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Le vendredi 9 avril, la société Getma international, filiale du groupe Necotrans, avait prévu d’organiser une cérémonie de remise d’un chèque, représentant une tranche de son ticket d’entrée à l’Etat guinéen. C’est la Primature qui devait servir de cadre à ladite cérémonie. Mais curieusement, celle-ci n’a pas pu avoir lieu. Ce qui, du coup, a suscité un certain nombre d’interrogations chez bon nombre d’observateurs.
Décidément, l’affaire du Terminal à conteneurs de Conakry est encore loin de livrer tous ses secrets. Sa gestion continue de faire couler des flots d’encre et de salive dans le pays. En 2008, l’on s’en souvient, le Projet du Terminal à conteneurs a été attribué à Getma international, au grand dam de ses nombreux concurrents. Pour le ticket d’entrée, la société devrait payer 15 millions d’euros. La première tranche (7,5 millions d’euros) a déjà été payée au Trésor public. La deuxième tranche devrait être payée dès la mise à disposition de l’ex-gare ferroviaire de Kaloum (plateforme de stockage des conteneurs vides).
Mais le pays, on le sait, connaîtra par la suite des changements profonds. Dans la réalisation du Projet du terminal à conteneurs, les choses n’ont pas pu se passer comme prévu, du fait de la situation qui prévalait dans le pays. Un avenant a été signé en novembre 2009. Comme conséquence, les délais de payement des 7,5 millions d’euros restants du ticket d’entrée ont été décalés. Une première tranche (3,75 millions) devrait être payée dès la mise à disposition de l’ex-gare ferroviaire de Kaloum. Le ministère des Transports a fait déguerpir les occupants des lieux tout dernièrement.
Le vendredi 9 avril, la société Getma international, à travers STCC (Société du terminal à conteneurs de Conakry, de droit guinéen) avait jugé nécessaire d’organiser à la Primature une cérémonie de remise d’un chèque de 3,75 millions d’euros, représentant la première tranche de la seconde partie de son ticket d’entrée en Guinée. Mais curieusement, celle-ci n’a pas pu avoir lieu. Ce qui, du coup, a suscité un certain nombre d’interrogations chez bon nombre d’observateurs avertis. L’Etat guinéen peut-il refuser de toucher une telle somme à un moment où il éprouve d’énormes difficultés financières ? Y aurait-il d’autres intérêts en jeu et à défendre par tous les moyens? La procédure serait-elle biaisée au point d’amener les autorités guinéennes à bouder la cérémonie de remise d’un chèque de 3,75 millions d’euros ? Voilà quelques-unes des questions que l’on serait tenté de se poser.
Selon certaines sources, le ministère des Transports serait plutôt favorable au versement de la somme au Port autonome de Conakry. Quant aux responsables de Getma international, ils auraient voulu, à travers la cérémonie qui était prévue le 9 avril à la Primature, donner un caractère solennel à la remise du chèque à l’Etat. Au moment où nous mettions sous presse, les différents protagonistes de cette affaire essayaient d’accorder leurs violons à propos de la procédure à suivre.
Mamy Dioubaté L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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