samedi 1 novembre 2008
A l'occasion du cinquantenaire, Alpha CONDÉ parle : « ...Le nationalisme de la première République avait une base réelle ... »
Alpha Condé

Notre pays vient de « fêter », le 2 octobre 2008, ses 50 ans d’indépendance. C’est de toute évidence une date historique pour le peuple guinéen, et d’une manière plus générale, pour les peuples d’Afrique de l’Ouest. Mais par-delà la nécessaire célébration de cette reconquête de sa souveraineté internationale et de l’affirmation de la dignité de la nation guinéenne, il est utile aujourd’hui de s’interroger sur la conduite de l’Etat au cours de ces cinquante années d’indépendance. Pour nourrir le débat sur cette question essentielle qui intéresse autant les Guinéens que les intellectuels et les hommes politiques africains, que le choix de la Guinée en 1958 a fortement marqués, il est indispensable de revenir à quelques repères historiques.

Chacun se souvient qu’en 1956, pour bloquer l’évolution inéluctable des colonies françaises vers l’indépendance, le ministre français Gaston Defferre fit voter la loi-cadre qui accordait aux colonies une semi autonomie. Entrée en vigueur en 1957, cette loi confiait un pouvoir de gestion limité aux dirigeants africains. L’arrivée au pouvoir en France du général de Gaulle créa une nouvelle situation qui aboutit au référendum de 1958 qui, entre autres, portait sur la mise en place d’une communauté entre la métropole et ses anciennes colonies. Le Parti du regroupement africain (PRA) au Sénégal, le parti Sawaba au Niger et le Parti démocratique de Guinée (PDG) firent campagne pour le « néant ». Seul le PDG réussit son pari. Dans une brochure publiée  en 1978 par l’Association des étudiants guinéens en France (AEGF), nous pouvons lire : « Il y a vingt ans le peuple guinéen par le "non" historique du 28 septembre 1958 mettait fin à l’ère coloniale avec son cortège de misère, d’humiliation, d’exploitation et d’oppression. Ce fait est un exemple vivant et immensément riche de la capacité de mobilisation et de dévouement d’un peuple à une cause et à un idéal. Par ce fait, la Guinée jusque-là méconnue a fait une apparition éclatante sur la scène mondiale »

Plus loin on peut lire : « Le 28 septembre 1958, malgré les intimidations du colonialisme français, le peuple de Guinée accéda à l’indépendance nationale en votant « non » au référendum gaulliste. Face à cela, l’impérialisme français décida de « punir » le peuple guinéen pour son « audace » et d’en faire un mauvais exemple. Cela commença par le départ massif des cadres européens ; le sabotage systématique des services administratifs et privés par l’administration coloniale avant son départ; la fuite des capitaux et la coupure brutale de crédits; l’hostilité de certains pays africains environnants; le boycott de la Guinée par la grande majorité des pays occidentaux sur recommandation de l’impérialisme français. »

« Malgré un manque de capitaux nécessaires au développement rapide du pays et un nombre insuffisant de cadres techniques, la Guinée bénéficia : d’une population enthousiaste, prête à tous les sacrifices, confiante en l’avenir, mobilisée et prête à jouer son rôle dans tous les domaine s; d’un capital de prestige international immense à la suite du « non » courageux et historique de son peuple ; de la participation active et agissante de cadres nationalistes africains et antillais… afin de briser cette tentative d’étouffement de la jeune République. Devant la conquête de cette indépendance politique, la question importante était, dès lors, de savoir si la Guinée réussirait à relever les défis et à promouvoir son indépendance économique et sociale que réclament les larges couches populaires et tous les progressistes africains. » C’est la question essentielle. Avant d’y répondre, voyons d’abord pourquoi des trois pays - le Niger, le Sénégal et la Guinée) seule cette dernière triompha.

