vendredi 12 novembre 2010
A quoi joue le général Konaté ?
Haroun Gandhi Barry

Rappel des conditions du premier tour

Si le processus normal avait suivi son cours, et s'était enchainé en Juillet dernier, tout serait terminé aujourd'hui, vraisemblablement avec la victoire de Cellou Dalein Diallo.

Pourquoi devions-nous enchaîner un deuxième tour ? Pour deux raisons bien simples :

  • d'abord parce que tous les protagonistes des élections (y compris et surtout les deux derniers candidats) avaient accepté les règles du jeu bancales, mais les avaient acceptées tout de même ;
  • ensuite, parce qu'Alpha Condé lui-même avait non seulement accepté le résultat de ce premier tour (des mauvaises langues pourraient vous expliquer pourquoi !), sans alléguer de fraudes (contrairement à d'autres dont le recours a été rejeté), mais il avait en outre demandé à la Cour Suprême, d'entériner les résultats.

On constate donc que Alpha Condé qui réclame un État de droit, en a une conception un peu étriquée, et surtout strictement limitée à sa seule interprétation (pile je gagne, face tu perds).

Les nombreux reports à son initiative pour l'essentiel, ont certes permis de mettre en évidence certains dysfonctionnements, mais qui sont davantage le reflet d'une mauvaise ou d'une absence d'organisation, que d'une volonté délibérée de fraude. Avec 75% de suffrages à l'extérieur à lui tout seul sur 100 000 électeurs, on peut imaginer ce qu'aurait été le résultat final de Cellou Dalein, si on avait recensé dix fois plus d'électeurs guinéens situés à l'étranger, ce que chaque Guinéen de la diaspora, présumé digne de foi, peut admettre comme étant un minimum. Dès lors, on ne peut pas accepter de concourir avec des règles qui somme toute, n'arrangent pas forcément celui qu'on croit, et dénigrer ensuite le processus électoral.

Bien entendu, Alpha Condé a été aidé en cela par un Président et un PM de transition, complices de cette situation. Tout responsable digne de ce nom, aurait dû, en toute neutralité, rappeler à Alpha Condé, que tous les droits lui sont ouverts avant de concourir, mais qu'ensuite seule la Cour Suprême – et non un gouvernement – peut intervenir.

Ceux qui osent affirmer que le général Konaté n'a rien à voir avec ces retards, ne devraient pas oublier que ce qui compte, ce n'est pas ce qui est dit, mais ce qui est fait. Les autorités de la transition ont beau essayer de se justifier (mais même un voleur, un menteur ou un tueur trouvera toujours à se justifier lui aussi), la réalité c'est que le droit n'a pas été respecté, et donc surtout la volonté populaire.

On ne va évidemment pas refaire l'histoire, mais c'était bien de rappeler ce que nous oublions trop vite, et trop facilement, alors que c'est l'étude de l’histoire (peut-on déjà ranger cette actualité dans la rubrique historique ?) qui permet d'appréhender l'avenir.

Au-delà des chiffres du premier tour qui ont été largement commentés, il m'a paru intéressant de revenir sur un avenir immédiat possible, et notamment sur les deux questions que tout le monde se pose aujourd'hui :

  • qui va arriver en tête des urnes ?
  • quel que soit le vainqueur déclaré, l'autre camp va-t-il accepter sa défaite ?


Le Président de la CENI va-t-il déclarer vainqueur celui qui est arrivé en tête dans les urnes ?

 

Sans faire injure au général Sangaré, le manque de transparence est réel. Est-il de son fait, je ne pense pas, puisqu’il avait déclaré préalablement, qu'il ferait état de suffrages partiels. Pour le citoyen lambda que je suis, n'appartenant à aucun des états-majors des deux alliances, nous sommes aujourd'hui en manque d'informations sur le processus électoral, n'étant que partiellement informés et au compte-gouttes des évolutions de ce processus.

Ce mercredi 10 Novembre par exemple, on apprend une extension élastique du Code électoral : en effet, l'article 183 dudit Code prévoit la publication des résultats définitifs par la CENI dans les 3 jours (72 heures). On apprend toutefois, – et sauf erreur de ma part, ce n'est écrit nulle part –, que ce délai ne court qu'à partir de la réception du dernier PV. Comme ce mercredi, seulement 27/56 PV sont arrivés, on imagine finalement qu'il n'existe aucune règle sérieuse, puisque la date de dépôt ultime des derniers PV n'est indiquée nulle part. Conséquence, on pourra rajouter 3 jours lorsque... le PV arrivera, sans compter qu'au premier tour, certains n'étaient pas arrivés ou … repartis. On s'y perd... mais pas tout le monde !!!

A l’heure actuelle, les partis politiques sont informés des résultats avant la CENI. Certains résultats officieux consacrent une courte victoire de Cellou, mais d'autres aboutissent aux résultats inverses. Vu l'étroitesse des résultats, il faut laisser la CENI valider des résultats, dont certains paraissent étonnants, et notamment :

  • l'augmentation systématique du nombre d'électeurs dans la quasi totalité des villes de Haute Guinée (ça ne vous rappelle rien ?), et surtout son doublement à Matoto (avant délibération de la CENI),
  • la limitation au maximum du vote des Guinéens de l'étranger, en France et en Espagne cela a bien fonctionné (ça ne vous rappelle rien ?),
  • le comptage manuel nous amenant à augmenter le nombre de jours de délibérations de 3 à 6, ce qui laisse supposer beaucoup de rumeurs (ça ne vous rappelle rien ?),
  • la perte de PV avec une Fossepel chargée pourtant de sécuriser les votes (ça ne vous rappelle rien ?).

