samedi 27 février 2010
Abdoul Gadiri Diallo, membre de l’OGDH : « Il faut que les victimes et les partis politiques soient initiateurs de cette saisine de la CPI »
Abdoul Gadiri Diallo

Au lendemain du séjour d’une mission de la Cour pénale Internationale à Conakry pour enquêter sur les évènements du 28 septembre 2009, nous avons rencontré le chargé de la formation à l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme (OGDH) et Coordinateur régional du Réseau ouest africain des défenseurs des droits de l’Homme dont le Secrétariat est basé à Lomé au Togo. Abdoul Gadiri Diallo fait une analyse pointue des constats ayant résulté de la mission conduite par la Procureur adjointe Mme Fatou Bensouda. A bâtons rompus.

L’Indépendant : La mission qu’a conduite la Procureur adjointe de la Cour Pénale Internationale (CPI) Fatou Bensouda a dit qu’il a bel et bien eu "crimes contre l’humanité" au Stade du 28 septembre. Avez-vous été surpris par cette conclusion?

Abdoul Gadiri Diallo : Celui qui connaît la définition que le Droit international donne au ‘’crime contre l’humanité» n’a pas besoin des conclusions de la Cour Pénale Internationale ou des juges pour se rendre à l’évidence que ce qui s’est passé au stade du 28 septembre mérite cette qualification. Mais ce qui est important dans tout ce dossier, ce n’est pas l’opinion que nous faisons des événements. Mais, c’est l’analyse juridique qui a permis d’obtenir des résultats correspondant à ce que nous, nous avions déjà considéré comme étant des "crimes contre l’humanité". Et lorsque nous tenons compte de l’analyse faite par Mme Bensouda, on retiendra essentiellement qu’il y a bel et bien eu ‘’crime contre l’humanité» en Guinée le 28 septembre 2009. Elle n’avait pas besoin de se déplacer pour en avoir la confirmation dans la mesure où la Commission internationale d’enquête avait déjà tiré ses conclusions. Mme Bensouda était venue simplement en Guinée pour évaluer la capacité de nos juridictions de se saisir du dossier portant sur les crimes contre l’humanité qualifiés par la Commission internationale d’enquête.

Cette mission n’était-elle pas indispensable pour faire la part des choses entre le rapport onusien et celui de la Commission nationale d’enquête qui parle plutôt d’homicides volontaires?

 En fait, il faut retenir que la Commission nationale d’enquête indépendante est une commission qui a travaillé et qui s’est mise au service de la junte pour produire un document qui essaye de satisfaire la junte. En réalité, tout juriste sérieux n’a pas besoin de réfléchir de midi à 14 heures pour savoir que les crimes qui ont été commis le 28 septembre relèvent de la compétence du Droit international. La définition juridique qui est donnée à la notion de crime contre l’humanité est claire. On n’a pas à tergiverser pour savoir si ce sont des homicides volontaires ou si ce sont des coups et blessures involontaires. Ceci relève de manœuvres dilatoires. La réalité est claire et patente. Ce sont des crimes contre l’humanité qui ont été commis en Guinée. Maintenant, si des magistrats et juristes guinéens trouvent des termes atténuants pour pouvoir apaiser et dire que ce sont des homicides volontaires, cela n’engage qu’eux. Ce qui est certain c’est qu’entre le fait matériel constaté et la qualification, il ne doit y avoir problème. C’est-à-dire que la qualification doit se faire en fonction du fait matériel constaté. A ce niveau, la réalité crève l’œil. Ce qui est sûr c’est que le comportement des forces de l’ordre le 28 septembre 2009 est un comportement assimilable à un crime contre l’humanité. C’est ce que les enquêtes ont confirmé. Lorsque des magistrats utilisent des propos atténuants la teneur de l’accusation portée contre les responsables de ces crimes, il faut dire que c’est un choix. Mais, il ne faut pas oublier également que ce choix dépend certainement de l’envergure et de la personnalité des membres de la Commission nationale. C’est-à-dire qu’il ne suffit pas de dire qu’une commission est indépendante pour que son indépendance soit aussitôt consacrée. C’est le comportement des membres qui composent cette commission qui engage l’indépendance de la commission.