Le PDG avait profité de la loi-cadre pour bouleverser complètement l’administration territoriale en remplaçant les chefs de canton par des commandants nommés par le gouvernement semi autonome. Aussi, contrairement au Sénégal et au Niger, la France n’eut pas la possibilité de s’appuyer sur les forces traditionnelles pour contrer le PDG. Citons Jacques Rabemananjara: « L’un des bastions du régime (colonial), son artillerie lourde, celle qu’il n’engage que dans les circonstances graves, s’appelle la féodalité africaine… Rendons hommage à Sékou Touré qui a vu clair en balayant cette chefferie. La liquidation de cette féodalité lui a permis le 28 septembre de prendre l’indépendance de son pays… Rien n’est plus vrai. Sékou Touré eût partagé le sort de Bakary Djibo s’il n’avait pas su démanteler, pulvériser à temps le cadre vermoulu des notables impopulaires et rétrogrades. »

La deuxième raison du succès fut l’émergence d’une véritable union nationale. Barry Diawadou et le PRA, dans un grand élan patriotique, refusèrent de faire le jeu du pouvoir colonial. C’est donc sous le signe de l’union sacrée que le peuple guinéen accéda à l’indépendance. En 1958, les Guinéens ont su faire leur unité. C’est pourquoi ils ont triomphé.

Quant à la question fondamentale posée par l’AEGF, l’Histoire y a répondu: malgré ses immenses potentialités tant matérielles qu’humaines, la Guinée est à la traîne de l’Afrique de l’Ouest. Il ne s’agit donc pas, pour nous, de nous étendre sur la situation vécue par le peuple durant ces cinquante ans. Hélas tout le monde la connaît. Nous allons plutôt analyser certains aspects du comportement des pouvoirs qui se sont succédé depuis 1958. La première remarque importante est le refus de tirer profit du vécu passé. Le PDG a rejeté en bloc tout ce que le régime colonial avait laissé, sans aucun discernement. Alors que le comportement responsable aurait été de faire le bilan de la période coloniale pour tirer profit de ce qui pouvait servir : l’organisation administrative, les services techniques et les plans de développement. On a jeté le bébé avec l’eau du bain. D’où une politique d’improvisation systématique, d’amateurisme et de manque de suivi.

Le régime de Lansana Conté a fait exactement la même chose. Il a, lui aussi, fait table rase de tout ce qui avait été entrepris sous la Ire République. C’est le signe évident d’un manque de culture historique ou de culture tout court de la part de certains décideurs. En effet toute expérience historique ne se résume pas seulement à l’action du pouvoir, il y a aussi le vécu populaire, l’expérience vécue par le peuple. La colonisation avait eu le seul mérite d’avoir mis en place une administration performante où les informations allaient de bas en haut et de haut en bas : les commandants de cercle envoyaient au gouverneur des rapports trimestriels, semestriels. L’Administration disposait ainsi en permanence d’éléments d’information sur la situation de l’ensemble du territoire. Il en était de même des rapports spécifiques par secteur, branches, etc.

Le gouverneur Roland Pré - dernier gouverneur de la Guinée française - présenta au Conseil général, le 18 octobre 1949, un véritable programme de développement. Il aurait donc fallu examiner attentivement ces expériences et en tirer ce qui pouvait servir. La IIe République eut le même comportement.

La première République avait lancé un certain nombre d’initiatives dans le domaine de l’agriculture, notamment les Fermes agropastorales d’arrondissement (Fapa). Il aurait fallu faire le diagnostic de ces Fapa, analyser les insuffisances et les dysfonctionnements, pour les améliorer et en faire l’élément essentiel d’une véritable politique de développement. Il en était de même de l’enseignement de la langue nationale. Développer les langues nationales est une nécessité pour permettre aux populations d’avoir accès à la connaissance. Cela suppose de disposer des instruments pédagogiques et humains. L’échec de l’expérience baptisée « coco/lala » aurait dû être analysée pour débarrasser l’expérience de tout son aspect négatif et en tirer ce qui pouvait être retenu de bénéfique pour la sauvegarde de notre culture. Concernant les entreprises publiques, un bilan exhaustif aurait permis de dégager une véritable politique industrielle.

