jeudi 30 avril 2009
A propos de l’article de Mamadou Barry : « Capitaine Moussa Dadis Camara, un homme compris du peuple, mais pas des cadres » (additif)
Ansoumane Doré

En revenant à cet article, je vais me conformer à une recommandation qu'avait formulée, au départ je crois, la direction de www.guinéeactu.com, et qui était que, quand une réaction à un article était un peu longue, de sortir du cadre du forum, pour le présenter. C'est ce que je fais ici sous forme d'additif.

 

Le thème de l'article de Mamadou Barry : le soutien ou pas, à l'action de Moussa Dadis Camara dans le cadre du CNDD, n'était pas, au fond, la question que j'avais examinée mais l'opposition négative : « peuple-cadres », qu'avait faite Barry, sur ce soutien.

 

On a beau s'expliquer sur une question, nos compatriotes semblent être devenus comme ceux qui ne se plaisent qu'à n'entendre que ce qui plaît à leurs oreilles, fût-il du mensonge.

 

Dès le 29 décembre 2008, j'écrivais que la succession de Lansana Conté, telle qu'elle s'était déroulée, était ce que la majorité des Guinéens souhaitaient. Et j'étais loin d'être le seul à écrire cela. Mais j'ajoutais, dans l'euphorie ambiante, qu'à titre d'exemple personnel, j'avais rencontré en audience privée, en avril 1957 à Boké où j'étais instituteur (1956-1957), Sékou Touré en tournée dans le pays. J'ajoutais aussi qu'à titre d'exemple personnel, 27 ans plus tard, étant membre de la délégation invitée par le CMRN à se rendre à Conakry en avril- mai 1984, j'ai eu l'opportunité, (après la partie officielle de la rencontre avec Diarra Traoré), de rencontrer le Colonel Lansana Conté à la Mission catholique de Conakry. Ceci a eu lieu le samedi 5 mai 1984 par l'entremise de Richard Haba, alors Ministre des Affaires économiques.

 

De ma rencontre de Boké avec Sékou Touré en 1957, de celle avec Conté à Conakry en 1984, que de perspectives d'avenir radieux pour la Guinée ai-je entendues ! Pour moi, il ne s'agissait que de quelques minutes d'entretiens, mais les Guinéens eux, ont entendu les deux Présidents déverser à longueur d'années, selon l'expression courante alors, des gourdes et des gourdes de miel, sans qu'une goutte leur parvienne sur la langue. Ce furent même des braises sur lesquelles ils se sont trouvés assis.

 

Au regard de ces expériences passées, j'écrivais, à l'avènement du CNDD que, compte tenu du contexte historique de cette situation, sans être dans une position d'enthousiasme débordant, j'attendais de voir, au lieu d'être du camp des professionnels de la critique stérile.

 

Depuis l'arrivée de Moussa Dadis Camara, des problèmes essentiels pour le redressement de notre pays ont été soulevés et ont entraîné un enthousiasme qu'on ne peut pas ignorer. La remise sur pied de l'Etat guinéen, les audits, les élections annoncées, la justice, sont autant de sujets auxquels Moussa Dadis semble s'attaquer.

 

Et d'aucuns de rétorquer qu'autour de toutes ces questions, il y a plus de bruits que de réalités, et de se lancer dans le bilan de l'activité de quatre mois du CNDD. C'est une attitude pleine de mimétisme le plus enfantin : comment peut-on, à la manière des pays développés, parler de bilan d'une période aussi courte, dans un pays délabré comme la Guinée ?

 

Si, à mon avis, une chose n'a pas semblé avoir été bien ficelée, c'est ce que le CNDD a appelé la période transitoire. C'est un autre mauvais ficelage des accords tripartites de 2007, qui avait conduit à l'échec la Primature de Lansana Kouyaté. J'ai écrit que la composition du CNDD aurait dû être autrement que ce qu'elle a été. Cette institution Conseil aurait dû être composée à égalité de militaires et de civils, avec pour Président un militaire, l'Armée ayant été l'artisan du changement. Un CNDD conçu dans ce canon, aurait pu s'atteler à son objet : la remise de l'Etat sur les rails, les élections et la durée d'une telle entreprise.

 

C'est, me semble-t-il, sur ces questions que les partis politiques et la société civile auraient dû insister dès les premières discussions avec le CNDD. Mais celles-ci se sont limitées, pour l'essentiel, aux calendriers des élections. Les partenaires du CNDD et notamment les partis politiques se sont ainsi placés dans la position de ceux à qui on octroie un droit.