 Les résultats rendus par la Commission nationale composée entre autres de magistrats de renom ont été perçus comme une insulte à la mémoire des victimes. Pour avoir suivi de près le séjour de la mission de la CPI, quelle est l’opinion que cette dernière s’est faite quant à la capacité de la justice guinéenne à tirer cette affaire au clair ?

Lorsqu’on constate qu’il y a eu crime contre l’humanité, la saisine de la CPI devrait absolument se faire. Cette saisine intervient une fois qu’on constate que les juridictions nationales compétentes n’ont pas réussi à se saisir du dossier. Aujourd’hui, il y a un certain nombre d’indicateurs qui nous amènent à penser que les conclusions de la mission de la CPI devaient être le fait que les juridictions nationales guinéennes sont incompétentes. Ce constat repose à la fois sur le cadre juridique dans lequel évoluent les juridictions nationales, de l’environnement politique et de l’environnement sécuritaire. Si la Guinée est partie à la Cour Pénale Internationale, la Guinée n’a pas internalisé encore les dispositions contenues dans le Statut de Rome. C’est dire qu’en ce qui concerne l’environnement juridique, il sera très difficile de se prononcer sur les cas des crimes de génocide, de crime contre l’humanité et de crime de guerre en se fondant sur les dispositions actuelles de notre droit interne. Donc le premier handicap n’est autre que le cadre juridique légal qui fait que lorsqu’on fouille nos textes il ressort que nos juridictions n’ont pas d’instruments juridiques. En ce qui concerne l’environnement sécuritaire, quelle que soit la compétence de nos magistrats, la situation sécuritaire en Guinée ne permet pas à un tribunal de juger de ces crimes-là. La preuve est que certaines personnes qui ont été citées par la Commission internationale d’enquête sont encore tapies dans les rouages de l’Etat guinéen. Il s’agit notamment d’un certain nombre d’officiers qui ont été nommément cités comme étant ceux qui seront susceptibles d’être interpellés par la Cour Pénale Internationale. Parlant de l’environnement politique, il y a eu une déclaration du président de la Transition lue par le Directeur du bureau de presse de la Présidence quelques minutes après la nomination des membres du gouvernement de transition le 15 février dernier. Dans cette déclaration, il est demandé de privilégier la paix et de ne pas insister sur le fait qu’il faut une justice pour les cas commis. Il n’y a pas de paix sans justice. C’est la justice qui doit garantir la paix dans un milieu comme celui de la Guinée et partout d’ailleurs. Par ailleurs, des nos jours, dans la mentalité des Guinéens, le magistrat doit obéir à l’exécutif. La preuve est que jusqu’à présent il n’y a pas un Statut de la magistrature en Guinée. Il y a des textes qui consacrent le Statut de la magistrature, qui consacre la mise en place du Conseil supérieur de la magistrature. Un autre exemple, il y a actuellement le bras de fer qui oppose le 1er président de la Cour d’appel de Conakry et le ministre chargé de la Répression du grand banditisme. Le magistrat Doura Chérif a jugé utile de mettre en liberté provisoire les Chinois qui ont été mis à sa disposition par le ministre Tiégboro Camara. Il est dit que les éléments sur lesquels s’est fondée l’accusation avaient besoin d’être enrichis par des preuves. Et voilà que le ministre chargé du Grand banditisme a décidé de convoquer le 1er président de la Cour d’appel pour lui demander des justifications. C’est un exemple typique de l’ingérence de l’Exécutif dans certaines décisions juridiques. Vous n’êtes pas sans savoir aussi que dans le même pays ou nous vivons, il y a en un bras fer entre la magistrature et le chef de la junte le Capitaine Moussa Dadis Camara. Ce, lorsqu’un officier a été porté à la tête d’un Secrétariat d’Etat chargé à la gestion des conflits. Dans l’esprit de cet officier, tous les jugements qui ont été rendus en Guinée jusqu’à la date où il a été nommé étaient des jugements insuffisants. Conséquemment, il était sur le point de remettre en question tous les jugements qui avaient été rendus, et qui bénéficient d’une exécution judiciaire. Cela a amené les magistrats à se révolter. C’est en ce moment que le chef de la junte a menacé de radier ces magistrats ou de les retraiter. Il est revenu à de meilleurs sentiments après. Mais on connaît la conséquence.