Les dysfonctionnements étaient dus à des causes diverses (mauvaise gestion, mauvaise orientation, mauvais choix de l’objet…) Au lieu de cela, on a tout « privatisé », en réalité, tout « liquidé » et bradé. On a abouti à ce non-sens : l’Etat se désengage totalement pour laisser soi-disant place au privé; mais le privé n’investit nullement. D’où une absence totale de toute possibilité d’industrialisation. Autre conséquence : la Ire République avait réalisé d’importantes études de faisabilité de projets. Ces études furent jetées aux oubliettes. Or voilà qu’aujourd’hui, le pays dépense encore des fortunes pour faire les mêmes études. Voilà passées en revue quelques tares qui ont contribué à hypothéquer l’avenir économique du pays. Les autres tares ont pour nom : L’absence de libertés démocratiques, la mauvaise gouvernance, la déchirure du tissu social et de l’unité nationale. On a érigé l’ethnocentrisme à la place de l’unité nationale qui a prévalu lors de notre accession à l’indépendance en 1958. Si on peut uniquement mettre au crédit de la Deuxième République la liberté de la presse (malgré les entraves) on peut dire qu’elle a revêtu tous les aspects négatifs de la Ire République sans en avoir les aspects positifs.

En effet, la première République avait donné une réelle fierté aux Guinéens. Elle a largement contribué à la libération des colonies africaines. Des dirigeants comme Nelson Mandela et Thabo Mbeki reçurent une formation militaire en Guinée. C’est en Guinée que fut créé le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA). La diplomatie guinéenne s’était fait un porte-parole actif de la cause du peuple algérien au sein des Nations unies. Le nationalisme de la première République avait une base réelle et si elle n’a pas développé le pays elle a toutefois laissé intactes ses richesses. C’est le contraire de la deuxième République : pillage systématique des richesses sans développement ; nationalisme de façade et absence totale de prise en compte de l’intérêt général. 

