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vendredi 17 septembre 2010 |
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À qui profite l’autodafé ? |
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Le 16 septembre, à 15h, au Camp Almamy Samory Touré, en plein Conakry, des entrepôts de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ont pris feu. « Tout ce qui est matériel de bureau de vote : urnes, scellés, isoloirs, lampes, piles, imprimés, paperasse… » est parti en fumée, dit un témoin. On accuse un court-circuit. Le second tour de la présidentielle n’avait vraiment pas besoin de ça. M. Jacques Gbonimey, le chargé du département formation et procédure juridique de la Ceni fait la part du feu, rassure : « Cela ne remet pas en cause le processus en cours du second tour. Le matériel-là était destiné aux législatives à avoir lieu après cette présidentielle. Il y a des kits et des urnes de brûlés. Mais rien du second tour n’a été touché, ainsi que les documents et formulaires électoraux, lesquels étaient dans un autre magasin. Tout cela n’affecte pas le second tour ». Les gens qui veulent bien y croire ne peuvent cependant s’empêcher de s’étonner et de se demander à qui profite l’autodafé. Et d’interpeller certaines autorités de la Transition (suivez mon regard !) qui ne mettront pas un tigre dans le moteur mais le bâton, toujours, dans les roues du second tour.
Kadjall Barry de Conakry pour www.guineeactu.com
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