En déclarant qu’il ne présenterait pas devant une juridiction guinéenne, le lieutenant Toumba Diakité (considéré comme l’un des pièces de ces évènements) ne disqualifie-t-il pas la justice guinéenne ?

J’avoue que la déclaration de Toumba doit être prise au sérieux parce que lors que le justiciable récuse celui qui doit le juger, il est important qu’on en tienne compte. Dans la mesure où il n’a pas confiance à celui qui le juge, il ne va jamais accepter de collaborer. Or, si Toumba a déclaré publiquement par la voie des ondes qu’il est prêt à se livrer devant la Cour Pénale Internationale. Il a donc dit qu’il n’est pas prêt à comparaître devant une juridiction guinéenne. N’oublions pas que le lieutenant Toumba, ex aide de camp du chef de la junte a été cité dans le rapport de la Commission internationale d’enquête comme étant l’acteur principal de tous les crimes. Et voilà qu’il affirme qu’il n’est pas prêt à être devant une juridiction guinéenne, mais qu’il peut répondre devant d’autres juridictions.

Ce volet sécuritaire pose également la question de la protection des personnes ayant témoigné devant la Commission internationale d’enquête, ainsi que celles qui auront à témoigner devant la Cour Pénale Internationale. Qu’en dites-vous?

D’abord il y a la réalité et il y a les engagements et les promesses faites. Du point de vue engagement, le gouvernement guinéen a pris l’engagement de créer toutes les conditions pour assurer la sécurité de toutes ces personnes qui auraient contribué à éclairer la lanterne des enquêteurs. Mais, ce qu’il ne faut pas perdre de vue, c’est que nous sommes dans un Etat où l’anarchie a été instaurée comme système de gouvernement. La garantie que l’Etat prendra d’assurer la sécurité des gens qui serraient des témoins ou des victimes est un engagement officiel qui démontre la bonne foi des autorités de la junte à accepter que la vérité e dise. Mais, je ne peux pas comprendre qu’au même moment on reconduise à des postes aussi stratégiques que ceux qu’occupent actuellement certains officiers supérieurs qui ont été accusés dans les événements du 28 septembre 2009. Il faut se demander si ces officiers respecteront les engagements de l’Etat ?

Justement, certains pensent qu’exiger aujourd’hui que la tenue d’un procès sur les évènements du 28 septembre, équivaut à remettre en cause le processus de la transition en Guinée. Partagez-vous cet avis ?

Je me demande qu’elle est l’analyse politique qui a amené certaines personnes à penser que la justice ne peut pas aller parallèlement avec la transition et conduire à des élections apaisées. Ils ne vont pas commettre des crimes qu’ils ont commis et bénéficier encore de l’indulgence des victimes au prétexte qu’il faut sacrifier la justice durant la conduite de la transition. Cela n’engage que ceux qui le disent. Moi, je pense que si la volonté politique est là, et si l’on pense que le processus électoral est important, il ne faut pas qu’on oublie aussi que la justice doit pouvoir amener les gens à se conformer à la loi. En donnant un moratoire à ces personnes suspectées, nous nous acheminons vers un facteur potentiel de conflit lors des prochaines élections. Rien ne nous indique que pendant ces élections, les compétiteurs ne seront pas amenés à se retrouver face à une situation sécuritaire qui va conduire à des crimes comme ce qu’on a connu le 28 septembre 2009. Donc, il est extrêmement important dans ce que nous sommes en train de faire qu’on ne sacrifie pas nos priorités. Mais, qu’on essaie d’aller de manière à ce que chacune de ces priorités-là soit considérée comme étant une phase de solution.