Pr Alpha CONDÉ
Président du Rassemblement du Peuple de Guinée

Source : '' Matala '' Le temps de l''Afrique ''  Hors Série numéro 1

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Vos commentaires
Lamarana Diallo, Londres, mercredi 5 novembre 2008
Bonsoir Mr Cisse, excellent article. Si ca vous derange pas, pourriez vous repondre a une question qu`un internaut posait recemment a savoir pourquoi Alpha Conde est le seul president du RPG depuis 1991?
Cissé Oumar de Bma, mardi 4 novembre 2008
Crier au loup ! Qualifier le concurrent de dangereux communiste, de dictateur ou même de musulman, est une perte de temps à l’ère de l’internet car, l’information vraie est permanemment accessible au plus grand nombre. La réalité ne pouvait être travestie par des calomnies spéculatives sur des intentions d’un candidat dont le ‘’casier judiciaire’’ est vierge. La mauvaise foi des radoteurs contre l’arrivée d’OBAMA (dont la valeur intrinsèque ne souffre d’aucun complexe), est sans limite. Hein ? Vous avez cru que je parlais d’un leader guinéen ? Hè !Hè ! J’évoquais à haute voix les coups tordus qui n’ont fait que booster l’ascension du candidat « noir » vers le poste de Président des Etats-Unis d’Amérique (première personnalité de la planète). Il demeure plus que jamais « la CIBLE » du KKK, et de tous ces nazillons aveuglés par des concepts imbéciles de « supériorité ‘’raciale’’ ». Ces « monstres » haineux sont prêts aux crimes et au génocide particulièrement contre les noirs. J’ai déjà raconté qu’à la chute de Ceausescu, la télévision avait montré des blancs pourchassant un autre blanc qu’ils finirent par rattraper et écrabouiller malheureusement à coups de gourdins… Cela se passait en Europe, quelques années avant le génocide Rwandais. Nos sorciers risquent de précipiter en Guinée le passage à l’acte par des individus tarés, manipulés par des criminels (comme en Côte d’Ivoire, au Libéria ou au Rwanda). Ces fous risquent de s’en prendre à de simples militants ou sympathisants innocents, pendant que les dirigeants et les personnalités coupables de mauvaises gestions et de crimes, seront planqués avec leurs butins en attendant l’accalmie. Le PDG et le PUP sont des partis politiques auxquels personne ne peut interdire d’adhérer librement (idem pour tous les autres Partis politiques démocratiquement autorisés dans le pays). Le RPG n’est pas le PDG ! L’amalgame est fait sciemment pour brouiller les cartes et l’image de son leader qui fut pourtant condamné par contumace sous le premier régime et embastillé très très très longtemps (1998-2001) par le régime actuel. Les détracteurs vont jusqu’à mettre en doute le cursus et la carrière de Alpha ; Ils distillent des rumeurs fantaisistes et montent des coups tordus destinés à l’éliminer de la scène politique. La partialité est visible, puisque ces personnes ne disent jamais rien contre les autres leaders et leurs partis. C’est aussi cela le deux poids deux mesures. Les militants du PDG (ou du PUP) sont bel et bien des guinéens que nul groupe ne terrorisera ou n’exterminera physiquement pour leurs opinions politiques : Ce serait du génocide. Le Führer et les quarterons de savants hitlériens avaient voulu établir scientifiquement dans les années trente, à travers des théories démentes, mais d’apparence rationnelle, que les juifs et les tsiganes étaient des sous-hommes… ! Le clan des extrémistes n’a pas réussi à discréditer Obama ; La ficelle était trop grosse. Les affabulations, les mensonges et les entreprises de discréditation d’un leader et de son parti politique (qui ne doivent pourtant rien ni au PDG, ni au PUP), ne tromperont jamais la majorité des guinéens. Le RPG, son leader et ses militants sont constamment attaqués et diabolisés par ceux qui redoutent de perdre les élections si les choses se déroulaient à la loyale. On ne peut pas condamner notre régime mafieux et utiliser ses méthodes et ses procédés contre la concurrence démocratique. Du moins si nous voulons vraiment aider notre pays au lieu de caresser secrètement le dessein de se servir pour ne pas être maudit (comme disait l’autre) !
alimou bah, mardi 4 novembre 2008