Dans cette hypothèse, on a du mal à comprendre pourquoi le général Sangaré n'a pas indiqué de résultats provisoires (le terme « provisoire » étant suffisamment explicite).

En effet, ce retard pose plusieurs problèmes :

  • d'abord le non respect du Code électoral, car même si la Cour Suprême intervient (verbalement ? par écrit ?), pour faire des suggestions, elle n'est pas un acteur des élections au sens propre, mais seulement l'autorité chargée d'interpréter (et non de le créer, en outre à chaud) le droit, et de statuer sur les recours liés aux opérations électorales ;
  • le non respect de la parole donnée, en ce sens que la CENI avait promis – et a eu 4 mois supplémentaires pour agir –, de corriger les dysfonctionnements du premier tour (une nouvelle fois, les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent) ;
  • la suspicion de fraudes, car si le résultat provisoire n'est que le résultat réel à un moment donné (tout en restant provisoire), le résultat définitif est celui qui est donné de manière irrévocable, sauf intervention de la Cour Suprême. Il peut correspondre à la réalité des urnes, – on imagine mal le général Sangaré annoncer le chiffre qui convient pour le candidat qu'il souhaite, ou pour celui qu'on lui aurait suggéré (comme cela se fait dans d'autres pays africains) –, comme il peut correspondre à la réalité qu'on voudrait montrer, après quelques corrections « techniques ». Plus on donne les résultats vite, plus ils sont présumés correspondre à la réalité et réciproquement ;
  • enfin cela avive les tensions, particulièrement exacerbées ces derniers temps.

On rappelle qu'à l'issue de l’élection du 7 Novembre, et après les opérations de dépouillement, la CENI avait normalement trois jours pour proclamer les résultats provisoires (au plus tard au 10 Novembre), des recours contre ces résultats provisoires pouvant être exercés dans les 8 jours de la proclamation des résultats (au plus tard le 18 Novembre) devant la Cour Suprême, qui dispose de 3 jours (au plus tard le 21 Novembre) pour annoncer les résultats définitifs. Là encore, puisqu’on ne fait rien comme les autres, et qu’on n’a aucun respect des textes, ce délai de trois jours pour proclamer les résultats a été augmenté de deux jours supplémentaires.

D'un point de vue théorique donc, le nouveau Président de la République est susceptible de n'être connu qu'au plus tard le 23 Novembre (je n'ai pas tenu compte des jours ouvrés... et j'ai rajouté les deux jours).

Problème : les militants vont-ils attendre sagement 15 jours que la Cour Suprême se prononce ? En fait, tout dépend de ce qu'annoncera le Président de la CENI.

Je ne ferai pas de supputation sur la victoire de l'un ou de l'autre – même si chacun a sa petite idée et/ou sa préférence –, sachant et c'est peut-être le but du « jeu » que, quel que soit le vainqueur, il ne le sera que d'une courte tête, et que dès lors, il lui sera difficile de gouverner seul, c'est-à-dire sans prendre en compte les hommes – voire le programme – du camp adverse.

C'est d'ailleurs plus facile de prendre les hommes que les programmes, qui paraissent bien éloignés malgré tout, dans de nombreux secteurs, du point de vue de la démarche, pour atteindre les objectifs qui eux, sont identiques pour l'essentiel.

On se rappelle que le souhait du général Konaté a toujours été de dire qu'ils devaient travailler ensemble. A-t-il été complice de cette perte de temps, soit pour permettre à Alpha Condé de refaire son retard du premier tour (les rumeurs de son « reclassement » au deuxième tour prennent même ici consistance), soit pour lui permettre même de gagner ? Là encore chacun a sa petite idée. En tant que démocrates, nous subissons contre notre gré avec quatre mois de délai supplémentaire, les deux possibilités, mais il est préférable toutefois à mon sens, dans l'hypothèse d'une victoire de Cellou Dalein, qu'il ait un allié fort comme Alpha Condé (mon but est de bouter les militaires hors du pouvoir), plutôt qu'un adversaire (il est le meilleur comme opposant) qui risquerait de torpiller la première expérience démocratique en Guinée. Il faut donner à la population la faculté de voir qu'un vrai gouvernement civil lui sera plus profitable qu'un gouvernement de militaires dont ce n'est pas le rôle. Il ne faut pas imaginer que cette idée représente la conviction profonde de l'un ou de l'autre, mais même si c'est par intérêt, tout le monde – et même les militaires à terme – y sera gagnant.


Quel que soit le vainqueur déclaré, l'autre camp va-t-il accepter sa défaite ?

Actuellement nous n'en sommes malheureusement pas encore là, et comme le dialogue est quasiment absent entre les deux alliances et avec le Président de la transition (chacun attend fébrilement les résultats), la seule question qui vaille est de savoir ce qui se passera si l'un ou l'autre gagne.

A ce stade, il n'est pas utile d'essayer d'analyser les résultats, et notamment les deux grandes tendances, qui se sont faites jour à l'occasion du second tour, à savoir le mauvais report des voix des électeurs de l'UFR, et la participation limitée au scrutin, de la Guinée forestière.

En fait, l'alliance qui va perdre les élections n'a que trois possibilités :

  • accepter sa défaite, qui sera courte de toute façon, et devrait permettre, si les deux leaders ont l'intelligence de chefs d'État, de faire cohabiter réellement (et non formellement) les compétences des uns et des autres ;
  • contester les résultats devant la Cour Suprême, ce qui est vraisemblable au vu des contentieux qui apparaissent ici et là (problème des déplacés, des bureaux de vote sans représentants de l'UFDG, des pèlerins, des 70 000 non électeurs, des fraudes éventuelles....) ;
  • contester les résultats dans la rue, sachant qu’Alpha Condé dispose du soutien de l'armée qui lui est favorable, contrairement à son adversaire.