La CPI dit qu’elle donne un certain temps à la justice guinéenne pour prouver sa volonté et sa capacité à juger les présumés auteurs des évènements du 28 septembre. Pouvez-vous nous situer dans ce temps?

En matière de Droit international, il y a certaines dispositions qui disent que l’on peut faire recours à des juridictions internes. C’est après avoir épuisé les recours internes que nous pouvons faire recours aux juridictions internationales. Comment ? Les juridictions internationales peuvent décider de s’en saisir. Mais si la justice internationale se rend compte que cette saisine est une forme de manœuvre pour noyer le poisson, elle peut disqualifier les juridictions nationales. C’est autant dire que le délai imparti aux juridictions nationales pour se saisir des dossiers n’est pas fondamental. Ce délai correspond un peu à des tâches données afin de savoir si les juridictions nationales ont la volonté de poursuivre l’affaire dans les règles de l’art. Donc, c’est dire que le délai en termes de nombre de jours, de semaines ou de mois importe moins que le contenu et la volonté qu’on donne d’abord à la procédure avant de procéder au jugement.

Par quels moyens peut-on amener la Cour Pénale Internationale à se saisir rapidement du dossier des évènements du 28 septembre ?

Pour que la CPI arrive à traiter ce sujet, il y a un élément important sur lequel il faut insister. C’est qu’il ne faut pas exclure le fait que les victimes, les familles des victimes et les partis politiques qui ont initié la manifestation doivent prendre les devants pour essayer d’introduire ce dossier devant la Cour Pénale Internationale. Il faut cela pour créer les conditions d’une saisine qui permette à la CPI d’apprécier, d’analyser et dire le droit par rapport à cette situation. Si le jugement des recours internes est une option, mais il ne faut pas en faire une fin. Il faut que les victimes et les partis politiques soient initiateurs de cette saisine de la CPI.