Le professeur Alpha conde est entrain de se demasquer en nous montrant son visage reel.Cependant,Le `NON` de sekou toure au general Degaule n est pas une fiertee pour la Guinee, comme le dit mr le professeur, mais plutot une honte nationale,car nonseulement c est premature et precipite mais aussi indique incompetence,l arrogance,la haine contre les guineens et l incapacite politique de diriger le destin d une nation vers la prosperite.La preuve est que tous les pays qui ont vote `OUI`pour la communaute francaise ,y compris les plus pauvres,sont tous mieux avances que la Guinee d aujourd`hui.En effet,la communaute francaise serait plus salutaire pour notre cher pays que d acceder a l independance totale sous sekou toure.Ce NON constitue la base fondamentale de notre retard car il metta le pays hors des rails du developpement.La seule fiertee que le premier regime donna a la guinee c est sa disparution de la scene politique guineenne.Rien que ca.
sidibe issaka, lundi 3 novembre 2008
L article du pr.Alpha conde,qui aspire a la magistrature supreme, est le mieux indicateure de son comportement et son attitude s il est de bonne foi,pret a servire toute la nation ou pas.Voila un leadeure egoist,ethnocentric,regionalist.Arrive a la tete du pays ,il suivera le meme chemin de sekou toure :arrestation arbitraire, assassinats,execution sommaire meme genocide.Mr conde fait semblence d oublier que la guinee a obtenu sa vraie independence apres le depart du 1er regime.Il le sait mieux que tous.
mohamed soumah, lundi 3 novembre 2008
Toute analyse portant sur la première ou deuxième republique soulève parfois de polemiques à tel point que certains se focalisent sur les noms des auteurs plutot que les contenus des articles.On remarque dans cette interview que le leader du RPG adopte un ton relativement modéré ce qui est inhabituel quant à ses prises de positions radicales dans le passé.Mais le fait de ne pas developpé ici le thème des droits de l`homme ne lui retire nullement ce statut,car il a toujours combattu les deux regimes qui l`ont d`ailleurs condamné:à mort par contumace par le premier,et à 5 annnées de reclusion par le second.Le Pr Alpha Condé et le doyen Ba Mamadou sont les seuls leaders à sejourner dans les prisons de Conté après avoir été condamné par Sekou Toure auparavant.Ce qui veut dire que les deux regimes ont les mêmes defauts à savoir:arrestations arbitraires,assassinats,executions sommaires,kidnapping etc...même si il est vrai que les crimes ont été plus abominables au temps de la première republique.C`est pourquoi il faut mettre fin à ce regime qui est comme le regime precedent n`a rien apporté malgré 50 ans d`independance.
K. Diallo, lundi 3 novembre 2008
Mr Cisse de Bma le seul fait de ne pas avoir servi n`est pas suffisant pour dire qu`un opposant est bien place pour etre president en guinee. Ses opinions et son comportment sont les mieux indicateurs pour nous s`il est de bonne foi et s`il a la capacite. C`est pour cela que nous vouklions qu`il s`exprime. D`ailleure voici pour lui l`echec de la guinee aujourdhui est le fait que la deuxieme repulblique n`a pas suivi le programme de la premiere republique. Une bonne entree du professeur jespere qu`il continu
dieng, lundi 3 novembre 2008
Je voudrais dire a mon frere Omar Cisse que quand on est politicien et on aspire a etre president d`une republique democratique, on acceptera d`etre critique, on ne parlera jamais que du bien d`une personne. vous dites que ses moindres declarations sont guettees, decortiquees, analysees en cherchant des points faibles, moi je crois que cela grandira Alpha! c`est pour ces raisons que nous ecrivons tous ici, nous nous completons.
Barry A., dimanche 2 novembre 2008
Je ne sais pas pourquoi Mr Cissé Oumar voit une certaine haine teinté de sectarisme à ces différentes réactions à l`article de Mr A.Condé. Certains compatriotes voudraient faire croire que la 1ère République est meilleure que la seconde. Quel cynisme de la part de ceux qui tentent de minimiser les crimes abominables subis par le peuple de Guinée sous les deux Républiques en Guinée? Je répète, Sékou Touré était le président de la Guinée et non une partie de celle-ci. Arrêtons de regarder seulement les noms de famille de ceux qui écrivent. Mr A. Condé souhaite diriger la Guinée. A ce titre, tout guinéen a le droit d’émettre des critiques à son encontre. Regarder la dernière sortie du doyen Bâ Mamadou. Faite un zoom sur les noms de ceux qui ont négativement apprécié l’écrit de Mr Bâ, soutenant ouvertement le PM Souaré. Que pensez vous de la question posée par Mr Baldé M S à nos opposants en général et à Mr Condé Alpha en particulier ? Il serait salutaire de s’intéresser au contenu des articles et des réactions et non à autre chose. C`est très embêtant pour nous de parler ainsi de nos dirigeants, mais je pense que la vérité doit être dite. Le 3 avril 84, le peuple a chanté et dansé le changement de régime. Et tout laisse croire qu’il fera autant au prochain changement de régime, du moins c’est ce qu’on souhaite. Oui, on reproche à Mr Condé A. de condamner les crimes économiques du régime actuel (seulement) en passant sous silence les crimes de sang de nos 2 régimes, pour la simple raison qu’il parle de manière très condensée certes, du bilan des 50 années d’indépendance de la Guinée. Il a même nié les crimes économiques de l’ancien régime. Il n’y a pas meilleure occasion d’en parler. L’omettre ne passe pas inaperçue pour un leader d’opinion de la catégorie de Mr Condé.
