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Je soussigné Ibrahima Sory Cissé, gestionnaire, né le 25/08/1978 à Conakry marié et père de deux enfants, domicilié au quartier « Carrière Centre », commune de Matam, en pleine possession de toutes mes facultés. Je suis victime de l’accident chez LANSANA KOUYATE, en date du 31 octobre 2010 à 22heures 15 minutes, toujours hospitalisé à la Clinique Ambroise Paré.
L’examen révèle :
« Ibrahiama Sory Cissé, patient admis pour accident, sans antécédents urologiques chez qui l'examen révèle:
1- fracture de l'humérus gauche,
2- fracture du bassin,
3-une rupture de l'urètre,
L'urétrocystographie rétrograde et mictionnelle montre une rupture de l'urètre membranacée, avec ascension vesico-prostatique et une déviation axiale de l'urètre. Au bloc opératoire toutes les tentatives d’améliorer la situation clinique ont échoué. Nécessité d’une évacuation dans un centre urologique plus équipé pour avis et soins adéquats ».
Voilà les circonstances de l’accident.
J’affirme que M. Lansana Kouyaté est responsable du drame qui s’est passé dans sa cour. En effet, avant l’accident, pourquoi M. Lansana Kouyaté n’a-t-il pas voulu répondre aux derniers et aux appels que nous lui avions adressés lorsque nous étions au lieu de rendez-vous indiqué par lui-même (carrefour de Matoto) ? La réponse est que M. Kouyaté nous a attirés dans un piège.
Quand on est arrivés chez M. Lansana Kouyaté, la grande porte de sa cour par laquelle le véhicule est rentré en marche arrière n’était pas totalement fermée. Et c’est le véhicule appartenant à M. Kouyaté qui a commis les dégâts.
Pourquoi le chauffeur a-t-il tenté de sauter de la voiture ?
Or s’il était resté dans la voiture, il pouvait maîtriser le véhicule et limiter les dégâts. Je suppose qu’il savait ce qui était convenu entre M. Lansana Kouyaté et lui.
S’agissant du décès du chauffeur, pourquoi M. Lansana Kouyaté a-t-il dit dans le communiqué que c’est par suite d’une crise cardiaque qu’Alya est mort ?
Puisqu’en effet le chauffeur est mort alors qu’il sautait de la voiture ; il a eu le cou cassé. Donc M. Lansana Kouyaté pourrait être coupable de parjure aux parents du chauffeur et à l’opinion nationale; juridiquement le parjure établi est sévèrement condamné.
Où était M. M’baye Diakité au moment de l’accident ? Mystère.
Dans quelle condition M’baye Diakité a-t-il eu une fracture sur le pied ? Mystère.
Curieusement, M. M’baye Diakité s’est fait soigner à Ignace Deen, pas à la clinique Ambroise Paré ! Et il a continué le reste de son traitement à Novotel dans son bureau. Curieux, non ?
M. M’baye Diakité est réapparu 12 jours après l’accident, et c’est à ce moment que nous avons appris que c’est lui qui devait nous rencontrer au carrefour de Matoto. Etrange.
La nuit de l’accident, aucun élément de la garde de M. Kouyaté n’est venu à notre secours, pourquoi ? Mystère.
Or il y avait 6 personnes pour assurer la garde devant la cour de M. Kouyaté. J’ai eu la chance de venir à Donka, après à la clinique Ambroise Paré parce que le chauffeur était mort. Il fallait enlever le corps du chauffeur, dans l’ambulance qui se trouvait chez M. Kouyaté.
Malgré les douleurs pendant cette nuit de l’accident, j’ai informé ma femme, mon grand frère Baba Cissé, mon ami Fofana, mon amie Mama Tady Condé, mon ami Seydouba Camara, etc.
Cela veut dire que j’étais conscient au moment des faits, l’un des responsables du service du protocole de M. Kouyaté du nom de Bakary Diawara peut témoigner ; ce dernier me disait toujours « Sory cesse d’appeler les gens, calme toi ».
Vers 23 heures aux urgences de la clinique Ambroise Paré, j’ai dit à M Lansana Kouyaté : El Hadj, ne soyez pas paniqué, ce drame c’est Dieu qui l’a voulu, moi c’est la première fois que je viens chez vous et j’ai eu ce malheur, il faut mettre cela au compte du destin. ». M. Kouyaté m’a répondu en disant, « Cissé, j’ai compris et je reste serein comme tu l’as dis ». M. Lansana Kouyaté peut témoigner de l’authenticité de cette conversation.
