 |
aLe contentieux entre Air Guinée Express et employés refait surface. L’on se rappellera que la compagnie nationale dénommée Air Guinée a été privatisée en faveur du groupe Futurelec d’El hadj Mamadou Sylla. Après quelques années, les travailleurs de la compagnie Air Guinée Express se retrouvent en chômage technique sans aucun dédommagement. C’est ainsi que lesdits travailleurs ont trainé le groupe Futurelec devant le tribunal des travailleurs.
Pour la petite histoire, il faut rappeler que la compagnie nationale Air Guinée fut privatisée avec tous ses actifs pour devenir Air Guinée Express. C’est cette seconde compagnie qui était gérée par le groupe Futurelec. Ainsi, en reprenant la compagnie mère, le nouveau gestionnaire s’était engagé à retenir le personnel d’Air Guinée avec tous les avantages liés aux différentes fonctions. A la date du 19 octobre 2004, le groupe Futurelec a adressé une note d’information à ses employés en ces termes : « Depuis plusieurs mois, notre compagnie Air Guinée Express connaît des situations difficiles caractérisées par l’immobilisation prolongée de l’un de nos Boeing en révision dans un atelier français. Le crash du deuxième Boeing en Sierra Leone depuis le 11 août 2004 (...).C’est pourquoi, en attendant le retour du Boeing en révision, les mesures suivantes sont prises : 1- La fermeture, à compter de la date de signature de la présente note, et ce pour une durée minimale de deux mois, de la direction technique, de la direction commerciale, de la direction d’exploitation. 2 – Les contrats des personnels en service dans ces directions (à l’exception des directeurs respectifs) sont suspendus pour compter de la date indiquée ci- dessous pour une durée de deux mois. 3- En ce qui concerne les représentations extérieures, les contrats personnels sont suspendus à l’exception des représentants. »
Vu la teneur de cette note d’information, la centaine de travailleurs avait adressé un mémorandum à leurs employeurs sans suite. C’est par la suite que les- dits employés au nombre de 116 âmes, ont décidé de passer à la vitesse supérieure en recrutant un cabinet d’avocat à la personne de Me Fodé Abass Bangoura. Ce dernier, à son tour, a adressé une correspondance à la direction générale de la compagnie Air Guinée Express. Dans cette correspondance, l’avocat évoque l’article 4 du code de travail qui dispose : « Le contrat de travail est le contrat par lequel une personne s’engage à mettre son activité à la disposition d’une autre sous la subordination de laquelle elle se place moyennant une rémunération ».
L’avocat demande le paiement des arriérés de salaire à ses clients pour la période allant du 30 septembre 2004 au 28 février 2006 soit 17 mois. C’est après avoir sollicité l’intervention de la secrétaire générale de la CNTG, à la date du 21 aout 2006, alors que la compagnie devait maintenant 22 mois d’arriérés, que la procédure fut engagée auprès du tribunal de travail selon l’article 374 du code de travail. Après le procès, le tribunal de travail a condamné le groupe Futurelec au paiement des arriérés dus aux 116 travailleurs.
De cette date à nos jours, aucun franc n’a été payé aux salariés. Raison pour laquelle, le cabinet de maître Fodé Abass entend transférer le dossier devant la cour d’appel. De nos jours, au lieu que le groupe Futurelec ne s’acquitte seulement que de deux mois, il doit maintenant plus de quatre ans d’arriérés de salaire à ses anciens travailleurs de la compagnie Air Guinée Express.
Dossier à suivre…
Aly Badara Condé Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
|
 |