Là encore, je ne vais évidemment pas supputer ce que feront l'un ou l'autre – même si j'ai ma petite idée –, car si je peux relater les faits passés, je ne peux préjuger de l'avenir. Tout le monde n'est pas forcément à l'aise avec le conditionnel, et le style humoristique pour faire de la prospective, n'est pas du goût ou à la portée de tous.


L'attitude partiale du général Konaté

Jusqu'à présent, le général Konaté a été relativement épargné par les critiques, pour différentes raisons.

En premier lieu, parce que, quelle que soit la manière dont il a accédé au pouvoir (que cela nous plaise ou non, et moi cela ne me plait pas), il est aujourd'hui le garant de l'unité nationale, et tout le monde doit l'aider avec plus ou moins de zèle (y compris donc par abstention), à ce que la situation n'empire pas. Notre société est fragile, les élections en sont une preuve supplémentaire, certains politiciens n'hésitent d'ailleurs pas à la fragiliser davantage pour des motifs personnels. Heureusement nous ne sommes pas encore dans une situation identique à celle de nos voisins (Liberia, Sierra-Leone, Côte d'Ivoire) pour ne citer que ceux-là. L'équilibre est fragile cependant, bien présomptueux celui qui pourrait affirmer que cela n'arrivera pas en Guinée.

En vertu du principe « qu'il ne faut pas lâcher la proie pour l'ombre » (ou « un tiens vaut mieux que deux tu l'auras »), il paraissait utile de ne pas fragiliser le général Konaté après l'épisode Dadis, un remplaçant éventuel pouvant être meilleur, mais également pire. Du reste, peut-être que beaucoup se bousculeraient au portillon, mais jusqu'à présent nos militaires n'ont pas fait la preuve de leur intelligence, dont le premier signe pour moi, est déjà de se tenir à l'écart de la politique. Un maçon de formation ne peut pas s'improviser médecin, donc je ne vois pas à quel titre un militaire pourrait s'improviser chef d'État. A-t-il autre chose que de la violence ou de la contrainte à apporter, et notamment par la présence d'hommes en armes à chaque coin de rue ?

Sur d'autres plans, le bilan du général Konaté n'est d'ailleurs pas aussi positif qu'il faille dès à présent lui tresser des lauriers pour cette relative stabilité ; d'ailleurs ce bilan ne sera effectué que lorsque le nouveau Président prêtera serment. En effet, si à titre personnel, le général Konaté a été courageux, mais c'est le moins que l'on puisse attendre d'un militaire (sinon il faut changer de métier), au vu du bilan financier fait par le Ministre de l'Économie et des finances (Kerfala Yansané), il s'est largement outrepassé dans la récompense (c'est même de la démesure), ce qui constitue par ailleurs, un handicap immédiat très sérieux pour le futur locataire de la présidence.

Ensuite, il est clair que le général Konaté, fidèle à sa démarche, ira jusqu'au bout de sa logique d'aider Alpha Condé – si je me trompe, j’en serai le premier heureux – et/ou de le favoriser d’une manière ou d’une autre. Cela se fait actuellement d'au moins deux manières :

  • il prône le calme et l’acceptation des résultats : il n’a pourtant rien à craindre, puisque si Cellou Dalein gagne, il n’y aura pas de problèmes, tout le monde (sauf certains militaires) l’a dit et répété.
  • il n'intimide qu'un seul camp : on a du mal à comprendre pourquoi des troupes sous la conduite du tristement célèbre Tiegboro Camara ne se trouvent qu’à Ratoma, quelle en est la logique ?

Le général Konaté doit quand même comprendre que lorsqu’on joue au poker – quelles qu’en soient les raisons –, il faut être au moins deux, et que le principe du jeu est de bluffer, y compris et surtout quand en apparence, on n’a pas forcément les meilleures cartes dans son jeu. Vouloir annoncer la couleur avant de s’exprimer, voilà une curieuse façon de jouer, mais elle convient parfaitement à... certains.


Conclusion

Nos deux leaders (voire le Président de la transition) doivent se rappeler qu'actuellement, et malgré le traumatisme indélébile créé au Rwanda il y a plus de 15 ans, les Tutsis et les Hutus vivent les uns à côté des autres, et ils sont condamnés – si ce terme est adapté – à vivre ensemble, encore pendant de nombreuses années. Ils ont réussi, au moins en apparence, à construire un projet commun, et leur pays est même cité en exemple aujourd'hui pour ses performances économiques. Ce qui signifie que si les deux leaders guinéens le souhaitaient, tout se passerait bien. Il y en a un qui va perdre, mais c'est une vue de l'esprit, s'il intègre le fait que la Guinée peut et doit sortir de ce cercle vicieux.

Actuellement les ego sont hyper-dimensionnés, et la moindre étincelle (une victoire de l'inattendu) risque d'embraser le pays.

Heureusement, il semble qu’au moins une personne en charge de la responsabilité actuelle la plus importante, veuille faire entrer la Guinée dans le vingt et unième siècle grâce à la mise en œuvre et au respect de l’État de droit, comme l’a fait le Mali il y a 20 ans – un pays qu’on a souvent raillé et qui nous dame le pion aujourd’hui –, … c’était au siècle dernier… déjà...


