|
Ayant senti la levée de boucliers provoquée par la rumeur sur les intentions prêtées à son président de vouloir suggérer le report du vote du 27 juin, la Commission nationale électorale indépendante (CENI), a pris les devants pour démentir ces allégations.
Dans une déclaration diffusée le vendredi dernier, la CENI a levé un coin du voile sur les préparatifs du scrutin du 27 juin.
Chose qu’elle se refusait de faire tout ce temps. Laissant l’opinion dans l’incertitude.
« La CENI est tout à fait prête à honorer les engagements qu’elle a pris devant le peuple de Guinée et l’histoire. La date du 27 juin sera donc scrupuleusement respectée dans le cadre de l’élection présidentielle. La CENI entend ainsi couper court à toutes les rumeurs, insinuations, élucubrations et médisances, proférées pour des raisons diverses, dans les milieux où le report du scrutin semble obéir à des intentions et à des intérêts financiers », souligne la déclaration de l’organe chargé d’organiser les joutes électorales.
La CENI a mis l’occasion à profit pour indiquer que le chronogramme qu’elle a élaboré est en train de suivre harmonieusement son cours.
Ainsi, à trois semaines du scrutin, elle affirme avoir une maîtrise parfaite des programmes d’organisation et de logistique qui lui incombent.
Dans cette foulée, elle aurait à son actif l’arrivée de 13 300 urnes pour l’ensemble des bureaux de vote, l’arrivée de l’encre indélébile. Et que les isoloirs sont disponibles, l’impression des cartes d’électeurs étant elle, terminée.
Le nombre de bureaux de vote est connu et serait de 8261, la formation des agents électoraux a été assurée, les spécimens des bulletins de vote devaient arriver le samedi dernier, selon la CENI.
Dont les superviseurs ont été désignés et vont se déployer à partir du lundi 7 juin 2010, le corps électoral définitif est connu.
Dès lors la CENI se dit étonnée qu’on lui prête des déclarations par ailleurs « infondées sans la consulter ».
En définitive, la CENI se réjouit des avancées significatives qui sont en train d’être notées dans la perspective de l’élection présidentielle de 2010, à laquelle elle attache la plus grande importance.
Il a fallu qu’elle soit acculée pour que cette institution décide de s’ouvrir enfin au public. Ayant toujours travaillé dans l’opacité, gérant à sa guise les milliards de francs guinéens qui sont en train d’être engloutis dans l’organisation du scrutin du 27 juin.
Son président, Ben Sékou Sylla, qui devait mettre fin à un long séjour médical, la semaine dernière, sur les bords de la Seine, aux frais du contribuable, n’aurait pas trouvé mieux que de jouer les oiseaux de mauvaise augure.
En voulant décréter le report du vote.
Abdoulaye Bah Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
|