Moussa Konate @ Toronto, Canada, dimanche 2 novembre 2008
Camara Aboubacar, je me demande si vous avez compris le sens de l`analyse d`alpha conde.d`abord, il s`agit d`une interview ou la question de droit de l`homme (dans l`ancien régime) n`a pas été soulevé. Donc si je comprends, tout le monde peut donner son avis sur le cinquantenaire sauf Alpha Conde. Vous affirmez que le soutien du RPG en haute Guinee est un deal pour venger ceux qui voulaient prendre le pouvoir pour leur ethnie. Enfin, vous insuniez que Alpha Conde est entrain de donner a ceux qui clament que le RPG est l`ancien PDG. Vos accusations sont graves et farfelues.Le leader du RPG a combattu l`ancien régime, s`est oppose a son style de gouvernance. Si un citoyen guinéen fut il alpha conde, ne peut plus s`exprimer sans qu`on ne lui trouve son compte, c`est que la route de la paix sera longue en Guinée. L`homme, c’est son milieu social (JJ Rousseau), en applicant cette assertion a alpha conde, nous dirons alors qu`il est originaire de la basse guinée (Boké) ou il a vu le jour. Il faut arrêter ce « typiquement guinéen » pour prêter l’expression d’un compatriote. Qu’il soit Condé, Doumbouya, Camara, Sow, Diallo, ….ce qui importe, c’est la conviction et la capacité du leader a nous amener de l’avant pour accéder au stade d’un état normal, fort de ses institutions. Au US, ce n’est pas une majorite de noirs qui a porte Barack Obama au sommet, c’est plutot l’urgence de l’heure qui a fini par fédérer des espoirs, des convictions citoyennes doublées de regrets a n’en plus finir. C’est justement ce cocktail d’ingrédients exotiques (noirs, spanish, indiens) qui a favorise l’émergence de l’homme qui certainement va présider aux destinées de la première puissance mondiale. Dans le cas de Barack Obama, les américains (blancs) n’ont pas utilise le facteur race, ils ont mise sur le capital savoir aux « détails » de la couleur du candidat. Donc, mon frère Aboubacar, l’ethnocentrisme est un faux débat. Ce sont les informateurs publics qui veulent créer la confusion.
Aboubacar Camara, dimanche 2 novembre 2008
Mr Conde, vous affirmez que la première République avait donné une réelle fierté aux Guinéens, mais ils ont du fuir le pays. Je crois que vous aussi n`avez pu revenir qu`apres fin de cette meme 1ere republique. Les massacres des guineens, dont meme-vous, si vous etiez en Guinee avant 1984, constituent une source de fierte. Les tortionnaires et les bourreaux vous applaudissent. Je crois que vous reconnaissez implicitement qu`en France, vous etiez au service de l`imperialisme car c`est ce que la 1ere republique clammait. Le sabotage de la formation en Guinee par le 1er regime est un attout pour le developpement du pays? Vous condamnez les violations des droits de l`homme par Conte, mais sa reference, son maitre et sa source d`inspiration qu`est Sekou Toure dans la tyranie est a defendre. Sekou Toure a laisse une Guinee ruinee moralement, econmiquement, culturellement, socialement, humainement, etc. Vous avez oublie quand vous avez eu le droit de revoir votre pays apres tant de services que vous rendiez a l`imperialisme et comment vous l`aviez retrouve. Le soutien que vous avez en Haute Guinee pour venger ceux qui voulaient prendre le pouvoir pour leur ethnie seulement, ce que le peuple dans son ensemble a rejette en 1985 est normal. Cependent, reflechissez et demandez comment et pourquoi, les guineens ont refuse de revenir au passe avec son corollaire de dictature et de tyrannie. Nous etes en train de donner raison a ceux qui clamment que le RPG est l`ancien PDG. ATTENTION!
Ansoumane Doré, dimanche 2 novembre 2008
