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Elhadj Mohamed Diallo a-t-il raison de parler de "révélations" de M. Jean Le Dem, Chef de mission du FMI ? Je crois que le lecteur moyen de L`Indépendant et de www.guineeactu.com a peut-être besoin de plus d’explications à propos de ce qui se dit de façon anodine. Je lis les rapports et documents du FMI depuis des décennies. On finit par s`apercevoir que la prudence habituelle qui caractérise les jugements de l`Institution sur les pays membres fait penser à ce que d’autres appellent la langue de bois. On peut y bouder un pays sans attaque frontale. Ainsi, pour citer un exemple ancien sur notre pays mais dont le modèle de littérature n‘a pas disparu et qui remonte à 34 ans (voir FMI "Rapport N° SM/74/167 du 9 juillet 1974 sur la Guinée"), les observations sur l`évolution économique de la Guinée en 1974 indiquent, entre autres, "La plupart des usines utilisent des techniques de production fort consommatrices de capital; le ratio moyen capital/main-d`oeuvre est estimé à 10 000 dollars environ par ouvrier". C`est ce qui expliquait qu’en 1973, l`emploi dans l`industrie manufacturière était peu important : 0,5% de la main-d`oeuvre totale". Bref, le rapport aurait dû, à l`époque, clairement indiquer que des industries consommatrices de main-d`oeuvre étaient plus rationnelles pour la Guinée. Pour relier cet ancien exemple à la situation d’aujourd’hui, je pense qu`il faut partout de la clarification dans l’action gouvernementale et je crois que le Ministre de l’Economie et des Finances Ousmane Doré a bien fait de reconnaître qu’ "un gouvernement ne peut pas tout résoudre". C’est par des constats de ce type que le Gouvernement de Lansana Kouyaté aurait dû démarrer au lieu de vouloir jouer au magicien. Toutefois, si le gouvernement ne peut pas tout résoudre, il faut qu’il contribue fortement à la dynamisation du secteur privé guinéen capable de création d’emplois et de richesses. Ansoumane Doré, Dijon, France pour www.guineeactu.com
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