation et de merde ? Merde alors! On gaspille notre temps à écouter des nullités qui nous plongent dans les abysses de l'obscurité. A qui la faute? Les questions reçoivent les réponses qu'elles méritent. Ou bien?
Attendez! On dirait qu'on bourdonne dans les oreilles de votre râleur: "Didon! range ta fougue et tes commentaires impénitents et rapporte nous simplement ce que tu as entendu. Un point c'est tout."
Ok! Diawara continue sa ballade solitaire sur le boulevard. Il parle de l'ambivalence du bled d'être un château d'eau d'une certaine Afrique et de vivre aujourd'hui des problèmes de "distribution d'eau potables". Et Eugénie de demander: "Comment expliquer cela?" L'invité répond mécaniquement que "cela s'explique par une très mauvaise gestion." Aucun détail précis.
Camarade, votre scribouillard demande une petite motion! "Accordée." Wlà! Avec cette réponse vaseuse de Diawara vous voulez bâillonner votre râleur dans ses questionnements et autres commentaires?
Comme on dit: Veto, intercedo (je m'oppose, j'interviens) sur internet.
On n'a pas accès à Africa n°1 mais on barbotte sur le net dont "le rôle effectif majeur réside dans son adaptation spontanée aux fonctions de vigilance, de dénonciation et de notation" tel le souligne Pierre Rosanvallon dans "La contre-démocratie".
Internet est ingouvernable alors prenons notre revanche sur Diawara qui, n'ayant pas de contradicteur en face du micro, rengaine sur la problématique de l'eau potable au patelin: "cela s'explique par une mauvaise prise en charge des attentes." Mauvaise gestion de quoi ? Mauvaise prise en charge par qui? Demandez le lui quand vous le verrez. Le tout apparemment mijoté jusqu'à la sélection des deux auditeurs pour poser des questions farfelues à l'invité de Eugénie, elle balance son micro au premier mec qui met à l'aise Diawara dans son dithyrambe au bénéfice de Diahannama Kouyaté. "Le temps qu'il a passé à la primature, tout le monde a vu ce qu'il a fait." Didon! Il a passé combien de temps à la Primature? Il a fait quoi de durable et de viable?
Comme pour appuyer son propos, le choriste se vante avoir fait le tour du monde mais c'est seulement de retour au bled pendant la gestion de Diahannama Kouyaté que lui, Diawara, a vu l'énergie solaire de ses propres yeux dans les rues scabreuses et poussiéreuses de Cona-cris. "C'est M.Lansana Kouyaté qui a été l'artisan de ça." Sûrement sa balade dans le monde l'a cantonné au pôle nord et à faire la connaissance des Esquimaux. Il n'a pas dit s'être rendu dans les déserts du Sahara et du Kalahari où l'énergie solaire est à perte de vue.
En pôle position, Diawara met à l'actif de Diahannama Kouyaté les quelques bus déversés à Cona-cris dans le transport des populaces. Il a même le culot de parler de "soulagement des populations dans le transport".
Ensuite, la maîtresse du micro demande comme ça à son invité "où en est le CNDD dans ses relations avec les partis politiques, la société civile?"
Agrippez-vous ! De but en blanc, Diawara parle des audits au bled. Il déclare en direct sur les antennes de l'émission de Eugénie que c'est Kouyaté qui a transporté les audits à Cona-cris, on ne sait à bord de quelle épave. Gros mensonge. Les audits ont commencé en Guinée en 1996. ça avait d'ailleurs permis au gouvernement de l'époque de dégager 3000 fonctionnaires devant aller à la retraite. Mais laissons Diawara vanter son Kouyaté.
Et pour contenter d'ailleurs Diawara, il n'y a vraiment rien à reprocher à Diahannama Kouyaté. Absolument rien. Aucune bombance des fonds de l'Etat pendant sa gestion à la primature. C'est dans les casernes de Ali Baba qu'il puisait, lui, les fonds dilapidés dans ses "Mammayas" politiques. Taisons les fonds du coton guinéen qu'il a détournés.
La mauvaise gestion, c'est avec les autres anciens locataires de la primature qu'il faut l'établir. Pas avec Diahannama Kouyaté.
S'agissant justement d'audits, le journaleux, Ben Daouda Sylla, a fait un bon tapage sur les ondes d'Africa n°1 sur ce sujet. Dans sa paperasse du mardi 7 juillet, il annonce frénétiquement que "tous les anciens premiers ministres et ministres des gouvernements de Lansana Conté sont consignés à Conakry, auteurs présumés ou complices des multiples scandales financiers, connaissent déjà des nuits blanches." Ah, non! Diahannama Kouyaté n'a nullement connu de nuit blanche. Parce que Eugénie annonçait déjà l'arrivée immanquable de Kouyaté à Paris, le lundi 6 juilet, au moment où le Pharaon du CNDD consigne à Cona-cris, selon Ben Daouda Sylla, les autres anciens premiers ministres et ministres du régime de Lansana Conté. Peut-être que Diahannama Kouyaté a juste connu une légère fatigue dans l'avion le transportant à Paris.
D'ailleurs c'est certainement au moment où Diahannama Kouyaté atterrissait à bon port que Diawara confirme en direct sur les ondes de Africa n°1 son atterrissage imminent à Paris.
Eugénie Djécki balance une seconde fois, en direct, son micro au deuxième auditeur sélectionné qui brosse son cador dans le sens du poil. Au bled "il n'y a pas un homme politique qui soit beaucoup plus pratique, beaucoup plus pragmatique par rapport à lui-même que M.Lansana Kouyaté." Qui loue mieux ? Allez ! Déconnectez-vous! Il n'y a rien d'autre à mettre sous la dent sauf que Diahannama Kouyaté va rencontrer les diaspourris et diasripous de Paris, le dimanche 12 juillet.