Gandhi
Citoyen guinéen


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Gandhi, mardi 16 novembre 2010
Cher Teka, je répond à toutes les questions. Vous ne comprenez que ce que vous voulez, pourtant les choses sont TRES claires. Ou on ne fait pas les élections, parce que nous ne sommes pas prêts, et dans ce cas on prend le temps de régler les problèmes. Ou on fait les élections et dans ce cas, on respecte les règles. A part la Guinée, citez-moi un seul pays ayant commencé des élections qui ne se sont pas terminées. Je ne parle pas de coups d`état militaires qui viendraient interrompre le processus, je parle de soi disants démocraties. Qu`est ce qui est plus important : les règles édictées par les hommes, ou les hommes qui changent les règles quand bon leur semble. Encore une fois, si on commence quelque chose, il faut aller au bout sans arrêter, reprendre, arrêter, reprendre etc... de qui se moque t-on ? Un gouvernement est au service de sa population, pas de quelques dirigeants égocentriques. Quant à Konaté, sil reste à la traine des candidats, à quoi sert-il ? Est-il chef d`État ou non ? Qu`est ce qu`un chef d`État, le sous-fifre d`un candidat à l`élection présidentielle ? C`est quoi le juridisme ? si les règles ne servent à rien, à quoi bon les élaborer : tout se ferait par consensus, et si on n`est pas d`accord on règle cela comment ? comme au Far West ? C`est une manière de voir les choses, mais ce n`est pas la mienne, ou alors il faut le dire dès le départ, et dans ce cas on sait à quoi s`en tenir. Si Konaté est un souffre douleur, ma foi j`en connais beaucoup qui souhaiteraient être à sa place. Par ailleurs, vous ne relisez pas vos écrits manifestement, puisque vous dites que Konaté a géré de manière désastreuse les finances publiques, et si on le traite d`escroc on est dans la diffamation. Et bien, il n`a qu`à me poursuivre pour diffamation cet escroc, voleur et assassin. Le Ministre Kerfala Yansané a fait le bilan de sa gestion : elle est pire que tout. Quant à sa responsabilité des évènements du 28 Septembre, ne serait- ce qu`en tant que Ministre de la Défense, elle est effective. Si je me suis retenu de l`accuser de ces faits jusqu’à présent, c`est tout simplement parce que je suis un pragmatique, et que c`est bien de critiquer, mais c`est mieux d’être constructif. Or nommer quelqu`un d’autre (qui d`ailleurs ?) uniquement pour assurer que les élections aient lieu, présentait plus d’inconvénients que d`avantages. Il fallait donc qu`il termine sa mission, mais il l`a fait de manière partiale.
Teka, dimanche 14 novembre 2010
Monsieur Gandhi vous m’accusez d’avoir une mémoire sélective, c’est votre droit, mais je constate qu’à votre tour vous sélectionnez dans mes propos les points qui vous arrangent. Je n’ai toujours pas eu de réponse à la question de savoir si Dalein était tenu d’accepter les reports successifs, deuxième point pourquoi n’a-t-il pas demandé le report des élections quand ses sympathisants ont été chassés de la Haute-Guinée ? Concernant Sékouba Konaté, il a bien fait de ne pas interférer dans le processus électoral. Je rappelle que la CENI qui est l’instance organisatrice des élections a elle-même reconnu les dysfonctionnements et a demandé le report des élections pour mieux les corriger. Imaginez un instant Konaté, au nom d’un juridisme stupide, maintenir la date du second tour contre l’avis de la CENI et des deux candidats et qu’à l’issue de celui-ci il y ait des fraudes telles que le pays bascule dans le chaos, tout le monde se serait dédouané sur Konaté en le traitant d’irresponsable. Je pense qu’il a eu une attitude sage et digne en suivant la CENI et les deux candidats en lice. Par ailleurs on constate dans l’espace d’une élection un climat malsain de dénigrement systématique de Sékouba Konaté par un camp, comme si le Général était devenu le souffre douleur de ceux qui se cherchent désespérément un bouc-émissaire. Je ne sais pas si ce climat est annonciateur de quelque chose, il est de tout de même choquant de voir ceux-là même qui encensaient Sékouba il y a encore quelques semaines le diaboliser parce que leur camp est en passe de perdre cette élection. Le Général a bien des défauts, en particulier sa gestion désastreuse de nos finances publiques mais on ne peut pas, sous peine de diffamation, lui imputer un quelconque agissement pour pencher le résultat dans un sens ou dans l’autre. On peut aussi s’interroger sur l’opportunité d’une telle mise en cause, pourquoi accuse-t-on seulement maintenant Sékouba de vouloir favoriser un camp ?
Gandhi, dimanche 14 novembre 2010
Cher Teka, vous avez la mémoire sélective, car ce ne sont pas les candidats qui ont demandé le report des élections : c`est Alpha Condé qui se voyait aller au casse pipe dans ces conditions (18% seulement pour l`opposant à tout). Vous dites que Sékouba est garant de l`ordre constitutionnel, ce qui signifie qu`il doit faire respecter les textes, en l`occurrence le deuxième tour dans les 15 jours. Tout candidat qui aurait contesté cet ordre des choses, Sékouba devait lui rappeler la primauté des textes qui s`imposent à tous (sinon c`est la jungle), et accessoirement qu`Alpha Condé lui-même avait accepté les résultats du premier tour. A titre personnel, je savais qu`il y avait de nombreux dysfonctionnements, mais ce n`est pas le problème : si les candidats sont d`accord pour concourir, il fallait qu`ils y aillent. Vous laissez entendre que Sékouba ne peut