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Les temps se succèdent et se ressemblent en Guinée. Hier, on nous parlait de paix et de réconciliation nationale, aujourd'hui encore, c’est le tour des nouvelles autorités politiques et administratives du pays de chantonner la même musique à nos oreilles, sans changement aucun.
De peur de voir un jour notre pays s’écrouler sous la pesanteur des nombreuses divergences historiques, ethniques ou régionalistes qui persistent toujours au sein de nos populations, faute de solutions appropriées , nous pensons que l’heure n’est plus aux grands discours « gaullistes » comme notre pays l’a connu il y a des années avec les régimes précédents.
La récente confrontation entre autochtones Kpèlè et allogènes Koniaké dans la région forestière, précisément à Galakpaye dans la sous-préfecture de Kpiyamou, Préfecture de Yomou, en est une illustration parfaite. Ce nouvel évènement vient encore relancer le débat autour du concept de réconciliation nationale dans le pays et invite les dirigeants à passer à l'acte en lieu et place des discours creux.
A quand des actions concrètes pour mettre un terme définitif à cette situation déplorable ? Il faut qu'on se dise la vérité, à chaque occasion qui se présente, la Guinée et les Guinéens ont maintenant plus besoin d’actions que de promesses vaines. La Guinée est en retard. Pour pallier à cette situation déplorable à laquelle notre pays est confronté depuis plus de cinquante ans, il faut la synergie des efforts.
Malheureusement, il faut noter, la Guinée ressemble fort justement à un vieil habit. Au moment où vous essayez de coudre un côté, c’est malheureusement l’autre côté de l’habit qui se déchire. Les Guinéens sont confrontés à de nombreux défis. Qu’ils tentent, autant que faire se peut, de résoudre. Il s’agit notamment de la problématique récurrente de l’électricité, de l’eau, des voies de communication. A cela, il faut ajouter les problèmes de corruption et de mauvaise gouvernance.
Toutefois, l'essentiel est la réconciliation nationale qui revient sur toutes les lèvres. C’est bien la question qui se pose avec acuité aux nouvelles autorités du pays. Après cent jours de gestion, l’on est en droit de chercher alors à savoir où en sont les autorités avec la mise en œuvre de la commission justice, vérité et réconciliation qu’elles avaient promise au peuple. Si elles tiennent à nous positionner le pays comme leader comme elles le prétendent.
Heinan Goba de Conakry pour www.guineeactu.com
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