Interview réalisée
 
par Talibé Barry
L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
 

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Vos commentaires
FIDEL, mercredi 3 mars 2010
Pierre Messmer : (L’ancien haut commissaire de l’A-OF affirme que Foccart, ne croyant pas à la solidité du régime de Sékou Touré, a fini par en convaincre le général de Gaulle. Et il a agi en conséquence.) La France n’a pas été la seule à s’occuper de la Guinée. Les Etats unis, aussi, y ont mis leur grain de sel, à partir du moment où une entreprise américaine s’est substituée à Pechiney dans la production de l’Aluminium guinéen. Sans doute considéraient-ils que leurs intérêts seraient mieux défendus sous un régime différent. Mais les portugais ont également joué leur partie. Toujours maitres de la Guinée-Bissau voisine, ils accusent Sékou Touré de soutenir les guérilleros de Cabral qui luttaient pour l’indépendance. En 1970, ils interviennent militairement en Guinée avec des exilés et occupent un temps Conakry avant d’être défaits par les troupes de Sékou Touré. Apres ce nouvel échec d’une puissance occidentale, le dictateur guinéen semblait vraiment invincible ! Mais, une nouvelle fois, cette ingérence agressive donne lieu à une répression féroce. C’est dans cette mesure que toutes ces interventions extérieures ratées n’ont fait au fond que plonger la Guinée un peu plus dans la nuit et la terreur ! Les dessous de la françafrique page 99
FIDEL, mardi 2 mars 2010
Les services portugais au secours du SDECE Apres avoir raté le renversement de Sékou Touré en solo, le SDECE s’appuie sur des services spéciaux portugais, colonisateurs de la Guinée-Bissau voisine, où ils combattent la guérilla d’Amilcal Cabral, le chef du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et des îles du Cap-Vert (PAIGC). En 1970, le SDECE monte de concert avec la Police internationale de défense de l’Etat (PIDE/DGS) et les renseignements militaires portugais (DINFO) l’opération Mar verde, dans le but de renverser Sékou Touré. Le dictateur Marcelo Caetano y a tout intérêt : Il espère, grâce aux français, détruire le soutient logistique du leader de Conakry au PAIGC. Mais l’opération va capoter. Dans un livre sur les renseignements militaires portugais, publié en 1998, la journaliste d’investigation Paula Serra cite le comandant Alpoin Calvao, chef de l’invasion de novembre 1970, coté portugais. Son bilan de l’opération n’est guère flatteur, ni pour le SDCE, ni pour les services de Lisbonne : « Nous avons tout raté faute de renseignements de qualité ! Nos informations aussi bien politiques et stratégiques que tactiques et opérationnelles étaient quasiment nulles… » Cependant, le 20 janvier 1973, Amilcal Cabral est assassiné (par des membres de son parti manipulés par les services portugais). Et Barbieri Cardoso, le patron des opérations africaines de la PIDE, décide que c’est le moment ou jamais de porter l’estocade aux indépendantistes. Rencontrant fréquemment Alexandre de Marenches, le Portugais n’a aucun mal à obtenir l’appui de la Piscine dans une nouvelle initiative baptisée « opération Saphir ».
FIDEL, mardi 2 mars 2010
A la fin de sa vie, il a livré une anecdote parlante sur ces menées anti-guinéennes dans une interview fleuve réalisée par le journaliste Philippe Gaillard : « Monsieur Afrique » avoue : « Nous avons déjà parlé de l’affaire montée contre Sékou Touré à partir du Sénégal en avril 1960. Le général [de Gaulle] l’a apprise par la protestation que lui a adressé Mamadou Dia. Il était furieux. « Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Qui a pu faire cela ? » Il aurait pu exploser, me demander de quel droit j’avais pris de telles initiatives. Mais je lui ai donné des explications. Il a eu un commentaire laconique : « Dommage que vous n’ayez pas réussi ». Alors lequel des complots contre le PDG nierez vous??? Fidel comme Castro
FIDEL, mardi 2 mars 2010
Alors c`est toute cette vague de complots manqués qui ont induit la guinée un peu plus dans la terreur et le noir. Tout gouvernement legitimement établi a le plein droit de se defendre, meme en empruntant le chemin de ses adversaires: la lutte armée. Et vous conviendrez avec moi, que comme toute chose, la lutte armée a ses principes qu`il faut accepter, ses regles auxquelles il faut obeir. Autrement on devient un mauvais comploteur, qui a peur de s`assumer. Je vous ferrais remarquer qu`aucune Raison ne peut avoir raison de la Raison d`Etat. Fidel comme Castro.
FIDEL, lundi 1 mars 2010