pas s`opposer au report demandé par les candidats. Quel est son rôle alors ? À quoi servent les textes alors, si des individus peuvent les interpréter comme bon leur semble ? Qui est chef d`État ? Vous avez au moins le courage de dire que tous les coups (même les plus tordus je suppose) sont permis. Incluez-vous également la fraude comme moyen de gagner ? Des dysfonctionnements, il y en avait : en revanche relisez l`arrêt de la Cour Suprême, et vous constaterez que de nombreuses fraudes ont été dénoncées, aucune n`a été prouvée. Alpha Condé et Cellou Dalein ne sont que des candidats, il n`ont rien à imposer à une république qui dispose d`institutions devant primer les hommes (c`est par exemple, le sens de mon combat). Quant à l`arithmétique, il est évident que l`on ne peut pas ajouter les pourcentages des uns et des autres (inutile d`y revenir), mais les statistiques électorales nous enseignent néanmoins (pour d`autres pays, puisqu`il n`existe pas de données fiables pour la Guinée), au vu de la configuration du premier tour, que Alpha Condé ne pouvait pas faire son retard. L`exemple de Chirac n`est pas du tout transposable en Guinée, où nous n`avons ni droite, ni gauche (mais si vous insistez, vous reconnaissez que Chirac était en tête). Il est temps que cela se termine, et de mon point de vue, soit en faveur d`une république bananière dirigée par autoritariste, soit en faveur d`une république susceptible d`évoluer progressivement vers un État de droit. Je suis réaliste, je sais bien que si Cellou gagne, les difficultés seront toujours là et ce ne sera pas rose immédiatement, mais en revanche avec un Alpha Condé tourné vers un passé mythifié, dont on mesure pourtant aujourd`hui les méfaits, ce serait pire.
Mbb, dimanche 14 novembre 2010
Merci M.Gandhi mais c bien ce ke je disais. Pkoi ne pouvons nous pas changer les règles pour le 2nd tour alors qu`il aurait été irresponsable de le faire. Par ailleurs, il ne s`agissait pas de changer les règles, seulement corriger les dysfonctionnements de la ceni cad faire tout pour éviter que la même chose se répète étant donne que c`était une nouvelle élection et non la même comme le disaient l`alliance Cellou. Je suis totalement ok avec l`analyse de Teka, Dalein aurait du s`imposer et refuser les élections le 7 car Alpha les aurait refuse j`en suis convaincu.
Teka, dimanche 14 novembre 2010
Monsieur Gandhi que Alpha Condé ait demandé à la Cour suprême d’avaliser le résultat du premier tour qu’il a lui-même qualifié de frauduleux, je ne vois pas où est le problème à part du moment qu’il trouve son compte, c’est de bonne guerre. J’ai comme l’impression que vous n’arrivez pas à un intérioriser un fait : Alpha Condé n’est pas arbitre de ce scrutin, il en est protagoniste, il ne peut que prêcher pour sa paroisse. C’est à Cellou Dalein Diallo de défendre ses intérêts dès l’instant qu’il s’estime lésé. Vous faites un mauvais procès à Sékouba Konaté, il est certes président de la République garant de l’ordre constitutionnel, mais comment voulez-vous qu’il s’oppose au report des élections alors même que les candidats en lice y étaient favorables ? Etant donné que les mêmes causes produisent les mêmes effets, organiser le second tour sur la base des règles du premier tour conduit mécaniquement à des fraudes massives, cela serait irresponsable. Il appartenait à Dalein de poser ses conditions comme l’a fait Alpha Condé pour s’assurer que le second tour sera le plus transparent possible. A sa place je me serais opposé à la tenue du second tour tant que les déplacés de la Haute-Guinée n’auraient pas rejoints leurs circonscriptions. Je pense sincèrement que le camp de Cellou a fait une analyse mathématique d’un problème politique : ils se sont dit qu’il suffit d’additionner ses 43% avec les 13% de Sidya et les miettes gagnées par les autres alliés pour s’assurer une victoire écrasante. Ils n’ont jamais voulu écouler l’arguments de ceux qui disaient que les compteurs sont remis à zéro, qui était pourtant politiquement plus pertinent étant donné qu’il y a eu beaucoup d’alliances contre-nature (dans les deux camps d ailleurs). J’ai même halluciné quand j’ai entendu son directeur de campagne dire que dans aucun pays au monde un candidat qui n’a fait qu’avec 18% au premier tour remporter le second tour. Il faut simplement rappeler ce pharmacien qu’en 2002 Chirac est n’a eu que 18% au premier tour (certes il est arrivé en tête) avant de laminer Le pen au second tour avec plus de 82%
Gandhi, samedi 13 novembre 2010
Cher Mbb, ça s`appelle le respect de la parole. Je n`ai jamais dit qu`on ne pouvait pas changer les règles. J`ai dit qu`on ne peut pas les changer en cours de route. On ne doit le faire qu`après les élections. Les deux candidats ont été qualifiées avec de mauvaises règles, mais c`est celles-ci que l`on doit garder jusqu`à la fin du deuxième tour. Dès lors qu`on accepte, on ne peut renier sa parole, ou alors il faut dire clairement que les promesses n`engagent que ceux qui les écoutent. Avec de nouvelles règles, Sidya pourrait revendiquer une victoire en indiquant qu`avec ces nouvelles règles, il aurait été qualifié. C`est pour éviter ce genre de confusion, qu`il faut aller au bout des choses. Par ailleurs, je ne peux affirmer être objectif, je veux bien même être accusé de parti pris, même si vous pourrez remarquer que je critique davantage un candidat que je ne soutiens l`autre. Par ailleurs, je peux taire des informations, en revanche quand j`écris quelque chose, je n`ai pas pour habitude de dire n`importe quoi, qui pourrait être contredit immédiatement. J`appartiens à un milieu où on ne se permet pas ce genre d`écart, sous peine de perte de crédibilité, ce que je ne peux me permettre en aucune façon, même s`il s`agit de la Guinée. J`ai dit et j`affirme que Alpha Condé a fait un recours devant la Cour Suprême pour entériner les résultats « frauduleux » selon lui (mais c`est seulement par la suite qu`il l`a déclaré) du premier tour. Si vous ne me croyez pas, vous pouvez récupérer l`arrêt de la Cour Suprême du 20 Juillet 2010 et regarder page 6/30. C`est ici : www.guinee.gov.gn/download.php?file=docs/resultats...election2010.pdf