 

En toute logique, la situation qui en a résulté et qui a été entretenue aurait, par conséquent, dû demander la participation, sans ambiguïté, de tous à la réussite de la transition en place et non des positions équivoques.

 

Quant à demander à des observateurs informels de se prononcer sur les dates des élections, il ya là, comme notre pays en a le secret, une situation irréelle. Des leaders politiques prennent une ou des positions, c'est à eux d'expliquer le bien fondé de leur prise de décisions. En tant que simple citoyen qui ne se considère pas comme un leader d'opinions, mais qui n'émet que sa voix de citoyen à entendre ou pas, je demeure libre de dire ce qui me semble bon pour la Guinée.

 

Et ce que je pense de ce qu'on appelle la transition, est qu'elle soit enfin une chance pour notre pays. C'est pourquoi, j'ai demandé qu'on la soutienne, qu'on sorte des positions de critiques mesquines, pour ne voir que l'intérêt de la Guinée. Plus on se serrera les coudes dans cette période, plus il y aura des chances d'éviter les crispations de certains membres du CNDD.

 

Pour ceux-ci, les prises de position de l'étranger ne les ébranlent nullement, même si le pays doit continuer de sombrer comme sous Conté, dans l'indifférence de l'extérieur. Les éléments les plus obtus de notre pays peuvent se contenter de cette évolution, s'ils sont quand même au pouvoir, c'est ce qui compte pour eux.

 

Et puis, il aurait dû être clair comme de l'eau de roche, pour chacune des Guinéennes, pour chacun des Guinéens, que l'expérience gouvernementale des membres du CNND n'allait se dérouler comme sur un long fleuve tranquille.

 

Ainsi, entend-on des témoignages de violations des droits humains. On constate que le grand prédateur disparu de l'économie guinéenne, Lansana Conté et surtout sa famille, ne sont pas évoqués dans le « nettoyage » en court. Tout cela est troublant et pourtant, nombreux étaient ou sont ceux qui applaudissent la transition et ses acteurs.

 

Le Président du CNDD peut-il contenir tous les dysfonctionnements qui sont signalés ? Quoi qu'il en soit, force est d'admettre les désirs profonds de changement. C'est pourquoi, même à l'heure où j'écris ces lignes, et malgré tout ce que j'entends, je demeure partisan de ceux qui veulent soutenir le CNDD, pour éviter les dérives qui pourraient conduire à l'échec. Une telle prise de position ne devrait pas conduire pour autant à se transformer en troupeaux de moutons.

 

A ceux qui sont dans la disposition de contribuer à notre réussite commune, je ne peux que souhaiter qu'ils demeurent vigilants sur l'essentiel.

 

J'étais revenu à cet additif pour dire un mot à ceux qui avaient réagi au texte principal. Un article publié est en général une occasion de rencontre et de discussions, dans un contexte de respect mutuel. Je dois remercier les frères ont qui pris la peine de lire mon article et de dire ce qu'ils en pensent. Il s'agit d'Oumar Cissé de Bma, Bangaly Traoré, Taniko, Mohamed Camara, Amyson.

 

A Oumar qui dit avec justesse qu' « on pense une chose et on écrit autre chose », c'est une remarque vraie pour tous ceux qui écrivent et une marque d'indulgence du lecteur. Oumar fait bien également de signaler ces petites erreurs. La négligence sur les petites erreurs conduit aux grosses erreurs.

 

Bangaly a raison d'insister sur les grandes questions, actuellement en débat sur la Guinée : audits incontournables à mener dans des règles du droit, élections indispensables pour conduire notre pays dans la norme de gouvernance internationale, justice pour que nous soyons un Etat de droit. Un heureux aboutissement de ces questions peut enfin dessiner un avenir d'espoir pour tous les Guinéens.

 

Taniko aborde une question essentielle : celle de la notion de patrie. Assez longtemps, si ce n'est pas encore aujourd'hui, certains, en Guinée, ont remis en question, voire contesté, le patriotisme des Guinéens vivant à l'extérieur du pays. Les parangons de ce patriotisme étroit oublient que de tous les temps et en tous pays, des citoyens ont vécu à l'étranger tout en portant en eux, l'amour de la patrie.

 

Dans le cas de la Guinée, si l'on voulait être cruel, on peut se poser la question de savoir ce qu'ont fait de concret pour le développement national, ces fanatiques patriotes restés sur place. Mais non, il ne faut pas se poser cette question. On connaît les responsables de la régression de la Guinée : ce sont ses responsables politiques.