Pascal Krop : En 1969, 1970, 1974, la CIA et le BND allemand lanceront encore plusieurs opérations armées. Toutes ses manœuvres échoueront lamentablement. On s’en fera une idée en compulsant L’impérialisme et sa cinquième colonne, un recueil publié par les services de Sékou Touré et composé de l’impressionnante litanie des aveux soutirés à divers opposants. Ces confessions, obtenues au moyen d’interrogatoires particulièrement inhumains, sont à prendre avec précaution. Les anciens du Sdece admettent cependant que les griefs faits à la France sont en bonne partie fondés, et qu’aucun complot mentionné n’est imaginaire. Ecoutons donc l’un des inculpés : j’ai été recruté par les services français, témoigne Bangoura Karim, animateur au Bloc Africain de Guinée(BAG), puis secrétaire d’Etat guinéen aux Mines et à l’Industrie, par l’intermédiaire de J.P. qui représentait les anciens établissements français de l’Inde. En juillet 1959, je le rencontrai chez lui avenue Raymond-Poincaré, pour lui faire mon premier rapport. La consigne secrète était à l’époque d’entrer dans le gouvernement d’union et dans l’administration, et de poursuivre le travail pour une prédominance française sur tous les plans, notamment économique, culturel et politique. Fidel comme son nom
FIDEL, lundi 1 mars 2010
Boiro, Boiro, Boiro = Cmplots, Complots, Complots
FIDEL, lundi 1 mars 2010
A propos du complot en préparation à la veille de la mort de Sékou Touré, vous pouvez chercher l’article de Almamy Ibrahima Barry paru dans le journal le lynx, sous le titre « Sira de novembre et la lutte armée ». L’auteur y atteste les préparatifs avancés de la dernière opération contre la tenue du 20eme sommet de l’OUA en Guinée prévu pour juin 1984 : « Des militants du RGE(Regroupement des Guinéens de l’Extérieur), écrit-il, ont été entrainés à Pô, sous le régime de Sankara et n’ont quitté le Burkina qu’après la chute de Sékou Touré. J’ai gardé, personnellement, une partie de leurs armes dans ma villa, à la Riviera, lors de mon retour du Burkina ». Alors lequel des complots contre le PDG nierez-vous ???? Fidel comme Castro
FIDEL, lundi 1 mars 2010
LE CERVEAU DU COMPLOT DE 65 C’EST MOI : J’ai pris mes responsabilités, j’ai réuni, autour de moi, Touré Mamoudou, Bangaly Camara, ministre de l’information, Kaba Sory, ex-ambassadeur à l’ONU, le docteur Roiff Jean Numa, les docteurs Henri Lorofi et Cherif N’faly (docteur piment), un commerçant de Kindia. Ensemble, nous avons concocté un plan pour renverser Sékou Touré et remettre le pouvoir à des hommes plus surs. Jean Faraquet TOUNKARA interview dans Ivoire soir A sa sortie de prison il se confia à ses collègues en ces termes : Aucun complots dénoncé n’était ni faux ni imaginaire ; c’est la répression qui était exagérée, les règlements de compte ayant été utilisés par certains pour se venger de cadres certainement innocents. Fidel comme Castro
FIDEL, lundi 1 mars 2010
L’Aveu d’un acteur du complot La réalité et la véracité du complot, pour lequel Telli Diallo avait été arrêté, ont été en effet, établies et reconnues par l’un des principaux acteurs de l’opération. Amadou Diallo, dans l’ouvrage qu’il a écrit à Paris, à sa sortie de prison, préfacé par Siradiou Diallo, arrangé par Anne Blancard et intitulé La mort de Telli Diallo : tout en tentant d’innocenter l’homme qu’il avait lui-même dénoncé au Comité Révolutionnaire et qui fut arrêté le 18 juillet 1976, précise que l’opération de 1976 avait pour objectif le renversement du régime du PDG. Fidel comme Castro
FIDEL, lundi 1 mars 2010
GUINEE : Un Homme à abattre Désormais, tout sera mis en œuvre pour se débarrasser de Sékou Touré. Les premières mesures punitives sont monétaires. Avant même le referendum, le haut commissaire de l’A-OF, Pierre Messmer, organise une veritable opération de commando pour récupérer les milliards de francs CFA qui se trouvent dans une succursale de la Banque centrale à Conakry. Ce hold-up est opéré par des parachutistes et des marins français. Sékou Touré fait le gros dos. En fait, il a une idée derrière la tête et va essayer de rouler la France. Tout en affirmant haut et fort après le referendum, et donc la rupture, qu’il veut rester dans la zone franc, il pense déjà à créer sa propre monnaie. Toute fois, ça demande du temps. Il faut créer une banque d’émission, imprimer des billets, les mettre en place. Par conséquent, Sékou Touré essaie donc d’endormir provisoirement les autorités françaises afin de gagner du temps. Les billets sont imprimés très discrètement en Angleterre. Mais du coté français, la riposte est déjà prête. Les services secrets sont chargés de fabriquer des faux francs guinéens. Dès que la nouvelle monnaie est mise en circulation, cette masse de faux billets est envoyée là-bas ! Résultat, la monnaie de Sékou Touré est rapidement dépréciée ! Et les conséquences sur une économie déjà fragile sont particulièrement graves. Quoi qu’il en soit, cette opération de faux monnayage démontre que la France bénéficie sur place de nombreuses complicités et que les services secrets disposent d’un véritable réseau d’agents coordonnés et commandés par l’Elysée, via Jacques Foccart.