IBRAHIMA, samedi 13 novembre 2010
Eviter à la Guinée le scenario Kenyan ! Les paroles ne viennent pas de moi, mais du procureur général du CPI Fatou Bensouda en séjour à Conakry. Ayant senti l’ivresse du navire guinéen qui continu de chavirer au fur et à mesure que l’on s’approche du moment fatidique de la proclamation de la dernière goutte des résultats du second tour par la CENI, la communauté internationale a cru nécessaire d’anticiper l’affrontement et le chao en Guinée. Les ingrédients sont réunis, sa sent le phosphore dans l’air suffoquant de misère et de haine de la Guinée et du Conakry profond. La fraude massive n’a pu être évitée, même si la balle est dans le camp du président de la CENI Siaka Sangaré et de la cour suprême pour entériner ou non la mascarade organisée par le RPG avec l’appui du premier Ministre JMD et avec la bénédiction de Sekouba Konaté. Les diables en armes sont en alertes et se sont mis en embuscades du coté de Ratoma (parait-il connu fief de l’UFDG et rempli des peules) pour réprimer comme ils en ont l’habitude à feu et à sang. Le nettoyage ethnique avait pourtant commencé du coté de la savane guinéenne et de la Forêt sans que les autorités ne se sentent concernées. Le Capitaine du bateau avait voulu (parait-il) quitter le navire avant la proclamation des résultats de tous les risques. Que voulait-il fuir au juste ? (Seul le Tigre pourrait nous répondre). En tout cas les habitudes ont la vie dure dans nos contrées. On se souvient que le tigre s’est toujours permis une absence (pour des raisons de santé nous dit-on) à chaque événement tragique depuis le début de l’ère CNDD (28 septembre le tigre était à l’intérieur du pays, le 3 Novembre le tigre était du coté du Liban,…). Pour rappelle, la crise de violence au Kenya est née suite à l`élection présidentielle du 27 décembre 2007. Un bilan de la police du 25 février 2008 fait état de plus de 1 500 morts depuis le déclenchement des violences. Le conflit fera également environ 300 000 déplacés. Le président sortant Mwai Kibaki est déclaré vainqueur alors que les partisans de Raila Odinga, son opposant, contestent cette réélection en raison de fraudes massives. Cette contestation dégénère en violence dans plusieurs villes du pays où les partisans des deux hommes s`entretuent. Localement, ces violences prennent l`aspect d’un conflit interethnique : les Kikuyu, traditionnels soutiens du président, ont été pris à partie par les partisans de l`opposition. La suite on la connait ; mort, blessures physiques et morales, vandalismes, destructions, des milliers et des milliers de déplacées. Comment éviter à la Guinée ce scenario Kenyan ? La réponse est toute simple. Il faut et il suffit de faire respecter la volonté du peuple de Guinée dans le strict respect de la loi. Ceci impose à la CENI et à la cour suprême de tenir compte du suffrage obtenu dans la régularité et empêcher de ce fait toute possibilité de contestation. Régler les réclamations conformément à la loi. En attendant le peuple attend dans l’angoisse, espérant que la sagesse guidera les autorités afin qu’elles nous évitent tout dérapage aux conséquences inestimables. Que Dieu nous en garde, amen.
sylla, samedi 13 novembre 2010
les hypotheses developpées par Gandhi ne tienent que dans son imaginaire, tant elles sont loin de la realité. Car elles "ne rappellent rien" enfin. Alpha a gagné point barre. On verra si la cour supreme va annuler les votes de Siguiri sans faire de meme pour Labé.!!! Celou = vote et soutien communautariste. Je m`attends a ce que ce commentaire soit censuré par le soudard de journaliste.
mbb, samedi 13 novembre 2010
M. Gandhi, je ne comprends pas la logique selon laquelle dès lors qu`on accepte des règles on ne peut plus les changer. Je pense que cela n`a aucun sens. Nous sommes des êtres humains doués d`intelligence, on réfléchit, donc pourquoi ne changerait-on pas les règles si on se rend compte que celles qui existent ne permettent pas d`atteindre le but fixé, à savoir des élections un minimum crédibles. Je n`ai pas vu le recours écrit du Rpg certes, mais j`ai entendu Alpha dire qu`il y a eu fraudes et que pour éviter les complications il fallait mieux aller au 2nd tour en corrigeant ce qu`il faut. Mais pensez-vous qu`il va faire un recours auprès de la Cour suprême juste pour demander d`approuver les résultats ? Quand on fait un recours, c`est pour contester quelque chose aussi, non ? Pour revenir aux règles, pourquoi ne pas les changer si c`est nécessaire ? Faut-il foncer droit dans le mur tout simplement parce qu`on a accepté les règles ? Tout le monde sait qu`organiser le 2nd tour dans ces conditions aurait été catastrophique pour la population ? Fallait-il donc y aller à tout prix pour garder la dynamique ? En effet, Dalein avait avec lui une dynamique et malheureusement pour lui je dirai, et heureusement pour Alpha je dirai (ce n`est pas mon candidat mais je dis simplement les faits), les faits exigeaient au moins un report. Aussi, au lieu de tout mettre sur le dos de Alpha ou Sékouba Konaté ou JMD, n`est-ce pas la CENI qui a fait preuve d`irresponsabilité, ce que Dalein lui-même a reconnu ? ou bien vous pensez que la CENI est aussi sous les ordres de Alpha ? A ce que je sache, mêmes les lois sont annulées, modifiées, quand il en est besoin, même les Constitutions...