NB/ Rectificatifs à ma réaction. Lire dans le texte: Le titre du livre d`Alpha Condé, "Guinée:l`Albanie de l`Afrique ou néo-colonie américaine?" et NON, "l"Albinie"."Le monde a changé depuis 36 ans" et NON "le monde a chandé". "Bref" et NON "Btef". "a trait" et non "atrait". "une coquille dans laquelle ils ont fait de la Guinée ce qu`elle est devenue..." et non "ils ont de la Guinée se qu`elle est devenue...". "Le Président du RPG n`est pour rien dans cette évolution, mais c`est ce que d`autres souhaitent entendre" et non "mais c`est que d`autres souhaitent entendre". "C`est à l`examen de cette collusion" et non "c`est à l`exame de cette collusion"."Cette exploitation minière qui a permis aux dirigeants" et non "qui permis". Fin de réaction,lire: "le pillage économique du pays réalisé de façon plus effrontée et en rapport proportionnel avec le grade militaire ou civil des pilleurs, a été amplifié.
Oumar Bah, dimanche 2 novembre 2008
Comme l`a démontré Mr. Doré, l`occident, les USA en tête, n`a pas boycotté la Guinée. La France l`a boycottée mais la Guinée avait l`unique avantage d`être courtisée à la fois par le bloc communiste et le bloc occidental. L`argument que tous les échecs du 1er régime sont imputables au boycott de la France ne tient pas donc debout. La Guinée avait de réels atouts dont elle n`a pas su profiter.
Cissé Oumar de Bma, dimanche 2 novembre 2008
Quand il ne dit rien, on le condamne et quand il parle, certains partisans lâchent la proie pour s’acharner sur l’ombre, dans le seul but de noyer le poisson dans la haine et la rivalité absurde ! Certains compatriotes sont bizarres!! Ils réagissent comme si Alpha était comptable du bilan du premier régime, alors qu`il a toujours lutté comme tous les autres opposants ‘’historiques’’, contre les deux régimes. Des personnes de mauvaise foi, s’ingénient à troubler la conscience populaire, et persistent à tromper les ‘’jeunes’’, à qui on présente le RPG et son leader comme les complices ou les héritiers du pouvoir passé (et actuel par amalgame), alors qu’ils les combattent depuis toujours... ! Alpha n`était ni ministre, ni premier ministre etc., depuis 1958 jusqu`à nos jours ; Cependant, ses moindres déclarations sont guettées, décortiquées, analysées, en cherchant des points faibles, ou en stigmatisant ce qu’il n’a pas dit cette fois-ci à cause de l’exiguïté du support média, mais qu’il avait déjà écrit ou répété auparavant, à de nombreuses occasions. Il devait aller à l’essentiel car, Ce n`était pas une interview où toutes les questions sont correctement développées. Il ne s’est jamais dédit sur ce qu`il avait dit ou écrit ces cinquante dernières années. On s’occupe beaucoup moins de nos prédateurs qui continuent tranquillement à piller le pays, et surtout qui se fichent totalement de nos avis discordants qui les confortent à leurs postes ; Si bien qu’ils oeuvrent maintenant pour nous écarter des prochaines élections (d’ailleurs renvoyées aux calendes grecques). Je l’ai dit ailleurs : Le chiffon rouge, c`est le RPG! C’est une erreur stratégique de lutter contre Alpha, dont vous avez une haine irraisonnée et absurde. Quand on montre la lune du doigt, certaines personnes s`acharnent à ne voir que le bras tendu. Le réveil des guinéens qu`on oriente exprès dans des considérations partisanes et politiciennes, sera brutal et impardonnable. La hargne de ceux qui accusent continuellement le RPG et son leader est un motif sérieux de retard dans le combat démocratique libérateur de notre pays. A bon entendeur...!
Zailaniou, dimanche 2 novembre 2008
Pour un leader politique qui aspire à la magistrature suprême,je trouve cette analyse très légère.Que dieu sauve la Guinée.
Balde M S, samedi 1 novembre 2008
Belle analyse, mais j`ai une question pour vous tous leader des grand Partis: Vous (Alpha Conde, Sisia Toure, ...) depuis que vos partis ont ete cree, vous etes toujours les leaders, plus de 15ans, on ne change pas dans vos partis, neserait ce que petit referndum dans vos partis....Mais vous et nous accusons tous le General D`ETRE DESPOTE (ce qui est vrai) Mais qu`est ce qui nous rassure qu`une fois au pouvoir vous n`allez pas faire comme Conte l`a fait depuis 25 ans. Etant donne que c`est vous qui etes en face de moi, je vous lance cette QUESTION...Je serait tres content de voir votre response Tonton ALPHA Conde
Ansoumane Doré, samedi 1 novembre 2008