 

Les Guinéens n'ont donc rien à se jeter à la figure des uns et des autres : ceux qui ont quitté le pays, voulaient fuir la dictature pour les plus âgés, ou plus tard, la misère économique ou de formation pour les plus jeunes. Pour ceux de l'intérieur du pays, on sait que pour les plus dynamiques qui avaient des projets publics ou privés en tête pour notre pays, ils ont été bridés et réduits à la médiocrité par le système politique en place.

 

A Mohamed Camara, je remercie sincèrement de la référence faite à El-hadj Kabiné Diané (paix à son âme). Les exemples de cet homme de qualité se rencontrent de plus en plus rarement sous nos cieux et même ailleurs. Hommage doit lui être rendu d'avoir permis à nombre d'Africains une meilleure connaissance de l'Islam.

 

Sur un autre plan, à l'attention de Mohamed, je dois dire que je ne m'astreins pas à une défense forcenée des intellectuels. Dans une nation juste, toutes les catégories socioprofessionnelles méritent respect et considération. Qu'on soit mécanicien, commerçant, médecin, cultivateur, ingénieur etc, un pays comme la Guinée a besoin de tout ce monde. Les erreurs de quelques uns ne doivent pas être imputées collectivement à leur catégorie.

 

Enfin, et c'est à Mohamed que je m'adresse, mais cela peut concerner d'autres : la comparaison des deux premières Républiques ne me semble pas injuste. Il faut savoir que dans l'Histoire, des « géants » ont enfanté des « gnomes » qui, se croyant nourris à la culture du Père, ne sont très souvent arrivés qu'à la caricature de « l'harmonie », en bien ou en mal, établie par le Père fondateur. C'est, je crois, ce qui permet d'établir une comparaison des deux Républiques.

 

Amyson écrit à propos de mon texte : « Aucun mot sur la gestion de ces industries de la deuxième République ». C'est à croire qu'Amyson n'a pas lu mon texte. J'ai dit que ces industries étaient en déconfiture et avaient, par la suite, été bradées Je me référais à un document établi sous la première République, même s'il n'a été publié qu'en avril 1984.

 

Si vous voulez en savoir plus, branche industrielle par branche industrielle, je vous demande de consulter mon livre « Economie et société en République de Guinée, 1958-1984 et perspectives », (Editions Bayardère, France, 1986 : voir notamment, chapitre V : L'économie industrielle et minière, pp.289-405).

 

Comme vous, Amyson, certains de nos compatriotes parlent rapidement de « partialité », quand on ne chante pas la même chanson qu'eux. Qu'est-ce que donc l'objectivité absolue ?

 

Les assassinats massifs de la 2e République dont vous parlez, sont connus de tout le monde et l'objet de ma référence aux deux Républiques n'était pas d'en faire le bilan dans un petit article…

 

Tels sont quelques compléments à vos réactions, en espérant que d'autres discussions sur les problèmes qui nous concernent tous, nous amèneront à d'autres rencontres.

 

 

Ansoumane Doré, Dijon, France

pour www.guineeactu.com
 

 

Retour     Imprimer cet article.    