ibrahima diko diallo, samedi 13 novembre 2010
c est grave cette nouvelle Cellou Alpha Alemagn 209 176 Bamako 2,526 2,890 Beyla 4,827 49,812 Boffa 11,739 24,635 Boke 55,882 38,691 Belgique 1,905 538 Cote d ivoir 11,110 6,635 Coyah 22,845 35,432 Dabola 14,953 22,162 Dakar 14,042 1,042 Dalaba 39,581 3,379 Dinguiraye 22,588 9,821 Dixinn 37,157 38,772 Dubreka 23,664 37,265 Faranah 14,220 57,454 Forecariah13,937 35,883 Fria 16,129 16,963 France 1,240 586 Gabon 1,535 512 Gambie 9,137 315 Gawal 30,082 4,208 Gueked 16,788 65,501 Guinee Bissao 6,448 301 Kaloum 10,544 23,560 Kankam 6,727 93,675 kerouan 10,683 52,363 Kindia 46,707 62,582 Koubia 25,128 1,624 kissiidoudou 13,887 54,829 Kounadara17,998 7,174 Kouroussa 1,387 50,122 Labe 103,503 3,884 Lelouma 41,890 1,900 Liberia 6,800 1,033 Lola 4,986 28,166 london 441 198 louanda 5,392 2,311 Macenta 8,767 48,192 Mali 51,921 3,296 Mamou 88,450 10,500 Mandian 2,920 61,233 Maroc 333 350 Matam 23,428 45,912 Matoto 81,014 138,150 NEW YORK 2,790 600 NIGERIA 1,055 2,033 Nzerekore13,219 67,679 Pita 75,081 3,019 Ratoma 171,559 84,591 Sierra leone 8,095 1,176 Siguiri 6,440 127,788 Telemele 35,200 3,167 Tougue 37,283 1,358 Washington 923 350 Yomou 3,269 19,338 TOTAL 1,280,364 1,455,126 46.81 53.19
Gandhi, vendredi 12 novembre 2010
Depuis quand les candidats décident-ils de l`organisation des élections ? Il y a des règles, et il y a des institutions qu`on doit rejeter avant de commencer ou respecter. Alpha Condé a demandé à la Cour Suprême d`entériner les résultats de ce premier tour, résultats qu`il estime frauduleux ensuite. Où est la logique ? Cellou Dalein qui n`a fait aucun recours avait intérêt à enchainer le deuxième tour, et l`autocritique (la CENI en l`occurrence) n`est pas une vertu en Guinée. Donc tout était réuni pour faire le deuxième tour, avant qu`Alpha Condé comprenne qu`il n`avait aucune chance de l`emporter, d`où son idée de gagner du temps. Le général Konaté aurait pu et du imposer le respect des délais. Les problèmes, on les connaissait avant de démarrer : on avait le droit de retarder le processus avant le 27 Juin, mais dès lors qu`on accepte les règles on ne peut plus en changer. Le général n`est pas une baudruche, c`est le chef d`État, c`est à lui de faire respecter les règles. Il ne peut être à la remorque d`un (voire de deux) candidats. Alpha Condé voulant le pouvoir à tout prix, promet tout à tout le monde, et notamment l`impunité aux militaires pour les crimes financiers et humains. Cellou est plus ambigü, ne s`étant pas prononcé véritablement à part le rejet de la CPI. Enfin et il est facile de le vérifier, l`armée actuelle est relativement peu diversifiée, ce qui explique le manque de recul lorsqu`il s`agit de réprimer une communauté particulière. J`ai vu peu de dérapages en dehors de ce cas de figure. Enfin, au-delà des rumeurs, on ne connaîtra les résultats définitifs que lorsque la CENI d`abord, la Cour Suprême ensuite, se seront prononcées.
marcy toussaint, vendredi 12 novembre 2010
vous vous plaignez pour rien. qu`est ce qu`il ya de normal dans ce processus. rien que des violations de l`accord bipartite de ouaga(la composition du cnt, la validation de la constitution par décret, la nomination d`un étranger à la tête de la ceni, les reports de scrutin, les contestations avant proclamation des resultats etc....)et même de la souveraineté nationale et internationale de la guinéen par les ingérences aux travers d`injonctions internationalement inadmissibles de la part d`Etats fussent ils partenaires au processus. ne vous plaignez pas de voir l`echec en face. ce qui commence s`achève bien et ce qui commence mal ne peut que s`achever mal. point de plainte car vous l`avez souhaité et voilà les fondement d`une nation en construction partir en lambeau. vous serez tous comptables.
mohamed sampil, vendredi 12 novembre 2010
Rectificatif...Il s`agit de Mr Elie Kourouma..Errare Humanum est..Mohamed Sampil
mohamed sampil, vendredi 12 novembre 2010
Mr Kamano...Pour des individus de votre espèce, un bon peul, c`est un peul mort...Empêchez Dalein d`être Président équivaut à tuer une frange importante de notre population..Ce n`est ni ma conception de la politique, ni de la morale...J`invite tous les Guinéens à prendre l`exemple sur ma ville natale, BOKE...Il ne suffit pas d`y naitre pour être élu mais adhérer à nos valeurs morales de fraternité, de respect d`autrui , par conséquent de soi et de l`amour de son prochain...Voilà ma devise et celle des miens...Quant à vous continuez à haîr vos prochains et à vouloir casser du peul..Vous êtes pathétiques..Que Dieu ait pitié de votre âme et de celle de tous vos semblables..Fraternellement..Mohamed Sampil
M.B.D, vendredi 12 novembre 2010