Mais depuis cette nuit, Lansana Kouyaté est resté indifférent, malgré les tentatives de rencontres me concernant, proposées par ma famille, notamment ma femme. M. Kouyaté n’a pas accepté.
Sachant que c’est la voiture de M. Kouyaté qui a brisé mon bassin, je suis immobilisé depuis près de 5 mois, M. Kouyaté est resté indifférent, concernant mon évacuation pour le Maroc afin de terminer mon traitement comme l’indique le rapport médical.
M. Kouyaté est resté indifférent, et n’a même pas daigné se rendre dans nos familles respectives saluer les parents des victimes ; ni lui, ni aucun de ses proches ne l’a fait ; or on me dit que M. Kouyaté est généreux.
Je reconnais que l’un de ses jeunes frères est venu me voir à la clinique 2 mois 15 jours après l’accident, pour connaitre mon état et prendre mes documents médicaux.
Ceux qui ont rencontré Kouyaté pour mon cas n’ont pas voulu m’expliquer les propos de l’homme concernant ma situation.
Un jour M. Mamady Condé, son beau-frère était en compagnie de Mme Fatou Bangoura avec un autre jeune à la clinique Ambroise Paré ; d’ailleurs c’est le jeune qui m’a reconnu. Il a murmuré à l’oreille de M. Condé, « c’est ce monsieur qui a fait l’accident avec Rouguy chez Kouyaté ». Mamady Condé m’appelle, je viens, il me dit « Comme tu étais en mission du gouvernement, c’est à eux de te prendre en charge. »
Vous voyez jusqu’à quel niveau cet homme est criminel et méchant.
M. Kouyaté est le patron du chauffeur, c’est sa voiture qui a causé les dégâts et l’accident s’est passé dans sa cour, c’est à M. Lansana Kouyaté d’assumer toutes les responsabilités.
Quand un engin commet un dégât c’est son propriétaire qui doit prendre les charges qui en découlent sans condition, particulièrement notre cas.
Au lendemain de l’accident, Lansana Kouyaté avait dit ceci : « si les médecins jugent que Cissé doit être évacué, je le ferai sans condition ».
Il y a un fait qui échappe à l’opinion, M. Kouyaté est fréquent dans un pays voisin de la Guinée où il ya plein de spécialistes d’accident.
Les 28 et 31 janvier 2011, et le 5 février 2011, j’ai eu des conversations avec Lansana Kouyaté, alors qu’il était en Côte d’Ivoire, son numéro de Côte d’Ivoire était 0022508580467. Depuis quelque jours, ce numéro ne passe plus.
Le vendredi 28 janvier à 15 heures, j’ai appelé Lansana Kouyaté, il m’a dit : Cissé, je suis en entretien, dans quelques minutes je te rappelle ». Effectivement M. Kouyaté m’a rappelé dix minutes après.
Il m’a dit au téléphone, « tu étais en mission du professeur Alpha Condé, il faut lui dire de s’occuper de tes frais d’hospitalisation et de ton évacuation sur le Maroc ou bien dis à Mme Kaba Rougui Barry de te traiter, elle en a les moyens. »
J’ai répliqué en lui disant de me sauver la vie, de se mettre au dessus de toutes ces considérations (politiciennes). Mais l’homme n’a pas accepté mes doléances.
Le 5 février 2011 vers 16 heures, Dr Saad, propriétaire de la clinique appelle M. Kouyaté pour lui faire part du risque que je cours en restant longtemps avec une sonde. Kouyaté répond à Dr Saad, « dites au professeur Alpha Condé de s’occuper de la santé de Cissé ou bien dites-le à Rouguy Barry, elle en a les moyens, Cissé l’a protégée, c’est à elle et au président de voir comment faire ».
Vers 18 heures, moi-même j’appelle M. Kouyaté, il me dit les mêmes propos.
Ma décision : je me vois dans l’obligation de porter plainte à la justice contre Lansana Kouyaté, citoyen guinéen résidant à Matoto Fassa. Je fais confiance à la justice guinéenne qui est la seule voie de recours, je souhaite être rétabli dans tous mes droits.
IBRAHIMA SORY CISSE
www.guineeactu.com
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