|
Une information judiciaire a été ouverte la semaine dernière par le juge d’instruction sur l’affaire concernant le Coordonnateur de la société sud africaine de « production des biocarburants », Moussa Conté, fils du président défunt, a précisé Mme le Procureur de la République au près du Tribunal de Première Instance de Kaloum, au cours d’une visite que nous lui avons rendue lundi dernier.
« Nous sommes surpris de voir les médias parler de procès, alors que les présumés narcotrafiquants ont été envoyés ici pour l’ouverture d’une information par le juge d’instruction pour être transférés après sous mandat dépôt à la Maison Centrale », s’est exclamée Mme le Procureur.
Qui a indiqué que le procès d’un dossier qualifié de « criminel » ne peut se tenir dans un tribunal correctionnel.
Selon elle, seule une Cour d’appel est habilitée à juger ce genre de dossier.
« Je pense qu’il est mieux de venir auprès des professionnels pour recueillir des informations avant d’écrire quoi que ce soit. Il y a des gens qui ne font même pas la différence entre un coupable, un présumé et un accusé. Le mieux serait d’approcher les professionnels du droit pour s’informer. Il n’y a rien de mal à cela », a lancé aux journalistes Mme le Procureur de la République sur un ton amical.
Cette réaction survient après l’annonce dans la presse de l’imminence du procès de Moussa Conté et de ses trois collaborateurs, tous travaillant pour le compte de la société Mosmart.
Il conviendrait de rappeler que le fils du président Conté a été interpellé le 11 août dernier suite à la découverte de 500 fûts de méthanol de 166 kg chacun, des bonbonnes d’acide sulfurique et de soude caustique sur la base vie de Mosmart à Dubréka.
Amadou N’Diaré Diallo L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
|