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Lorsqu’un homme n’est pas informé sur un événement ou n’en sait vraiment rien, la dignité, la sagesse et l’intelligence recommandent de se la boucler que de raconter des contre-vérités.
Après avoir démasqué les fuyards politiciens, des scribes, atteints d’encéphalopathie chronique, ont cru nécessaire de se faire muezzin, non pas pour appeler à la prière de pardon aux jeunes trahis, mais pour déverser le mensonge sur le net. Ils se sont mis à se contorsionner les méninges pour trouver des excuses qui apparaissent, à leurs yeux, justificatives de la trahison dont est victime la jeunesse guinéenne de Bambéto et Hamdallaye…
Chez moi, l’on ne dit jamais « la personne, qui est assise, a une belle voix, on l’invite plutôt à le démontrer ». Les fuyards concernés étaient à Paris, aucun d’eux n’a démenti, à l’exception du plus malhonnête qui a déversé des mensonges en parlant de sa gestion de plus d’une décennie de la chose publique. Mais il n’a pas eu le même toupet pour dire aux Guinéens l’origine de sa fortune.
J’ai envie de demander à mes compatriotes : Avez-vous entendu une déclaration, même évasive, de nos très « aimés et adulés » fuyards par rapport à leur séjour déconcerté parisien?
En lieu et place, il a été question de rendez-vous programmés depuis de très et « lente » date qui courait aussi lentement pour coïncider avec la prise de la rue par des jeunes innocents manipulés savamment. Ailleurs, j’ai vu des responsables écourtés leurs vacances pour rentrer précipitation dans leur pays parce qu’il s’y passait quelque chose d’anormal. J’ai vu des Hommes d’Etat, tout annuler pour être auprès de leurs militants en mouvement. Les nôtres, heureusement, qu’ils ne sont pas de cette trempe, préfèrent abandonner le navire dont ils semblent être les capitaines autoproclamés (utilisons le mot favori de leur héraut) au naufrage. Tant pis pour les matelots et autres sympathisants passagers !
Et comme la panique était à bord maintenant à Paris, certains n’ont pas attendu la concertation dont on a voulu faire avaler aux Guinéens. Ils sont repartis aussi précipitamment lorsque cette dernière manœuvre a été dénoncée. Or, il bruissait autour d’eux qu’il y aurait la formation d’un bloc en feuille de papier volatile et aux contenus versatiles pour contrer le CNDD. Je n’ai vu que feu de paille.
Alors, je me demande, si celui qui a écrit ces balivernes avait bien compris les instructions de ses maîtres pour se mettre ainsi en porte-à-faux. Ou simplement, serait-il des conséquences de son chronique enchifrènement ? Même à ce niveau, il aurait pu accepter l’évidence de la réalité ! Faisons-lui, quand même, amende honorable, à cause de son encavement qui peut expliquer sa myopie ou son aveuglement.
Ce qui reste certain ; c’est qu’il n’y a eu ni démenti, ni les rencontres évoquées, ici et là.
Donc, les argumentaires de l’illuminé seraient-ils des élucubrations ?
On dit que nos politiques, devenus subitement « Nos trois malheureux… » (J’aurais préféré laborieux) se seraient évadés parce qu’ils ne voulaient pas répondre à une invitation de Dadis. Ridicule et honteuse excuse !
Fuir de mon pays parce que je ne veux pas assister à une rencontre ?
Où est encore le courage ?
La Guinée étant notre pays à nous, tous, rien au monde ne me ferait prendre la jambe au cou surtout, si je porte le manteau de leader ! Que l’avocat trouve d’autres arguments intelligents et acceptables pour la défense de ses « clients » fuyards.
Disons la vérité à nos concitoyens même au risque de déplaire à nos alliés de circonstance. De circonstance parce qu’il est surprenant aujourd’hui de voir le même avocat défendre celui qu’il fustigeait et accusait, hier, de tous les maux. Ah l’homme caméléon qui défait une amitié et cherche à en tisser avec celui qu’il décrivait comme « pédégiste forcené et prédateur véreux ! »
La sénilité se serait-elle déjà attaquée à cet esprit-là pour qu’il fasse un tel reniement de soi-même?
Mon grand père me disait que « La vieillesse est une maladie ».
Est-ce là le début de notre nouveau retraité ? Ça serait trop tôt !
Le plus dur pour « l’encéphalopathe » chronique ; c’est le ressassement. Des accusations éhontées parce que sans la moindre preuve. De plus, il veut utiliser des recettes surannées, celles qui consistent à opposer les uns (Pivi, Korka, Toto et Baldé) aux autres (Dadis…). Véritable enfantillage.
Mais aussi l’extrapolation, fruit d’un imaginaire, sûrement en mal d’inspiration. Il lui a permis d’identifier des « compatriotes aux intentions pas très claires... » de rendre coupables des leaders (qu’il reconnaît implicitement fuyards) des maux de notre pays. Et pourtant mes propos sont clairs : Ils allument le feu et s’enfuient. Chacun des leaders, en âme et conscience, sait ou non son degré d’implication par rapport à ce que j’ai écrit. N’est-ce pas qui se sent morveux se mouche ? Nous savons tous, à des degrés et niveaux divers les responsables des maux dont souffre le pays pour que l’érudit du net crée la diversion à ce sujet.
Dans toutes ces gesticulations, je suis encore surpris de constater et relever que le voyage qu’il a annoncé à grand bruit pour débattre avec Ben Yacine Diallo à Conakry n’est toujours pas effectué.
L’avocat des « trois mousquetaires » manquerait-il de logeur à Conakry après avoir été ingrat à l’endroit de tous ceux qui l’ont hébergé précédemment ?
Ou attendrait-il la baisse du prix des billets d’avion ? Pauvre créature !
Elle veut envelopper ses leaders d’un lange trop propre, mais hélas les faits sont si évidents que même Maître Jacques Vergès refuserait d’endosser la défense de nos fuyards.
Tous les autres arguments et accusations ne m’ont pas surpris parce que pour abattre son chien, on l’accuse de rage. Seule l’histoire jugera !
Paris 7 septembre 2009
Jacques KOUROUMA
www.guineeactu.com
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