Le ridicule ne tue pas quoi (rire). Alpha Condé demande l´annulation du vote de certaines villes du fouta par ce q selon lui ses délégués y ont été menacé de mort. Que dit- il du cas de Siguiri où il y´a eu destruction de habitats et boutique et cas de mort? Sincèrement ce avanturier politique ne mérite pas d´etre président en Guinée. Que Dieu sauve les Guinéens et la Guinée, amina.
Teka, vendredi 12 novembre 2010
Monsieur Gandhi, je trouve votre papier bien ficelé, vous avez fait un gros effort de pédagogie pour mettre à la disposition des lecteurs des éléments d’analyse de la situation actuelle de notre pays. Il y a beaucoup de choses à dire, je diviserai cependant votre article en deux parties (si je pus me permettre) : l’analyse juridique que je trouve irréprochable et l’analyse des faits sur lesquels on peut avoir des interprétations divergentes En effet votre analyse de l’article 183 du code électorale est limpide. Comme vous je crois que l’intepretation qu’en fait le Général Sangaré est abusive. Nulle part dans votre code électoral il n’est indiqué que le délai de 3 jours imparti au président de la CENI pour publier les résultats provisoires globaux commence à courir à partir de la réception du dernier PV. A suivre sa logique rien n’empêche que la proclamation intervienne au bout d’une semaine, d’un mois d’une année… que sais-je encore, puisque celle-ci est callée sur la réception du dernier PV laquelle n’est soumise à aucune contrainte de temps. Quant au jugement que vous portez sur la prétendue partialité du Général Sékouba Konaté et sur les conséquences indues des reports successifs du second tour, vous avez certainement des éléments de preuve sérieux pour mettre en cause Sékouba Konaté, je ne vais donc pas faire l’avocat du diable. Mais ces mises en cause suscitent toutefois quelques interrogations. Je crois savoir que la première demande de report du second tour a été formulée par tous les acteurs du processus électoral (les deux candidats en lice et la CENI) en vue de corriger les dysfonctionnements relevés au premier tour. C’est une question de bon. Comment peut-on d’un coté admettre la médiocrité des règles du jeu au premier tour et en même temps vouloir organiser le second tour sur la base des mêmes règles ? C’est une question de logique. Cela dit vous avez tout à fait raison lorsque vous dites que la conséquence inattendue de ces reports fut d’avoir favorisé Alpha Condé, à mon avis la grosse erreur de Dalein est de les avoir acceptés. La question était de savoir où mettre le curseur, jusqu’où peut-on tolérer les reports du scrutin ? Il faut reconnaître que le temps excessivement long qui a séparé les deux tours de l’élection a eu pour fait de casser la dynamique de victoire que Dalein s’est constituée au premier tour. Mais Sékouba Konaté a-t-il une responsabilité dans cette histoire ? Je n’y crois pas. Ne pouvant pas être plus loyaliste que le roi, c’est à Dalein de défendre sa cause, Konaté ne peut en aucun cas se substituer à lui. De plus que pouvait-il faire à partir du moment où Dalein a consenti à toutes les demandes de report sollicitées par Alpha Condé ? Vous prétendez aussi que l’armée est du coté de Alpha Condé c’est une affirmation lourde de conséquences, j’espère que vous avez des éléments probants pour vous avancer sur ce terrain. Je m’aperçois à la fin de mon propos qu’on laisse supposer que l’élection est pliée, or rien n’est encore joué.
M.B.D, vendredi 12 novembre 2010
Que Dieu sauve les Guinéens et la Guinée. Amina.
Elie Kourouma, vendredi 12 novembre 2010
Monsieur Mohamed Sampil, continuez à être prêt pour l`injustice. Demandez donc à votre arrière petite fille de faire les calculs pour vous et elle vous dira qu`Alpha Condé est le gagnant. Pourquoi tant de mauvaise foi. Si la Guinée brûle, chacun sentira la chaleur.
Mangué, vendredi 12 novembre 2010
Pourquoi ne denoncez-vous pas le sale boulot de l`organisation peuhle Hall Poular qui a fait resencé, avec la complicité de Bah Ouri, tous les peuhles de la Gambie, de Sierra leone, du Senegal et autres pays limitrophes de la guinée? Cellou et Bah Ouri avait promis à cette association d`offrir la guinée aux peuhles à seule condition qu`elle fasse voter tous les Peuhles de la sous region. Ils ont prépabriqué de fausses cartes d`identité pour des non guinéens afin de participer aux elections. Mais c`est oublier la determination des guinéens d`en finir avec la traitrise. Guinéeactu sansure maintenant les verites sur Cellou et autres. Je suis vraiment depassé par ces soi disant journalistes.
conde, vendredi 12 novembre 2010
apres toute analyse de votre je realise que vous intervenez partiellement en defendant avec hypocrisie une alliance qui n`est autre que l`alliance cellou dalein president et a la fin tu te declares citoyen du pays je suis desolé
diountou-petoye, vendredi 12 novembre 2010
il faut regarder la realité en face dalein a jouer au docile face a alpha il a toujour accepter les demandes insensé de alpha qui ne chercher qu`a optenir du temps pour organiser la fraude la plus gigantesque de l`histoire des elections,dalein ne doit s`enprendre qu`a lui meme il n``avait pas eu le courage de jouer le meme jeux que son adverssaire le voila perdant a cause saq faiblesse devant le clochard de paris
mohamed sampil, vendredi 12 novembre 2010
Bonne analyse, Gandhi...Toutefois la victoire certaine de notre Alliance ne nous sera pas volée..Il en va de l`avenir de notre pays..Pour cette cause, nous sommes prêts....Mohamed Sampil

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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