Vos commentaires
Barry A., mercredi 6 mai 2009
respecter leurs engagements, ce ne serait pas grâce à ceux qui créent ou rejoignent des comités de soutiens pour applaudir ou minimiser leurs méfaits, mais bien grâce à ceux qui intensifient la pression en les dénonçant. A chacun son choix. Ne me demandez surtout pas « Pourquoi ne retenir d`un texte qu`un mot, s`y accrocher et fonder là-dessus toute sa réaction? » comme vous l’avez dit à Abdoul Diallo. Par ce que j’ai sélectionné les paragraphes que vous avez mis intentionnellement en gras et en italique pour capter plus l’attention. C’est aussi cette sorte d’insistance et de sur lignage de ces passages qui font qu’ils sont la crème de votre message. Vous les avez soulignés, nous les avons remarqués plus que les autres. Mais dire que vous avez convaincu, c’est autre chose. Je dirais que c’est plutôt confus, Monsieur Doré. Tout ce qui me reste à espérer est de savoir que vous vous êtes trompé en négligeant volontairement des violations des droits de l’homme (droit à la propriété, droit à la protection contre les plus forts, droits à la vie, droit au travail-destructions de boutiques et magasins- sans recasement préalable) de nos concitoyens par un groupe armé et surexcité. Tout ce que je ne souhaite pas savoir comme vérité, c’est que vous avez essayé de tromper, intentionnellement, les compatriotes, pour des raisons inavouées afin de soutenir un pouvoir militaire issu d’une armée se comportant comme une milice.
Barry A., mercredi 6 mai 2009
«Et ce que je pense de ce qu`on appelle la transition, est qu`elle soit enfin une chance pour notre pays. C`est pourquoi, j`ai demandé qu`on la soutienne, qu`on sorte des positions de critiques mesquines, pour ne voir que l`intérêt de la Guinée. Plus on se serrera les coudes dans cette période, plus il y aura des chances d`éviter les crispations de certains membres du CNDD. » Apparemment Mr Doré, vous craignez plus que certains membres du CNDD se crispent que de voire détruire des maisons de façon barbare. Que de voir les militaires prendre en otage le pays pour des décennies encore. Que de voire de citoyens terrorisés par des bandes armées se faisant appeler armée nationale se barricader dans leurs maisons dès 20 heures. J’ai l’impression que vous vous embrouillez un peu dans votre tentative de vouloir créer l’union sacrée autour de cette bande armée. Avant de nous faire part de votre crainte de voir certains porteurs de brodequins du CNDD se crisper, vous aviez écrit ceci à l’intention des partis politiques dans ce même additif : « Les partenaires du CNDD et notamment les partis politiques se sont ainsi placés dans la position de ceux à qui on octroie un droit. ». Vous semblez nous demander de faire la même chose, c’est-à-dire quémander nos droits. Vous qualifiez les comportements de ceux qui réclament ou exigent leurs droits de « mimétismes ou enfantins » C’est contradictoire. Retenez une chose : si Dadis et ses compagnons parviennent à
Barry A., mercredi 6 mai 2009
du même «pays délabré comme la Guinée ». Ce que je trouve incohérent de votre part, c’est que cette « période aussi courte » qui vous astreint à faire de bilan (négatif ?) ne vous empêche pas de reconnaître une sorte de bilan (positif, déjà !) des quatre mois du CNDD. La visite du commando armé à la recherche d’armes et de rebelles chez un leader politique, le commando ne détenant aucun mandat d’aucun juge d’instruction, n’est qu’un effet collatéral. La destruction d’habitations, construites grâce à des décennies de privations et de sacrifices. L’Etat n’étant présent que pour démolir des édifices et pour tuer des civils à la fois « orgueilleux et prétentieux ». Ici même dans ce complément, vous soulignez et mettez en gras-italique: «Quoi qu`il en soit, force est d`admettre les désirs profonds de changement. C`est pourquoi, même à l`heure où j`écris ces lignes, et malgré tout ce que j`entends, je demeure partisan de ceux qui veulent soutenir le CNDD,… » OUI bien sûr. Bravo doyen ! Malgré, malgré ! Malgré la destruction (je répète) massive d’habitations de nombreux guinéens détenant des documents officiels ! Malgré les attaques à mains armées perpétrées par des militaires (bérets rouges) nuitamment et de jour parfois, (voir rapport de Human Right Watch) ! Malgré la manière partiale avec laquelle les audits sont menés ! Malgré les pas de caméléon de Dadis (un pas en avant, deux en arrière)! Malgré la mise en cause de l’accord sur le chronogramme signé en présence du groupe de contact sur la Guinée ! Malgré l’obligation faite aux soldats de jurer fidélité à deux hommes aux intentions pas très claires, après avoir fait leur serment de soldat qui doit être fait uniquement pour la défense de la patrie et de son intégrité ! Malgré la réapparition de probables faux complots aux conséquences incalculables !
Barry A., mercredi 6 mai 2009