Attendez une minute! Ne vous débranchez pas tout de suite. Il y des questions qui taraudent la caboche de votre râleur.
Pourquoi Diahannama Kouyaté n'a pas, lui aussi, été consigné comme les autres par le CNDD? Aurait-il déjà été blanchi à la soude caustique par le Pharaon du CNDD? Ben Daouda Sylla a-t-il pris soin de vérifier la présence de Diahannama Kouyaté à Cona-cris avant de faire son vacarme sur les audits?
Pourtant Sidya Touré, le président de l'UFR, est tombé de l'armoire quand nous lui avons demandé au téléphone, toujours le 7 juillet, s'il est "consigné" à Cona-cris: "Je ne suis pas concerné par ça. Je suis libre de mes mouvements."
On n'a pas pu joindre Cellou Dalein Diallo, François Lounceny Fall, Dindon Souaré et consorts pour recouper l'info de Ben Daouda Sylla.
Ah, non! on n'est pas contre les audits des anciens premiers ministres et ministres des gouvernements de Lansana Conté et des membres de famille de celui-ci, qu'on soupçonne s'être ignoblement enrichis avec les fonds de l'Etat guinéen. Qu'on les audite tous et sans exception.
Seulement la pertinence des audits c'est le choix du moment et avec quelle société d'audit le faire. ça va coûter combien aux caisses de l'Etat guinéen qu'on dit pourtant être vides en ce moment même ? Ces audits ne vont-ils pas servir de camouflage au Pharaon du CNDD pour s'agripper au trône? Il n'est pas disposé à le lâcher. Et son topo c'est d'embrigader les esprits des populaces par les audits et leur faire oublier l'échéance de décembre 2009 qui doit marquer la faim de sa transition dictatoriale.
A 5 mois de l'échéance, le pharaon du CNDD brandit ainsi les audits comme un serpent de mer. Et des con (frères) l'applaudissent et grimpent sur les ondes de leur radio sans discernement.
Jean-Marie Doré, le saltimbanque de l'UPG, lui aussi, affuble le pharaon du CNDD de qualificatifs terrifiants: "Le président Dadis est le guide. C'est un "Duce", qui est plus fort que "Führer, en allemand, le chef." C'est bizarre que personne n'ait réagi à ce propos imbécile de Jean-Marie Doré qui fait ainsi l'apologie in fine de la terreur, du nazisme. Même l'ambassadeur allemand, Karl Printz, à Cona-cris n'a pas osé piper protestation.
Bille en tête, Jean-Marie Doré martèle que "le capitaine Moussa Dadis Camara est le guide, le conducteur du peuple de Guinée, il ne peut pas y avoir d'autres conducteurs." Si c'est là une façon pour lui d'aller à la soupe avec le Pharaon du CNDD, le chef d'orchestre de l'UPG a réussi son coup de "gnarimakha" et de flatteur. Il est dorénavant le bouffon et le mouchard attitré du pharaon du CNDD.
Si le pharaon du CNDD est aujourd'hui l'horizon indépassable du destin du bled, pourquoi s'emmerder alors avec des formations politiques ou des forces vives dans des batailles démocratiques.
Arrêtons tout et passons vite alors à la "désinstitutionalisation du politique" dans le pays. Allons tous au charbon pour la pérennité du pharaon au pouvoir. Laissons le saboter les études des élèves et des étudiants. Qu'il tyrannise les chômeurs et les jeunes à la recherche de leur premier emploi. Qu'il jette la santé dans les égouts. Qu'il institutionnalise la criminalité, les assassinats, le banditisme, l'impunité des crimes de sang. Qu'il laisse la misère et la faim galoper dans le patelin. Qu'il continue à ériger lui aussi la médiocrité en règle générale dans le pays. Et à sa mort au pouvoir, que son successeur en fasse autant. Jusqu'à la fin des temps comme si le bled est en proie au mythe de Sisyphe.
Nooooooooon! On refuse de baisser les bras, d'abdiquer. Non et non.
La Guinée ne doit pas couler du fait unique des penchants personnels du pharaon du CNDD pour le trône. Son dessein c'est d'assombrir notre idéal démocratique. L'on demande à toutes et à tous de lui opposer un "droit de résistance et du tyrannicide" pour protéger le pluralisme politique, la liberté d'expression, d'association, d'aller et venir, le droit à la vie de tout être humain vivant sur le territoire guinéen, le respect de l'intégrité de l'Homme.
Peuple de Guinée lève-toi et dit niet aux brimades, aux humiliations, aux abus de pouvoir, à la faim, à la misère, à l'obscurantisme, au sous développement économique et social.
Peuple de Guinée ! Tu as droit à la santé, à l'éducation et à l'instruction de qualité, à l'emploi, à un salaire à la sueur de tes mérites. Tu as droit au bonheur familial. Tu as droit à l'épanouissement, à la joie de vivre. Jusque là c'est l'Etat guinéen qui te doit tout parce que tu n'as jamais manqué à tes devoir envers lui.
Peuple de Guinée extirpe en toi cette autre dictature du pharaon du CNDD qui machine ta perte. Pour y arriver Emile de Girardin te propose tout simplement d'abattre le pharaon du CNDD "par le vide". C'est-à-dire par la grève sur tout le territoire national, "l'isolement, la solitude, le vide autour de cet homme". Retire-toi de lui. Essaye. Tu vas réussir. Et tu le fera tomber.
Benn Pepito pour www.guineeactu.com
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