Ce texte du Président du RPG montre plusieurs choses. D`abord, on n`y trouve trace d`extrémisme d`aucun extrémisme quon veut parfois l`affubler.Certes l`appréciation sur la Première République est,par moment moins dure que celle portée naguère sur la même période dans son livre publié en 1972 et intitulé,"Guinée:L`Albinie de l`Afrique ou néo-colonie américaine?" (Editions Git-le-Coeur, Paris,270p.),mais l`ensemble du texte ne fait pas de concessions faciles.D`ailleurs, l`évolution qu`on peut constater dans l`appréciation d`aujourd`hui est normale, Alpha Condé est un militant politique de longue date et le monde a changé a chandé depuis 36 ans pour figer un acteur politique sur une aussi longue période.Btef, je crois que c`est dans une telle approche qu`on doit souhaiter voir évoluer un homme politique, sauf biensûr sur certains grands principes. Ce qu`on trouve ensuite dans le texte et qui mérite d`être relevé par l`observateur attentif atrait à ce qui suit.Continuer d`affirmer que "la Première République a Largement contribué à la libération des colonies africaines" me paraît avoir été si amplifié que des caciques PDG et leurs épigones se sont repliés là-dessus comme dans une coquille dans laquelle ils ont de la Guinée ce qu`elle est devenue, un Non-Etat. Le Président du RPG n`est pour rien dans cette évolution, mais c`est que d`autres souhaitent entendre pour plus de nombrilisme. Un autre détail que je retiens est l`affirmation:"Si elle (la 1ère République) n`a pas développé le pays,elle a laissé intactes ses richesses".Je crois que c`est au constat de l`ampleur du pillage économique après 1984 qu`on a tendance à dire que la Guinée était en friche d`exploitation par le capitalisme étranger. D`ailleurs, je pense que c`est à l`exame de cette collusion des responsables politiques guinéens avec l`étranger dans l`exploitation des mines guinéennes dans les années 60-70 que le Président du RPG avait posé la question de savoir si notre pays n`était pas,face à son côté isolationniste, en Afrique (comme l`Albanie d`alors en Europe),une colonie américaine.En fait, au cours de l`élaboration du Plan triennal (1960-1963), le Peésident guinéen avait affirmé que "les pays possédant des richesses minérales abondantes et variées se développent rapidement , augmentant le niveau de vie de leur population".(Sékou Touré, L`Action politique du PDG,tome V, p.208, 1960)Cette approche avait déjà conduit à introduire massivement le capital étranger dans l`exploitation minière guinéenne. Il n`est que de le constater dans le minerai de fer (Kaloum),de la bauxite à Boké, Fria, Kindia.Exploitations qui se sont amplifiées dès les années 60 pour la bauxite et l`alumine.La Guinée était un des 11 principaux pays membres de l`Association internationale de la bauxite (A.I.B.) L`exploitation de diamant et d`or avait donné naissance à la Société pour la recherche de diamant et d`or (Arédor) etc. Ce sont les revenus tirés de cette exploitation minière qui permis aux dirigeant de la 1ère République de tenir économiquement.Le pays dans son ensemble n`en a pas ressenti des effets. Les ressources naturelles n`étaient donc pas restées intactes. La différence c`est qu`à partir de 1984,le pillage économique du pays de façon plus effrontée et en rapport proportionnel avec les grades des pilleurs.
Alpha Diallo, samedi 1 novembre 2008
Quel raccourci historique. Le PDG n`était pas au départ pour l`indépendance contrairement à d`autres partis guinéens, sans aller jusq`au BF ou au Niger. Pourquoi le PDG n`a pas voté comme le RDA dont il émane? Vous continuez à utiliser le mot impérialisme que faite vous alors dans cet impérialisme et qu`avez vous réellement fêté le 2 octobre, une indépendance de quelle sorte? Les deux régimes ont pillé les richesses; le premier a en plus sacrifié les ressources humaines qui est la première richesse d`une nation. Alpha
mohamed soumah, samedi 1 novembre 2008
Je voulais faire la même remarque comme Mr Barry,le Professeur a ommis de mettre à l`actif de l`ancien regime la dilapidation des ressources humaines.Mais on peut mettre çà au compte de l`oubli sinon l`analyse elle même est bien presentée.
Barry A., samedi 1 novembre 2008
"Le nationalisme de la première République avait une base réelle et si elle n’a pas développé le pays elle a toutefois laissé intactes ses richesses. C’est le contraire de la deuxième République : pillage systématique des richesses sans développement ; nationalisme de façade et absence totale de prise en compte de l’intérêt général." Faire état de la dilapidation des ressources du sol et du sous-sol en omettant de mentionner la dilapidation des ressources humaines me parait louche. Mais bon!
Jean, samedi 1 novembre 2008
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Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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