« Et d`aucuns de rétorquer qu`autour de toutes ces questions, il y a plus de bruits que de réalités, et de se lancer dans le bilan de l`activité de quatre mois du CNDD. C`est une attitude pleine de mimétisme le plus enfantin : comment peut-on, à la manière des pays développés, parler de bilan d`une période aussi courte, dans un pays délabré comme la Guinée ? » La Guinée vit elle l’époque de la mondialisation ou non ? Tous les prétextes sont bons pour défendre sournoisement l’indéfendable. La Guinée est aussi un pays qui vit son époque. Elle ne peut pas favorablement évoluer en vase clos, Monsieur. Partout au monde y compris même en Guinée avant le 23 décembre 08, on a l’habitude de faire le bilan des cent jours, d’un semestre, d’une année, d’une présidence ou d’une primature, d’un mandat, d’une indépendance,…. Nous l’avons fait avec Sidya Touré en 1996, avec Sidimé en 2000, pas avec Fall (il n’avait pas complété les cents jours) mais on sentait qu’il était sur la bonne voie, Cellou Dalein en fin 2005 (je crois), et aussi avec L. Kouyaté en 2007. Quatre mois sont peu pour faire un bilan définitif, mais assez pour savoir si on est sur la bonne voie qui nous devra nous montrer le bout du tunnel. A ma connaissance, vous n’aviez pas parlé de mimétisme enfantin à l’époque. C’est possible même que vous ayez essayé de faire le bilan de l’un d’entre eux au moins. Et pourtant, tous étaient premiers ministres
Ansoumane Doré, samedi 2 mai 2009
A Abdoul Diallo, pourquoi une lecture au premier degré? Pourquoi ne retenir d`un texte qu`un mot ,s`y acccrocher et fonder là-dessus toute sa réaction? Je n`ai fait que citer les grands chantiers annoncés dès le départ du CNDD et qui ont soulevé beaucoup d`espoirs. Pourquoi vous n`avez pas retenu que j`ai indiqué qu`on entendait que les droits humains sont violés? N`est-ce pas déjà là, la justice qui est cause? N`avez-vous pas lu que je dis que c`est troublant que la famille Conté ne soit pas citée quand on parle des prédateurs de l`économie guinéenne? N`avez-vous pas lu que je parle de dysfonctionnbements non maitrisés? Et puis enfin que croyiez-vous quand vous avez applaudi l`avènement du CNDD?...Que l`expérience ne comprterait aucun grabuge? Vous voulez que chaque texte soit, à présent une litanie de critiques, moi je continue d`espérer d`espérer pour la Guinée en appelant nos compatriotes à ne pas tourner le dos à cette espérance mais en demeurant vigilants car ce n`est pas normal de détruire des maisons dans un pays à construire.Un pouvoir peut mettre des maisons "en quatantaine" en attendant le règlement du litige sans les détruire toutes. A Imaël Souaré, un de nos espoirs, en termes de réflexions apaisées, que puis-je dire? Sinon qu`il continue ses contributions stimulantes à nos débats et je suis en accord avec lui qu`Ibrahima Ollaid Diallo,Dr Modibo Traoré, Fodé Tass Sylla et d`autres doivent rompre le silence qu`ils observent actuellement. Je crois comme Ismaël et sans aucune prétention particulière que les écrits de plusieurs parmi eux sont utiles dans l`élévation des consciences. Enfin, je dois ajouter que depuis que je participe à ces échanges inerguinéens, j`ai beaucoup appris et mesuré que notre pays, à ne pas en douter, dispose de resources humaines de qualité qu`il faudra que tous ceux se réclament de patriotisme, s`assemblent pour mettre au service de notre développement commun.
Ismael Souare, vendredi 1 mai 2009
Je voudrais profiter de cet additif pour remercier le Doyen des doyens, pour la caution morale qu`il représente dans le débat politique sur la toile.J`ai nommé, le Pr. Ansoumane Doré. J`ai été en effet, très impressionné (mais pas vraiment surpris ), du calme, de la sagesse et l`optimisme avec lesquels il continue à surfer entre les vagues d`espoir et d`incertitude que soulève l`avènement du CNDD au pouvoir. Qu`il y voit donc en ces quelques lignes un témoignage d`admiration et de respect pour ses nombreuses contributions dans le débat politique de notre pays. Je ne puis terminer, sans relever l`absence prolongée et déplorable de quelques grandes signatures sur la toile ces derniers temps, telles que M. Ibrahima Ollaid Diallo, du Dr. Modibo Traoré, M. Fodé Tass Sylla...Un debat serein et constructif, on peut bien en avoir besoin de par les temps qui courent! Fraternellement
Abdoul Diallo, jeudi 30 avril 2009
Doyen Dore, Je voudrais avoir plus de precision car vous citez la justice parmi les sujets auxquels Moussa Dadis Camara semble s`attaquer. La je ne vous comprends pas. Ce capitaine qui agit dans l`arbitraire a la tete d`un regime d`exception s`attaque t-il a la justice? Les audits sont selectifs. Pour les narcotraficants, attendons de voir la suite. La famille et les proches de Conte Cellou Dalein excepte, ne sont pas accuses de quelque chose. Alors que nous savons tous qui est suspecte de quoi. Sa facon de demolir les maisons est - elle conforme a la justice? Quand est - ce que Dadis a parle de rendre justice en Guinee, que ce soit aux victimes des deux dictateurs qu`il venere tous ou a ceux dont il est en train de deloger sans aucune justification? Pourquoi, il ne s`attaque pas aussi a ceux qui ont vendu ou ont delivre les papiers officiels au lieu d`envoyer le buldozer et des militaires memes dans les villages demolir et pourquoi detruire? Kaporo Rail est encore la. Doyen Dore, Je ne me retrouve pas et ne vous comprends plus. Aidez-moi, car ...

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
© Tous droits réservés guineeActu.com 2011