Bangaly Traoré, dimanche 28 février 2010
Mr Kalil,voila pourquoi il est temps d`etablir la justice dans notre pays.Dadis est bel et bien coupable de crime contre l`humanité le 28 septembre 09,et deux autres membres de CNDD sont aussi coupables de crime contre l`humanité,il s`agit de lieutenant-colonel Moussa Tiégboro camara et le commandant Claude pivi coplan.NB:Il faut la justice en guinée.
kalil, dimanche 28 février 2010
A BALLA KEITA en plus des ces 200sous officiers que tu reclames il faut ajouter les 54000 innocents que votre grand pere SEKOU TOURE a extermines au CAMP BOIRO et des milliers d´autres dans des fosses comunes aux differentes frontieres du pays.si toi tu reclames 200 d´autres reclament des millions ,c´est pourquoi il est recommande´que quand un oiseau s´asseoit sur ton prochain il faut dire l´oiseau quitte sur nous VOUS n´aviez jamais imagine´qu´un 3AVRIL84allait venir la vie est un cercle a chacun son tour tu dis que les peuhls disent nopus avons venge´ nos parents tu recoonais ici que vous aviez deja commis quelque chose n´est ce ps? vous avez ete les premiers groupes apres les seconds ont passe´ on est ds le 3egroupes . des traces continuent d´etre laissees .
Balla Kéïta, samedi 27 février 2010
Ma réaction à l`article de l`interview d`Abdoul Gadiri Diallo est ceci : En tant que membre CPI, Gadiri Diallo devrait tenir compte aussi les 200 sous officiers et officiers qui ont été tués par des officiers peuls un matin à Kindia avec la complicité de Lansana Conté à la suite du faux coup d`État de Diarra Traoré! J`encourage Gadiri Diallo à agir pour les 150 victimes du 28 septembre 2009 et pour les 200 victimes sous les balles des peuls qui ont dit après avoir accompli leur massacre : Dieu merci, nous avons vengé nos parents!! Il ne faut pas qu`il ait deux poids deux mesures, s`il vous plaît. Nous sommes loin de régler nos comptes si nous ne sommes pas prêts à prendre tout en compte. Merci.
Habib Diallo, samedi 27 février 2010
Sans justice, il n’ y a pas de Paix et sans Paix il n’y a pas de développement. Il y a 52 ans que des Guinéens refusent la justice à d’autres Guinéens, les conséquences que celà a entraîné sont la misère et l’insécurité dans laquelle nous vivons depuis. La fonction de la Justice n’est pas seulement de PUNIR les coupables de crimes mais elle permet de sauver des victimes futures par sa fonction de DISSUASION. Chaque année qui passe, ceux qui se sont arrogés du pouvoir dans notre pays ont poussé leurs crimes à un niveau plus élevé par la barbarie, la haine et l’ampleur. Ce qui s’est passéé le 28 septembre 2009 a été commis en premier dans l’intimité des camps de torture comme Boiro. Mais, faute de justice pour ces crimes et tous ceux qui s’en sont suit, nos dirigeants poussent leur audace au point qu’ils commettent maintenant leurs crimes en public, plein jour et devant les cameras du monde entier. Par l’enquête de la commussion de l’ONU, le monde entier nous montre comment nous comporter face aux crimes de sang. Il est regrettable et fait même pitié de constater que les dirigeants de notre pays malgré notre passe veulent une fois encore REFUSER la JUSTICE aux victimes. J’espère que face à la détermination de l’ONU de nous aider, nous les Guinéens allons saisir l’occasion pour nous aider afin que finisse l’IMPUNITÉ dans notre pays. Si Thiegboro et Pivi et leur groupe ne sont pas jugés aujourd’hui, ils vont surement commettre des crimes dans le future. Rappelons que c’est en commettant des crimes qu’ils sont arrivés là où ils sont. Pour rien au monde ces individus ne favoriseront l’instauration d’un État de droit en Guinée; Pour ces raisons je soutiens fermement la position de Abdoul Gadhiri Diallo et demande aux Partis politiques de prendre le devant pour introduire un dossier a la CPI si les dirigeants du pays ne le font pas.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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